HAL Id: jpa-00207119
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Analyse rotationnelle de la bande ν 3 de 12CH 4 de 2 884 a 3 141 cm-1
N. Husson, M. Dang Nhu
To cite this version:
N. Husson, M. Dang Nhu. Analyse rotationnelle de la bande
ν3 de 12CH 4 de 2 884 a 3 141 cm-1. Journal de Physique, 1971, 32 (8-9), pp.627-638. �10.1051/jphys:01971003208-9062700�. �jpa-
00207119�
ANALYSE ROTATIONNELLE DE LA BANDE 03BD3 DE 12CH4
DE 2 884 A 3 141 cm-1
par N. HUSSON et M. DANG NHU
Laboratoire de
Spectroscopie
Moléculaire de la Faculté des Sciences de Paris Laboratoire Associé au C. N. R. S.(Reçu
le27 février 1971)
Résumé. 2014 On utilise une méthode itérative de moindres carrés avec amortissement pour effectuer l’analyse rotationnelle, au quatrième ordre d’approximation, de la bande triplement dégénérée 03BD3 de 12CH4, grâce à un spectre à très haute résolution enregistré récemment dans notre
laboratoire. Dans la région de 2 884 à 3 141 cm-1 on identifie 230 raies de vibration-rotation
(de P 13 à R 12). On détermine les valeurs de 15 constantes spectrales telles que 81 % des 141 tran-
sitions participant au calcul soient reproduites avec une erreur inférieure à 10-2 cm-1, et 61 %
avec une erreur inférieure à 5 10-3 cm-1.
Abstract. 2014 The threefold degenerate absorption band 03BD3 of 12CH4, recently recorded at high resolution in our laboratory, has been analysed up to fourth order of approximation by least
squares techniques. 230 lines have been identified in a region between 2 884 to 3 141 cm-1 (from P 13
to R 12). The 15 spectroscopic constants involved in this analysis have been determined by consi- dering about 141 lines, 81 % of which are reproduced to better than 10-2 cm-1, and 61 % to better than 5 x 10- 3 cm-1.
Classification Physics Abstracts :
13.30
Introduction. - En
1960,
Hecht[1]
aeffectué,
au troisième ordre
d’approximation, l’analyse
rota-tionnelle de la bande fondamentale
triplement dégé-
nérée V3 de
12CH4 enregistrée
parPlyler,
Tidwellet Blaine
[2].
Nous avonsrepris
cetteanalyse
auquatrième
ordred’approximation grâce
à un spectre à très haute résolutionenregistré
récemment dans notre laboratoire[3].
Nous avons utilisé le forma- lisme tensorieldéveloppé
parMoret-Bailly [4]
enintroduisant toutefois toutes les contributions à l’éner-
gie provenant
desopérateurs
d’ordre élevé de l’hamil- tonien.D’un
point
de vuepratique
cetteanalyse
a étémenée à bien
grâce
à l’utilisation d’une méthode de moindres carrésadaptée
au calcul sur ordinateur.I.
Rappels
sur le formalisme utilisé[4]
pour l’étude d’une bande[fondamentale triplement dégénérée (1).
-L’hamiltonien de vibration-rotation deux fois trans- formé
(2) [5], [6], [7], [8] :
d’une molécule
« toupie sphérique »
de typeXY4
peut êtreécrit,
dans le casqui
nousintéresse,
sousforme tensorielle comme une somme de composantes covariantes :
respectivement
dedegré
tensoriel0, 4,
et6 ;
ces compo- santes sont invariantes dans le groupe de recouvre- ment de la molécule(Td).
Dans l’état vibrationnel fondamental etdans
l’état où une vibrationtriple-
ment
dégénérée
est une foisexcitée,
les niveauxd’énergie
de vibration-rotation sont caractérisés par les nombresquantiques
vibrationnels v,1,
m et les nom- bresquantiques rotationnels J, K,
M.Cependant K
et m ne sont
plus
de bons nombresquantiques
dès que l’on tient compte deh* ;
ils sontremplacés [4]
par un autrejeu
de nombre et indicesquantiques :
R,C,
N.Le nombre
quantique
R est relatif à lalongueur
dumoment
angulaire
de rotation pure. Dans l’état vibrationnel fondamental(tous les Vs
étantnuls)
ona R = J ; dans l’état vibrationnel
supérieur
V3 = 1(les
autres vs étantnuls), R = J - 1, J ou J + 1.
