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Comme y′ est continue (y est C1 car deux fois dérivable), je dispose de δ >0 tel quey′ >0(ouy′ <0) sur ]x0−δ, x0+δ[

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Texte intégral

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PSI* — 2019/2020 — Révisions par chapitres — Analyse no 31 Page 1

31. (X-ENS) Soient a,bdeux fonctions continues de Rdans Ret(E) y′′+ay+by = 0.

a)Si y est une solution non nulle de(E)s’annulant en x0, montrer que :

∃δ >0 ∀x∈]x0−δ, x0+δ[\ {x0} y(x) = 0.

b)Si (y1, y2) est un système fondamental de solutions de (E), montrer qu’entre deux zéros successifs dey1, il existe un unique zéro dey2.

Solution : le théorème de Cauchy-Lipschitz s’applique. . .

a)Soit y solution non nulle de (E) telle que y(x0) = 0. Nécessairement, y(x0) est non nul (sinon y serait la fonction nulle, par unicité de la solution du problème de Cauchy associé aux conditions initiales y(x0) = 0 et y(x0) = 0 !). Comme y est continue (y est C1 car deux fois dérivable), je dispose de δ >0 tel quey >0(ouy <0) sur ]x0−δ, x0+δ[. Alorsyest strictement monotone sur cet intervalle, donc injective, or elle s’annule en x0 donc ne peut s’annuler en un autre point dudit intervalle (on peut aussi invoquer le théorème de Rolle).

b)Soit (y1, y2) un système fondamental de solutions de (E) etw=y1y2 −y1y2 son wronskien (qui ne s’annule pas !). Supposons α,β deux zérosconsécutifs dey1, c’est-à-dire que y1(α) =y1(β) = 0et que y1 ne s’annule pas sur ]α, β[. y1 étant continue, elle ne change pas de signe sur ]α, β[. Quitte à remplacer y1 par −y1, je peux supposer y1 > 0 sur ]α, β[. Alors nécessairement y1 (α) ≥ 0 et y1(β) ≤0 (voir les taux de variation. . . ). Et même mieux, y1 étant une solution non nulle de (E) s’annulant en αet enβ,y1 (α)>0 ety1 (β)<0.

Or

w(α) =−y1(α)y2(α) et w(β) =−y1 (β)y2(β)

et w ne change pas de signe. Par conséquent y2(α) et y2(β) sont de signes contraires, or y2 est continue donc le théorème des valeurs intermédiaires montre quey2 s’annule en (au moins) un point de]α, β[.

Enfin, si y2 s’annulait en deux points λ < µ de ]α, β[, il existerait deux zéros consécutifs de y2 au sens précédent (cela n’est pas évident a priori,y2 pourrait s’annuler sur une partie dense. . . ). Pour justifier ce résultat, je peux poser ν = inf{x∈]λ, µ] / y2(x) = 0}, constater que ν > λ (d’après a) !), quey2(ν) = 0(par continuité de y2) et quey2 ne s’annule pas sur]λ, ν[(par définition de ν).

Alors le résultat précédent s’applique (en échangeant les rôles dey1 ety2 !) et montre quey1 devrait s’annuler en au moins un point de ]λ, ν[, d’où une contradiction. En conclusion,

Entre deux zéros successifs dey1, il existe un unique zéro dey2.

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