HAL Id: jpa-00207417
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Submitted on 1 Jan 1973
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Nouvelle interprétation de la bande ν s de 12CH 4, de 2 840 à 3 167 cm -1
B. Bobin, K. Fox
To cite this version:
B. Bobin, K. Fox. Nouvelle interprétation de la bande νs de 12CH 4, de 2 840 à 3 167 cm -1. Journal
de Physique, 1973, 34 (7), pp.571-582. �10.1051/jphys:01973003407057100�. �jpa-00207417�
NOUVELLE INTERPRÉTATION DE LA BANDE 03BDs
DE 12CH4, DE 2 840 A 3 167 cm -1 (*)
B. BOBIN
Laboratoire
deSpectronomie
MoléculaireFaculté des
Sciences, 6,
boulevardGabriel,
21000Dijon,
Franceet K. FOX
Department
ofPhysics
andAstronomy,
The
University
ofTennessee, Knoxville,
Tennessee37916,
USA(Reçu
le 24 novembre1972)
Résumé. 2014 Nous donnons une nouvelle
analyse
de la bande 03BD3 duméthane,
incluant 361raies, jusqu’à
J = 16. Les 19paramètres
spectraux sont déterminés par une méthodegraphique,
à par-tir des raies
correspondant
à J = 1 à 12. Nousreproduisons
le spectre, pour ces 211raies,
avec unécart
quadratique
moyen de0,021 8
cm-1, sansdégradation
trèsimportante
des résultats pour lesgrandes
valeurs de J. Nousextrapolons
ensuite le calcul du spectrethéorique, positions
et inten-sités
absolues,
pour les raiesjusqu’à
J = 16. Lacomparaison
avec le spectre dePlyler
et al. estsatisfaisante,
au moins pour les raies lesplus
intenses. Nos résultats sont constammentcomparés
aux deux études récemment
publiées
par Husson et DangNhu,
et par Barnes etal.,
ces deux ana-lyses
portant seulement sur les raiescorrespondant
à J ~ 12.Abstract. 2014 We present a new
analysis
of the v3 band ofmethane, including
361lines,
up to J = 16. The 19spectral
parameters are determinedby
agraphical method,
from the lines whichcorrespond
to J =1 to 12. Wereproduce
the spectrum, for these 211lines,
with a standard devia- tion of 0.021 8 cm -1, without any veryimportant degradation
of the results for thehigher
J values.Then we
extrapolate
thecomputation
of the theoretical spectrum(positions
and absolute intensi-ties)
for the lines up to J = 16. Thecomparison
with the spectrumby Plyler et
al. issatisfactory,
at least for the most intense lines. Our results are
continually compared
with the tworecently published
articlesby
Husson andDang Nhu,
andby
Barnes etal.,
bothanalyses including
thelines
corresponding
to J ~ 12only.
Classification Physics Abstracts
5.444
1. Introduction. - 1. 1 INTÉRÊT PHYSIQUE DE L’É-
TUDE. - Le méthane est un constituant
important
del’atmosphère
desplanètes
externesJupiter, Saturne,
Uranus et
Neptune [1].
Ses bandes de vibration- rotation ont étéobservées,
et des estimations d’abon- dance et detempérature
en ont été déduites[2].
Deplus,
la varianteisotopique 13CH4
a été détectée et une abondance relative12C/’ 3C -
110 ± 35 a étédéterminée à
partir
de l’observation de la bande3 v3
dans
l’atmosphère
deJupiter [3].
La
présence
de méthane dansl’atmosphère
terrestreest
importante
deplusieurs points
de vue. C’est d’or- dinaire un facteurgênant
dans l’étude desspectres
des sources extra-terrestres au moyen, parexemple,
de
télescopes. L’absorption
d’ondesélectromagnéti-
ques par le
CH4 peut également
avoir desconséquences
fâcheuses sur les
systèmes
de communication par laser.Non moins
important,
sansdoute,
est le rôlejoué
par le méthane comme
polluant
dansl’atmosphère
de la terre. Des
spectres
solaires à haute résolution[4]
montrent des raies de
CH4
bien résolues et relative- ment peumasquées
par des raiespossibles
deH20
et
CO2.
Des étudesthéoriques
d’intensités[5]
ontsuggéré
comment lecomportement
terrestre du méthanepouvait
être utilisé pour mesurer l’abon- dance de ce gaz, d’unefaçon
peu sensible aux varia- tions detempérature
del’atmosphère terrestre,
et aussi pourrepérer
cettetempérature.