L’indice
quantique
Cdésigne
l’une desreprésentations
irréductibles
AI, A2, E,
Flou F2 du groupeTd.
L’indice N
permet
dedistinguer
des niveaux corres-pondant
aux mêmes valeursde v, l, J,
R,C ; pratique-
ment les
symboles
C sont éventuellement suivis des chiffres(0,
1,2, ...) indiquant
la valeur de N(Exem-
ple : Al(0), A1(1), Al(2), etc...).
(1) Ce formalisme est valable aussi bien pour la bande fon- damentale triplement dégénérée v3, que pour la bande fonda- mentale triplement dégénérée V4- Par conséquent, l’exposé fait ici dans le cas de v3 est applicable aussi à v4 dans la mesure où
on néglige toute résonance.
(2) Il ne figure dans
hn
que des opérateurs de degré n + 2en qSa, Psa et Pa, les opérateurs de degrés inférieurs étant reportés dans les termes hamiltoniens d’ordres inférieurs ; ceci a pour effet de modifier, d’une quantité petite en valeur relative les coefficients qui multiplient les opérateurs ; les notations sont par conséquent un peu différentes de celles de Amat, Nielsen et Goldsmith [5], [6], [7], [8].
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01971003208-9062700
Dans la
représentation
définie par les nombresquantiques précédents,
la matrice hamiltonienne[H*]
est factorisée en sous-matrices
correspondant
aux types desymétrie Al, A2, E,
Flou F2. Les éléments matricielss’expriment,
en vertu du théorème deWigner
et
Eckart,
d’une part en fonction de coefficients de Clebsch-Gordanadaptés
à lasymétrie tétraédrique,
d’autre part en fonction des éléments matriciels réduits
[41
desopérateurs (9(o), l’) Al, 0(6),
et éventuellement dessymboles 6 j
et9 j.
Compte
tenu de la très haute résolution(3)
duspectre utilisé
[3]
et de laprécision
despointés,
nousavons effectué
l’analyse
auquatrième
ordred’approxi- mation,
et nous avons fait intervenir tous leséléments,
de
[h2], [h*l
et[h*].
Pour cela nous avons calculé les éléments matriciels desopérateurs (4 )
en r2 P4 etP6 de
h*,
dedegré
tensoriel 4 et6,
dans le cas où R, N *R’, N’,
pour l’état vibrationnel fondamen- tal et l’état vibrationnelsupérieur
où une vibrationtriplement dégénérée
est excitée une fois(5).
Nousavons, par
ailleurs,
écrit un programme permettant de calculersystématiquement
tous les coefficients de Clebsch-Gordanadaptés
à lasymétrie tétraédrique.
Les
règles
de sélection pour les transitionspermises
sont les suivantes :
Le
symbole "
caractérise l’état vibrationnel fonda- mental et lesymbole ’
l’état vibrationnel excité.Notons que la
règle
R’ = R" n’est pasrigoureuse :
on observe effectivement dans le spectre de la bande v3 de
12CH4 [2], [3]
des raies de faible intensité(«
raiesinterdites
») correspondant
àDans les tableaux 1 et II nous résumons les contri- butions à
l’énergie
des différents termes de l’hamilto- nien pour le niveau vibrationnel inférieur v3 = 0 et le niveau vibrationnelsupérieur
V3 = 1. Les cons-tantes affectées d’un indice
supérieur
0 sont relativesau niveau de base.
TABLEAU 1
Etat
fondamental.
Contributions àl’énergie
desdoffé-
rents termes de l’hamiltonien
développé
auquatrième
ordre
d’approximation.
TABLEAU Il
Etat excité V3 = 1. Contributions à
l’énergie
desdifférents
termes de l’hamiltoniendéveloppé
au qua- trième ordred’approximation.
Nous donnons :
- dans la
première colonne,
les ordres degrandeur
des termes de
l’hamiltonien ;
- dans la deuxième
colonne,
lesexpressions
sym-boliques
en r et P desopérateurs ;
- dans les
troisième, quatrième
et dernière colon-nes, les différents coefficients que l’on est amené à faire
figurer
dans ledéveloppement (par
rapport à (3) Notons que pour l’analyse d’un spectre de résolutionmoyenne et pour les petites valeurs de J (J 10), on peut négli-
ger en première approximation les éléments matriciels non
diagonaux en R de
[h2
et[h*3]
ainsi que tous les éléments de[h*4].
