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Analyse rotationnelle de la bande ν3 de 12CH 4 de 2 884 a 3 141 cm-1

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(1)

HAL Id: jpa-00207119

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00207119

Submitted on 1 Jan 1971

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Analyse rotationnelle de la bande ν 3 de 12CH 4 de 2 884 a 3 141 cm-1

N. Husson, M. Dang Nhu

To cite this version:

N. Husson, M. Dang Nhu. Analyse rotationnelle de la bande

ν3 de 12CH 4 de 2 884 a 3 141 cm-

1. Journal de Physique, 1971, 32 (8-9), pp.627-638. �10.1051/jphys:01971003208-9062700�. �jpa-

00207119�

(2)

ANALYSE ROTATIONNELLE DE LA BANDE 03BD3 DE 12CH4

DE 2 884 A 3 141 cm-1

par N. HUSSON et M. DANG NHU

Laboratoire de

Spectroscopie

Moléculaire de la Faculté des Sciences de Paris Laboratoire Associé au C. N. R. S.

(Reçu

le

27 février 1971)

Résumé. 2014 On utilise une méthode itérative de moindres carrés avec amortissement pour effectuer l’analyse rotationnelle, au quatrième ordre d’approximation, de la bande triplement dégénérée 03BD3 de 12CH4, grâce à un spectre à très haute résolution enregistré récemment dans notre

laboratoire. Dans la région de 2 884 à 3 141 cm-1 on identifie 230 raies de vibration-rotation

(de P 13 à R 12). On détermine les valeurs de 15 constantes spectrales telles que 81 % des 141 tran-

sitions participant au calcul soient reproduites avec une erreur inférieure à 10-2 cm-1, et 61 %

avec une erreur inférieure à 5 10-3 cm-1.

Abstract. 2014 The threefold degenerate absorption band 03BD3 of 12CH4, recently recorded at high resolution in our laboratory, has been analysed up to fourth order of approximation by least

squares techniques. 230 lines have been identified in a region between 2 884 to 3 141 cm-1 (from P 13

to R 12). The 15 spectroscopic constants involved in this analysis have been determined by consi- dering about 141 lines, 81 % of which are reproduced to better than 10-2 cm-1, and 61 % to better than 5 x 10- 3 cm-1.

Classification Physics Abstracts :

13.30

Introduction. - En

1960,

Hecht

[1]

a

effectué,

au troisième ordre

d’approximation, l’analyse

rota-

tionnelle de la bande fondamentale

triplement dégé-

nérée V3 de

12CH4 enregistrée

par

Plyler,

Tidwell

et Blaine

[2].

Nous avons

repris

cette

analyse

au

quatrième

ordre

d’approximation grâce

à un spectre à très haute résolution

enregistré

récemment dans notre laboratoire

[3].

Nous avons utilisé le forma- lisme tensoriel

développé

par

Moret-Bailly [4]

en

introduisant toutefois toutes les contributions à l’éner-

gie provenant

des

opérateurs

d’ordre élevé de l’hamil- tonien.

D’un

point

de vue

pratique

cette

analyse

a été

menée à bien

grâce

à l’utilisation d’une méthode de moindres carrés

adaptée

au calcul sur ordinateur.

I.

Rappels

sur le formalisme utilisé

[4]

pour l’étude d’une bande

[fondamentale triplement dégénérée (1).

-

L’hamiltonien de vibration-rotation deux fois trans- formé

(2) [5], [6], [7], [8] :

d’une molécule

« toupie sphérique »

de type

XY4

peut être

écrit,

dans le cas

qui

nous

intéresse,

sous

forme tensorielle comme une somme de composantes covariantes :

respectivement

de

degré

tensoriel

0, 4,

et

6 ;

ces compo- santes sont invariantes dans le groupe de recouvre- ment de la molécule

(Td).

