• Aucun résultat trouvé

(50 points) Soient C0 l’espace vectoriel des fonctions continues de [−1,1] dans R et C1 l’espace vectoriel des fonctions d´erivables `a d´eriv´ee continue de [−1,1] dansR

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "(50 points) Soient C0 l’espace vectoriel des fonctions continues de [−1,1] dans R et C1 l’espace vectoriel des fonctions d´erivables `a d´eriv´ee continue de [−1,1] dansR"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

Universit´e Pierre et Marie Curie – Paris 6 Examen partiel

Licence de Math´ematiques Analyse Hilbertienne et Num´erique

27 mars 2009 13h30 `a 16h30

R´esoudre chaque probl`eme sur une feuille s´epar´ee. Les appareils ´electroniques et les documents sont interdits. Les solutions devront ˆetre r´edig´ees de mani`ere ri- goureuse. Lorsque des r´esultats du cours seront utilis´es, ils devront clairement ˆetre

´enonc´es. On notera que certaines questions peuvent ˆetre r´esolues ind´ependamment.

Probl`eme I. (50 points) Soient C0 l’espace vectoriel des fonctions continues de [−1,1] dans R et C1 l’espace vectoriel des fonctions d´erivables `a d´eriv´ee continue de [−1,1] dansR.

1/ a/ Soit f ∈C0. On d´efinit kfk1=R1

−1|f(t)|dtetkfk= supt∈[−1,1]|f(t)|. Montrer quek · k1 etk · k sont des normes.

b/ Soitf ∈C1. On d´efinitV(f) =kf0k, o`uf0 est la d´eriv´ee def. Montrer queV(·) est une semi-norme (i.e.V(·) v´erifie les propri´et´es d’une norme, except´e V(f) = 0 ⇒f = 0C1).

c/ Soit f ∈C1. On d´efinit N1(f) =kfk+V(f) et N2(f) =|f(0)|+V(f). Montrer queN1

etN2 sont des normes.

2/ On consid`ere la suite de fonctions (fn)n>0 d´efinie par

(∀n >0) fn(t) =





0 si −1≤t≤0, nt si 0< t≤1/n, 1 si 1/n < t≤1.

a/ Montrer que la suite (fn)n>0 est une suite de Cauchy dans (C0,k · k1).

b/ Montrer qu’il n’existe pas de fonction f ∈C0 telle que kfn−fk1 → 0 quand n→ +∞.

Que peut-on en conclure sur l’espace (C0,k · k1).

c/ Montrer que la suite (fn)n>0 n’est pas une suite de Cauchy dans (C0,k · k).

d/ Montrer que (C0,k · k) est un espace complet.

3/ a/ On se place maintenant dans C1. Montrer que les normesN1 etN2 sont ´equivalentes.

b/ Montrer que (C1, N1) et (C1, N2) sont des espaces complets.

Probl`eme II.(50 points)Hest un espace hilbertien complexe de produit scalaireh· | ·i et de norme associ´eek · k,V est un sous-espace vectoriel ferm´e etPV d´esigne son projecteur.

1/ Quelles propri´et´es caract´erisentPV ? 2/ Montrer que PV est lin´eaire.

3/ Montrer que kPVk= 1 siV 6={0H}.

4/ Montrer que PV est auto-adjoint.

5/ Montrer que PV est positif.

6/ Montrer que PV n’est pas strictement positif siV 6=H.

7/ Montrer que PV n’est pas inversible siV 6=H.

8/ Montrer que PV est son propre inverse g´en´eralis´e.

9/ On suppose que V = vect{v1, v2}, o`u{v1, v2} ⊂ Hetv1 ⊥v2. D´eterminerPV.

10/ Soit U un sous-espace vectoriel ferm´e deHtel quekPU◦PVk<1. Montrer queU∩V ={0H}.

