• Aucun résultat trouvé

PARTIE II

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "PARTIE II"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

PARTIE I

Notons A ( respectivement B et C) l'événement A (resp. B, C) réussit son tir à une épreuve donnée.

1. Calcul de probabilités.

a. D'après le cours :

P(U∪V) =P(U) +P(V)−P(U∩V) b. On cherche la probabilité deA ∩(B ∪ C).

P(A∩(B∪C)) =P((A∩B)∪(A∩C)) =P(A∩B)+P(A∩C)−P(A∩B∩C) (d'après a)

=P(A)P(B) +P(A)P(C)−P(A)P(B)P(C) (par indépendance des tirs)

= 1 3 1 2+1

3 1 3 −1

3 1 2 1 3 = 2

9 c. On cherche la probabilité deA ∩(B ∪ C). On trouve de même

P(A ∩(B ∪ C)) =P((A ∩ B)∪(A ∩ C)) =P(A ∩ B) +P(A ∩ C)−P(A ∩ B ∩ C)

=P(A)P(B) +P(A)P(C)−P(A)P(B)P(C)

= 2 3 1 2+2

3 1 3 −2

3 1 2 1 3 = 4

9 2. Détermination de probabilités conditionnelles

a. Tant qu'aucun des tireurs n'est éliminé, à chaque étape A vise B, B et C visent A. Le tireur C n'est pas visé et ne peut donc pas être éliminé avant A ou B.

L'événementABn est donc impossible.

b. ABCn+1∩ABCn est événement ABCn et A,B et C ratent leur tir à l'étape n. Par indépendance des tirs on a donc

p(ABCn+1|ABCn) =p(A)p(B)p(C) = 1 3 1 2 2 3 =1

9

c. Comme, tant qu'aucun des tireurs n'est éliminé à chaque étape A vise B, B et C visent A. L'événementBCn+1∩ABCn est événement ABCn inter l'événement

"Arate son tire etB ouCréussissent leur tir à l'étapen". Par indépendance des tirs on a donc

p(BCn+1|ABCn) =p(A ∩(B ∪ C)) = 2

9 par 1b)

épreuve à 3

B ou C réussit 2/3

B et C échouent 1/3

A réussit 2/3

A échoue

1/3 2/3 1/3

Fig. 1: probabilités conditionnelles

De même

p(CAn+1|ABCn) =p(A ∩ B ∩ C) =2 9

d. Si A, B, C ne sont pas éliminés, personne ne vise C, C ne peut donc pas être éliminé. D'où

p(An+1|ABCn) = 0 et p(Bn+1|ABCn) = 0 Comme dans la question précédente

p(Cn+1|ABCn) =p(A ∩(B ∪ C)) = 4

9 par 1c)

e. Si à une étape il reste A et C alors A vise sur C et C vise sur A. L'événement An+1∩CAn est donc l'événement CAn inter l'événement "A rate son tir et C réussit son tir à l'étapen". Par indépendance des tirs, on a donc

p(An+1|CAn) =p(A ∩ C) = 4 9 De même

p(Bn+1|BCn) =p(B ∩ C) = 1

3 p(Cn+1|CAn) =p(C ∩ A) = 1 9 et

p(Cn+1|BCn) =p(C ∩ B) =1 6

(2)

f. On a toujours, si A, B, C ne sont pas éliminés, personne ne vise C, C ne peut donc pas être éliminé, d'où

p(∅n+1|ABCn) = 0 D'autre part,

p(∅n+1|BCn) =p(B ∩ C) =1

6 p(∅n+1|CAn) =p(C ∩ A) =2 9

ABC n-1 1/9 ABC n

BC n 2/9 AC n

2/9 AB n

0

A n 0

B n 0

C n 4/9

vide n 0

Fig. 2: issues épreuve à 3

3. Nombre moyen d'épreuves à l'issue desquelles s'achève le combat.

a. L'événementT1est l'union disjointe des événementsA1,B1,C1,∅1. La probabilité des événementsA1, B1, C1, ∅1 a été calculé en d) et e) en prenantn= 0 et en utilisant queABC0 est l'événement certain. On trouve donc

