Colles PC : Semaine 2
20/09/2010 au 24/09/2010Soit E=ℝn[X]. u est l'endomorphisme de E défini par : ∀ P∈E , uP=PX1– PX. 1. Déterminer Keru et Imu .
2. Déterminer explicitement une base dans laquelle la matrice de u est :
... ... ... ... ...0 1 0 ... 0 ... 0... ... 1
0 ... ... 0
Soit f une forme linéaire sur Mnℂ telle que ∀ A , B∈Mnℂ2, fAB=fBA. Montrer qu'il existe un complexe tel que f=Tr.
Aide : Considérer la base canonique de Mnℂ : Eij1i , jn
Soient Ma=
4–– a26 – 111– a 1–2– a1
et Na=
1 – a00 1 1– a0 200– a
. Ma et Nasont-elles semblables ?
Soit a0, a1, ... , an, n1 nombres complexes deux à deux distincts et b0, b1, ... , bn, n1 nombres complexes. Montrer qu'il existe une unique famille de n1 polynômes à coefficients complexes de degré n exactement vérifiant ∀ i , j∈[[0 ;n] ] , Liaj=1 , si i=j et 0 sinon.
Montrer que la famille Li0in est une base de ℂn[X].
Montre qu'il existe un unique polynôme P de degré inférieur ou égal à n vérifiant ∀ i∈[[0;n]], Pai=bi. Expliciter P.
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20/09/2010 au 24/09/2010Indications & réponses
1. Il est relativement aisé de démontrer que Keru = {polynômes constants}. (propriété des polynômes de degré n ayant une infinité de racines)
D'après le théorème du rang, comme dimℝn[X]=n1 , dimImu=n. (en effet dimKer u=1 ) D'autre part si P∈ℝn[X], uP∈ℝn−1[X] (poser P=anxna0 et exprimer uP), ainsi
Imu⊂ℝn−1[X]. Or les deux ensembles sont de même dimension donc ils sont égaux.
2. Avec P0=1 et P1=X, on a bien uP0=0 et uP1=P0.
Cherchons P2 avec P2=aX2bX tel que uP2=P1 (constantes inutiles car Keru=ℝ0[X]) uP2=P1 ⇔ a=1
2 et b=– a donc on prend P2=1
2 XX –1
Recommencer avec P3=aX3bX2cX tel que uP3=P2. On aboutit à P3=1
6 XX –1X –2. Les formes de P2 et de P3 amène à penser à Pk=1
k!
∏
j=0 k−1
X – j. On prouve que uPk1=Pk et donc la famille de polynômes que l'on trouve est bien de la forme suspectée. Comme {Pk,0kn} est constitué de n1 polynômes de degré échelonnés, cette famille est une base de ℝn[X] et dans cette base la matrice de u est de la forme attendue.
A=aij1i , jn donc A=
∑
1i , jn
aijEij et par suite fA=
∑
1i , jn
aijfEij 1 car f est linéaire.
• fEii=fEijEji=fEjiEij=fEjj
• fEij=fEiiEij=fEijEii=0
On peut donc écrire plus simplement 1 en posant =fEii, fA=
∑
i=1
n aii ⇔ fA=
∑
i=1 n aii
et donc fA=TrA. Réciproquement si f=Tr, on a bien fAB=fBA.
On pose g l'endomorphisme de ℝ3 de matrice Ma dans la base canonique de ℝ3 .
Ma et Na sont semblables si et seulement si il existe une base e1, e2, e3 de ℝ3 telle que fe1=1– ae1 ; fe2=e11–ae2 et fe3=2– ae3.
Soit X=x , y, z un élément de ℝ3.
• gX=1–aX ⇔ MaX=1– aX ⇔
{
–63x –2xx2y – zy2y=0=0z=0 ⇔{
y=–z=2xx , on prend e1=1,–2,1• gX=1–aXe1 ⇔ MaX=1– aXe1 ⇔
{
–63x –x22xy2y – zy=1=1z=−2 ⇔{
y=–z=2x−2x−1 , on prend e2=0,–1,−2• gX=2– aX ⇔ MaX=2– aX ⇔
{
–622x –3xxy – z=0y−z=0y2z=0 ⇔{
y=–z=0 , on prend 2x e3=1,–2,0On vérifie que e1, e2, e3 est bien une base de ℝ3. Ma=Matbase.canoniquef et Na=Mate
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20/09/2010 au 24/09/2010 Soit i∈[[0 ;n]], aj est une racine de Li pour j différent de i, donc Li est divisible par le polynôme∏
j≠i
X –aj qui est de degré n (les aj étant tous distincts deux à deux). Comme Li doit être de degré n, on a : Li=
∏
j≠i
X – aj De plus Liai=1 donne = 1
∏
j≠iai– aj
et donc Li=
∏
j≠i
X – aj ai−aj .
Li0in est une famille libre : 0L0 + ... + nLn = 0 implique que
∑
j=0 n
jLjai=0 pour un i donné de [[0;n] ] donne i=0 en vertu de la définition des Li.
Un dernier argument de dimension donne que Li0in est une base de ℂn[X]. N'importe quel polynôme de degré inférieur ou égal à n peut s'écrire dans cette base :
P=
∑
j=0 n
jLj et en prenant la valeur en ai, on obtient i=Pai. Il s'en suit l'écriture de P : P=Pa0L0PanLn.
Comme il est souhaité que Pai=bi ∀ i∈[[0 ;n]], on a P=b0L0bnLn.
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