MPSI B Année 2014-2015 Corrigé DM 2 vendredi 03/10/14 29 juin 2019
Exercice 1
1. a. Après développement simplication et factorisation, on trouve
P(m 1 , m 2 , m 3 , m 4 ) =
m 2 m 4 − m 2 m 3 − m 1 m 4 + m 1 m 3 + m 4 m 3 − m 4 m 2 − m 1 m 3 + m 1 m 2
= −m 2 m 3 − m 1 m 4 + m 4 m 3 + m 1 m 2 = m 3 (m 4 − m 2 ) − m 1 (m 4 − m 2 )
= (m 3 − m 1 )(m 4 − m 2 ) b. Notons m 1 , m 2 , m 3 , m 4 les axes des quatre points M 1 , M 2 , M 3 , M 4 .
L'inégalité de Ptolémée est une conséquence de l'inégalité triangulaire appliquée à la relation de la question 1.a.
2. a. Élevons au carré et développons ( a et b sont non nuls)
|a + b| = |a| + |b| ⇔ |a| 2 + |b| 2 + 2 Re(a b) = |a| 2 + |b| 2 + 2|a||b|
⇔ Re(a b) = |a||b| ⇔ Re( a b ) =
a b Si un nombre complexe est un réel strictement positif, il est égal à son module.
Réciproquement, si Re(z) = |z| alors Im(z) = 0 donc z = Re(z) et z ∈ R ∗ + . b. L'égalité dans l'inégalité de Ptolémée est équivalente à l'égalité dans l'inégalité
triangulaire. D'après le a. elle est équivalente à (conguration d'égalité) B(m 1 , m 2 , m 3 , m 4 ) ∈ R ∗ +
c. Considérons une similitude S quelconque. Il existe alors des complexes a et b avec a 6= 0 tel que, pour tout M d'axe m , l'axe de S(M ) est az + b . Notons la s(m) . Dans l'expression de s(m i ) − s(m j ) , les b se simplie et les a se factorisent.
Ils se simplient dans l'exprssion complète du birapport qui est donc conservé.
B(s(m 1 ), s(m 2 ), s(m 3 ), s(m 4 )) = B(m 1 , m 2 , m 3 , m 4 )
On en déduit que si (M 1 , M 2 , M 3 , M 4 ) est une conguration d'égalité alors (S(M 1 ), S(M 2 ), S(M 3 ), S(M 4 )) est encore une conguration d'égalité.
3. On suppose que M 1 , M 2 , M 3 , M 4 sont dans cet ordre sur une même droite. Il existe alors un nombre complexe a (axe d'un point de la droite), un nombre complexe non nul u (axe d'un vecteur directeur de la droite) et des réels λ 1 , λ 2 , λ 3 , λ 4 tels que
m 1 = a + λ 1 u, m 2 = a + λ 2 u, m 3 = a + λ 3 u, m 4 = a + λ 4 u avec λ 1 < λ 2 < λ 3 < λ 4
M 1 (e iα
1) M 2 (e iα
2) M 3 (e iα
3)
M 4 (e iα
4)
Fig. 1: Une conguration d'égalité (question 4.b)
La famille est alors dans une conguration d'égalité car :
B(m 1 , m 2 , m 3 , m 4 ) = B(λ 1 , λ 2 , λ 3 , λ 4 ) ∈ R ∗ +
4. a. Dans cette question, on exprime systématique chaque diérence de deux expo- nentielles par la formule suivante :
e iα − e iβ = 2i sin( α − β 2 )e i
α+β2Dans l'expression de B , les 2i et les exponentielles de simplient. Il reste B(m 1 , m 2 , m 3 , m 4 ) = sin α
2−α 2
1sin α
4−α 2
3sin α
4−α 2
1sin α
3−α 2
2b. Lorsque les points M 1 , M 2 , M 3 , M 4 sont sur le cercle unité et dans cet ordre pour le sens trigonométrique, il n'existe pas forcément d'arguments tels que 0 ≤ α 1 <
α 2 < α 3 < α 4 < 2π . En revanche il existe des arguments tels que les diérences vérient
0 < α 2 − α 1 < α 3 − α 1 < α 4 − α 1 < 2π
On en déduit que tous les α i − α j sont dans ]0, 2π[ donc, dans l'expression de B , tous les arguments des sin sont dans ]0, π[ . Les sin sont donc tous strictement positifs ce qui prouve que la famille de points est dans une conguration d'égalité.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
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5. a. En utilisant les relations données au début du problème, on obtient : B (m 1 , m 2 , m 3 , m 4 ) =
1 z
2( z 1
4
− z 1
3
)
1 z
4( z 1
3
− z 1
2
) = z 3 − z 4
z 2 − z 3
b. D'après les questions précédentes, la famille (M 1 , M 2 , M 3 , M 4 ) est dans une con- guration d'égalité si et seulement si z z
42−z −z
33est un réel strictement négatif. Cela traduit que les points Z 2 , Z 3 , Z 4 sont alignés et que Z 3 appartient au segment [Z 1 , Z 4 ] .