1

(2)

Paris 6 – Licence de Math´ematiques – Analyse Hilbertienne et Num´erique Solution du partiel de mars 2009

Solution du Pb I : 1/ a/ Trivial.

b/ On remarque V(f) = 06⇒f = 0 (on a simplement quef est une constante).

c/ Trivial (on voit cette fois que N1(f) = 0⇒f = 0 etN2(f) = 0⇒f = 0).

2/ a/ Pour n∈Netm∈N, on a

kfn+m−fnk1 =

Z 1/(n+m) 0

|mt|dt+ Z 1/n

1/(n+m)

|1−nt|dt= 1

2n − 1

2(n+m), qui tend vers 0 quand n→+∞.

b/ Supposons l’existence de f ∈C0, limite de (fn)n>0. On a

kfn−fk1= Z 1

0

|f(t)|dt+ Z 1/n

0

|f(t)−fn(t)|dt+ Z 1/n

0

|f(t)−1|dt.

Quand n → +∞, la somme de ces trois termes, qui sont positifs, est nulle. Le premier terme ne d´ependant pas den, on en d´eduit quef(t) = 0 pour toutt∈[0,1]. Soitε >0 ; d`es quenest suffisamment grand pour que 1/n < ε, on aRε

0 |1−f(t)|dt≤R1/n

0 |1−f(t)|dt→0.

Donc pour tout ε >0, (∀0≤t≤1)f(t) = 1. On en d´eduit quef n’est pas continue en 0, doncf 6∈C0. L’espace (C0,k · k1) n’est pas un espace complet.

c/ Pour n >0 et m≥0, on a kfn+m−fnk= sup

t∈[0,1/n]

|fn+m(t)−fn(t)|=fn+m(1/(n+m))−fn(1/(n+m)) = 1−n/(n+m).

Si on prend m=n, alorskf2n−fnk→1/2, ce n’est donc pas une suite de Cauchy.

d/ Soit (fn)n∈N une suite de Cauchy de (C0,k · k). Alors pour toutt∈ [−1,1], (fn(t))n∈N

est une suite de Cauchy de R et on notef(t) sa limite. Soientt, s∈[−1,1]. Alors on a

|f(t)−f(s)| ≤ |f(t)−fn(t)|+|fn(t)−fn(s)|+|f(t)−fn(s)|

Soit ε > 0. On sait qu’il existe n ∈ N tel que le premier et le troisi`eme terme peuvent ˆ

etre major´es par ε/3. De plus, fn ´etant continue, il existe δ > 0 tel que, pour tout s ∈ [t−δ;t+δ]∩[−1,1], le deuxi`eme terme peut ˆetre major´e parε/3. On en d´eduit donc la continuit´e de f.

3/ a/ Il est clair que N2(f)≤N1(f) pour toutf ∈C1. Soitt0 ∈[−1,1] tel quekfk=|f(t0)|.

Sit0= 0 alorsN2(f)≤N1(f). Sit0 >0, par le th´eor`eme des accroissements finis, il existe c ∈]0, t0[ tel que f(t0) = f(0) +f0(c)t0, ce dont on d´eduit que kfk ≤ N2(f), puis que N1(f)≤2N2(f). On proc`ede de mˆeme sit0 <0.

b/ CommeN1 etN2 sont deux normes ´equivalentes, il suffit de d´emontrer que l’un des deux espaces est complet. ´Etudions (C1, N1). Si (fn)n∈Nest une suite de Cauchy dans (C1, N1), alors c’est une suite de Cauchy dans (C0,k · k) et elle converge vers une fonctionf ∈C0. De mˆeme (fn0)n∈N est une suite de Cauchy dans (C0,k · k) donc elle converge vers une fonctiong∈C0. Or, ces deux convergences sont uniformes, il en r´esulte quef est d´erivable et a pour d´eriv´ee la fonction continue g. Enfin (fn)n∈N converge vers f pour N1 donc (C1, N1) est complet.

