– Devoir surveill´ e n ◦ 7 –
– Le samedi 19 mars 2022 –
Exercice 1. On pose, pour tout n ∈ N , I
n= Z
π40
tan
2n(x)dx.
1. V´ erifier que, pour tout k ∈ N , I
k+ I
k+1=
2k+11. 2. En d´ eduire que, pour tout n ∈ N ,
n
X
k=0
(−1)
k2k + 1 = I
0+ (−1)
nI
n+1. 3. (a) Justifier que, pour tout n ∈ N, I
n≥ 0.
(b) En d´ eduire en utilisant la question 1 que la suite (I
n)
n∈Nconverge et calculer sa limite.
4. Conclure lim
n→+∞
n
X
k=0
(−1)
k2k + 1 = π
4 .
Exercice 2. 1. Justifier que, pour tout n ∈ N , l’´ equation x + ln(x) = n, d’inconnue x ∈ R
∗+, poss` ede une unique solution.
On notera, pour tout n ∈ N, x
ncette solution. On d´ efinit ainsi une suite (x
n)
n∈N. 2. Calculer x
1.
3. (a) V´ erifier que x
2∈ [1, 2].
(b) ` A l’aide de l’algorithme de dichotomie, ´ ecrire une fonction Python prenant pour param` etre un r´ eel epsilon strictement positif et renvoyant une valeur approch´ ee de x
2` a ε pr` es.
4. Montrer que la suite (x
n) est croissante.
5. D´ eterminer lim
n→+∞
x
n. 6. Montrer que lim
n→+∞
x
nn = 1.
7. On pose, pour tout n ∈ N
∗, u
n= x
n− n + ln(n). Calculer, si elle existe, lim
n→+∞
u
n.
Exercice 3. Soient E un R -espace vectoriel, u un vecteur de E non-nul et φ : E → R une forme lin´ eaire. On pose
f : x ∈ E 7−→ x + φ(x)u.
1. V´ erifier que f est un endomorphisme de E.
2. Montrer que ker(f − Id
E) = ker(φ).
3. On suppose dans cette question que φ(u) ̸= −1. Montrer que f est injectif.
4. On suppose dans cette question que φ(u) = −1.
Montrer que f n’est pas injectif et v´ erifier que f ◦ f = f.
Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly DS 7 –
Exercice 4. 1. Pr´ eliminaire : la formule de la moyenne
Soit a et b deux r´ eels tels que a < b, et φ et ψ deux fonctions continues sur [a, b], avec ψ strictement positive sur [a, b].
(a) Justifier que φ est born´ ee sur [a, b]. On note m son minimum et M son maximum.
(b) Montrer que : m Z
ba
ψ(t)dt ≤ Z
ba
φ(t)ψ(t)dt ≤ M Z
ba
ψ(t)dt.
(c) En d´ eduire qu’il existe c ∈ [a, b] tel que : Z
ba
φ(t)ψ(t)dt = φ(c) Z
ba
ψ(t)dt
(d) Que peut-on dire si ψ est strictement n´ egative sur [a, b] ? On consid` ere la fonction f d´ efinie par f (x) =
Z
x2 x1 ln(t) dt.
2. Etude du domaine de d´ ´ efinition de f
(a) D´ eterminer l’ensemble de d´ efinition de la fonction g : t 7−→
ln(t)1.
(b) Justifier que ]0, 1[ et ]1, +∞[ sont stables par la fonction carr´ ee, c’est-` a-dire que si x ∈]0, 1[
(respectivement x ∈]1, +∞[) alors x
2∈]0, 1[ (respectivement x
2∈]1, +∞[).
(c) En d´ eduire l’ensemble de d´ efinition de f , not´ e D
f.
(d) Soit G une primitive de g sur ]0, 1[∪]1, +∞[. Exprimer f en fonction de G.
(e) En d´ eduire que f est de classe C
1sur D
fet d´ eterminer sa d´ eriv´ ee f
′. 3. Etude en ´ 0
(a) Montrer que, pour tout x ∈]0, 1[,
|f (x)| ≤ Z
xx2
1
|ln(x)| dt ≤ − 1 ln(x) (b) En d´ eduire que f se prolonge par continuit´ e en 0.
