Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université D’Abomey-Calavi Ecole Polytechnique D’Abomey-Calavi
Centre Autonome de Perfectionnement
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Département du Génie de Technologie Alimentaire
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Mémoire de fin de formation pour l’obtention du diplôme de Licence Professionnelle en Hygiène et Contrôle de Qualité des Denrées
Alimentaires THEME
Année Académique : 2017-2018
Evaluation des sources de pollution du lac Nokoué dans la commune De Sô-Ava
Maître de mémoire : Dr. Fidèle Paul TCHOBO Maître de Conférences des Universités
(CAMES) Réalisé par :
M. MIGNANWANDE OUSSOU Anselme Mahusédè
Maître de stage M. Ferdinand AVLESSI
Directeur Général de
EXPOTEL GANVIE CHEZ RAPHAEL
Réalisé par MIGNANWANDE OUSSOU Anselme Mahusédè
Page i CERTIFICATION
Je soussigné Monsieur Fidèle Paul TCHOBO, Maître de conférences des Universités (CAMES), Enseignant-chercheur au Département de Génie de la Technologie Alimentaire (GTA) à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) certifie que le présent travail intitulé :
« EVALUATION DES SOURCES DE POLLUTION DU LAC NOKOUE DANS LA COMMUNE DE SÔ-AVA » a été réalisé sous ma direction par Monsieur MIGNANWANDE OUSSOU Anselme Mahusédè, pour l’obtention de son diplôme Licence professionnelle en Hygiène et Contrôle de Qualité des Denrées Alimentaire à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi.
Dr. Fidèle Paul TCHOBO
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DEDICACE
A
mes parents ;
pour tous les inestimables sacrifices consentis pour ma formation et ma réussite dans la vie
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REMERCIEMENTS
Au seigneur tout puissant qui nous a guidé tout au long de nos travaux et qui nous a fortifié à tout instant et en tout lieu ; grâce à ton nom.
Nous témoignons notre gratitude et notre reconnaissance à tous ceux de près ou de loin ont su nous apporter au moment propice leurs contributions.
Professeur Mohamed M. SOUMANOU, Directeur de l’EPAC pour sa disponibilité et pour les grands efforts dont vous faites preuve pour la promotion de l’école
Professeur AWANTO Christophe Chef CAP
Docteur TCHOBO Fidèle Paul, Maître de Conférences des Universités CAMES, notre maitre de stage pour accepter de superviser ce travail malgré ses multiples occupations. Que Dieu vous comble de ses bienfaits.
Dr. DJOSSOU Andriano Jospin, pour avoir accepté de superviser ce travail malgré ses multiples occupations.
M. AVLESSI Ferdinand, Directeur de EXPOTEL GANVIE CHEZ RAPHAEL qui malgré ses multiples charges s’est rendu disponible pour assurer notre encadrement tout au long de notre stage.
Tous les enseignants et agents du CAP pour leur exigence du travail bien fait, leur rigueur scientifique et leur esprit d’organisation au cours de ces quarte années de formation.
La cinquième promotion HCQDA pour tous les moments passés ensemble.
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TABLE DES MATIERES
CERTIFICATION ... i
DEDICACE ... ii
REMERCIEMENTS ... iii
TABLE DES MATIERES ... iv
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ... vi
LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES ... vii
RESUME ... viii
ABSTRACT ... ix
1. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ... 3
1.1. Définition des concepts ... 4
1.2 Source de pollution des rivières ... 5
1.2.1. Rejets domestiques ... 5
1.2.2. Rejets industriels ... 5
1.2.3. Rejets agricoles ... 6
1.2.4. Autres rejets ... 6
1.3. Types de pollutions rencontrés dans les rivières ... 6
1.3.1. Pollutions chimiques et minérales ... 7
1.3.2. Pollutions organiques ... 7
2. CADRE DE l’ETUDE ET METHODOLOGIE ... 9
2.1. Présentation générale de la commune de Sô-Ava ... 10
2.1.1. La situation géographique de Sô-Ava ... 10
2.1.2. Organisation administrative ... 10
2.2. Hygiène et assainissement ... 13
2.3. Présentation de la structure d’accueil : Expotel Ganvié Chez Raphael ... 13
2.4. Matériel et méthodologie ... 14
2.4.1. Matériel ... 14
2.4.2. Méthodologie ... 14
2.4.3. Recherche documentaire ... 14
2.4.4. Visite du site d’étude ... 15
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2.4.5. Collecte des données ... 15
2.5. Traitement et analyse des données ... 15
3. RESULTATS ET DISCUSSION ... 16
3.1. Résultats... 17
3.1.1. Répartition des personnes enquêtées par village... 17