Dans l’état vibrationnel fondamental et

dans

l’état une vibration

triple-

ment

dégénérée

est une fois

excitée,

les niveaux

d’énergie

de vibration-rotation sont caractérisés par les nombres

quantiques

vibrationnels v,

1,

m et les nom- bres

quantiques rotationnels J, K,

M.

Cependant K

et m ne sont

plus

de bons nombres

quantiques

dès que l’on tient compte de

h* ;

ils sont

remplacés [4]

par un autre

jeu

de nombre et indices

quantiques :

R,

C,

N.

Le nombre

quantique

R est relatif à la

longueur

du

moment

angulaire

de rotation pure. Dans l’état vibrationnel fondamental

(tous les Vs

étant

nuls)

on

a R = J ; dans l’état vibrationnel

supérieur

V3 = 1

(les

autres vs étant

nuls), R = J - 1, J ou J + 1.

L’indice

quantique

C

désigne

l’une des

représentations

irréductibles

AI, A2, E,

Flou F2 du groupe

Td.

L’indice N

permet

de

distinguer

des niveaux corres-

pondant

aux mêmes valeurs

de v, l, J,

R,

C ; pratique-

ment les

symboles

C sont éventuellement suivis des chiffres

(0,

1,

2, ...) indiquant

la valeur de N

(Exem-

ple : Al(0), A1(1), Al(2), etc...).

(1) Ce formalisme est valable aussi bien pour la bande fon- damentale triplement dégénérée v3, que pour la bande fonda- mentale triplement dégénérée V4- Par conséquent, l’exposé fait ici dans le cas de v3 est applicable aussi à v4 dans la mesure

on néglige toute résonance.

(2) Il ne figure dans

hn

que des opérateurs de degré n + 2

en qSa, Psa et Pa, les opérateurs de degrés inférieurs étant reportés dans les termes hamiltoniens d’ordres inférieurs ; ceci a pour effet de modifier, d’une quantité petite en valeur relative les coefficients qui multiplient les opérateurs ; les notations sont par conséquent un peu différentes de celles de Amat, Nielsen et Goldsmith [5], [6], [7], [8].

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01971003208-9062700

(3)

Dans la

représentation

définie par les nombres

quantiques précédents,

la matrice hamiltonienne

[H*]

est factorisée en sous-matrices

correspondant

aux types de

symétrie Al, A2, E,

Flou F2. Les éléments matriciels

s’expriment,

en vertu du théorème de

Wigner

et

Eckart,

d’une part en fonction de coefficients de Clebsch-Gordan

adaptés

à la

symétrie tétraédrique,

d’autre part en fonction des éléments matriciels réduits

[41

des

opérateurs (9(o), l’) Al, 0(6),

et éventuellement des

symboles 6 j

et

9 j.

Compte

tenu de la très haute résolution

(3)

du

spectre utilisé

[3]

et de la

précision

des

pointés,

nous

avons effectué

l’analyse

au

quatrième

ordre

d’approxi- mation,

et nous avons fait intervenir tous les

éléments,

de

[h2], [h*l

et

[h*].

Pour cela nous avons calculé les éléments matriciels des

opérateurs (4 )

en r2 P4 et

P6 de

h*,

de

degré

tensoriel 4 et

6,

dans le cas R, N *

R’, N’,

pour l’état vibrationnel fondamen- tal et l’état vibrationnel

supérieur

une vibration

triplement dégénérée

est excitée une fois

(5).

Nous

avons, par

ailleurs,

écrit un programme permettant de calculer

systématiquement

tous les coefficients de Clebsch-Gordan

adaptés

à la

symétrie tétraédrique.

Les

règles

de sélection pour les transitions

permises

sont les suivantes :

Le

symbole "

caractérise l’état vibrationnel fonda- mental et le

symbole ’

l’état vibrationnel excité.