(c) Montrer que le prolongement ainsi obtenu (que l’on notera f ) est de classe C
1en 0 et d´ eterminer f
′(0).
4. Etude en ´ 1
(a) D´ eterminer une primitive de h : t 7−→
tln(t)1sur ]0, 1[∪]1, +∞[.
(b) Soit x ∈]0, 1[ (respectivement ]1, +∞[). En utilisant la question pr´ eliminaire, montrer qu’il existe c
x∈]x
2, x[ (respectivement c
x∈]x, x
2[) tel que f (x) = c
xln(2).
(c) En d´ eduire que f se prolonge par continuit´ e en 1.
(d) Montrer que le prolongement ainsi obtenu (que l’on notera encore f ) est de classe C
1en 1 et d´ eterminer f
′(1).
5. Variations de f
(a) Montrer que f est strictement croissante sur R
+. (b) Montrer que pour tout x > 1, f(x) ≥
2 ln(x)x2−x.
(c) En d´ eduire lim
x→+∞
f (x) x .
(d) Tracer l’allure de la courbe repr´ esentative de f .
Exercice 5. Soit n un entier naturel sup´ erieur ou ´ egal ` a 3.
Une urne contient une boule noire non num´ erot´ ee et n − 1 boules blanches, dont n − 2 portent le num´ ero 0 et une porte le num´ ero 1. On extrait ces boules au hasard, une ` a une, sans remise, jusqu’` a l’apparition de la boule noire.
Pour chaque i de [[1, n − 1]], on note B
il’´ ev´ enement :
≪le i-` eme tirage donne une boule blanche
≫, on pose B
i= N
iet on note X la variable al´ eatoire ´ egale au rang d’apparition de la boule noire.
1. Donner l’ensemble X(Ω) des valeurs que peut prendre la variable X.
2. (a) Pour tout i de [[2, n − 1]], justifier que P
B1∩...∩Bi−1(B
i) = n − i n − i + 1 .
(b) Utiliser la formule des probabilit´ es compos´ ees pour trouver P(X = k), pour tout k de X(Ω).
(c) Reconnaˆıtre la loi de X et donner son esp´ erance et sa variance.
3. On note Y la variable al´ eatoire qui vaut 1 si la boule num´ erot´ ee 1 a ´ et´ e pioch´ ee lors de l’exp´ erience pr´ ec´ edente, et qui vaut 0 sinon.
(a) Pour tout k de X(Ω), montrer, toujours grˆ ace ` a la formule des probabilit´ es compos´ ees, que : P
[X = k] ∩ [Y = 0]
= n − k n(n − 1) (b) En d´ eduire P (Y = 0).
(c) Reconnaˆıtre la loi de Y et donner son esp´ erance et sa variance.
4. Simulation informatique.
On rappelle qu’en Python, la commande rd.randint(a,b+1,(1,1)) simule une variable al´ eatoire suivant la loi uniforme sur [[a, b]].
(a) Compl´ eter le script Python suivant afin qu’il simule l’exp´ erience al´ eatoire d´ ecrite dans cet exercice et renvoie la valeur prise par la variable al´ eatoire X.
On consid´ erera que la boule noire est la nB+1-i` eme boule de l’urne, o` u nB d´ esigne le nombre de boules blanches.
import numpy.random as rd def simul_X(n):
nB = n-1 X = 1
u = rd.randint(1,nB+2,(1,1)) while ... :
nB = ...
u = ....
X = ...
return ...
(b) Compl´ eter le script Python de la page suivante afin qu’il simule l’exp´ erience al´ eatoire d´ ecrite
dans cet exercice et renvoie la valeur prise par la variable al´ eatoire Y .
Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly DS 7 –
def simul_Y(n):
nB = ....
Y = ....
u = rd.randint(1,nB+2,(1,1)) if u == 1:
Y = ....
else:
while ... : nB = u =
if .... : Y = ....
return Y
Proposition de solutions
Solution 1 1. Soitk∈N.