3.1.2. Disposition prévues pour l’assainissement de la commune ... 17
3.1.3. Gestion des déchets biomédicaux ... 19
3.1.4. Dispositifs de gestion des eaux usées et excréta ... 19
3.1.5. Inventaire des différentes sources de pollution ... 20
3.2. Discussion ... 23
CONCLUSION ET PERSPECTIVES ... 25
ANNEXE ... 29
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LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
AEP Approvisionnement en eau potable CAP Centre Autonome de Perfectionnement
DBM Déchets Biomédicaux
DCAM Développement Communautaire et Assainissement du milieu DSM Déchets solides Ménagés
EPAC Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
HCQDA Hygiène et Contrôle de Qualité des Denrées Alimentaires GIRE Gestion intégré des ressources en eau
GWP Global Water Partnership NPK Azote Phosphore Potassium
ONG Organisation Non Gouvernementale PGD Plan de Gestion des Déchets
PHAC Plan D’Hygiène et Assainissement Communal PNE Partenariat National Pour l’eau
PrAPE Programme d’Assainissement et de Protection de L’Environnement SAGAP Secrétariat Administratif chargé de la Gestion Administratif du
personnel
SEPP Service des Etudes, de la Prospection et des Projets et Chargé du projet CAFIP
SOBEBRA Société Béninoise de Brasserie
SPSE Service Planification Suivi Evaluation
SRMF Service des Ressources Matérielles et Financières UGR Unité Génératrice de Revenus
URD Unité de Recherche-Développement
PAGED Projet d’Appui à la Gestion des Déchets et à la Décentralisation BENEAU Bénin Eau
RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat PAGEOP Projet d’Appui à la Gestion Participatives des Déchets
CETG Complexe d’Enseignement Technique commerciale et Général PFD Projet à Financement Disponible
PADC Programme d’Appui Au Démarrage des Communes PDC Plan de Développement communal
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LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES
Liste des tableaux
Tableau 1 : Organisation Administrative de Sô-Ava ... 11
Tableau 2:Nombre de personnes enquêtées par village ... 17
Liste des figures Figure 1: Situation géographique et réseau hydraulique de la commune de Sô-Ava ... 12
Figure 2: taux d’abonnement des ménages aux structures de pré-collecte. ... 18
Figure 3: Taux de construction des points de regroupement. ... 18
Figure 4: Taux d’abonnement des formations sanitaires aux structures de pré-collecte ... 19
Figure 5: Fréquence des ménages disposant de latrines ... 20
Figure 6: Possession des puisards par les ménages ... 20
Figure 7: Eléments de la pollution domestique dans la commune de Sô-ava ... 21
Figure 8: Eléments de la pollution industrielle ... 22
Figure 9: Proportion des maraichers utilisant les différents types de fertilisants ... 22
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RESUME
L’eau est une ressource indispensable à la survie de l’homme. La croissance démographique et l’industrialisation contribuent à sa dégradation, hypothèquent ainsi sa disponibilité et limitent son utilisation pour les générations futures. C’est dans ce cadre qu’une étude intitulée ‘’évaluation des sources de pollution du lac Nokoué dans la commune de Sô-ava’’ a été réalisée. Elle a pour objectif de faire un état des lieux sur l’assainissement de la commune, d’inventorier les différentes sources de pollution des affluents et leurs causes et de rechercher des approches de solutions pour atténuer la pollution. A cet effet, des enquêtes ont été menées auprès de 100 maraichers et des structures en charge de l’assainissement de la commune. Les résultats ont montré que : 94% des ménages ne sont pas abonnés aux structures de pré-collecte des DSM, 63,64%
des formations sanitaires ne sont pas abonnées, 86% des ménages ne disposent pas de latrines, 92% ne disposent pas de puisards. L’inventaire des sources de pollution des eaux révèle que ces dernières sont les DSM, les eaux domestiques, les boues de vidanges, les effluents des usines de la SOBEBRA et de LIPS et les fertilisants utilisés dans le domaine agricole. A cet égard, il est urgent de mener des actions pour atténuer la pollution des eaux. Pour cela, il faut consentir des efforts supplémentaires en matière de sensibilisation et d’éducation de la population par rapport à la gestion des déchets, développer l’agriculture biologique et pour réduire la pollution industrielle.
Mots clés : DSM, Eaux usées, Fertilisants agricoles, Nokoué, Sô-ava Bénin.
