MPSI B Année 20011-20012 Corrigé DM 9 29 juin 2019
I. Exemples
1. Comme
p
n= 2 1 · 3
2 · · · n + 1
n = n + 1 le produit inni diverge vers +∞ .
2. La clé est la relation sin(2x) = 2 sin(x) cos(x) .
cos a 2
psin a
2
p= 1 2 sin a
2
p−1⇒ p
n=
n
Y
p=1
1 2
sin
2p−1asin
2ap= 1 2
nsin a sin
2anDe plus, 2
nsin
2an→ a quand n → +∞ . Donc (p
n)
n∈N→
sinaa. 3. Ici encore une simplication télescopique multiplicative se produit.
u
k= (k − 1)(k + 1) k
2⇒ p
n= (1)(3) 2
2(2)(4)
3
2· · · (k − 1)(k + 1)
k
2· · · (n − 1)(n + 1) n
2= (n + 1) 2n → 1
2 . 4. Calculons (1 − a
2)p
n.
(1 − a
2)p
n= (1 − a
2)(1 + a
2)(1 + a
4)(1 + a
8) · · · (1 + a
2n)
= (1 − a
4)(1 + a
4)(1 + a
8) · · · (1 + a
2n)
= (1 − a
8)(1 + a
8) · · · (1 + a
2n) = · · ·
= (1 − a
2n)(1 + a
2n) = (1 − a
2n+1) On en déduit que le produit inni converge vers
1−a12.
II. Conditions.
1. Si (p
n)
n∈Nconverge vers l 6= 0 , (p
n+1)
n∈Nconverge aussi vers l et ( p
n+1p
n)
n∈N= (u
n+1)
n∈Nconverge vers 1.
2. Comme tous les u
ksont strictement positifs à partir de n
0, on peut utiliser librement le logarithme et la fonction exponentielle qui sont toutes les deux continues.
(p
n)
n≥n0converge ⇔ ( p
np
n0−1)
n≥n0converge ⇔ (ln( p
np
n0−1))
n≥n0converge.
Or ln(
ppnn0−1
= P
nk=n0
ln(u
k) . On en déduit (p
n)
n≥n0converge ⇔ X
ln(u
k)
k≥n0
converge.
Dans le cas de convergence, on a
Y
n≥1
u
n=
n0−1
Y
n≥1
u
n
e (
Pn≥n0un)
3. Les hypothèses traduisent le fait que la série des ln u
nest de signe constant à partir d'un certain rang. On peut donc appliquer les critères des séries à termes positifs. Si u
nne tend pas vers 1 , la série et le produit divergent grossièrement. Si la suite tend vers 1 alors v
ntend vers 0 et ln(1 ± v
n) ∼ ±v
m. La série des ln(u
n) converge si et seulement si la série des v
nconverge.
On peut remarquer que dans le cas où les u
ksont plus petits que 1 à partir d'un certain rang, la suite des produits est décroissante et positive donc elle converge. Mais par dénition, la convergence d'un produit inni exige une limite non nulle. En fait la série des v
kdiverge vers l'inni si et seulement si le produit des u
ktend vers 0 . 4. a. On veut appliquer le théorème des accroissements nis à la fonction
f : x → (ln x)
2entre p et p + 1 . Étudions les variations de la dérivée
x → 2 ln x x Comme
ln x x
0= 1 − ln x
x
2< 0 pour x > e, cette dérivée est décroissante dans ]3, +∞[ . On en déduit
∀x ∈ [p, p + 1] , ln x x ≤ ln p
p
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
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Rémy Nicolai M1109CMPSI B Année 20011-20012 Corrigé DM 9 29 juin 2019
La formule demandée traduit alors
0 ≤ f (p + 1) − f (p) ≤ (p + 1 − p)f
0(p)
b. En sommant les inégalités du a., pour tout p entre 3 et n ≥ 3 , on obtient (ln(n + 1))
2− (ln(3))
2≤ 2
S
n− ln 2 2
⇒ S
n≥ 1
2 (ln(n + 1))
2+ ln 2 − (ln(3))
22 Ce qui entraîne que (S
n)
n∈Net (p
n)
n∈Ndivergent vers +∞ .