En tout cas, il
apparaît
que l’étude desproblèmes
dans les
atmosphères planétaires,
aussi bien que dans levoisinage
des étoiles froides et dans le milieu inter-stellaire,
réclame de nouvelles étudesexpérimentales
(*) Supporté en partie par Air Force Cambridge Research Laboratories, sous contrat n° F 19628-72-C-0111.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01973003407057100
plus précises,
ainsi que des méthodesthéoriques plus
raffinées pour les bandes de vibration-rotation du méthane.
1.2 LA BANDE V3. - Parmi les
plus
intenses des bandes enquestion figurent
la fondamentale v3et ses
harmoniques
2 V3, 3 V3 et même 4 V3 et 5 v3.La
première,
V3, a faitl’objet
de deuxpublications récentes,
par Husson etDang
Nhu[6],
et par Barnes et al.[7].
Les méthodes utilisées pourl’interprétation étaient,
d’unepart,
celledéveloppée
par Moret-Bailly [8],
et d’autrepart
celle de Hecht[9],
étendue par Susskind[10].
Lesspectres
à haute résolutionayant
servi desupport
à ces études sont ceuxenregistrés respectivement
parHenry et
al.[11] ]
et par Barneset al.
[7].
L’attribution des raies était donnéejusqu’à
la valeur J = 12 du nombre
quantique
de momentangulaire
rotationnel.Notre but étant de
prolonger
cetteinterprétation
pour des valeurs de
J jusqu’à
16environ,
il s’est avéré inefficace d’utiliser les constantespubliées
par ces auteurs, pour les raisons suivantes :a)
Les résultats obtenus par Husson etDang
Nhu[6]
se
dégradent
très sensiblement àpartir
de J =10,
ce
qui
montre que leursparamètres
sont maladaptés
aux
grandes
valeurs de J.b)
La méthode utilisée par Barnes et al.[7]
faitintervenir des fonctions de base
qui
sont difficiles à calculer au-delà de J = 13 et la détermination des éléments matricielsappropriés
demande des efforts considérables.D’autre
part,
lacorrespondance
entre les constantesspectrales
utilisées par Barnes et al.[7]
et celles inter- venant chezMoret-Bailly [8]
n’est pas bien connue,ce
qui
interdit latransposition
de valeursnumériques
d’un cas à l’autre.
Dans ces
conditions,
nous avons été amenés à revoir entièrementl’interprétation
de la bande defaçon
à déterminer desparamètres
mieuxadaptés.
Pour cela nous avons choisi la méthode
graphique qui
découle de la théorie deMoret-Bailly [8].
Lesparamètres
furent calculés àpartir
des raies corres-pondant
àJ ,
12(seule région
concernée par lesspectres
à hauterésolution), puis
utilisés pour extra-poler
lespectre théorique jusqu’à
J = 16. Les résul- tats sontsatisfaisants ;
les raies lesplus
intensespeuvent
êtrerepérées
sur le seulspectre
étendu de v3 connu à l’heureactuelle,
celuipublié
parPlyler et
al.[12]
en
1960,
etqui
est de résolution assez moyenne.2. Méthode
d’interprétation.
- 2.1 NOMBRES D’ONDES DES TRANSITIONS PERMISES. - Nous ne rap-pellerons
pas la théoriedéveloppée
par Moret-Bailly [8]
pourl’interprétation
des fondamentalestriplement dégénérées
des moléculestétraédriques XY4,
et
qui
fait intervenir les tenseurssphériques adaptés
au groupe de recouvrement
Td.
Sachons seulement que dans ceformalisme,
l’hamiltonien de vibration-rota- tion étantdéveloppé
auquatrième
ordred’approxi- mation,
les contributionsdiagonales,
parrapport
au nombre
quantique
v3, desénergies
de transitions’écrivent,
pour les branchesP, Q
et Rrespective-
ment :
Nous avons
posé :
R est le nombre
quantique principal
défini par lecouplage
entre le moment de vibration13
et le momentangulaire
de rotation P :et
qui prend
les valeurs :pour J
donné, puisque 13
= 1.L’indice
quantique
preprésente
un ensemble de 3 indices : p =(C,
n,u)
où :a)
Csymbolise
l’une desreprésentations
irréduc-tibles du groupe
Td :
C =Ai, A2, E, F1 ou F2 ; b)
au identifie lescomposantes
desreprésenta-
tions
C ;
c) n
=0, 1, 2,
..., différence les étatsayant
mêmes valeurs deR,
C et u.Les 19
paramètres spectraux
m, n, p, ... sont des combinaisons linéaires des constantesspectrales
a,
a°, /3, f1°,
etc.,qui apparaissent
dans ledéveloppe-
ment de l’hamiltonien au
quatrième
ordre[8].