On peut démontrer (voir le cours sur les complexes ) que cette condition d'ali- gnement des Z i se traduit par la cocyclicité (être sur le même cercle) des M i .
Exercice 2
1. Il est bien connu que
n p
= n!
p! (n − p)!
2. Comme T est l'union des D p et que
(i, j) ∈ D p ⇔ i ∈ {0, · · · , p} avec j = p − i on peut écrire
S =
n
X
p=0
X
(i,j)∈D
px i i!
y j j!
=
n
X
p=0 p
X
i=0
x i i!
y p−i (p − i)!
!
=
n
X
p=0
1 p!
p
X
i=0
p i
x i y p−i
!
=
n
X
p=0
(x + y) p p!
d'après la formule du binôme.
Exercice 3
1. Pour z et p dans D , le module de de pz est strictement plus petit que 1 donc 1 − pz n'est pas nul. Pour la relation demandée ensuite, on utilise la formule de cours :
∀(u, v) ∈ C 2 : |u + v| 2 = |u| 2 + |v| 2 + 2 Re(uv)
Il vient : 1 −
p − z 1 − pz
2
= 1 − |p| 2 + 2 Re(z(p − p)) + (|p| 2 − 1)|z| 2 ))
|1 − pz| 2 = (1 − |p| 2 )(1 − |z| 2 )
|1 − pz| 2
Pour z et p dans D , les modules sont strictement plus petits que 1 , donc l'expression du dessus est strictement positive ce qui signie :
∀(u, p) ∈ D 2 : p − z 1 − pz ∈ D
2. D'après la question précédente, pour p ∈ D xé, l'application α p est bien dénie de D dans D . Pour montrer qu'elle est bijective, on va montrer que :
pour tout w ∈ D , il existe un unique z ∈ D tel que α p (z) = w . Considérons l'équation
p − z 1 − pz = w d'inconnue z avec p et w des paramètres dans D .
p − z
1 − pz = w ⇔ (1 − pw)z = p − w ⇔ z = p − w 1 − pw car 1 − pw 6= 0 du fait que w et p sont dans D .
L'équation d'inconnue z admet donc une unique solution p − w
1 − pw = α p (w)
Ceci montre que α p est bijective est qu'elle est sa propre bijection réciproque.
3. L'équation proposée par l'énoncé est équivalente à
pz 2 − 2z + p = 0 Son discriminant est
∆ = 4 − 4|p| 2 = 4(1 − sin 2 ϕ = (2 cos ϕ) 2 On en déduit les racines de l'équation :
2 + 2 cos ϕ
2(sin ϕ)e −iθ = 1 + cos ϕ
sin ϕ e iθ = (cotan ϕ 2 )e iθ
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et 2 − 2 cos ϕ
2(sin ϕ)e −iθ = 1 − cos ϕ
sin ϕ e iθ = (tan ϕ 2 )e iθ De plus ϕ ∈ [0, π 2 [ donc ϕ 2 ∈ [0, π 4 [ d'où
tan ϕ
2 < 1 < cotan ϕ 2 Ainsi, une seule des deux solutions est dans D . Il s'agit de
tan ϕ 2 e iθ C'est un point xe de α p .
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