Il est alors possible d’utiliser une méthode de lissage [4].(4) On désigne indiffértmment par «r», qsa (coordonnée normale) ou Psa (moment conjugué) ; P signifie soit Px, soit Py, soit P-,, composantes du moment angulaire total.
(5) Nous donnons en appendice les expressions de ces élé-
ments matriciels.
l’ensemble des nombres
quantiques précédemment définis)
des éléments matriciels des composantes(B(O) 0(4) r)(6)
vAl, Al, Al*
On groupe
[4]
les termes de[Ho*], [hi], [hi], [h3*] ]
et
[h4]
dont ladépendance
par rapport aux nombresquantiques R
et J est la même. On pose alors :On obtient ainsi un
jeu
de 19 constantesspectrales indépendantes : a-a°, P, f1° ; Jw ; ô,
ç,y°,
y, e,eo ;
/1, x ; (1, ï, YI,
gl, n (= nO), p (= pO), ç (= çO) ;
les 9 der-nières constantes étant
respectivement identiques
à :000
113, X3 ; U4, T4, Yl4,
4, n4 (= n4),
P4( = P4), Ç4 (= Ç4).
II. Méthode de calcul utilisée et réalisation
pratique.
- La détermination des 19 constantes
spectrales
inter-venant dans
l’analyse
rotationnelle de labande v3
de
12CH4
se ramène à la résolution d’unproblème
séculaire inverse nécessitant la connaissance de valeurs initiales
approchées
de cesparamètres.
Les correc-tions Ab à apporter à ces valeurs
initiales,
afin de lesparfaire,
sont calculées par une méthode itérative de moindres carrés avec amortissement[9], [10].
Soient :
Ab : matrice des corrections à apporter aux valeurs
approchées
desparamètres initiaux ;
AY : matrice des écarts entre les valeursexpérimentales
des niveauxd’énergie
et les valeurs de ces niveaux calculées àl’aide de ces mêmes
paramètres initiaux ;
X : matrice des coefficients
numériques
des para- mètresfigurant
dans lesexpressions
linéarisées des niveauxd’énergie ; X :
matricetransposée
de la matriceX ;
1 : matricediagonale unité ;
y : amortissementdiagonal.
Le calcul a été réalisé à l’aide d’un programme écrit en
ALGOL,
assemblé et exécuté sur ordinateur CDC 3600. Il estpossible d’essayer
de rendre compte desénergies
des niveaux de vibration-rotation enfaisant intervenir un nombre de
paramètres
inférieurà 19
(pour
uneanalyse
au troisième ordred’approxi-
mation on ne retiendrait que 12 de ces
paramètres) ;
on peut
assigner
tout aulong
du calcul une valeurfixe à un ou
plusieurs paramètres. Lorsque
cette valeurfixe est
zéro,
leparamètre
est absent du calcul.Le programme se compose de
plusieurs
sous-programmes et d’un programme
principal.
Les sous-programmes sont les suivants :
- le sous-programme WDG et les sous-programmes
WNDG, WNNP, WRRP, qui
calculentrespective-
ment les éléments
diagonaux
et nondiagonaux
de lamatrice
énergie
relative au niveauexcité ;
- les sous-programmes ERDG et ERNNP
qui
calculent
respectivement
les élémentsdiagonaux
etnon
diagonaux
de la matriceénergie
relative au niveaude
base ;
- un sous-programme de
diagonalisation
de matriceet un sous-programme de résolution de
système
linéaire.
Le programme
principal dirige
l’ensemble descalculs ;
ilcomprend
troisparties :
- la
première partie
permet la construction auto-matique
des matricesénergies correspondant
d’une part au niveauexcité,
d’autre part au niveau de base.Cette
étape
du calcul est considérablement accélérée par l’utilisation de donnéessymboliques (6), indépen-
dantes des valeurs initiales des
paramètres
et fourniesune fois pour toutes par un programme
indépendant
du programme
principal ;
- la seconde
partie
effectue ladiagonalisation
desmatrices
énergies
et retranche lesénergies
du niveaude base de celles du niveau
supérieur
compte tenu desrègles
desélection ;
- la troisième
partie
calcule les correctionsqui
doivent être
apportées
aujeu
initial de constantes, par la méthode itérative de moindres carrés avecamortissement dont il vient d’être
question.