Cer-taines de ces constantes ont une
signification physique particulière,
à savoir :a)
oc estl’énergie
de vibration du niveauexcité, a°
celle de l’état debase ;
b) fllhc
=BV=3
est la constante d’inertie du niveauexcité, f1°/hc
=Bo
celle du niveau debase ;
c) À/hc
= -(B (3)()v=3’
où(3)(
est le coefficient decouplage
deCoriolis ;
d) - y/hc = Dv
est la constante de distorsioncentrifuge ;
e)
le coeflîcient x est relatif à la variation de(3)(
avecles nombres
quantiques rotationnels ;
f ) enfin, m = (a - ao + 2 Â + 6 ô)lhc
est le centrede la bande.
Les coefficients de Clebsch-Gordan
adaptés
à lasymétrie cubique, F (4RR)
etF( 6 R R)
sont tabulésdans la référence
[13].
Les nombres d’ondes
précis
des raies sont atteintspar un calcul
classique
deperturbations [8].
2.2 MÉTHODE PRATIQUE. - Nous utilisons la méthode
graphique exposée
parMoret-Bailly [8]
et
reprise
par Bobin[14].
Si nousnégligeons,
dans unpremier temps,
les termes facteurs deF (6RR)
dans leséq. (1)-(3),
celles-ci s’écriventplus simplement,
avecdes notations évidentes :
où nous avons
posé :
Ces
expressions (12)-(14)
sont linéaires en fonctionde
X(R, p),
d’où la méthodegraphique
pour l’attri- bution des raies d’une structure fine et la détermina- tion des aR,bR,
..., pour toutes les valeurs de R acces-sibles sur le
spectre.
Des combinaisons linéaires deces
quantités (voir [14]) permettent, après
un certainnombre
d’itérations,
de calculer 16paramètres
spec- traux, au moyendesquels
on pourra remonter auspectre théorique.
La
comparaison
de ce dernier avec lespectre
mesurépermet, enfin,
de déterminer lesparamètres z’,
z" etéventuellement
z"’,
la différence entre les nombres d’ondes calculé et mesuré pour une même raie étantproportionnelle
ausymbole FÂ, pp qui
luicorrespond.
3. Résultats
(1).
- Nous avonsutilisé,
pour la déter- mination desparamètres spectraux,
lespectre
décon- volué de Barnes et al.[7], lequel rapporte
seulement les raiescorrespondant
aux valeurs de J = 1 à 12.La méthode
graphique
s’est révélée extrêmement sûre et sensible. Les calculs deperturbations
n’ont étéeffectués
qu’au premier ordre,
les termes correctifsdu second ordre
ayant
été estiméstrop
faibles pour améliorer l’accord entre la théorie etl’expérience.
Afin d’illustrer
l’usage
de la méthodegraphique,
nous
présentons
deuxfigures caractéristiques.
Lafigure
1 montrel’interprétation
de la structure fineP 13 :
valeurs
expérimentales
et valeursdiagonales
cal-culées des nombres
d’ondes,
en fonction deX(13, p) = - F (4 13 13).
Lafigure
2représente
lavariation avec
R2
de l’une des combinaisons linéaires des aR et cR :LE JOURNAL DE PHYSIQUE. - T. 34, N° 7, JUILLET 1973
(1) Les résultats préliminaires de cette étude ont fait l’objet
d’une Communication au J. Chem. Phys. [19).
FIG. 1. - Interprétation de P13. Les croix (+) représentent les nombres d’ondes mesurés, les ronds (0) les valeurs obtenues après retrait des termes de perturbation. La droite, déterminée
par moindres carrés à partir de ces dernières valeurs, représente la variation linéaire des nombres d’ondes diagonaux en fonction
de X(13, p).
qui permet
dedéterminer,
par moindrescarrés,
lesparamètres g, k
etj.