Ik+Ik+1 = Z π4
0
tan2k(x)dx+ Z π4
0
tan2(k+1)(x)dx
= Z π4
0
tan2k(x) 1 + tan2(x)
dxpar lin´earit´e de l’int´egrale
= 1
2k+ 1tan2k+1(x) π4
0
= 1
2k+ 1 Conclusion : pour toutk∈N,Ik+Ik+1=2k+11 . 2. Soitn∈N. D’apr`es la question pr´ec´edente :
n
X
k=0
(−1)k 2k+ 1 =
n
X
k=0
(−1)k(Ik+Ik+1)
=
n
X
k=0
(−1)kIk+
n
X
k=0
(−1)kIk+1
=
n
X
k=0
(−1)kIk−
n
X
k=0
(−1)k+1Ik+1
= I0−(−1)n+1In+1par t´elescopage
= I0+ (−1)nIn+1
Conclusion : pour toutn∈N,Pn k=0
(−1)k
2k+1 =I0+ (−1)nIn+1. 3. (a) Pour toutn∈N, 2nest pair donc pour toutx∈
0,π4
, tan2n(x)≥0, donc, comme les bornes de l’int´egrale sont dans l’ordre croissant, on a bien, par positivit´e de l’int´egrale, In≥0 .
(b) Soit n∈ N. D’apr`es la question pr´ec´edente,In ≥0 etIn+1 ≥0, donc 0≤In ≤In+In+1. Or d’apr`es la question 1,In+In+1= 2n+11 . Or 2n+11 −→
n→+∞0, d’o`u :
Conclusion : d’apr`es le th´eor`eme d’encadrement, la suite (In)n∈N converge vers 0 . 4. |(−1)nIn+1|=In+1 −→
n→+∞0 donc (−1)nIn+1 −→
n→+∞0. Donc par th´eor`eme d’op´erations sur les limites :
n
X
k=0
(−1)k
2k+ 1=I0+ (−1)nIn+1 −→
n→+∞I0=π 4
Solution 2 1. Soit n ∈N. On notef :x∈ R∗+ 7−→ x+ ln(x). On v´erifie ais´ement quef est continue sur R∗+ et strictement croissante surR∗+ (apr`es calcul def′ ou en tant que somme de fonctions strictement croissantes sur R∗+). Donc d’apr`es le th´eor`eme de la bijection,f r´ealise une bijection deR∗+sur
f(R∗+) =
x→0limf(x), lim
x→+∞f(x)
=]− ∞,+∞[=R
Or n ∈ R, donc par d´efinition d’une bijection, comme n ∈ N,n admet un unique ant´ec´edent par f dansR∗+, autrement dit l’´equationx+ ln(x) =n, d’inconnuex∈R∗+, poss`ede une unique solution.
2. On remarque que 1 + ln(1) = 1, donc, par unicit´e, x1= 1 .
3. (a) On a d´ej`a remarqu´e quef(1) = 1≤2, on v´erifie quef(2) = 2 + ln(2)≥2 doncf(1)≤f(x2)≤f(2) donc par stricte croissance def surR∗+, x2∈[1,2] .
(b) En tenant compte du fait quef est croissante : import numpy as np
def f(x):
return x+np.log(x) def dichotomie(epsilon):
Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 7 –
b=2
while np.abs(b-a)>epsilon:
c=(a+b)/2 if f(c)<2:
a=c else:
b=c return c
Sans tenir compte des variations def : import numpy as np
def f(x):
return x+np.log(x) def dichotomie(epsilon):
a=1 b=2
while np.abs(b-a)>epsilon:
c=(a+b)/2
if (f(b)-2)*(f(c)-2)<0:
a=c else:
b=c return c
4. Soitn∈N. Par d´efinition dexnetxn+1, on a :f(xn) =netf(xn+1) =n+ 1, doncf(xn)< f(xn+1), donc par stricte croissance def,xn< xn+1.
Conclusion : la suite (xn) est croissante.
5. Par d´efinition de la suite (xn), on a, pour toutn∈N,f(xn) =ndoncxn=f−1(n), en notantf−1 la bijection r´eciproque def. Les propri´et´es defassurent que lim
x→+∞f−1(x) = +∞, donc lim
n→+∞xn= +∞.
Remarque : on pouvait aussi, grˆace `a la question 4, affirmer que la suite(xn) admet une limite finie ou admet pour limite+∞, puis v´erifier (en raisonnant par l’absurde) que(xn) ne peut pas admettre une limite finie.
