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Sur la viscosité superficielle des liquides

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237562

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237562

Submitted on 1 Jan 1879

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Sur la viscosité superficielle des liquides

J. Plateau

To cite this version:

J. Plateau. Sur la viscosité superficielle des liquides. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1), pp.374-375.

�10.1051/jphystap:018790080037401�. �jpa-00237562�

(2)

374

faces élémentaires en

lesquelles

nous avons

décomposé

l’aire cir-

conscrite par le courant donné. Le

système

de ces courants

élémentaires

équivaut

au courant

donné,

car les

portions

de ces

courants élémentaires

qui

circulent suivant le circuit donné recon-

stituent le courant

donné,

et les autres

portions

se détruisent deux à deux. Le théorème s’étend donc à un courant

plan quelconque.

Considérons enfin le cas

général

d’un circuit constitué par une

ligne gauche

fermée. Faisons passer par cette

ligne

une surface

continue

quelconque. Décomposons

la

partie

de cette surface con2-

prise

à l’intérieur de la courbe en éléments assez

petits

pour que chacun d’eux

puisse

être considéré comme

plan.

La démonstration faite

précédemment s’appliclue

à chacun de ces

éléments

plans ;

par

suite,

elle s’étcnd à la surface considérée.

SUR LA

VISCOSITÉ

SUPERFICIELLE DES LIQUIDES

(1);

PAR M. J. PLATEAU.

(EXTRAIT PAR L’AUTEUR.)

L’idée d’une viscosité propre dans la couche

superficielle

des

liquides

est fort

ancienne;

elle date de Descartes. J’ai tâché de

l’appuyer

par des

expériences nouvelles,

que

j’ai

décrites dans la

8e série de mes Recherches

expénimenlales

et

théoriques

Sllr les

figures d’équilibre

d’une niasse

liquide sazispesanteu7, (2 ),

et dans

le

Chapitre

VII de mon

Ouvrage Statique expérimentale

et

théorique

des

liquides

soiiinis aux seules

forces lnoléculaires, Gand, I873.

La

principale

de ces

expériences

consiste à observer

le mouvement d’une

aiguille aimantée,

d’abord sur la

surface, puis

dans l’intérieur du

liquide.

J’ai

donné,

en outre, dans mes Mé- moires

(6e

à

ge série)

et dans

l’Ouvrage

cité

(Chap.

VI à

VIII),

une théorie de la

génération

des lames

liquides minces,

en

général,

et de la facilité avec

laquelle

certains

liquides

se laissent

gonfler

en grosses bulles. Or

JVr.lB1arangoni,

dans deux

écrits,

l’un

de 1872,

(1) Bulletin de l’Académie de Belgique, 2e série, t. XLVIII, p. io6; 1879.

(2) Mémoires de l’Académie de Belgique, t. XXXVII ; I868.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080037401

(3)

375

l’autre de

I878 (1), a attaqué

mes conclusions. Pour

lui,

la viscosité

superficielle

propre des

liquides

n’existe pas; la facilité de donner de grosses bulles est due à ce que les

liquides qui

la

possèdent

sont recouverts d’une couche de salissure

(imbrattamento),

couche

dont la tension est moindre que celle de la surface pure du

liquide sous-jacent.

Pendant le

gonflement

d’une

bulle ,

cette couche

s’étend sur les deux faces de la lame et

préserve

celle-ci de la rup-

ture. Les effets sur le mouvement de

l’aiguille

aimantée

placée

à

la surface des

liquides proviennent

en

partie

d’une action

capil-

laire exercée par les

ménisques

concaves

qui garnissent

les bords

de

l’aiguille,

en

partie

de la différence des tensions de la surface salie et de la surface

plus

pure que chacune des moitiés de l’ai-

guille

laisse derrière elle. Dans le cas des

liquides

sur

lesquels

on

ne

peut

admettre nettement une couche de

salissure,

les effets en

question

doivent être attribués soit à une salissure

naissante,

soit

plutôt

à un

principe

énoncé par M. Van der

Mensbrugghe

et re-

latif aussi à des différences de tension.

Dans une Note

que je

viens de

publier

dans le Bulletin de 17 Aca- démie

Ro)’ale

de

Belgique ( 2e série,

t.

X.LVIII,

août

I879), je

m’attache à réfuter les

arguments

de M.

Marangoni (2).

Je montre, à l’aide

d’expéhiences,

que les

origines qu’il assigne

comme pro- bables aux couches de salissure sont inadmissibles. Je

rappelle

que, dans une

réponse

au

premier

Mémoire du

physicien italien, j’ai

tâché de faire voir que l’action

capillaire

des

ménisques,

si on

l’admettait,

devrait être considérée a

priori

comme inverse de celle

que suppose M.

Marangoni.

J’émets

l’opinion

motivée que les effets des différences de tension sur le mouvement de

l’aiguille,

bien que

réels,

sont

trop

faibles pour

qu’on puisse

en déduire

l’explication

des

phénomènes

observés.

Enfin,

avant de faire dé-

pendre

ces

phénomènes

de causes autres

qu’une

viscosité propre

de la couche

superficielle,

il fallait combattre les

arguments qui

m’ont conduit à la conclusion que la couche

superficielle

de certains

liquides

a

plus

de mobilité moléculaire que l’intérieur de ces li-

quides ;

or M.

Marangoni garde

le silence sur cette

partie

de mon

travail.

(1) Nuovo Cimenta, 26 série, t. V-VI, 1872, et 3o série, t. III, 1878.

1’) Journal de Physique, t. VIII, p. I40.

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