MPSI B Année 2012-2013 Corrigé DM 6 29 juin 2019
1. a. Selon les dénitions de l'énoncé : C 2 = {1} , C 3 =
1 2 , 2
, C 4 =
1 3 , 3
b. Avec la dénition de f , on trouve u 0 = 1, u 1 = 1
2 , u 2 = 1
1 − 1 2 = 2, u 3 = 1
3 , u 4 = 1 1 − 1 3 = 3
2 , u 5 = 1
1 + 1 − 1 2 = 2
3 , u 6 = 1
1 − 2 3 = 3, u 7 = 1 3 + 1 = 1
4 On remarque en particulier que
C 2 = {u 0 } , C 3 = {u 1 , u 2 } , C 4 = {u 3 , u 6 }
Cette remarque servira à initialiser une récurrence dans la dernière question.
c. Avec les dénitions des parties entières et fractionnaires, il est immédiat que bx + 1c = bxc + 1, {x + 1} = {x}
2. a. On doit vérier que f ◦ g(x) = x pour tout x ∈]0, +∞[ et que g ◦ f (x) = x pour tout x ∈ [0, +∞[ .
Calcul de f ◦ g(x) = x pour x > 0 . Si 1 x ∈ N
g(x) = 1
x − 1 ∈ N , bg(x)c = 1
x − 1, {g(x)} = 0 ⇒ f (g(x)) = 1
1
x − 1 + 1 = x Si 1 x 6∈ N.
g(x) = b 1
x c + 1 − { 1 x }
| {z }
∈]0,1[
⇒ bg(x)c = b 1
x c, {g(x)} = 1 − { 1 x }
⇒ f (g(x)) = 1
b x 1 c + 1 − (1 − { x 1 }) = 1
b 1 x c + { 1 x } = 1
1 x
= x Calcul de g ◦ f (x) = x pour x ≥ 0 .
Traitons à part x = 0 . On a g ◦ f (0) = g(1) = 1 − 1 = 0 . Pour x > 0 , commençons par caractériser g(x) 1 ∈ N ∗ .
1
g(x) ∈ N ∗ ⇔ bxc + 1 − {x} ∈ N ∗ ⇔ {x} = 0 ⇔ x ∈ N ∗
On traite alors deux cas.
Si x ∈ N ∗ .
g ◦ f (x) = 1
f (x) − 1 = bxc + 1 − 1 = bxc = x Si x 6∈ N ∗ .
1
f (x) = bxc + 1 − {x}
| {z }
∈]0,1[
⇒
b 1
f (x) c = bxc { 1
f (x) } = 1 − {x}
⇒ g(f (x)) = bxc + 1 − (1 − {x}) = bxc + {x} = x b. Comme r(x) = 1+x x = 1− 1+x 1 , il est bien clair que r est une application continue et
strictement croissante de [0, +∞[ vers [0, 1[ . Elle est donc bijective. Pour prouver que ρ est sa bijection réciproque, il sut donc de montrer que ρ ◦ r(x) = x .
∀x ∈ [0, +∞[: ρ ◦ r(x) = r(x) 1 − r(x) =
x 1+x
1 − 1+x x =
x 1+x
1 1+x
= x
c. Il est totalement évident que l et λ sont des bijections réciproques l'une de l'autre.
Ce sont de simples translations.
3. a. Pour tout x ∈ [0, 1[ , bxc = 0 et {x} = x . On en déduit que f (x) = 1−x 1 . b. Calcul de f ◦ r(x) pour x ≥ 0 .
Si x = 0 alors r(0) = 0 donc f ◦ r(0) = f (0) = 1 = l(0) . Si x > 0 alors r(x) ∈]0, 1[ donc :
f (r(x)) = 1
1 − r(x) = 1
1 − 1+x x = x + 1 = l(x) c. Calcul de r ◦ f (x) pour x ≥ 0 .
