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Mines 2 PC A Définition de A 2 P X. Théorème de Rolle dans le cas complexe

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Mines 2 PC 2010

Théorème de Rolle dans le cas complexe

A Définition de A

2

PX

1

Az est linéaire par linéarité de la dérivation. De plus , siPCnXet alors degzXP  degPdoncdegAzP  degPn

De plusAzXn  nzXXn1nXnnzXn1. Donc AzCnX  vectAzXi0..n  Cn1X

2)

SoitP  CnX. On procède comme dans l’énoncé Az1Az2PXAz1z2XPXnPX

z1Xz2XP"XPXnPX n1z2XPXnPX

z1Xz2XP"Xn1z1z22XPXnn1PX et on a le résultat puisque l’expression est symétrique enz1 etz2

3)

On a, sik  |1,n| AzXzk  nkXzk 1

etAz1  n. la formule (1) est encore valable.

Les élémentsXzk(k  0. .n) forment une famille de polynômes non nuls échelonnée sur1, . . . ,Xn, donc une famille libre , donc une base deCnX

DoncAzCnX  vect nkXznkk0..n Cn1X

DoncrgAz  net kerAz  vectXzn ( puisqueAzXzn  0

4)

sik  |1,n| AzXzk  nkXzk

La baseXzk k0,..,n) est donc une base de vecteurs propres de Az et spAz  |0,n|

Az est donc diagonalisable, et les sous espaces

VnkVectXzk(k  0, . . ,n sont les sous-espaces propres (de dimension 1) 5)

SoitEendomorphisme deCnX qui commute avecAz . Les sous espaces-propres deAz sont donc stables paru.

Comme ces sous espaces propres sont de dimension 1 , ils sont engendrés par des vecteurs propres deEetEest donc diagonalisable par une même baseBqueAz

On prendB  Xzk k0,..,n.Les matricesMetNdeEetAz dansBsont les matrices carrées carrées d’ordren1de diagonales respectivesa0, . . . ,an etn,n1, . . . , 0.

Comme les valeursn,n1, . . . , 0sont deux à deux distinctes, il existe un unique polynômePdeCnXtel que pour touti  |0,n|, on aitPiani (polynômes d’interpolation de Lagrange) .

On a alorsPMNdoncPAz uet donc u est un polynôme enAz

(2)

B.Définition de

6)

Remarquons quefest une involution (donc une bijection) deC surC etff1 De plusOCOn a donc pourzcomplexe non nul:

zfCf1z  CfzC  |1zz0|2R2 Soit:|z|2R2  |1z0z|2

On obtient en développant:z z|z0|2R22 Rez0z1  0 Soit:z z|z 2

0|2R2 Rez0z  z 1

0|2R2

Ce qui donne: z|z z0

0|2R2

2|z R2

0|2R22

fCest donc le cercle de centre z0

|z0|2R2 et de rayon R

r2R2

7)

Il suffit de remplacer dans le calcul précédent les égalités par des inégalités:

zfC  f1z  CfzC  |1zz0|2R2 Soit:|z|2R2  |1z0z|2

Soit:z z|z 2

0|2R2 Rez0z  |z 1

0|2R2

D’où finalement zfC  z|z z0

0|2R2

2|z R2

0|2R22

On obtient donc la totalité de l’intérieur defCpuisqueOfC 8)

fziappartient àfCdonc commefCest convexe puisque c’est un disque d’après l’hypothèseOC, 1n

i1 n

1

zifC

Donc0f 1n

i1 n

1

zi est bien défini et0ffC  C. 9)

On prend comme nouvelle origine. L’affixe d’un pointMzdevient alorsZz et on est ramené à la question précédente.

C. Condition d’apolarité

10)

P

P

i1 n

1

zi (résultat du cours, que l’on retrouve aisément en calculantPXpar dérivation successive de chaque terme)

ce qui s’écrit aussi n

PP

SiPest non nul on a:  n P

P d’où la relation demandée 11)

(3)

Rappellons queAzPX  zXPXnPX

Si zi est racine dePon aAzPzi  0si et seulement sizziPzi  0, soit Pzi  0.

Sin’est pas racine deP, alorsAzP  0si et seulement si zPnP  0 .

Pest alors non nul etdifférent dez :ceci revient donc à z1  nPP ce qui est précisément la conditionz

12)

On écrit la formule de Taylor;PX

k0 n Xzk

k! Pkzet alors , vu que AzXzn  0, on obtient

AzPX

k0 n1

AzXzkPkk!z

k0 n1

nkXzk Pkk!z

On voit alors que le degré deAzPXest strictement inférieur àn1si et seulement siPn1z  0

OrPn1X  n!Xn1!

k1 n

zk .

DoncPn1z  0si et seulement si z1n

k1 n

zk ce qui donne le résultat demandé.

13)

a)CommeC1 est convexe, 1n

k1 n

zk appartient àC1 et est donc différent dez.

Donc, d’après la question précédente,degAzPXn1.

b)Il existe un disque inclus strictement dansC1 contenant tous les pointszi. En effet siest le centre deC1 etRson rayon, et siC2 est le cercle de centreet de

rayonR12Rmax|zi|alorsC2 est inclus dansC1 et doncC2 contient tous les pointszi. De plus, on a alorszC2.

Montrons que tous les zéros deAzPXappartiennent tous àC2. En effet , ses zéros sont soit les racines multiples deP(qui sont dezi éléments deC2soit des éléments

C\zi,i  1, . . ,n1tels quez.

Or siC2, C2 et il est donc impossible quez.

DoncC2C2 , et doncC1.