On remarquera que l’existence de ce dernier nepeut
être mise en doute. L’échelle des ordonnéesmontre,
parailleurs,
la trèsgrande
sen-sibilité de la méthode.
3.1 PARAMÈTRES ET CONSTANTES SPECTRALES. -
Les 19
paramètres spectraux
que nous avons déter- minés sontrapportés
dans le tableauI,
etcomparés
à ceux de Husson et
Dang
Nhu[6].
L’accord n’est visible que pour lesparamètres
deplus
basdegrés,
FIG. 2. - Graphique obtenu à partir de l’éq. (16). Les croix (+) marquent les valeurs calculées du premier membre. La courbe,
déterminée par moindres carrés, représente la variation du
deuxième membre en fonction de R2.
ceux de
plus
hautsdegrés
étant souventnégligés
parces auteurs.
Les valeurs
numériques
données dans ce tableausont telles que le dernier chiffre
significatif
contribueà la
quatrième
décimale del’énergie
de transitionexprimée
encm - 1, précision
aveclaquelle
les calculsTABLEAU 1
Paramètres
spectraux
de V3 encm - 1
TABLEAU Il
Constantes moléculaires de v 3 en
cm - 1
(*)
Voir lasignification
de ces constantes auparagraphe
2.1.(**)
Coefficient decouplage
deCoriolis,
sans dimension.ont été menés.
Toutefois,
nous estimons que l’incer- titudethéorique
atteintquelques
unités de l’avant dernier chiffre.Signalons
d’autrepart
que leparamètre
z" n’est apparu,graphiquement,
que pour la brancheP,
pour des raisons que nousignorons,
et que leparamètre
z"’n’a pas été mis en évidence.
Quant à j
et z, bienqu’égaux théoriquement,
ilsprésentent
des valeursnumériques
sensiblement différentes car ce sont desparamètres
de très hautdegré
dont l’un vient des branches P etR,
et l’autre de la brancheQ.
Or lestermes de
plus
hautdegré
contiennent enfait, impli- citement,
les contributions des termesnégligés
desordres
supérieurs,
cequi explique
la différence enre-gistrée.
Cette remarques’applique
aussi à xqui
aété déterminé à
partir
des branches P et Rseulement,
sa valeur n’étant pas
significativement
différente de zéro pour la brancheQ.
Si nous posons a
priori : f1°/hc
=5,240 0 cm
en accord avec Husson et
Dang
Nhu[6]
et avecBames et al.
[7],
nous pouvons, parapproximations successives,
résoudre enpartie
notresystème d’équa- tions,
et déterminerquelques-unes
des constantesmoléculaires. Elles sont
rapportées
dans le tableauII, comparées
à celles de Husson etDang
Nhu[6], et,
dans la mesure dupossible,
à celles de Barnes et al.[7].
L’incertitude sur ces valeurs est
également
dequelques
unités du dernier chiffre
significatif.
3.2 SPECTRE
THÉORIQUE.
- Connaissant les para- mètresspectraux,
il est aisé de remonter auspectre
théorique,
par un cheminement inverse de celui décrit auparagraphe
2. Nous avons tout d’abordrecalculé le
spectre
pour les raiescorrespondant
àJ = 1 à 12.
Puis,
les résultats ne montrant pas dedégradation trop importante
pour J =12,
nous avonsextrapolé
les calculsjusqu’à
J== 16,
déterminant ainsi lespositions
de 361 raies. Les résultats sontconsignés
dans le tableau
III,
ordonné par valeurs croissantes des nombresd’ondes, exprimés
encm-’.
Nous don-nons successivement :
a)
l’identification de la transition : le nombrequantique
J est celui du niveau debase,
il estégal
au nombre R de la
transition,
conformément auxrègles
de sélection énoncées dans[8] :
DR -0,
AC = 0 et An =0 ; cr
nefigure
pas carl’énergie
restedégénérée
parrapport
à cetindice ;
b)
le nombre d’onde calculé pourchaque raie ; c)
son intensité absolueexprimée
enCM-2 atm-l
à 273
K,
suivant la formuleexplicitée
auparagraphe
suivant.
A titre
d’exemple,
nouspublions
dans le tableau IV lacomparaison
entre les valeurs calculées et celles mesu-rées par
Henry [11 J
pour les raies R12, qui
n’avaientpas été calculées dans les
analyses précédentes.