6. Par d´efinition, on a, pour toutn∈N,
f(xn) =n, doncxn+ ln(xn) =n
En divisant parxn (xn̸= 0 puisquexn∈R∗+), on a donc, pour toutn∈N, 1 +ln(xxn)
n =xn
n. Orxn −→
n→+∞+∞donc par croissances compar´ees, ln(xxn)
n −→
n→+∞0.
Conclusion : par op´erations sur les limites lim
n→+∞
n xn
= 1 donc, la fonction inverse ´etant continue surR∗+, lim
n→+∞
xn
n = 1.
7. On repart de la d´efinition : on a, pour toutn∈N,
f(xn) =n, doncxn+ ln(xn) =n, doncxn−n=−ln(xn) Or, pour toutn∈N∗,un=xn−n+ ln(n), doncun= ln(n)−ln(xn) =−ln xnn
. Or d’apr`es la question pr´ec´edente xnn −→
n→+∞ 1, donc par composition avec la fonction ln continue sur R∗+, ln xnn
n→+∞−→ 0.
Conclusion : la suite (un)n∈N∗ converge vers 0.
Solution 3 1. Soitx∈E. Alorsφ(x)∈Ret doncφ(x)u∈E. Ainsif(x)∈E.
Soit (x, y, λ, µ)∈E×E×R×R. Alors, commeφest lin´eaire,
f(λx+µy) =λx+µy+φ(λx+µy)u=λx+µy+ (λφ(x) +µφ(y))u=λ(x+φ(x)u) +µ(y+φ(y)u), ce qui donne bienf(λx+µy) =λf(x) +µf(y). Doncf est lin´eaire.
Conclusion : f est bien un endomorphisme deE.
2. Raisonnons par double inclusion.
Soitx∈ker(φ). Alorsφ(x) = 0 et doncf(x) =xi.e. (f−IdE)(x) = 0E. Doncx∈ker(f−IdE).
On a ainsi montr´e que ker(φ)⊂ker(f−IdE).
Soit maintenantx∈ker(f−IdE). Alorsf(x)−x= 0E i.e.φ(x)u= 0E. Commeuest un vecteur non nul alorsφ(x) = 0 i.e.x∈ker(φ).
On a ainsi montr´e que ker(f−IdE)⊂ker(φ).
Conclusion : ker(f−IdE) = ker(φ).
3. Soitx∈ker(f). Alorsf(x) = 0Ei.e.x+φ(x)u= 0 et doncx=−φ(x)u.
Appliquonsφ. On trouveφ(x) =φ(−φ(x)u) =−φ(x)φ(u) (par lin´earit´e deφ). Ainsi φ(x)(1 +φ(u)) = 0.
Orφ(u) + 1̸= 0 doncφ(x) = 0 et doncx= 0E.
Donc ker(f)⊂ {0E}, donc, l’inclusion r´eciproque ´etant imm´ediate, ker(f) ={0E}.
Conclusion : l’endomorphismef est injectif.
4. On remarque quef(u) =u+φ(u)u= 0E doncu∈ker(f). Oru̸= 0E. Donc ker(f)̸={0E}.
Doncf n’est pas injectif.
Soit maintenantx∈E. Alors, par lin´earit´e defet commef(u) = 0E,
f◦f(x) =f(f(x)) =f(x+φ(x)u) =f(x) +φ(x)f(u) =f(x).
Doncf◦f=f.
Solution 4 1. Soitaetbdeux r´eels tels quea < b, etφetψdeux fonctions continues sur [a, b], avecψstrictement positive sur [a, b].
(a) La fonction φest continue sur le segment [a, b] donc d’apr`es le th´eor`eme de compacit´e elle est born´ee sur [a, b].
(b) Par d´efinition d’un minimum et d’un maximum on a, pour toutt∈[a, b],m≤φ(t)≤M. Orψest positive sur [a, b] donc pour toutt∈[a, b],mψ(t)≤φ(t)ψ(t)≤M ψ(t).
On a finalement, par croissance de l’int´egrale (puisquea≤b) puis par lin´earit´e de l’int´egrale : Conclusion : m
Z b
a
ψ(t)dt≤ Z b
a
φ(t)ψ(t)dt≤M Z b
a
ψ(t)dt.