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ABSTRACT
Water is an indispensable resource to man’s survival. The demographic growth and industrialization contribute to its deterioration, mortgage thus its availability and limit its use for the future generations. For that, this study titled “assessment of sources of Nokoué stream pollution in Sô-ava city” has been achieved. The aim of this study was to now the city clean up state, to inventory water affluent pollution and to search approach to attenuate Nokoué river pollution. For that, investigation made with 100 vegetables farmers and clean up structures show that 94% of households didn’t subscribe to waste pre-collection, 63,64% of sanitary formation didn’t participate, 86%
of households don’t have any latrines, 92 % don’t have any cesspools. Inventory of Nokoué river pollution revealed that waste water; sewages from SOBEBRA and LIPS, fertilizers from agriculture were the main Nokoué river pollution.
To reduce the river pollution supplementary, effort concerning sensibilization and education of population on waste management must be done. Biological agriculture and industrial pollution reduction must been promoted.
Key words: waste, waste water, agricultural fertilizer, Nokoué River, Sô-ava Bénin.
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INTRODUCTION
L’eau est indispensable à toute vie terrestre. Celle douce est irremplaçable pour les besoins de l’homme et constitue un bien renouvelable mais très limité. Que la ressource soit abondante ou très réduite, on en fait une utilisation intensive (alimentation, production agricole, activités industrielles, etc.) (Le barbe et ALE, 1992).
Mais cette ressource dans le lac Nokoué est mal gérée du fait des activités humaines et devient une menace pour la santé.
Chaque année, 500 millions de personnes souffrent d’une maladie transmise par l’eau dans le monde. Plus de 13 millions de gens meurent chaque année de pathologies liées aux eaux impropres. Toutes les 8 secondes, un enfant meurt d’une maladie transmise par l’eau. En fait, la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5ans provient des maladies infectieuses transmises par l’eau. (VERMEYLEN, 2007)
L’Etat béninois a adopté la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) comme approche prioritaire de gestion des ressources en eau du Bénin. Malgré cette volonté manifeste, la gestion des retenus et cours d’eau est confrontée à d’énormes problèmes communs à la quasi-totalité des divers cours et plans d’eaux du Bénin au nombre desquels figurent l’envahissement par les plantes aquatiques indésirables, le comblement des retenues d’eau, la pollution par des intrants chimiques et déchets solides.
Les causes sont à la fois d’origine naturelle et anthropique. Au nombre de ces causes nous avons : la non maitrise des ressources en eau disponibles, la croissance démographique qui exerce une forte pression sur lesdites ressources, l’augmentation de la demande en eau potable, des produits halieutiques, le gaspillage et la pollution des eaux. Ces derniers sont autant de facteurs qui posent des défis importants à relever en matière de gestion et d’exploitation des ressources en eau au Bénin (Orientation Stratégique de Développement du Bénin 2006-2011). La pollution des cours et plans d’eau compromet la qualité de l’eau et celle des produits qui y vivent. Cette qualité elle- même dépend tant de la qualité des bandes riveraines et de la plaine inondable, que des activités humaines conduites sur le territoire environnant (PNE-BENIN 2010)
Cette problématique de gestion durable des cours et plans d’eau est particulièrement préoccupante dans les zones à socle où l’Approvisionnement en Eau
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Potable (AEP) est presqu’impossible à partir des sources d’eau souterraines. Dans ces conditions, on a généralement recours aux eaux de surface. Cependant, ces eaux de surface sont confrontées au problème de pollution et au phénomène de variation pluviométrique. Sô- Ava, cité lacustre du Bénin, qui s’étend sur le lac Nokoué, la plus grande cuvette d’eau du pays n’échappe pas à la pollution de ces plans d’eaux.
C’est dans ce cadre que l’objectif général de ce travail est d’identifier les sources et les formes de pollution entravent l’hygiène et le maintien de la qualité de l’eau du lac Nokoué en faveur des actions correctives pour leur minimisation.
De façon spécifique, il s’agit de :
faire un état des lieux sur l’assainissement en eau de la commune ;
inventorier les diverses sources de pollutions des affluents et leurs causes ;
proposer des solutions pour atténuer la pollution.
.
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SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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1.1. Définition des concepts
Eaux usées : eaux transportant des déchets résidentiels et industriels ; mélange d’eau et de matières solides en suspension ou de matières solides dissoutes. (BAOK, 2007).
Eutrophisation : processus naturel d’enrichissement des lacs, des rivières et des étangs en éléments nutritifs dissouts, stimulant la croissance des algues et d’autres plantes microscopiques. (BAOK, 2007).
Gestion des eaux : étude, planification et surveillance des ressources en eau ; application de techniques de développement et de contrôles quantitatif et qualitatif en vue d’utiliser de façon polyvalente et à long terme les diverses formes de ressources hydriques. (BAOK, 2007).
Pollution de l’eau : introduction des déchets industriels et institutionnels et d’autres matières nocives ou nuisibles,en quantité suffisante pour entrainer une dégradation mesurable de la qualité de l’eau.. (BAOK, 2007).