2

(3)

Solution du Pb II :

1/ (∀x∈ H) (PVx, x−PVx)∈V ×V.

2/ Fixonsα ∈Cet (x, y)∈ H2. Alors, 1/ entraˆıne

(PVx, PVy)∈V2 et (∀v∈V)

(hv|x−PVxi= 0 hv|y−PVyi= 0.

Par suite, puisqueV est un sous-espace vectoriel, αPVx+PVy∈V et

(∀v∈V) hv|(αx+y)−(αPVx+PVy)i=αhv|x−PVxi+hv|y−PVyi= 0.

Nous d´eduisons quePV(αx+y) =αPVx+PVy, ce qui montre la lin´earit´e dePV.

3/ Prenonsx∈ Htel quekxk ≤1. Alors il d´ecoule de1/quehPVx|x−PVxi= 0. Par cons´equent, kPVxk2=hPVx|xi ≤ kPVxk kxk=kPVxk (1) et donc kPVk = supkyk≤1kPVyk ≤ 1. Finalement, prenons x ∈ V tel que kxk = 1. Alors 1 =kxk=kPVxk ≤supkyk≤1kPVyk=kPVk. DonckPVk= 1.

4/ PosonsT =PV. Il d´ecoule de1/que, pour tout (x, y)∈ H2,hT x|y−T yi=hT x−x|T yi= 0.

Par suite, hT x|yi = hT x|y−T yi +hT x|T yi = hT x|T yi = hT x−x|T yi+hx|T yi = hx|T yi et nous obtenons T =T.

5/ On d´eduit de (1) quehPVx|xi=kPVxk2≥0.

6/ Prenonsx∈Vr{0H}. AlorshPVx|xi= 0 et donchPVx|xi 6>0.

7/ PV n’est pas injectif puisque (∀x∈V) PVx= 0H.

8/ Soity∈ H.kPVx−ykest minimis´e pour toutxtel quePVx=PVy, i.e., pour toutx=PVy+v, o`uv∈V. Par Pythagore,kxk2 =kPVyk2+kvk2 est minimis´e pourv= 0H, d’o`uPVy=PVy.

9/ Soit x∈ H et posons p=hx|v1iv1+hx|v2iv2. AlorsPVx =p. En effet on a bien p∈V. De plus, soit v=αv1+βv2 un vecteur quelconque de V. Alorshx−p|vi=hx−p|αv1+βv2i= αhx−p|v1i +βhx−p|v2i. Mais hx−p|v1i = hx|v1i − hhx|v1iv1+hx|v2iv2|v1i = hx|v1i − hx|v1i hv1 |v1i − hx|v2i hv2 |v1i = 0 puisque hv1|v1i = 1 et hv2 |v1i = 0. De mˆeme,hx−p|v2i= 0.

10/ Soit x ∈U ∩V. Alors kxk=kPVxk =kPU(PVx)k ≤ kPU◦PVk kxk et donc kxk = 0 puisque kPU◦PVk<1.

3

Références

Documents relatifs

Pour r´ esoudre cette ´ equation diff´ erentielle, il nous faut trigonaliser la

[r]

Exercice 1 : Restitution organis´ ee des connaissances (15 minutes) (3 points) Seule la formule donnant la d´ eriv´ ee du produit de deux fonctions d´ erivables et la d´ eriv´ ee de

sans borne une primitive quelconque.. Primitives des fonctions

[r]

Pour les Grecs, une courbe est un objet dou´e de longueur, mais sans ´epaisseur.. On peut y voir, sans doute abusivement, une id´ee d’un objet de dimension intrins`equement ´egale

Le rang d’une famille de vecteurs F ne change pas lorsqu’on effectue une opération élémentaire sur cette famille de vecteurs, car on ne change pas l’espace vectoriel engendré

Soient (f n ) une suite croissante de fonctions continues qui converge simplement vers f continue sur le segment [a; b].. Alors la convergence