p(T1) =p(A1) +p(B1) +p(C1) +p(∅1) = 0 + 0 +4

9 + 0 = 4 9 b. Soitn≥2. Remarquons que pour0≤k≤n

ABC0∩ABC1∩ · · · ∩ABCk−1∩ABCk =ABCk

BC n-1 2/6 BC n

B n

2/6

C n 1/6

vide n 1/6

Fig. 3: issues épreuve avec BC

AC n-1 2/9 AC n

A n

2/9

C n 1/9

vide n 2/9

Fig. 4: issues épreuve avec AC

D'où, par la question 2b.,

p(ABC1∩ABC2∩ · · · ∩ABCn−1∩ABCn)

=p(ABC1|ABC0)p(ABC2|ABC1). . . p(ABCn|ABCn−1) = 1 9n

c. Soitn≥2 et soit0≤k≤n−1, on trouve de même :

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn)

=p(ABC1|ABC0). . . p(ABCk|ABCk−1)p(CAk+1|ABCk) p(CAk+2|CAk+1)). . . p(CAn|CAn−1)

= 1

9 k 2

9 2

9

n−k−1

= 2n−k 9n

(3)

d. Soitn≥2 et soit0≤k≤n−1 :

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn)

=p(ABC1|ABC0). . . p(ABCk|ABCk−1)p(BCk+1|ABCk) p(BCk+2|BCk+1)). . . p(BCn|BCn−1)

= 1

9 k 2

9 1

3

n−k−1

= 2

3n+k+1 e. Soitn≥2. NotonsT>nl'événement étudié. Le combat n'est pas ni à l'issue de la

n-ième épreuve si à l'issue de la n-ième épreuve il reste deux ou trois tireurs.T>n est la réunion disjointe deABCn,ABn (qui est l'événement impossible), CAnet BCn.

D'autre part,

CAn est l'union disjointe des événementsABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩ CAn, pour0≤k≤n−1

BCnest l'union disjointe des événementsABC1∩· · ·∩ABCk∩BCk+1∩· · ·∩BCn, pour0≤k≤n−1.

D'où, d'après les questions b), c) et d)

p(T>n) = 1 9n +

n−1

X

k=0

2n−k 9n +

n−1

X

k=0

2 3n+k+1

= 1

9n +2n+1−2 9n +

1 3n − 1

9n

= 2n+1+ 3n−2 9n On aT>n−1 est l'union disjointe deTn et T>n. Donc

p(Tn) =p(T>n−1)−p(T>n) = 2n+ 3n−1−2

9n−1 −2n+1+ 3n−2 9n

Pourn= 1, 2n+39n−1n−1−22n+1+39nn−2 = 49 ce qui correspond à la probabilité deT1. f. Pourk∈N, posonstk= 2k+1+39kk−2.

Soitn≥1. D'après la formule précédente (valable dèsk= 1)

n

X

k=1

p(Tk) =

n

X

k=1

(tk−1−tk) =t0−tn (sommation en dominos)

= 1−2n+1+ 3n−2 9n

qui tend bien vers 1 en+∞. D'où

n

X

k=1

kp(Tk) =

n

X

k=1

k(tk−1−tk) =

n

X

k=1

tk−1

!

−ntn

=

n−1

X

k=0

2k+1+ 3k−2 9k

!

−n2n+1+ 3n−2 9n Ce qui permet de calculer l'espérance :

n−1

X

k=0

2k+1

9k tend vers 18 7

n−1

X

k=0

3k

9k tend vers 3 2

n−1

X

k=0

2

9k tend vers 9 4 n2n+1+ 3n−2

9n tend vers 0

































n

X

k=1

kp(Tk)tend vers 51 28

4. Probabilités pour que A, B, C remportent le combat

a. Si A est le seul tireur restant à l'issue de la n-ième étape alors B et C ont été éliminés avant selon le schéma suivant.