Gestion intégrée des ressources en eau : la gestion intégrée des ressources en eau est un processus qui favorise le développement et la gestion coordonnée de l’eau, des terres et des ressources connexes, en vue de maximiser, de manière équitable, le bien-être économique et social en résultant, sans pour autant compromettre la pérennité d’écosystèmes vitaux (GWP, 2000).
Déchets : on entend par déchet, tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, ou tout bien meuble abandonné ou destiné à l’abandon (article 2 de la loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin).
Environnement : l’ensemble des éléments naturels ou artificiels ainsi que des facteurs économiques, sociaux et culturels qui influent sur les êtres vivants etque ceux- ci peuvent modifier ; (article 2 de la loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin, 1999)
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1.2 Source de pollution des rivières
La demande en eau est croissante, mais elle est encore largement fonction du degré de développement. Il convient de distinguer l’eau prélevée et l’eau véritablement consommée et perdue. Il convient surtout d’examiner l’état dans lequel elle est restituée.
En effet, l’homme rejette dans les eaux de surfaces, les déchets de toutes natures liés à ses activités. L’eau des rivières reçoit ainsi des déchets domestiques, industriels, agricoles. (BAOK, 2007).
1.2.1. Rejets domestiques
Ils proviennent des activités humaines de tous les jours : bains, excréments, préparation des aliments, lessive et vaisselle. Les eaux usées domestiques sont divisées en eaux vannes et eaux ménagères. A travers ses activités, l’homme rejette des polluants biologiques, urinaires et fécaux. L’urine apporte le Cl-,K+, Na+ et surtout les matières organiques telles que l’urée, l’acide urique, la créatine et autres. En anaérobiose, l’urée se transforme en azote ammoniacal (NH4+) (Radoux et al, 1995).
L’homme introduit également dans les eaux usées des produits chimiques divers : détergents, huiles qui retardent l’auto épuration des cours d’eau (Leroy, 1999).
1.2.2. Rejets industriels
L’eau, fluide porteur, solvant et diluant sert à évacuer les déchets des industries.
La pollution provient :
De perte en matières premières dans les eaux de lavage (industries laitière, de brasserie et autres…)
D’élimination de produits de dégradation accompagnée souvent de matières premières. L’industrie chimique utilise en moyenne 200 à 600 tonnes d’eau pour fabriquer une tonne de produit, 10l sont nécessaire pour raffiner 1 l de pétrole, 250 000 l pour fabriquer une tonne de pâte à papier (Veyret et Pech, 1993) ;
De pertes en réactifs, incomplètement épuisés ou fixés (industrie de textile et de traitement des surfaces...)
Ainsi de nombreuses industries rejettent dans les eaux de surfaces des substances persistantes : chrome, mercure.Les industries agroalimentaires polluent les eaux en
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substances nutritives. Les produits de conditionnement des eaux de refroidissement notamment les polyphosphates et le chrome hexavalent entrainent une pollution des rivières au niveau du rejet dans le milieu naturel (Guérin et Thomazeau, 1985).
1.2.3. Rejets agricoles
L’agriculture a recourt à des produits chimiques : pesticides, insecticides, désherbants, destructeurs divers de parasites des plantes, des engrais azotés. Les engrais azotés, source de nitrates dont l’augmentation peut être lente et irréversible, est une donnée fondamentale de la pollution des eaux de ruissellement et des eaux souterraines (Commoner, 1970).
1.2.4. Autres rejets
Il s’agit des affluents des installations à caractère collectif telles que les casernes, les hôpitaux, les marchés, les écoles, les hôtels et autres...
Par ailleurs, certains riverains rejettent directement dans les cours d’eau des déchets ménagers et matières solides de toutes sortes : bouteilles, vieilles bombes aérosols, vieux appareils électroménagers, carcasse des véhicules, les céramiques, les métaux inoxydables et autres (Aka, 2002).
Ces rejets libèrent dans l’hydrosphère des polluants parfois dangereux tels que le fréon, le chlorofluorocarbone, certains métaux lourdes, les radionucléides. Il faut noter que le mercure minéral peu toxique à l’état métallique est transformé par les bactéries benthiques en méthylemercure de toxicité redoutable (Aka, 2002). Ces déchets entraînent des pollutions minérales, organiques et physiques des cours d’eau.
1.3. Types de pollutions rencontrés dans les rivières
Quand l’eau est dégradée, il peut s’agir d’une pollution thermique, d’une pollution par les substances chimiques et minérales, d’une pollution par les matières en suspension, par des produits radioactifs. La pollution peut également résulter d’agents Infectieux ou de produits organiques. (Veyret et Pech, 1993).