(c) Par hypoth`ese la fonctionψest strictement positive sur [a, b], donc, d’apr`es le th´eor`eme de l’int´egrale nulle, Rb
aψ(t)>0. On peut donc diviser le r´esultat de la question pr´ec´edente parRb
aψ(t), ce qui donne : m≤
Rb
aφ(t)ψ(t)dt Rb
aψ(t)dt ≤M
Or, par d´efinition d’un minimum et d’un maximum, ils sont atteints, autrement dit il existe (x0, x1)∈[a, b]2 tels queφ(x0) =metφ(x1) =M. On a donc :
φ(x0)≤ Rb
aφ(t)ψ(t)dt Rb
aψ(t)dt ≤φ(x1)
Commeφest continue sur [a, b], le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires assure l’existence d’un r´eelc∈[a, b]
tel que :φ(c) =
Rb
aφ(t)ψ(t)dt Rb
aψ(t)dt , autrement dit d’un r´eelc∈[a, b] tel que : Z b
a
φ(t)ψ(t)dt=φ(c) Z b
a
ψ(t)dt. (d) Siψest strictement n´egative sur [a, b] alors−ψest strictement positive sur [a, b] : on peut donc lui appliquer
le r´esultat pr´ec´edent. On a donc : Zb
a
φ(t) (−ψ(t)) dt=φ(c) Zb
a
(−ψ(t)) dt Donc, par lin´earit´e de l’int´egrale, et en multipliant par−1 :
Zb
a
φ(t)ψ(t)dt=φ(c) Zb
a
ψ(t)dt
Conclusion : la relation reste vraie siψest strictement n´egative sur [a, b].
2. (a) La fonction ln est d´efinie et non nulle sur ]0,1[∪]1,+∞[ donc l’ensemble de d´efinition de la fonctiongest
Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 7 –
(b) La stricte croissance de la fonction carr´ee surR∗+ assure que les intervalles ]0,1[ et ]1,+∞[ sont stables par la fonction carr´ee.
(c) Pour que f soit d´efinie en un r´eel x, il faut que la fonctiong soit continue sur [x, x2] (ou [x2, x]). Or la fonctiongest d´efinie continue sur ]0,1[∪]1,+∞[. On a donc plusieurs cas possibles :
six≤0 il est clair quef(x) n’existe pas.
six∈]0,1[ alors d’apr`es la question pr´ec´edentex2 ∈]0,1[ (etx2 < x) doncgest continue sur [x2, x], doncf(x) existe.
six ∈]1,+∞[ alors d’apr`es la question pr´ec´edentex2 ∈]1,+∞[ (et x < x2) donc gest continue sur [x, x2], doncf(x) existe.
gn’est pas d´efinie en 1, doncfnon plus.
Conclusion : l’ensemble de d´efinition def est ]0,1[∪]1,+∞[.
(d) Par d´efinition :
∀x∈]0,1[∪]1,+∞[, f(x) =G x2
−G(x)
(e) La fonctionx7−→x2 est d´erivable sur ]0,1[∪]1,+∞[ et `a valeur dans ce mˆeme intervalle d’apr`es la question 2(b). Or la fonctionGest d´erivable sur ]0,1[∪]1,+∞[ donc par composition la fonctionx7−→ G x2
est d´erivable sur ]0,1[∪]1,+∞[.
Par somme de fonctions d´erivables sur ]0,1[∪]1,+∞[,f est d´erivable sur ]0,1[∪]1,+∞[ et on a, pour tout x∈]0,1[∪]1,+∞[, f′(x) = 2xg(x2)−g(x) =x−1
ln(x) .
On v´erifie ais´ement quef′ est continue sur ]0,1[∪]1,+∞[ doncf est bien de classeC1 surDf.
3. (a) Soit x ∈]0,1[. La fonction ln est croissante sur R∗+ donc sur [x2, x], donc on a, pour tout t ∈ [x2, x], ln(x2)≤ln(t)≤ln(x)<0. Donc par d´ecroissance de la fonction inverse surR∗−, ln(x)1 ≤ ln(t)1 ≤ln(x12) <0.