Si x = 0 , f (0) = 1 , r ◦ f (0) = r(1) = 1 2 .D'autre part l(0) = 1 , f ◦ l(0) = f (1) =
1
1+1 = 1 2 . On a donc bien r ◦ f (0) = f ◦ l(0) . Si x > 0 , en utilisant 1.c.
r ◦ f (x) = f (x)
1 + f (x) = 1
1
f(x) + 1 = 1
bxc + 1 − {x} + 1
= 1
bx + 1c + 1 − {x + 1} = f ◦ l(x)
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
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Rémy Nicolai M1206CMPSI B Année 2012-2013 Corrigé DM 6 29 juin 2019
d. On peut combiner les questions précédentes et utiliser l'associativité de la com- position des applications.
l ◦ f = (f ◦ r) ◦ f = f ◦ (r ◦ f ) = f ◦ (f ◦ l) = (f ◦ f ) ◦ l
4. a. On a montré que f était une bijection de [0, +∞[ dans ]0, +∞[ avec f (0) = 1 . Cela entraine que tous les u n sont non nuls. Si u n = 1 avec n ≥ 1 , comme u n = f (u n−1 ) , on a f (u n−1 ) = 1 donc u n−1 = 0 ce qui est impossible.
b. Supposons p < q et u p = u q . Cela peut s'écrire avec des compositions de f u p = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
p fois
(1) = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
q fois
(1) = u q
On peut alors composer p fois à gauche par la bijection réciproque g ce qui donne 1 = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
q−p fois
(1) = u q−p
Ceci est en contradiction avec la question a. et montre que l'application n → u n est injective.
5. a. Si l'écriture x = p q n'est pas irréductible, il en existe une autre de la forme x = p q1
qui est irréductible avec un entier naturel k tel que p = kp 1 et q = kq 1 . On a alors
1
π(x) = p 1 + q 1 ≤ p + q .
b. Soit x un nombre rationnel strictement plus grand que 1 et p q une écriture irré- ductible de ce nombre. Alors :
π(λ(x)) = π( p
q − 1) = π( p − q
q ) ≤ p − q + q = p < π(x) = p + q
c. Soit x un nombre rationnel dans ]0, 1[ et p q une écriture irréductible de ce nombre.
Alors :
π(ρ(x)) = π(
p q
1 − p q ) = π( p
q − p ) ≤ p + q − p = q < π(x) = p + q 6. On va démontrer par récurrence la propriété suivante.
(R m ) ∀x ∈ W m , ∃n ∈ N tel que x = u n
La question 1.a. montre que les propriétés R 2 , R 3 , R 4 sont vraies. Montrons mainte- nant que W m entraine W m+1 .
Il s'agit de montrer que tout rationnel x (autre que 1 = u 0 ) de poids m + 1 est un u k
pour un certain entier k .
Si x > 1 , considérons λ(x) . Comme π(λ(x)) < π(x) on a λ(x) ∈ W m et d'après l'hypothèse de récurrence, il existe un entier n tel que
λ(x) = u n = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
n fois
(1)
On peut écrire alors x = l(λ(x)) et utiliser les propriétés de la question 3.
x = l ◦ f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
n fois
(1) = f ◦ f ◦ l ◦ f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
n−1 fois
(1)
= · · · = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
2n fois
◦ l(1) = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
2n fois
(2) = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
2n+2 fois
(1) = u 2n+2
car 2 = u 2 = f ◦ f (1) .
Si 0 < x < 1 . On considère ρ(x) dont le poids est strictement plus petit que celui de x . Il existe donc un n tel que ρ(x) = u n . On utilise alors r :
x = r ◦ ρ(x) = r ◦ f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
n fois
(1) = f ◦ l ◦ f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
n−1 fois
(1)
= · · · = f ◦ f ◦ · · · ◦ f
| {z }
2n−1 fois
◦ l(1) = u 2n+1
Ceci montre bien la surjectivité de l'application n → u n de N dans l'ensemble des rationnels strictement positifs.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
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