Lesdifférence,
données dans la dernièrecolonne,
montrentque cette
comparaison
est satisfaisante.L’ensemble de ces résultats sera discuté au para-
graphe
4.3.3 INTENSITÉS ABSOLUES DES RAIES. - Elles ont été calculées au moyen d’une formule établie par Fox
[15].
Pour une raie de la fondamentale V3 cor-respondant
à une transition J -->J’,
et à latempéra-
ture absolue
T,
la force S est donnée par :8 est la
dégénérescence
despin
nucléaire : e =5, 2,
3pour des raies de
types A,
E et Frespectivement.
v est le nombre d’ondes de la
transition,
encm-1.
S est alors
exprimée
enCM-2 atm - 1.
Les valeurs données dans le tableau III ont été calculées pour T = 273 K. La
précision
est de l’ordrede 5
%.
Les résultats sont en excellent accord avecles mesures
expérimentales
effectuées par Varanasiet al.
[16].
Eneffet,
si on ramène ces dernières deTABLEAU III
Analyse
rotationnelle de V3de 12CH4.
Nombres d’ondes encm-1, rangés
par valeurscroissantes ;
intensités absolues encm - 2 atm - 1
TABLEAU III -
suite.
TABLEAU I I I - Sui te.
TABLENJIII -
Fin.
TABLEAU IV
Comparaison
entre les nombres d’ondes calculés et mesurés pour les raiesR12,
encm - 1.
295 K à 273
K,
on obtient lacomparaison
suivante(valeurs
encm-’ atm-’) :
La
correspondance
avec les intensités relatives calculées par Barnes et al.[7]
est fournie par la for- mule :4. Discussion des résultats. - 4.1 RAIES CORRES- PONDANT A
J -
12. - Ils’agit
des raiesayant
par-ticipé
au calcul desparamètres
etqui
sont les seules àavoir été
interprétées jusqu’à présent.
Aux fins de com-paraison,
le tableau V donne les écarts moyens etquadratiques
moyens entre les nombres d’ondes cal- culés et mesurés pour les trois études : celles de Hussonet
Dang
Nhu[6],
celle de Barnes et al.[7],
et lanôtre,
où les résultats sontcomparés (1)
auspectre
deHenry
et al.[11 ],
et(2)
auspectre
de Barnes et al.[7] ayant
servi au calcul.Il est visible que nos résultats sont sensiblement
plus
satisfaisants que ceux de Husson et
Dang
Nhu[6],
sans toutefois atteindre la
précision
de Barnes et al.[7].
Mais ceci méritequelques
remarques.a)
Toutd’abord,
notre écartquadratique
moyen est peusupérieur
à la résolution duspectre,
cequi paraît
raisonnable.b)
D’autrepart,
nos écartsquadratiques
sont lesmêmes
lorsque
nous comparons nos valeurs calculéesaux mesures de
Henry et
al.[ 11 ] et
à celles de Barnes et al.[7]. Or,
il existe entre ces deuxspectres
des différencesd’étalonnage
nonsystématiques,
mon-trant un écart
quadratique
moyen de0,006 0 cm-’.
Il nous
paraît
doncquasi impossible d’approcher
cette limite dans la
comparaison
entre la théorie etl’expérience.
c)
Une autreconstatation, plus importante
sansdoute,
est que nos attributions de raiesdiffèrent,
parfois totalement,
de celles de Barnes et al.[7],
TABLEAU V
Qualité comparée
des résultatsEcart moyen
(a)
Ecart
quadratique
moyen(a)
(a)
Nombresexprimés
encm-1.
(1) Comparaison
avec lespectre
référence[11].
(2) Comparaison
avec lespectre
référence[7].
notamment pour les structures fines
R8
etRio.
Or,
dans la mesure où lesperturbations
et les contri- butions des termes enFÀ61;:)
sontfaibles,
et c’est lecas pour v3, l’ordre des raies dans une structure fine est conditionné par les
symboles FAlp, (voir
éq. (1)-(3)).
Nous n’avonsjamais enregistré
d’inter-version par
rapport
à cessymboles, exception
faitede
quelques
raies deP17, trop rapprochées
pour quece soit
significatif.
Deplus,
les raiespermises R11 Fi (1)
etFi (2)
sont absentes del’analyse
de Barneset al.