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1.3.1. Pollutions chimiques et minérales
Les matières minérales rejetées d’une manière durable avec les eaux de lavage des matériaux de carrière par exemple, vont contribuer à la pollution minérale de ce dernier, ils annihileront la vie du cours d’eau sur une certaine distance en se déposant au fond du lit, sur les végétaux ainsi que sur les branchies des poissons et en colmatant les frayères.
Une pollution minérale peut avoir un effet aigu et immédiat : il s’agit par exemple de déversement de toxique minéral par une industrie chimique, métallurgique, sidérurgique …..(Leroy, 1999). Il faut aussi considérer les pollutions liées aux nitrates et aux rejets agricoles (pesticides, insecticides…)
1.3.2. Pollutions organiques
D’après Kerspen (1998) il existe en trois :
Les pollutions organiques facilement biodégradables ;
Les pollutions organiques difficilement biodégradables ;
Les pollutions organiques toxiques ;
Les pollutions organiques facilement biodégradables
Il s’agit des matières organiques provenant d’activités biologiques : matières fécales et urines, déchets de l’élevage et des industries agroalimentaires ; feuilles, plantes et animaux morts.
La nuisance qui en résulte est due aux germes pathogènes que peut contenir ces matières organiques ou due à une forte concentration de ces déchets qui annihileront le phénomène d’auto épuration naturelle.
Cette pollution est souvent la plus grave, du moins la plus répandue.
Les pollutions organiques difficilement biodégradables
Elles proviennent d’activités comme la fabrication de pâte à papier, textiles, de cuirs et peau ; ce sont aussi les détergents qui produisent des mousses diminuant la capacité d’oxygénation du cours d’eau. La dégradation par le milieu naturel de cette
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pollution est plus lente. Du fait de la dégradation difficile de ce type de solution, leur nuisance résulte de leur accumulation dans les milieux naturels.
Les pollutions organiques toxiques
Elles proviennent des industries pétrochimiques et des raffineries qui rejettent des effluents, des quantités importantes de phénols et d’hydrocarbures.
Certains pesticides utilisés en agriculture sont d’origine organique et l’on sait que ce sont des produits toxiques particulièrement nuisibles pour la faune aquatique ; ils peuvent atteindre l’homme par accumulation dans la chaine alimentaire. Ce type de pollution gênera ou empêchera totalement les mécanismes d’épuration.
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CADRE DE l’ETUDE ET METHODOLOGIE
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2.1. Présentation générale de la commune de Sô-Ava 2.1.1. La situation géographique de Sô-Ava
Située au Sud du Bénin, la commune de Sô-Ava est comprise entre 6°24' et 6°38' latitude Nord et entre 2°27' et 2°30' longitude Est .Elle occupe une partie de la basse vallée du fleuve Ouémé et de la rivière Sô à qui elle doit son nom. La commune de Sô-Ava est limitée :
au Nord par les communes de Zè et d'Adjohoun;
au Sud par la commune de Cotonou ;
à l'Est par les communes lacustres des Aguégués et de Dangbo et,
à l'Ouest par la commune d'Abomey-Calavi.
2.1.2. Organisation administrative
La commune de Sô-Ava est administrée par un conseil communal de dix- neuf (19) membres dont(01)unefemme avec à sa têteun maire assisté de deux adjoints.Au regard del’article4 et suivant de la loi 97-029 du15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin, la commune de Sô-Ava est organisée en sept (07) arrondissements qui regroupent 42 villages. Cependant, la nouvelle loi sur les unités administratives, c’est-à-dire la loi 2015-01 du 06 mars 2015 portant création, organisation, attributions et fonctionnement des unités administratives locales en République du Bénin, tout en conservant les sept (07) arrondissements sa néanmoins porté les villages de la commune à 69.
La commune de Sô-Ava s’étend sur une superficie de 218 km2 sur laquelle vit une population de 118.547 habitants avec une densité d’environ 544 habitants au km² (RGPH4, juin 2013). Cette population serait estimée en 2025 à 132.014 habitants (STAD Atlantique, 2010).