(ABC)−−−−→kfois (ABC)→(AC)−−−−−−−−→n−k−2fois (AC)→(A)

Comme déjà vu, tant qu'aucun des tireurs n'est éliminé à chaque étape A vise B, B et C visent A. B est donc éliminé (strictement) avant C. Dès que C est éliminé, A gagne. On voit donc que l'événementA1 est impossible et que pourn≥2,An

est l'union disjointe des

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1∩An

pour0≤k≤n−2(oùkcorrespond à l'étape où B a été éliminé).

b. Soitn ≥2 et 0 ≤k ≤n−2. D'après la formule des probabilités composées, la probabilité de l'événement correspondant au schéma indiqué est

1 9

k

×2 9 ×

2 9

n−k−2

×4 9 = 1

9n2n+1−k

(4)

Ces événements indexés par k sont disjoints, la probabilité que A remporte le combat à l'issue de l'épreuvenest donc la somme des probabilités

n−2

X

k=0

1

9n2n+1−k = 1

9n 2n+1+· · ·+ 23

= 2n+2−23 9n = 4

2 9

n

−8 1

9 n

c. L'événement A est l'union disjointe desAn pour n≥2. Donc p(A) est la limite quandntend vers+∞dePn

k=2p(Ak). On obtientp(A) = 631P B. p(A) = 4

2 9

2

1 1−29 −8

1 9

2

1

1−19 = 16 9×7 − 8

9×8 =16−7 9×7 =1

7 d. Suivant le même principeBn est l'union disjointe, pour0≤k≤n−2, des

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Bn

Soitn≥2 et0≤k≤n−2

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Bn)

=p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1)p(Bn|BCn−1)

= 2

3n+k 1 3 = 2

3n+k+1 D'où

p(Bn) = 1 3n − 1

32n−1 Doncp(B)est la limite quandntend vers+∞dePn

k=2p(Bk). On obtient p(B) =

1 3

2

1 1−13 −3

1 9

2

1 1−19 = 1

8

e. Pour que C gagne le combat à l'étapenil y a plusieurs cas de gure : Soit A et B sont éliminés en même temps. NotonsCn,AB cet événement.

C'est aussiABC1∩ · · · ∩ABCn−1∩Cn de probabilité

p(ABC1∩ · · · ∩ABCn−1∩Cn) =p(ABCn−1)p(Cn|ABCn−1) = 1 9n−1

4 9 = 4

9n

Soit A est éliminé puis B. NotonsCn,B cet événement.

C'est l'union disjointe, pour0≤k≤n−2, des événements ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Cn

Soitn≥2 et0≤k≤n−2

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Cn)

=p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1)p(Cn|BCn−1))

= 2

3n+k 1 6 = 1

3n+k+1 La probabilité deCn,B est donc :

1 2( 1

3n − 1 32n−1)

Soit B est éliminé puis A. NotonsCn,Acet événement. C'est l'union disjointe, pour0≤k≤n−2, des événements

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1∩Cn

Soitn≥2 et0≤k≤n−2

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1∩Cn)

=p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1)p(Cn|CAn−1)

= 2n−k−1 9n−1

1

9 =2n−1−k 9n La probabilité deCn,Aest donc

n−2

X

k=0

2n−1−k 9n = 1

9n(2n−2)

L'événementCn est l'union disjointe des Cn,AB, Cn,B et Cn,A Doncp(C)est la limite quandntend vers+∞de

n

X

k=1

p(Cn,AB) +

n

X

k=2

p(Cn,B) +

n

X

k=2

p(Cn,A)

(5)

On obtient :

n

X

k=1

p(Cn,AB) tend vers 1 2

n

X

k=2

p(Cn,B) tend vers 1 16

n

X

k=2

p(Cn,A) tend vers 1 28





















⇒p(C) = 67 112

PARTIE II

1. Expression de la matrice de transitionM a. On trouve

M =

 1

9 0 0 0 0 0 0 2

9 1

3 0 0 0 0 0

2

9 0 2

9 0 0 0 0

0 0 4

9 1 0 0 0 0 1

3 0 0 1 0 0

4 9

1 6

1

9 0 0 1 0 0 1

6 2

9 0 0 0 1

b. Soitn∈N. Par récurrence,En =MnE0. 2. Calcul des puissances de la matriceM.

a. Vérication évidente à l'aide du produit par blocs.

b. En lisant dans la matrice de transition, on trouve

U =

 1

9 0 0

2 9

1 3 0 2

9 0 2

9

V =

0 0 4

9 0 1

3 0 4

9 1 6

1 9 0 1

6 2 9

c.