III. Une expression de sin comme produit inni.
1. a. Pour x xé dans ] − 1, +1[ et n ∈ N
∗, les
x22x−n2sont strictement négatifs. L'op- posé du terme général est équivalent à
xn22qui est le terme général d'une série convergente. On pouvait aussi dire que la série est absolument convergente.
b. On se trouve dans le premier cas de la question II.3. Le produit inni est convergent car la série de terme général
xn22est convergente.
2. a. Après calculs, on trouve
π cotan(πt) = 1 t − π
23 t + o(t).
b. En 0 , comme sin x ∼ x , ln(
sinπtπt) converge vers 0 . En revanche la fonction diverge vers −∞ en 1 et −1 . On prolonge donc par continuité en une fonction f continue
∀t ∈] − 1, +1[, f (t) =
ln
sin πt πt
si t 6= 0 0 si t = 0 .
c. Comme elle est composée de fonctions C
∞, la fonction est clairement C
1dans l'intervalle privé de 0 et continue dans ] − 1, 1[ . Pour montrer qu'elle est C
1dans ] − 1, 1[ , d'après le théorème de la limite de la dérivée, il sut de prouver que la dérivée dans l'ouvert privé de 0 admet une limite ni en 0 . Or
∀t 6= 0, f
0(t) =
cos(πt)
t − sin(πt) πt
2πt
sin(πt) = π cotan(πt) − 1
t ∼ − π
23 t → 0.
La fonction f est donc C
1avec
f
0(t) =
0 si t = 0
π cotan(πt) − 1
t si t 6= 0 3. a. On calcule la diérence
1
n
2− 1 − t
n
2− t
2= (n
2+ t)(1 − t) (n
2− 1)(n
2− t
2) > 0.
b. Fixons un entier N et notons r
Nle reste :
f
0(x) =
N
X
k=1
2x
x
2− k
2+ r
N(x).
La fonction r
Nqui s'exprime comme une diérence est continue. On intégre entre 0 et x (pour |x| < 1 ) en utilisant la linéarité de l'intégrale
ln
sin πx πx
= f (x) =
N
X
k=1
Z
x 02t t
2− k
2dt +
Z
x 0r
N(t) dt
| {z }
=RN(x)
Majorons |R
N(x)| . Commençons par
|R
N(x)| ≤ Z
|x|0
|r
N(t)| dt.
r
N(t) est le reste d'une série. On le majore (pour tous les t ) avec l'inégalité de la question a. par un nombre indépendant de t
|r
N(t)| = lim
p→+∞
p
X
k=N+1
2t t
2− k
2≤ lim
p→+∞
p
X
k=N+1
2t t
2− k
2≤ lim
p→+∞
p
X
k=N+1
2 k
2− 1 ≤
+∞
X
k=N+1
2 k
2− 1 Il reste à integrer cette fonction constante sur un intervalle de longueur |x| pour obtenir l'inégalité demandée.
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Rémy Nicolai M1109CMPSI B Année 20011-20012 Corrigé DM 9 29 juin 2019
c. Calculons les intégrales dans la somme
N
X
k=1
Z
x 02t t
2− k
2dt =
N
X
k=1
ln k
2− t
2k
2= ln
N
Y
k=1
(1 − x
2k
2)
! .
On a vu que le produit inni est convergent. Le ajorant à droite est le reste d'une série convergente. On en déduit en passant à la limite
ln
sin πx πx
= ln
Y
k≥1
(1 − x
2k
2)
⇒ sin(πx) = πx Y
k≥1
(1 − x
2k
2).
en composant par l'exponentielle (continue).
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