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Tableau 1 : Organisation Administrative de Sô-Ava
N° Arrondissements Villages
Nombre de villages
1 AHOMEY- LOKPO
Ahomey-LokpoCentre, Ahomey-Ounmey, Assedokpa, Bessetonou, Heni, Kinto-Ague, Kinto-Dokpakpa, Kinto- Oudjra,Zoungomey, Zounkpode
10
2 DEKANME Anaviecomey, Djekpe, Kpafe, Kpoviecomey, Sakomey 05
3 GANVIE 1
Agonmekomey, Agoundankomey, Gansougbamey, Gbamey-Tchewa, Gounsoedji, Hindagao, Kpassikomey, Sokomey, Tohokomey, Yokagao
10
4 GANVIE 2
Agbongamey, Ahouanmongao, Dakomey,
Dakomey-Yohonoukon, Dossougao, Gounsoegbamey, Guedevie, Guedevie-Gbegbessa, Have, Kindji,
Sinhoungbomey
11
5
HOUEDO- AGUEKON
Domeguedji, Gblonto, Gbegodo, Gbagbodji,
Ganviecomey, Gbegbome Ouekekome, Gbessou, Sokomey 08
6 SO-AVA
Ahomey-Domey-Zounmey, Ahomey-Fonsa, Ahomey- Gbekpa, Ahomey-Gblon,Dogodo, Dokodji, Houndomey, Sindomey
08
7
VEKKY
Aniankomey, Avlezounmey, Dogodo,Eguekomey, Gbetingao, Hlouazounmey, Hounhoue, Kpacomey, Lokpodji, Nonhoueto, So-Chanhouetodo, Somaï,
Tchinancomey, Totakoun, Vekky-Daho, Vekky- Dogbodji, Zounhomey
17
TOTAL 69
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Page 12 Figure 1: Situation géographique et réseau hydraulique de la commune de Sô-Ava
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2.2. Hygiène et assainissement
La situation de l’hygiène et de l’assainissement de la commune de Sô-Ava n’est pas très reluisante malgré les gros efforts d’Emmaüs Bénin et d’OXFAM Québec. Elle a un taux faible de desserte en infrastructures hydrauliques. Ganvié I et Ganvié II, qui sont les arrondissements lacustres par excellence, ont les taux de desserte les plus faibles. À cela il faut ajouter le faible niveau d’assainissement de base de la population. La nature (surtout les plans d’eau) est le lieu principal de rejet des matières fécales. Il n’existe pas également de système de ramassage des déchets solides ménagers. En effet, seulement 4,5% des ménages de la commune disposent d’infrastructures d’assainissement. Sur 100 ménages, à peine 5 disposent de latrines. Les types de latrines sont pour la plupart les latrines à fosses ventilées (1,84%), les latrines à simple fosse (55,40%) les latrines traditionnelles à dalle en bois et terre (31,50%) et les toilettes à chasse d’eau (0,7%).Le taux moyen d’accès des ménages aux ouvrages d’évacuation des eaux usées dans les arrondissements situé en dehors du lac est de 2,8%. Quant à la gestion des déchets solides ménagers et biomédicaux, elles sont quasi inexistantes. Seules deux formations sanitaires sur cinq disposent d’un incinérateur pour la gestion des déchets biomédicaux. La majorité des centres de santé continuent de s’adonner aux pratiques de rejet dans la nature ou d’enfouissement de cette catégorie très dangereuse des déchets.
Source :PDC 3_2018_2022 Final révisé
2.3. Présentation de la structure d’accueil : Expotel Ganvié Chez Raphael
Expotel Ganvié Chez Raphael est une exploitation touristique créée depuis le 06 janvier 1977. Il s’agit d’une maison exposition des objets d’arts disposant d’un cadre Hôtelier et un espace de restauration. Cette structure intervient aussi dans le transport fluvial touristique et ordinaire.
Expotel Ganvié Chez Raphael apporte une aide considérable à la population de Sô-ava et de Ganvié en particulier à travers le soutien des cantines scolaire, du matériel hospitalier et des femmes pour un démarrage des activités génératrices de revenu.
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Sa nouvelle vision est d’être une réponse permanente aux problèmes de l’homme et dans cette optique elle s’est donnée comme mission : ‘’ Mobiliser, soutenir et accompagner les acteurs de développement local pour une santé, un cadre de vie hygiénique et moins pollué et des revenus meilleurs pour tous’’.
2.4. Matériel et méthodologie 2.4.1. Matériel
Pour conduire cette étude, nous avons eu recours à un certain nombre de moyens à savoir :
un appareil photo numérique ;
une moto pour le déplacement ;
barque motorisée ;
barque à rame ;
des consommables (papier, stylo, marqueurs) ;
et de la connexion à internet.
2.4.2. Méthodologie
La démarche méthodologique s’est articulée autour de :
la recherche documentaire ;
les visites du cadre d’étude ;
la collecte des données ;
le traitement et l’analyse des données.
2.4.3. Recherche documentaire
Pour mener à bien ce travail, des recherches documentaires sont effectuées à la bibliothèque de l’EPAC, au centre de documentation de l’ONG Sonangnon, et à la bibliothèque de la Mairie de Sô-ava. Le moteur de recherche Google nous a permis de capitaliser et d’actualiser les informations existantes relatives à notre sujet.