On a donc bien prouvé que tous les zéros deAzPsont dansC1

Remarque: l’énoncé dit quen  2mais pourn  1, l’hypothèse signifie quezz1et on a alorsAzXz1  zXXz1zz1 etdegAzXz1  0

(en particulierAzXz1est non nul)

(4)

14)

Il est clair que les constantesuetvnon nulles ne changent rien au résultat précédent puisqueAz est linéaire.

Supposons que tous leszii  |1,n|appartiennent àCC.

Montrons par récurrence descendante surp  |1,n|que deg Azp. .AznPp1et que pourp  1 C’est vrai pourp  1d’après la question 13. Supposons que ce soit vrai à l’ordre

p  1. Alors en utilsant une factorisation deAzp. .AznPet en appliquant la question 13 à nouveau,Az

p1

. . . .AznPest de degré exactementp1et sip1  1, toutes les racines deAz

p1 . . . .AznPAz

p1 Azp. .AznPsont encore dansC, ce qui termine la récurrence.

On en déduit donc quedegAz1. . .AznP 0, et donc quePn’est pas apolaire par rapport àQ. Par contrapposition, on a le résultat demandé.

15)

Les polynômes du type donné par l’énoncé sont exactement les éléments de Cn1X.

L’applicationhqui à un polynômeTdeCn1Xassocie

01Tatbadt est une forme linéaire, et donc, en utilisant l’expression générale d’une forme linéaire dans la base canonique, il existe des complexesc0, . . . ,cn1tells que pour tout polynômeTécrit sous la forme précédente:

01Tatba

k0

n1 n1

k akck

On a alors, pourk  0, . .n1, hXk 

01atbakdtk1bbk1ak1ack

n1

kck

n1 n1k

On a donc l’égalité demandée avec bk  1n1kcn1k  1n1k bnkbankank 16)

On prendak  1kYn1kpourk  |0, n1|etY  C On a alorsTX

k0

n1 n1

k 1kXkYn1k  YXn1 On a alors:

01Yatban1dt  YbnbnYaa n

D’autre part:

k0 n1

n1

k Ynk1bnk1

k0 n1

n1

n1k Ykbk

k0 n1

n1

k bkYk (changement d’indice)

D’où le résultat avec Cn  nba1 puisqueYprend toute valeur complexe, donc on a une égalité de polynômes.

(5)

17) On a

a b

PatbaPbPa  0 On a donc1n1n1!an1 At1At2. .Atn1X  0 doncXest apolaire par rapport àPX

P possède donc une racine dans un disque ouvert contenant toutes les racines de Ort  0si et seulement si il existek  |0,n1|tel queXb  exp2ikn Xa

(aveck  |0,n1|soit Xbaexp2ikn

1exp2ikn ( avec k  |1,n1|

Or , pour un telX, on a |X ab2 | |b2a| 1exp2ikn

1exp2ikn |b2a| cos kn

sin kn

Or , pourk  |1,n1|on ank  |1,n1|et cos

nk

n

sin nkkncos kn

sin kn et pour 1  kn2, cos

kn

sin kncos kn

sin kn

est maximal pourk  1. On a en conclusion |X ab2 | |ba|2 cossin kkn n

pour toute racineXdeP

Tout disque ouvert de centre a2b et de rayonRRna,bcontient donc une racine deP.

Comme les racines deP sont en nombre fini,

il existe donc une racine deP dans le disque fermé de centre ab2 et de rayonRna,b.

(Sinon, on aurait un contre-exemple en prenantRna,bR  min|z a2b|/zracine deP

Complément: Démonstration de l’égalité admise(indications)

Si lesti sont deux à 2 distincts la famille1,Xt1n1,Xt2n1, . . . ,Xtn1n1 forme une famille libre (en effet , si l’on a une relation de dépendance linéaire entre ces polynômes, on dérive successivement cette relation aux ordres1, . . ,n1, et on fait X  0. On obtient un système homogène dont le déterminant se ramène à un

Vandermonde ), donc une base deCn1X; De plus,At1At2. .Atn1Xtn1n1  0et comme lesAti "commutent" (et que la composition est associative), on a pour tout k  |1,n1| : At1At2. .Atn1Xtkk  0. Enfin , par un calcul aisé, 1 étant vecteur propre de tous lesAti on aAt1At2. .Atn11  n1!

On a donc, si un polynômes’écrit

0

i1 n1

kXtin1 : At1At2. .Atn1  n1!0

Il faut donc calculer

0 : 0

i1 n1

iXtin10

i1 n1

i

k0 n1

n1

k Xk1n1ktin1k

(6)

0

k0 n1

n1

k Xk1n1k

i1 n1

itin1k (1)

On a donc comme 

k0 n1

bk

n1

k Xk, on a::

b001n1

i1 n1

itin1

k  |1,n1|

n1

k bk  1n1k

i1 n1

i

n1

k tin1k D’où

k0 n1

1n1k n1

k bkan1k  1n1an10

i1 n1

i

k0

n1 n1

k an1ktin1k

an10

i1 n1

iPti  an10 puisqueti est racine deP Finalement:

1n1 nan11!At1At2. .Atn1  1n1an10

k0 n1

1n1k n1

k bkan1k

C’est ce qu’il fallait démontrer

Lorsque deuxti ou plus sont égaux, la formule est encore vraie par continuité et densité.

En effet pour etan1fixés , l’applicationt1, . . . ,tn1  1n1n1!an1 At1At2. .Atn1

est continue par les théorèmes usuels, lesai sont des fonctions continues detk

(fonctions symétriques) et donct1, . . . ,tn1 

k0 n1

1n1k n1

k bkan1k est une fonction continue.

Enfin, l’ensemble des suitest1, . . ,tn1de complexes 2 à 2 distinctq est partout dense dansCn1

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