3. Diagonalisation de la matriceU

a. Le système considéré admet une solution non nulle si la matriceU−λI3n'est pas inversible. NotonsP(λ)le déterminant de cette matrice.

P(λ) =

1

9−λ 0 0

2 9

1

3−λ 0

2

9 0 29−λ

= (1 9−λ)(1

3 −λ)(2 9−λ)

D'oùλ1=192=29 etλ3=13.

La résolution des systèmes donneV1= (1,−1,−2),V2= (0,0,1)etV3= (0,1,0). b. D'après la formule de changement de base, on obtient le résultat cherché, en

formant la matrice des vecteurs propres trouvés soit :

P =

1 0 0

−1 0 1

−2 1 0

et D=

1

9 0 0

0 29 0 0 0 13

avec P−1=

1 0 0 2 0 1 1 1 0

4. Calcul de la limite des puissances de la matriceM. a. Soitn∈N,

Dn =

1

9n 0 0 0 29nn 0 0 0 31n

(6)

et

I3+D+· · ·+Dn=

9

88.91n 0 0

0 9727.9n+1n 0 0 0 322.31n

b. On obtient que (Dn) converge vers la matrice nulle et que(I3+D+· · ·+Dn) converge vers la matrice

 9

8 0 0

0 9 7 0

0 0 3

2

De U =P DP−1, on tireUn = P DnP−1 pour n ∈ N. On en déduit que (Un) converge versP0P−1ie vers la matrice nulle et(I3+U+· · ·+Un)converge vers la matrice

P

 9

8 0 0

0 9 7 0

0 0 3

2

 P−1=

 9

8 0 0

3 8

3 2 0 9

28 0 9 7

c. D'après l'expression deMntrouvée en 2)c) et en utilisant que(V+V U+· · ·+V Un) converge vers la matrice

V

 9

8 0 0

3 8

3 2 0 9

28 0 9 7

=

 1

7 0 4

7 1

8

1 2 0 67

112 1 4

1 7 15

112 1 4

2 7

Donc

En=MnE0=

 0 0 0 1 7 1 8 67 112

15 112

d. On retrouve bien que(p(ABCn)), (p(BCn))et(p(CAn))convergent vers0, que (p(An))converge vers 1

7, que(p(Bn))converge vers 1

8, que(p(Cn)converge vers 67

112 et que(p(∅n)converge vers 15 112.

Références

Documents relatifs

Le tireur C n'est pas visé et ne peut donc pas être éliminé avant A ou B.. L'événement AB n est

Le tireur C n'est pas visé et ne peut donc pas être éliminé avant A ou B.. L'événement AB n est

Montrons que f est surjective. Tout nombre complexe a au moins une racine quatri`eme, en particulier le complexe − 1/z.. R est donc bien une relation d’ordre... Montrons qu’il

Des groupes de six élèves maximum seront pris en charge par un professeur volontaire en tenant compte des indications données par l’enseignant de votre enfant.. Ce stage, basé sur

Des groupes de six élèves maximum seront pris en charge par un professeur volontaire en tenant compte des indications données par l’enseignant de votre enfant.. Ce stage, basé

Exercice 2. Par suite, f est bilin´ eaire sym´ etrique. V´ erifions que f est d´ efinie positive. Donc une base orthonormale est la base canonique, qui correspond aux matrices

est l’aire du domaine plan limité par la courbe (C), l’axe des abscisses et les droites d’équations x= 2 et x =3... Le nombre d’abonnés dépassera 100 dans

Elle n’est donc pas génératrice.. La famille de fonctions (f, g) est