III. Résultats et discussion. - Nous avons
utilisé,
pour effectuer
l’analyse rotationnelle,
auquatrième
ordre
d’approximation,
de la bande fondamentaletriplement dégénérée
V3 de12CH4,
les nombres d’ondes de 141 transitionscorrespondant
à des raies situées dans larégion
de 2 884 à 3 141 cm -1[3].
Nous avons identifié au total 230 transitions
(’),
(6) Chaque élément (i, j) de la matrice énergie factorisée est
une combinaison linéaire des paramètres, tk, intervenant dans le
calcul ; soit :
Cet élément est codé par :
- la valeur, i, de l’indice de ligne, - la valeur, j, de l’indice de colonne,
- les valeurs, k i, k2,... des indices numérotant les para- mètres et les valeurs,
aij’, aii ...
des coefficients multipliantces paramètres.
(7) Les raies non identifiées (en dehors des raies de H20)
sont :
- soit des « raies interdites » des branches P, Q, R,
- soit des raies peu intenses correspondant à des bandes de 12CH4 situées dans la même région que la bande v3
(V2 + V4, 2 V2) ,
- soit des raies de la bande v3 de 13CH4.
mais nous n’avons volontairement retenu dans le calcul que 141 d’entre elles
parmi lesquelles :
- 108 donnent lieu à des raies isolées dont la
précision
depointé
est de ±10-3 cm-’,
- 30 donnent lieu à des raies non
complètement séparées
sur le spectre mais dont les maximums sontbien
dégagés,
- 3 donnent lieu à des raies peu intenses par rap-
port
au bruit. Les transitions intervenant dans le calcul serépartissent
de la manière suivante : 71 dans la brancheP,
46 dans la brancheQ
et 24 dans la bran- che R. Cetterépartition
est liée à la naturephysique
du
spectre ;
eneffet,
les raiesapparaissant
dans labranche P sont nettement mieux
séparées
que cellesqui apparaissent
dans la brancheQ
et surtout dans la branche R.Nous avons commencé par faire un calcul
complet
au
quatrième
ordred’approximation
en introduisant l’ensemble des 19 constantesspectrales qui
doiventthéoriquement
intervenir à cet ordre. L’accord entre les valeursexpérimentales
et les valeurs calculées des nombres d’ondes des transitions étaitgénéralement
très bon. Nous nous sommes ensuite attachés à
pré-
ciser
quelles
étaient les influencesrespectives
dechacune de ces 19 constantes sur la
qualité
de l’accord obtenu entre le spectre observé et le spectre calculé lors du calculcomplet
auquatrième
ordred’approxi-
mation.
Pour cela nous avons utilisé la théorie des inter- valles de confiance
[ 11 ].
Comme on lesait,
cette théorien’est
rigoureusement applicable
que dans le cas où les observations sont des fonctions linéaires des para- mètres que l’on cherche à déterminer. Dans le casparticulier qui
nousintéresse,
les valeurs calculées des nombres d’ondes destransitions,
obtenus au terme d’un processus dediagonalisation,
ne satisfont pas àce critère. Par
conséquent,
les valeurs des intervalles de confiance associés à chacun desparamètres qui
interviennent dans le calcul ne fournissent
qu’une
estimation
grossière
des limites desprécisions
aveclesquelles
cesparamètres
sont déterminés. L’intérêt de l’extension du cas linéaire au cas non linéaire est depermettre
d’orienter trèsrapidement
le choix de la oudes constantes
susceptibles
d’être éliminées du cal- cul(leurs
valeurs sontautomatiquement
et tout aulong
du processus itératif fixées àzéro). Toutefois,
et compte tenu del’imprécision
éventuelle de ces indica- tions nous avons retenu toute constante entraînantune diminution
importante
de la norme et une amélio-ration très sensible de l’accord
général
entre le spectreexpérimental
et le spectre calculé.Nous avons ainsi pu déterminer que 4 constantes étaient non
significativement
différentes dezéro,
compte tenu del’échantillonnage
de nos valeursexpérimentales.
Ce sontç,
p,y, t
en lesplaçant
par ordred’importance
croissante.Remarquons qu’il
n’estpas exclu que ces constantes se révèlent être nécessaires à
l’analyse
d’un spectre de résolutioncomparable (ou
supérieure)
à celui traité ici etcorrespondant
à desvaleurs de J
supérieures
à 13.Ces calculs ont été effectués en partant d’un
jeu
initial de 6 constantes
(a-a°, p, À, Po, yo, eo)
déterminéesgrossièrement.