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2.4.4. Visite du site d’étude
Il s’agit de parcourir les différents sites de maraichages installés au bord des affluents du lac Nokoué, les industries qui rejettent des déchets dans le lac, les ménages installés sur le lac et les marchés flottants. Ces visites nous ont permis de cibler les lieux d’enquête du terrain et de toucher du doigt les véritables problèmes qui surviennent au niveau des cours d’eaux. Elles nous ont également permis de répertorier les sites de décharges d’ordure présentes sur la berge du lac
2.4.5. Collecte des données
Comme outil de collecte, une grille d’observation a été élaborée. Aussi, des questionnaires d’enquêtes ont été adressés non seulement aux maraichers, ménages, industries, mais aussi aux structures en charge de l’assainissement de la commune.
2.5. Traitement et analyse des données
Après dépouillement, les données ont été traitées avec le tableur Excel 2013.
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RESULTATS ET DISCUSSION
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3.1. Résultats
3.1.1. Répartition des personnes enquêtées par village
Les personnes enquêtées sont des producteurs et les ménages. Les investigations ont été effectuées dans cinq (5) village de la commune de Sô-Ava. Il s’agt de Sô-ava de Ganvié de Ahomey-Lokpo de Dekanmey et de Vekky. Au total 100 ont été enquêtés sur l’ensemble de la zone d’étude. La répartition suivant les différents villages est présentée dans le tableau 2 ci-dessous.
Tableau 2:Nombre de personnes enquêtées par village
Sites d’investigation Nombre de personnes enquêtées
Sô-ava Ganvié Ahomey-Lokpo
Dekanmey Vekky
24 22 16 17 21
Total 100
3.1.2. Disposition prévues pour l’assainissement de la commune
Les dispositions prévues pour l’assainissement de cette commune sont liées à l’abonnement des ménages aux structures de pré-collecte et aux taux de construction des points de regroupement.
La figure 2 montre le taux d’abonnement des ménages aux structures de pré- collecte. On constate que le taux de ménages non abonnés de 94% est largement plus élevé que celui des abonnés qui est de 6%.
La figure 3 illustre le taux de construction des points de regroupement. Sur l’ensemble des points de regroupement prévus, 28,57% ont été réalisés.
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Figure 2: taux d’abonnement des ménages aux structures de pré-collecte.
Source : DCAM Sô-ava, 2016
Figure 3: Taux de construction des points de regroupement.
Source : DCAM Sô-ava, 2016
Sur l’ensemble des points de regroupement prévus, 28,57% ont été réalisés.
(Figure 3)
Point de regroupement
construit 29%
Point de regroupement non
construit 71%
Abonnés : 6%
Non abonnés:
94%
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3.1.3. Gestion des déchets biomédicaux
La figure 4 montre le taux d’abonnement des formations sanitaires de la commune à la structure de pré-collecte.
Figure 4: Taux d’abonnement des formations sanitaires aux structures de pré-collecte Source : DCAM Sô-ava, 2016
L’analyse de cette figure révèle que très peu (36,36%) des formations sanitaires se sont abonnées à la structure de pré-collecte des DBM.
3.1.4. Dispositifs de gestion des eaux usées et excréta
Les figures 5 et 6 présentent respectivement la fréquence des ménages disposants de latrines et celle qui procédant des puisards. Seulement 14% des ménages disposent de latrine à domicile. Par ailleurs très peu de ménages (8%) disposent de puits perdus pour le stockage des eaux usées domestiques produites (figure 6).
63,64%
36,36%
Formation sanitaire non abonné Formation sanitaire abonné
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Figure 5: Fréquence des ménages disposant de latrines Source : PHAC, 2017
Figure 6: Possession des puisards par les ménages Source : PHAC, 2017
3.1.5. Inventaire des différentes sources de pollution
Trois grandes formes de pollution des eaux ont été constatées dans la commune à savoir :
la pollution domestique ;
la pollution industrielle ; 0
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Ménages ne disposant pas de latrine
Ménages disposant de latrine
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Ménage disposant de puits perdus ou de puisards
Ménage ne disposant pas de puits perdus ou de puisards
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pollution agricole.
La pollution domestique est essentiellement due aux DSM, les eaux usées et les boues de vidange. Elles représentent respectivement 47%, 31% 22% (figure 7).
Figure 7: Eléments de la pollution domestique dans la commune de Sô-ava Source : Enquête de terrain
La figure 8 présente les éléments de la pollution industrielle de la zone enquêtée.
Deux usines à savoir la SOBEBRA (71%) et LIPS (29%) constituent les sources de pollutions industrielles.