Donc par d´ecroissance de la fonction valeur absolue surR−, on a, pour toutt∈[x2, x],
1 ln(t)
≤
1 ln(x)
relation not´ee (⋆) D’autre part
|f(x)|=
Z x2
x
1 ln(t)dt
=
Z x
x2
1 ln(t)dt
Donc, commex2≤x, on a, par croissance de l’int´egrale :
|f(x)| ≤ Z x
x2
1 ln(t)
dt
Enfin en utilisant la relation (⋆) et la croissance de l’int´egrale (puisquex2≤x),
|f(x)| ≤ Z x
x2
1 ln(t)
dt≤ Z x
x2
1
|ln(x)|dt Un calcul imm´ediat donneRx
x2 1
|ln(x)|dt=−x−xln(x)2 (on rappelle que ln est n´egative sur ]0,1[).
Orx−x2=x(1−x)∈]0,1[ par produit de nombres de l’intervalle ]0,1[.
Conclusion : on a bien, pour toutx∈]0,1[,|f(x)| ≤ Z x
x2
1
|ln(x)|dt≤ − 1 ln(x). (b) Comme limx→0 1
ln(x) = 0, le th´eor`eme d’encadrement assure que limx→0f(x) = 0, donc : Conclusion : f se prolonge par continuit´e en 0 en posantf(0) = 0.
(c) On a montr´e `a la question 2(e) que pour tout x ∈]0,1[∪]1,+∞[, f′(x) = ln(x)x−1. Donc, par th´eor`eme d’op´erations, limx→0f′(x) = 0. Orf (prolong´ee `a la question pr´ec´edente) est continue sur [0,1[, d´erivable sur ]0,1[ donc d’apr`es le th´eor`eme de prolongement de la d´eriv´ee,f est de classeC1 en 0 etf′(0) = 0.
4. (a) On reconnaˆıt une d´eriv´ee usuelle, donc une primitive deh:t7−→ tln(t)1 sur ]0,1[∪]1,+∞[ est H:t∈]0,1[∪]1,+∞[7−→ln (|ln(t)|)
(b) Soit x∈]0,1[. On se place sur l’intervalle [x2, x], et on consid`ere, comme dans la question 1, les fonctions φ:t∈[x2, x]7−→ tln(t)1 etψ:t∈[x2, x]7−→t. Les fonctionsφetψsont continues sur [x2, x] et la fonction ψest strictement n´egative sur [x2, x] puisque [x2, x]⊂]0,1[. Donc, d’apr`es la question pr´eliminaire :
∃cx∈[x2, x], Zx
x2
φ(t)ψ(t)dt=φ(cx) Z x
x2
ψ(t)dt
Autrement dit, en multipliant par−1 :
∃cx∈[x2, x], Z x2
x
1
ln(t)dt=φ(cx) Z x2
x
1
tln(t)dt, i.e.f(x) =φ(cx) Z x2
x
1 tln(t)dt Or, d’apr`es la question 4(a),
Z x2
x
1
tln(t)dt= [ln (|ln(t)|)]xx2 = ln ln(x2)
−ln (|ln(x)|) = ln
ln(x2)
|ln(x)|
!
= ln(2) D’o`u la conclusion.
On raisonne de mˆeme sur [x, x2] lorsquex∈]1,+∞[.
(c) On commence par ´etudier la limite en 1−. On consid`ere donc x ∈]0,1[. D’apr`es la question pr´ec´edente, il existe cx ∈]x2, x[ tel que f(x) = cxln(2). Or, par th´eor`eme d’encadrement, comme limx→1x2 = 1, limx→1cx= 1, donc limx→1−f(x) = ln(2).
On montre de mˆeme, en consid´erantx∈]1,+∞[ et en utilisant la question pr´ec´edente, que limx→1+f(x) = ln(2). Donc limx→1f(x) = ln(2).
Conclusion : f se prolonge par continuit´e en 1 en posantf(1) = ln(2).
(d) La d´efinition du nombre d´eriv´e assure que limx→1 ln(x)
x−1 = 11donc limx→1 x−1
ln(x) = 1, autrement dit limx→1f′(x) = 1. Orf (prolong´ee `a la question pr´ec´edente) est continue surR+, d´erivable sur [0,1[∪]1,+∞[ donc d’apr`es le th´eor`eme de prolongement de la d´eriv´ee,f est de classeC1en 1 et f′(1) = 1.