Nous donnons dans la deuxième colonne du tableau III lesvaleurs,
encm-1,
des cons-tantes
auxquelles
nous sommes parvenus au termeTABLEAU III
Valeurs,
encm-’,
des 19 constantesspectrales
inter-venant dans
l’analyse
rotationnelle de V3 de12CH4
(a)
Intervalle de confiance à 99%.
(b)
Valeur fixée à zéro.du processus itératif. Nous avons
comparé
nos résul-tats avec ceux obtenus par Herranz et Stoicheff
[12]
dans leur
analyse
duspectre
Raman de labande v3
de
l2CH4.
Lespremière
et deuxième colonnes du tableau IV établissent unecorrespondance
entre lesconstantes
(définies
parMoret-Bailly)
utilisées dans leprésent
article et celles utilisées parHerranz ;
trans- crites dans nosnotations,
les valeurs des constantesspectrales
déterminées par Herranz et Stoichefffigu-
rent dans la troisième colonne. On peut voir que l’accord entre nos résultats et ceux de Herranz est
généralement
bon. Nous avonségalement comparé
notre valeur de BO avec celle obtenue par Ozier dans
son étude de structures
hyperfines
nucléaires[13].
Transcrite dans nos notations cette valeur est de :
(- 1,44
x10-6
±1,3
x10-’) cm-’.
Nous voyons que là aussi il y a bon accord.TABLEAU IV
Dans le tableau V on trouvera une
comparaison
entre les résultats
expérimentaux
et les résultats théo-riques
del’analyse
rotationnelle de la bande v3 del2CH4
de 2 884 à 3141 cm-’.Sur la
figure
1 nousprésentons
unereproduction
de la totalité de la branche
Q
avec soninterprétation jusque
J = 13. Une très bonne confirmation de nosrésultats a été récemment fournie par un spectre par- tiel de la branche
Q de 12CH4,
traité par une méthodeFIG. la. - Branche Q. Comparaison entre la théorie et l’expé- rience. * Raie de H20.
FiG. 1 b. - Branche Q. Comparaison entre la théorie et l’expé-
rience (suite). * Raie de H20 a Raie de H20 recouvrant une
raie de 12CH4.
Fio. 1 c. - Branche Q. Comparaison entre la théorie et l’expé-
rience (suite). * Raie de H20.
de déconvolution
[14].
Lafigure
2 montre l’excellent accord existant entre le spectreexpérimental
déconvo-lué et le spectre
théorique
que nous avons calculé.Nous avons
indiqué
par une flèche deuxrégions
oùcet accord se manifeste de
façon remarquable.
Les résultats que nous venons de
présenter
condui-sent à un accord
généralement
très bon entre lesvaleurs
expérimentales
et les valeurs calculées des nombres d’ondes des transitions. Notons que81 %
des transitions
participant
au calcul sontreproduites
avec une erreur inférieure à 10-2
cm-1,
et61 %
avec une erreur inférieure à 5 x 10-3
cm -1 ;
aucunede ces transitions n’est calculée avec une erreur
supé-
rieure à 5 x
10-2 cm-’. Remarquons qu’à partir
de J = 10 les
positions
calculées de certaines raiesde la branche R sont anormalement
mauvaises ;
nous considérons alors leur identification comme
incertaine. Cette
divergence
peut être due à une réso-nance de Coriolis du second ordre entre les sous-
niveaux rotationnels du niveau V3 = 1 et ceux d’un niveau vibrationnel voisin. Cette résonance de Corio- lis
pourrait également expliquer
la valeur anormale-ment
grande
de la différencey-y°.
TABLEAU V
Analyse
rotationnelle de la bande V3 de12CH4
de 2 884 à 3141cm-1.
Comparaison
entre la théorie etl’expérience
TABLEAU V
(suite)
TABLEAU V
(suite)
« Raie Nô » : valeur de l’indice de numérotation de
chaque
raiepermettant
de comparer les résultats donnés avec le spectre utilisé(voir
Tableau I de la référence[3]).
«jE’
(obs.) » :
valeursexpérimentales,
encm - 1
des nombres d’ondes dans le vide des transitions obser- vées. Les valeursindiquées
entreparenthèses correspondent
à des raiesqui
ne sont pas attribuées defaçon
certaine.« Attribution » : attribution de chacune des raies.