Notons que la

règle

R’ = R" n’est pas

rigoureuse :

on observe effectivement dans le spectre de la bande v3 de

12CH4 [2], [3]

des raies de faible intensité

raies

interdites

») correspondant

à

Dans les tableaux 1 et II nous résumons les contri- butions à

l’énergie

des différents termes de l’hamilto- nien pour le niveau vibrationnel inférieur v3 = 0 et le niveau vibrationnel

supérieur

V3 = 1. Les cons-

tantes affectées d’un indice

supérieur

0 sont relatives

au niveau de base.

TABLEAU 1

Etat

fondamental.

Contributions à

l’énergie

des

doffé-

rents termes de l’hamiltonien

développé

au

quatrième

ordre

d’approximation.

TABLEAU Il

Etat excité V3 = 1. Contributions à

l’énergie

des

différents

termes de l’hamiltonien

développé

au qua- trième ordre

d’approximation.

Nous donnons :

- dans la

première colonne,

les ordres de

grandeur

des termes de

l’hamiltonien ;

- dans la deuxième

colonne,

les

expressions

sym-

boliques

en r et P des

opérateurs ;

- dans les

troisième, quatrième

et dernière colon-

nes, les différents coefficients que l’on est amené à faire

figurer

dans le

développement (par

rapport à (3) Notons que pour l’analyse d’un spectre de résolution

moyenne et pour les petites valeurs de J (J 10), on peut négli-

ger en première approximation les éléments matriciels non

diagonaux en R de

[h2

et

[h*3]

ainsi que tous les éléments de

[h*4].

Il est alors possible d’utiliser une méthode de lissage [4].

(4) On désigne indiffértmment par «r», qsa (coordonnée normale) ou Psa (moment conjugué) ; P signifie soit Px, soit Py, soit P-,, composantes du moment angulaire total.

(5) Nous donnons en appendice les expressions de ces élé-

ments matriciels.

(4)

l’ensemble des nombres

quantiques précédemment définis)

des éléments matriciels des composantes

(B(O) 0(4) r)(6)

vAl, Al, Al*

On groupe

[4]

les termes de

[Ho*], [hi], [hi], [h3*] ]

et

[h4]

dont la

dépendance

par rapport aux nombres

quantiques R

et J est la même. On pose alors :

On obtient ainsi un

jeu

de 19 constantes

spectrales indépendantes : a-a°, P, f1° ; Jw ; ô,

ç,

y°,

y, e,

eo ;

/1, x ; (1, ï, YI,

gl, n (= nO), p (= pO), ç (= çO) ;

les 9 der-

nières constantes étant

respectivement identiques

à :

000

113, X3 ; U4, T4, Yl4,

4, n4 (= n4),

P4

( = P4), Ç4 (= Ç4).

II. Méthode de calcul utilisée et réalisation

pratique.

- La détermination des 19 constantes

spectrales

inter-

venant dans

l’analyse

rotationnelle de la

bande v3

de

12CH4

se ramène à la résolution d’un

problème

séculaire inverse nécessitant la connaissance de valeurs initiales

approchées

de ces

paramètres.

Les correc-

tions Ab à apporter à ces valeurs

initiales,

afin de les

parfaire,

sont calculées par une méthode itérative de moindres carrés avec amortissement

[9], [10].

Soient :

Ab : matrice des corrections à apporter aux valeurs

approchées

des

paramètres initiaux ;

AY : matrice des écarts entre les valeurs

expérimentales

des niveaux

d’énergie

et les valeurs de ces niveaux calculées à

l’aide de ces mêmes

paramètres initiaux ;

X : matrice des coefficients

numériques

des para- mètres

figurant

dans les

expressions

linéarisées des niveaux

d’énergie ; X :

matrice

transposée

de la matrice

X ;

1 : matrice

diagonale unité ;

y : amortissement

diagonal.

Le calcul a été réalisé à l’aide d’un programme écrit en

ALGOL,

assemblé et exécuté sur ordinateur CDC 3600. Il est

possible d’essayer

de rendre compte des

énergies

des niveaux de vibration-rotation en

faisant intervenir un nombre de

paramètres

inférieur

à 19

(pour

une

analyse

au troisième ordre

d’approxi-

mation on ne retiendrait que 12 de ces

paramètres) ;

on peut

assigner

tout au

long

du calcul une valeur

fixe à un ou

plusieurs paramètres. Lorsque

cette valeur

fixe est

zéro,

le

paramètre

est absent du calcul.