[7],
où leurs notationsrespectives
seraientF2 (2)
etF2 (3).
d) Signalons
enfin que Susskind[8]
utilise dansl’expression
de l’hamiltonien deuxopérateurs,
notésT234
etT144, qui
ne sont pas invariants dans un ren- versement dutemps,
et ne devraient donc pasfigurer.
4.2 EXTRAPOLATION JUSQU’A ,T = 16 : 1
Nous ne
disposons plus
alors que duspectre
dePlyler et
al.[12],
sauf pour les raiesR12
et lesplus
intenses de
Q13
àQ16
que nous trouvons sur lespectre
deHenry et
al.[11].
Onpeut
constater par le tableau III que lacorrespondance
est satisfaisante.Pour les autres
raies,
il nous a étépossible
derepérer
les
plus
intenses sur lespectre
dePlyler et
al.[12].
Compte
tenu du fait que cespectre
est de résolution moyenne, et que nos calculs consistent en une extra-polation
des écarts de0,10
à0,15 cm-1
ne semblentpas
déraisonnables ;
d’autantplus qu’il
existe entreles mesures de
Plyler et
al.[12]
et celles de Barnes et al.[7]
des écartspouvant
atteindre0,05 cm-1.
D’autre
part,
cettecorrespondance
relativement bonne entre la théorie etl’expérience
confirme que l’attribution des raies conformément aux valeurs dessymboles F (4RR)
est correcte,ceci, rappelons-le,
si les
perturbations
et les contributions des termes enF(6RR)
A1PP sont sont faibles.laI es.5. Conclusion. - Les résultats
obtenus,
satisfai-sants même pour les
grandes
valeurs du nombrequantique J,
montrent que la méthodegraphique d’interprétation,
dérivée de la théorie de Moret-Bailly [8],
est extrêmement sûre et sensible. Un de sesprincipaux avantages
estqu’elle
ne fait aucunehypo-
thèse sur les valeurs des constantes
moléculaires,
notamment celles du niveau de
base,
dont certainessont encore mal connues. Son utilisation est extrême- ment
simple
et met enjeu
des moyens de calcul peuimportants.
Il n’est toutefois pas
impossible d’envisager
laprogrammation complète
des nombreux calculs effec-tués,
sansperdre
pour autant l’intérêt indéniable queprésentent
lesgraphiques,
tant pour le contrôle desopérations
que pour la détermination du nombre deparamètres
à retenir. Ce programme s’avérerait très utile pour ledépouillement
despectres
à haute résolutionplus
étendus que lesspectres actuels,
etpermettant
laparticipation
d’unplus grand
nombrede raies au calcul des
paramètres spectraux.
Il serait deplus
utilisable pour toutes les bandes fondamentales(ou
àaspect
de fondamentales telles que 2 v3[14], [17],
et 3 V3
[18])
des molécules telles12CH4, 13CH4, SiH4, GeH4,
etc., dont l’étude est d’un intérêt consi- dérable tant enSpectroscopie
pure que dans sesapplications
enAstrophysique.
Remerciements. - La
majeure partie
de ce travaila été menée à bien à l’Université de
Tennessee,
à Knoxville. L’un des auteurs(B. B.)
tient à remerciertrès vivement tous les membres de cette Université pour
l’hospitalité
très cordialequi
lui a été offerte durant l’Eté 1972. L’autre auteur(K. F.)
remerciesincèrement M. le Professeur P. Varanasi pour la communication d’un
preprint
de la référence[16],
ainsi que
Mlle
F. Michelot pour son assistance lors de la rédaction de cet article.Bibliographie [1]
Fox, K., MolecularSpectroscopy :
ModernResearch,
p. 79-114 ; édité par NARAHARI
RAO,
K. etMATHEWS,
C. W.(Academic
Press, NewYork)
1972.
[2]
MARGOLIS, J. S. etFox,
K.,Astrophys.
J. 157(1969)
935 et 158
(1969)
1183.[3] FOX, K., OWEN, T., MANTZ, A. W. et NARAHARI RAO, K.,
Astrophys.
J. 176(1972)
L 81.[4]
HALL, D. N. B., NOYES, R. W. etAYRES,
T. R.,Astrophys.
J. 171(1972)
615.[5]
Fox, K., HALL, D. N. B. etBENEDICT,
W.S., Sym- posium
on the Use of AstronomicalTechniques
for the
Study
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