L’exposant
« c » est relatif à une raie de faible inten- sité dont le nombre d’ondes n’a pas été mesuré.« W » :
poids statistique adopté
pourchaque
observation.« d » :
différence, exprimée
en 10-3cm-1,
entre les valeursexpérimentales
et les valeurs calculées desnombres d’ondes des transitions. Ces différences ne sont pas données dans le cas où les attributions ne
sont pas absolument certaines.
FIG. 2a. - Comparaison entre le spectre déconvolué de la référence [14] et nos résultats théoriques. A : spectre observé.
B : spectre déconvolué. C : spectre théorique.
FIG. 2b. - Comparaison entre le spectre déconvolué de la référence [14] et nos résultats théoriques (suite). A : spectre observé. B : spectre déconvolué. C : spectre théorique.
Appendice.
- Nous donnons icil’expression
deséléments de la matrice hamiltonienne deux fois trans- formé
[H*],
d’une moléculetoupie sphérique
detype
XY4, premièrement lorsque
la vibrationtriple-
ment
dégénérée
V3 est excitée une fois : V3 = 1(les
autres vs étant
nuls)
et deuxièmementlorsqu’aucune
vibration n’est excitée
(état fondamental) (8).
Chaque
élémentHij
de[H*]
peuts’exprimer
linéai-rement en fonction de
paramètres tk
sous la forme(9) :
Dans l’état fondamental V3 =
13
=0 ;
dans l’état vibrationnel excité V3
=l3
=1 ;
tk :
paramètres
dontl’expression
est donnée dansle tableau
VI ;
a; :
coefficient desparamètres
tk.Pour calculer les
at,
nous avons utilisé les formulesalgébriques (10)
données dans la référence[4]
en tenant compte des correctionsfigurant
dans la référence[16].
L’expression
de ces coefficients est donnée dans le tableau VII où nous posons, poursimplifier
l’écri-ture
(11):
Dans cette
relation,
l’indice n estégal
à 4 ou 6 et lesymbole
Fdésigne
les coefficients de Clebsch-Gordanadaptés
à lasymétrie tétraédrique
définis par Moret-Bailly.
Nous avons calculé à nouveau cescoefficients,
dont les valeursnumériques (12)
à l’exclusion de cellescorrespondant
au cas où n = 6 et N i=N’,
avaient étédéjà
données parMoret-Bailly [17].
TABLEAU VI Paramètres intervenant dans
l’expression
des éléments matricielsde
l’opérateur [H*]
Remerciements. - Les auteurs souhaitent remer-
cier Monsieur le Professeur G. Amat pour l’intérêt
qu’il
a bien voulu porter à cette étude.Leurs remerciements vont
également
à Mon-sieur A. Chedin pour l’aide constante
qu’il
leur aapportée
dans la réalisation des calculs sur ordinateur ainsiqu’à
Monsieur G.Poussigue
pour les discussions fructueuses dont il les a fait bénéficier.(8) Voir note 1.
(9) Voir note 6.
(10) Parmi les symboles 9 j intervenant dans le calcul des
aii
et dont l’expression est donnée dans le tableau III de la réfé-
rence [4] signalons deux inexactitudes relatives aux deux sym- boles suivants :
et
En effet, d’après Hilico [15], l’expression en fonction de j du premier symbole 9 j doit être affectée du signe + (et non
pas du signe -) ; celle du deuxième symbole, en revanche, doit comporter le signe - (et non pas le signe +).
(11) Les sous-matrices hamiltoniennes calculées par Moret-
Bailly comportent des éléments non diagonaux complexes. Afin de simplifier les calculs sur ordinateur nous avons appliqué
à ces sous-matrices une similitude qui présente l’avantage de les rendre réelles, tout en conservant leurs valeurs propres. Nous
avons choisi pour cela une transformation telle que les fonctions de base Vf(J, M, v, 1, R, C, N) utilisées par Moret-Bailly soient
liées aux nouvelles fonctions O(J, M, v, 1, R, C, N) par la relation suivante
C’est dans le nouveau système des fonctions P que nous repré-
sentons la matrice hamiltonienne par l’intermédiaire des coefh- cients
ak.
Les symboles F sont alors remplacés par les symbolesf
(12) Les coefficients
F( 6RR)
donnés dans le tableau II dela référence [17] doivent être systématiquement changés de signe.
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am
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