Le programme se compose de

plusieurs

sous-

programmes et d’un programme

principal.

Les sous-

programmes sont les suivants :

- le sous-programme WDG et les sous-programmes

WNDG, WNNP, WRRP, qui

calculent

respective-

ment les éléments

diagonaux

et non

diagonaux

de la

matrice

énergie

relative au niveau

excité ;

- les sous-programmes ERDG et ERNNP

qui

calculent

respectivement

les éléments

diagonaux

et

non

diagonaux

de la matrice

énergie

relative au niveau

de

base ;

- un sous-programme de

diagonalisation

de matrice

et un sous-programme de résolution de

système

linéaire.

Le programme

principal dirige

l’ensemble des

calculs ;

il

comprend

trois

parties :

- la

première partie

permet la construction auto-

matique

des matrices

énergies correspondant

d’une part au niveau

excité,

d’autre part au niveau de base.

Cette

étape

du calcul est considérablement accélérée par l’utilisation de données

symboliques (6), indépen-

dantes des valeurs initiales des

paramètres

et fournies

une fois pour toutes par un programme

indépendant

du programme

principal ;

- la seconde

partie

effectue la

diagonalisation

des

matrices

énergies

et retranche les

énergies

du niveau

de base de celles du niveau

supérieur

compte tenu des

règles

de

sélection ;

- la troisième

partie

calcule les corrections

qui

doivent être

apportées

au

jeu

initial de constantes, par la méthode itérative de moindres carrés avec

amortissement dont il vient d’être

question.

III. Résultats et discussion. - Nous avons

utilisé,

pour effectuer

l’analyse rotationnelle,

au

quatrième

ordre

d’approximation,

de la bande fondamentale

triplement dégénérée

V3 de

12CH4,

les nombres d’ondes de 141 transitions

correspondant

à des raies situées dans la

région

de 2 884 à 3 141 cm -1

[3].

Nous avons identifié au total 230 transitions

(’),

(6) Chaque élément (i, j) de la matrice énergie factorisée est

une combinaison linéaire des paramètres, tk, intervenant dans le

calcul ; soit :

Cet élément est codé par :

- la valeur, i, de l’indice de ligne, - la valeur, j, de l’indice de colonne,

- les valeurs, k i, k2,... des indices numérotant les para- mètres et les valeurs,

aij’, aii ...

des coefficients multipliant

ces paramètres.

(7) Les raies non identifiées (en dehors des raies de H20)

sont :

- soit des « raies interdites » des branches P, Q, R,

- soit des raies peu intenses correspondant à des bandes de 12CH4 situées dans la même région que la bande v3

(V2 + V4, 2 V2) ,

- soit des raies de la bande v3 de 13CH4.

(5)

mais nous n’avons volontairement retenu dans le calcul que 141 d’entre elles

parmi lesquelles :

- 108 donnent lieu à des raies isolées dont la

précision

de

pointé

est de ±

10-3 cm-’,

- 30 donnent lieu à des raies non

complètement séparées

sur le spectre mais dont les maximums sont

bien

dégagés,

- 3 donnent lieu à des raies peu intenses par rap-

port

au bruit. Les transitions intervenant dans le calcul se

répartissent

de la manière suivante : 71 dans la branche

P,

46 dans la branche

Q

et 24 dans la bran- che R. Cette

répartition

est liée à la nature

physique

du

spectre ;

en

effet,

les raies

apparaissant

dans la

branche P sont nettement mieux

séparées

que celles

qui apparaissent

dans la branche

Q

et surtout dans la branche R.