5. (a) On a montr´e dans les questions 3 et 4 que la fonction f est d´erivable surR+, avec f′(0) = 0,f′(1) = 1 et pour tout x ∈]0,1[∪]1,+∞[, f′(x) = ln(x)x−1. Donc f′(0) = 0 et pour tout x ∈ R∗+, f′(x) > 0. Donc
f est strictement croissante surR+.
(b) Soitx∈]1,+∞[. Les variations de la fonctiont∈]0,1[∪]1,+∞[7−→ ln(t)1 assurent que, pour toutt∈[x, x2],
1
ln(x2) ≤ ln(t)1 . La croissance de l’int´egrale (puisquex≤x2) assure alors le r´esultat.
Conclusion : pour toutx >1,f(x)≥ 2 ln(x)x2−x.
(c) En divisant le r´esultat de la question pr´ec´edente parx, avecx >0, on a : f(x)x ≥2 ln(x)x−1 . Or, par croissances compar´ees, limx→+∞ x−1
2 ln(x) = +∞.
Conclusion : d’apr`es le th´eor`eme de comparaison, lim
x→+∞
f(x) x = +∞.
(d) On rassemble les r´esultats des questions pr´ec´edentes pour obtenir l’allure de la courbe repr´esentative def.
Solution 5 1. Au mieuxX= 1, au pireX=net toutes les valeurs interm´ediaires sont possibles, donc X(Ω) = [[1, n]].
2. (a) Sachant B1∩B2∩. . .∩Bi−1, pour lei-eme tirage, il resten−(i−1) boules dans l’urne, dont une boule noire. Donc par ´equiprobabilit´e :
PB1∩...∩Bi−1(Bi) = n−(i−1)−1
n−(i−1) = n−i n−i+ 1
(b) Soit k ∈ [[1, n]]. [X = k] est l’´ev´enement B1 ∩. . . Bk−1∩Nk. Donc d’apr`es la formule des probabilit´es compos´ees :
P(X=k) = P(B1∩. . . Bk−1∩Nk)
= P(B1)PB1(B2)...PB1∩...Bk−1(Nk)
= n−1
n ×n−2
n−1×. . .×n−(k−1)
n−k+ 2 × 1
n−k+ 1 par ´equiprobabilit´e
= 1
n (par t´elescopage) Conclusion : ∀k∈[[1, n]], P(X=k) = n1.
(c) Il en r´esulte que : X ,→ U([[1, n]]), doncE(X) = n+12 etV(X) = n212−1.
3. (a) NotonsB′il’´ev´enement≪lei-eme tirage donne une boule blanche num´erot´ee 0≫. Par d´efinition : [X=k]∩[Y = 0] =B1′ ∩B2′ ∩. . .∩B′k−1∩Nk
Donc d’apr`es la formule des probabilit´es compos´ees :
n−2 n−3 n−4 n−k 1 (n−k)×1 n−k
Ann´ee 2021-2022 – ECG1 & ECG2 – Lyc´ee Janson de Sailly Corrig´e du DS 7 –
(b) On utilise le syst`eme complet d’´ev´enements (X =k)k∈[[1,n]]. La formule des probabilit´es totales donne : P(Y = 0) =
n
X
k=1
P(X=k∩Y = 0) =
n
X
k=1
n−k
n(n−1) = 1 n(n−1)
n
X
k=1
(n−k) Le changement d’indicei=n−kdans cette derni`ere somme donne :
P(Y = 0) = 1 n(n−1)
n−1
X
i=0
i= 1
n(n−1)×(n−1)n
2 =1
2 Conclusion : P(Y = 0) = 12.
(c) CommeY(Ω) = [[0,1]],P(Y = 1) = 1−P(Y = 0) = 12. Donc : Conclusion : Y ,→ B 12
, doncE(Y) = 12 etV(Y) =14. 4. (a) import numpy.random as rd
def simul_X(n):
nB=n-1 X=1
u=rd.randint(1,nB+2,(1,1)) while u!=nB+1:
nB = nB-1
u = rd.randint(1,nB+2,(1,1)) X = X+1
return X
(b) import numpy.random as rd def simul_Y(n):
nB=n-1 Y=0
u=rd.randint(1,nB+2,(1,1)) if u == 1:
Y = 1 else:
while u!=nB+1:
nB = nB-1
u = rd.randint(1,nB+2,(1,1)) if u == 1 :
Y = 1 return Y