Nous avons commencé par faire un calcul

complet

au

quatrième

ordre

d’approximation

en introduisant l’ensemble des 19 constantes

spectrales qui

doivent

théoriquement

intervenir à cet ordre. L’accord entre les valeurs

expérimentales

et les valeurs calculées des nombres d’ondes des transitions était

généralement

très bon. Nous nous sommes ensuite attachés à

pré-

ciser

quelles

étaient les influences

respectives

de

chacune de ces 19 constantes sur la

qualité

de l’accord obtenu entre le spectre observé et le spectre calculé lors du calcul

complet

au

quatrième

ordre

d’approxi-

mation.

Pour cela nous avons utilisé la théorie des inter- valles de confiance

[ 11 ].

Comme on le

sait,

cette théorie

n’est

rigoureusement applicable

que dans le cas où les observations sont des fonctions linéaires des para- mètres que l’on cherche à déterminer. Dans le cas

particulier qui

nous

intéresse,

les valeurs calculées des nombres d’ondes des

transitions,

obtenus au terme d’un processus de

diagonalisation,

ne satisfont pas à

ce critère. Par

conséquent,

les valeurs des intervalles de confiance associés à chacun des

paramètres qui

interviennent dans le calcul ne fournissent

qu’une

estimation

grossière

des limites des

précisions

avec

lesquelles

ces

paramètres

sont déterminés. L’intérêt de l’extension du cas linéaire au cas non linéaire est de

permettre

d’orienter très

rapidement

le choix de la ou

des constantes

susceptibles

d’être éliminées du cal- cul

(leurs

valeurs sont

automatiquement

et tout au

long

du processus itératif fixées à

zéro). Toutefois,

et compte tenu de

l’imprécision

éventuelle de ces indica- tions nous avons retenu toute constante entraînant

une diminution

importante

de la norme et une amélio-

ration très sensible de l’accord

général

entre le spectre

expérimental

et le spectre calculé.

Nous avons ainsi pu déterminer que 4 constantes étaient non

significativement

différentes de

zéro,

compte tenu de

l’échantillonnage

de nos valeurs

expérimentales.

Ce sont

ç,

p,

y, t

en les

plaçant

par ordre

d’importance

croissante.

Remarquons qu’il

n’est

pas exclu que ces constantes se révèlent être nécessaires à

l’analyse

d’un spectre de résolution

comparable (ou

supérieure)

à celui traité ici et

correspondant

à des

valeurs de J

supérieures

à 13.

Ces calculs ont été effectués en partant d’un

jeu

initial de 6 constantes

(a-a°, p, À, Po, yo, eo)

déterminées

grossièrement.

Nous donnons dans la deuxième colonne du tableau III les

valeurs,

en

cm-1,

des cons-

tantes

auxquelles

nous sommes parvenus au terme

TABLEAU III

Valeurs,

en

cm-’,

des 19 constantes

spectrales

inter-

venant dans

l’analyse

rotationnelle de V3 de

12CH4

(a)

Intervalle de confiance à 99

%.

(b)

Valeur fixée à zéro.

du processus itératif. Nous avons

comparé

nos résul-

tats avec ceux obtenus par Herranz et Stoicheff

[12]

dans leur

analyse

du

spectre

Raman de la

bande v3

de

l2CH4.

Les

première

et deuxième colonnes du tableau IV établissent une

correspondance

entre les

constantes

(définies

par

Moret-Bailly)

utilisées dans le

présent

article et celles utilisées par

Herranz ;

trans- crites dans nos

notations,

les valeurs des constantes

spectrales

déterminées par Herranz et Stoicheff

figu-

rent dans la troisième colonne. On peut voir que l’accord entre nos résultats et ceux de Herranz est

généralement

bon. Nous avons

également comparé

notre valeur de BO avec celle obtenue par Ozier dans

son étude de structures

hyperfines

nucléaires

[13].

Transcrite dans nos notations cette valeur est de :

(- 1,44

x

10-6

±

1,3

x

10-’) cm-’.

Nous voyons que là aussi il y a bon accord.

(6)

TABLEAU IV

Dans le tableau V on trouvera une

comparaison

entre les résultats

expérimentaux

et les résultats théo-

riques

de

l’analyse

rotationnelle de la bande v3 de

l2CH4

de 2 884 à 3141 cm-’.

Sur la

figure

1 nous

présentons

une

reproduction

de la totalité de la branche

Q

avec son

interprétation jusque

J = 13. Une très bonne confirmation de nos

résultats a été récemment fournie par un spectre par- tiel de la branche

Q de 12CH4,

traité par une méthode

FIG. la. - Branche Q. Comparaison entre la théorie et l’expé- rience. * Raie de H20.

FiG. 1 b. - Branche Q. Comparaison entre la théorie et l’expé-

rience (suite). * Raie de H20 a Raie de H20 recouvrant une

raie de 12CH4.

Fio. 1 c. - Branche Q. Comparaison entre la théorie et l’expé-

rience (suite). * Raie de H20.

de déconvolution

[14].

La

figure

2 montre l’excellent accord existant entre le spectre

expérimental

déconvo-

lué et le spectre

théorique

que nous avons calculé.

Nous avons

indiqué

par une flèche deux

régions

cet accord se manifeste de

façon remarquable.

Les résultats que nous venons de

présenter

condui-

sent à un accord

généralement

très bon entre les

valeurs

expérimentales

et les valeurs calculées des nombres d’ondes des transitions. Notons que

81 %

des transitions

participant

au calcul sont

reproduites

avec une erreur inférieure à 10-2

cm-1,

et

61 %

avec une erreur inférieure à 5 x 10-3

cm -1 ;

aucune

de ces transitions n’est calculée avec une erreur

supé-

rieure à 5 x

10-2 cm-’. Remarquons qu’à partir

de J = 10 les

positions

calculées de certaines raies

de la branche R sont anormalement

mauvaises ;

nous considérons alors leur identification comme

incertaine. Cette

divergence

peut être due à une réso-

nance de Coriolis du second ordre entre les sous-

niveaux rotationnels du niveau V3 = 1 et ceux d’un niveau vibrationnel voisin. Cette résonance de Corio- lis

pourrait également expliquer

la valeur anormale-

ment

grande

de la différence

y-y°.

(7)

TABLEAU V

Analyse

rotationnelle de la bande V3 de

12CH4

de 2 884 à 3141

cm-1.

Comparaison

entre la théorie et

l’expérience

(8)

TABLEAU V

(suite)

(9)

TABLEAU V

(suite)

« Raie Nô » : valeur de l’indice de numérotation de

chaque

raie

permettant

de comparer les résultats donnés avec le spectre utilisé

(voir

Tableau I de la référence

[3]).

«jE’

(obs.) » :

valeurs

expérimentales,

en

cm - 1

des nombres d’ondes dans le vide des transitions obser- vées. Les valeurs

indiquées

entre

parenthèses correspondent

à des raies

qui

ne sont pas attribuées de

façon

certaine.

« Attribution » : attribution de chacune des raies.

L’exposant

« c » est relatif à une raie de faible inten- sité dont le nombre d’ondes n’a pas été mesuré.

« W » :

poids statistique adopté

pour

chaque

observation.

« d » :

différence, exprimée

en 10-3

cm-1,

entre les valeurs

expérimentales

et les valeurs calculées des

nombres d’ondes des transitions. Ces différences ne sont pas données dans le cas où les attributions ne

sont pas absolument certaines.

FIG. 2a. - Comparaison entre le spectre déconvolué de la référence [14] et nos résultats théoriques. A : spectre observé.

B : spectre déconvolué. C : spectre théorique.

FIG. 2b. - Comparaison entre le spectre déconvolué de la référence [14] et nos résultats théoriques (suite). A : spectre observé. B : spectre déconvolué. C : spectre théorique.

(10)

Appendice.

- Nous donnons ici

l’expression

des

éléments de la matrice hamiltonienne deux fois trans- formé

[H*],

d’une molécule

toupie sphérique

de

type

XY4, premièrement lorsque

la vibration

triple-

ment

dégénérée

V3 est excitée une fois : V3 = 1

(les

autres vs étant

nuls)

et deuxièmement

lorsqu’aucune

vibration n’est excitée

(état fondamental) (8).

Chaque

élément

Hij

de

[H*]

peut

s’exprimer

linéai-

rement en fonction de

paramètres tk

sous la forme

(9) :

Dans l’état fondamental V3 =

13

=

0 ;

dans l’état vibrationnel excité V3

=l3

=

1 ;

tk :

paramètres

dont

l’expression

est donnée dans

le tableau

VI ;

a; :

coefficient des

paramètres

tk.

Pour calculer les

at,

nous avons utilisé les formules

algébriques (10)

données dans la référence

[4]

en tenant compte des corrections

figurant

dans la référence

[16].

L’expression

de ces coefficients est donnée dans le tableau VII où nous posons, pour

simplifier

l’écri-

ture

(11):

Dans cette

relation,

l’indice n est

égal

à 4 ou 6 et le

symbole

F

désigne

les coefficients de Clebsch-Gordan

adaptés

à la

symétrie tétraédrique

définis par Moret-

Bailly.

Nous avons calculé à nouveau ces

coefficients,

dont les valeurs

numériques (12)

à l’exclusion de celles

correspondant

au cas où n = 6 et N i=

N’,

avaient été

déjà

données par

Moret-Bailly [17].

TABLEAU VI Paramètres intervenant dans

l’expression

des éléments matriciels

de

l’opérateur [H*]

Remerciements. - Les auteurs souhaitent remer-

cier Monsieur le Professeur G. Amat pour l’intérêt

qu’il

a bien voulu porter à cette étude.

Leurs remerciements vont

également

à Mon-

sieur A. Chedin pour l’aide constante

qu’il

leur a

apportée

dans la réalisation des calculs sur ordinateur ainsi

qu’à

Monsieur G.

Poussigue

pour les discussions fructueuses dont il les a fait bénéficier.

(8) Voir note 1.

(9) Voir note 6.

(10) Parmi les symboles 9 j intervenant dans le calcul des

aii

et dont l’expression est donnée dans le tableau III de la réfé-

rence [4] signalons deux inexactitudes relatives aux deux sym- boles suivants :

et

En effet, d’après Hilico [15], l’expression en fonction de j du premier symbole 9 j doit être affectée du signe + (et non

pas du signe -) ; celle du deuxième symbole, en revanche, doit comporter le signe - (et non pas le signe +).

(11) Les sous-matrices hamiltoniennes calculées par Moret-

Bailly comportent des éléments non diagonaux complexes. Afin de simplifier les calculs sur ordinateur nous avons appliqué

à ces sous-matrices une similitude qui présente l’avantage de les rendre réelles, tout en conservant leurs valeurs propres. Nous

avons choisi pour cela une transformation telle que les fonctions de base Vf(J, M, v, 1, R, C, N) utilisées par Moret-Bailly soient

liées aux nouvelles fonctions O(J, M, v, 1, R, C, N) par la relation suivante

C’est dans le nouveau système des fonctions P que nous repré-

sentons la matrice hamiltonienne par l’intermédiaire des coefh- cients

ak.

Les symboles F sont alors remplacés par les symboles

f

(12) Les coefficients

F( 6RR)

donnés dans le tableau II de

la référence [17] doivent être systématiquement changés de signe.

(11)

u

b..

u e

w 2

Z-

11,

ls

I ...q ci

> .54, trr

u a

A AL

T

é

El

1 I I

In u é w

v

w

a

W

(12)

H

£o s

te

U

op de

ls iee ci

tri

a

ts

S

ÀÉ

ém

44

n e

am

fo

ta3.

(13)

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Références

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