47%
31%
22%
DSM Boue de vidange Eaux usées domestiques
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Figure 8: Eléments de la pollution industrielle Source : Enquête de terrain
L’utilisation des fertilisants chimiques en agriculture surtout aux abords des plans d’eau constitue un risque de pollution des plans d’eau. La figure 9 montre les différents types de fertilisants utilisés par les maraichers. La totalité des maraîchers (100%) utilise les engrais chimiques. Seul, 40% utilisent en plus les engrais organiques.
Figure 9: Proportion des maraichers utilisant les différents types de fertilisants Source : Enquête de terrain
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Eaux usées de SOBEBRA Eau usées de LIBS
0 20 40 60 80 100 120
Engrais organique Engrais chimiques
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3.2. Discussion
Au regard des entretiens, enquêtes et visites sur le terrain dans le cadre de cette étude, il ressort que 100% des personnes interrogées reconnaissent que la commune est polluée. Cette pollution est due à la mauvaise gestion des déchets solides ménagers. Un faible taux (6%) d’abonnement des ménages aux structures de pré-collecte est noté. Il se pose un grand problème de pré-collecte des déchets. Ceci s’explique par l’ignorance des risques sanitaires qu’engendrent des déchets et la situation financière précaire des ménages.
Ces déchets solides ménagers sont déversés dans la nature sans aucun traitement préalable. Il se pose aussi un véritable d’assainissement public. Il se traduit par une mauvaise gestion des eaux usées et excréta. De nombreux ménages ne disposent pas de puisards (92%) ni de latrines (86%). Les eaux usées produites par la population sont directement déversées dans les rues pour ceux qui sont sur les îles et directement dans le lac pour ceux qui vivent sur l’eau. Ces populations ne disposant pas de latrines, défèquent à l’air libre, dans les brousses, sur les dépotoirs sauvages ou dans le lac.
Quant à la gestion des déchets biomédicaux, il est à noter un faible taux (36,36%
des formations sanitaires) d’abonnement à la structure en charge de la gestion de DBM.
Les sources de pollution par les affluents du lac Nokoué sont diverses. Elles sont entre autres : la pollution industrielle, la pollution domestique et la pollution agricole.
D’abord il faut souligner que la pollution industrielle est caractérisée par le rejet d’effluents mal traités par LIPS. Selon les personnes enquêtées, malgré la présence d’une station d’épuration dans l’enceinte de l’usine, cette dernière rejette dans le réseau d’eau fluviale des effluents souvent colorés. OUBAGHA (2011) a effectué le même constat dans une usine de textile en Algérie (ville de Draa-Ben Kheda) où elle a testé l’efficacité de certains matériaux naturels et synthétiques dans le but de décontaminer les eaux usées produites. Quant à la SOBEBRA, elle rejette les eaux usées issues de ses activités à travers un canal qui débouche sur les berges du lac Nokoué. Ces eaux usées polluent les cours d’eau et partant l’écosystème aquatique. Des émanations des mauvaises odeurs sont aussi relevées.
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En ce qui concerne la pollution domestique, elle est due au rejet des déchets solides ménagés dans les eaux pluviales. Aussi nous pouvons remarquer le déversement des déchets solides collectés par les structures de collecte dans le lit des cours d’eaux.
Mis à part cette attitude déplorable des populations riveraines qui consiste à verser les DSM dans les caniveaux et collecteurs d’eau fluviale, il faut aussi noter l’inexistence presque des points de regroupement des déchets collectés. Par voie de conséquence, les déchets sont drainés par les eaux de ruissellement vers les cours d’eau. A ceci s’ajoutent les déchets de produits pétroliers et ceux produites par les systèmes d’Akadja qui participent au comblement des eaux.
Pour le traitement des eaux usées, la station d’épuration prévue à cet effet n’est plus opérationnelle. L’autre constat est l’inexistence despuits perdus ou puisards dans certains ménages. Ceci a pour corollaire le rejet des eaux usées dans les caniveaux et dans le lac. L’inexistence des latrines dans la plupart des ménages a pour conséquence la défécation à l’air libre, dans les caniveaux, les collecteurs d’eaux et les cours d’eaux.
La principale activité agricole exercée aux abords des cours d’eaux est la culture maraichère. La totalité des personnes enquêtées utilise les engrais chimiques comme l’urée et le NPK pour enrichir le sol. Ces engrais chimiques sont transportés par le lessivage dans les eaux. Ils modifient le caractère physico-chimique des eaux.
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CONCLUSION ET PERSPECTIVES
L’étude a révélé que l’état de pollution de la commune est dû à la mauvaise gestion des déchets solides ménagés, aux eaux usées domestique et excréta. Cet état de chose n’est pas sans conséquence sur les cours d’eaux de la commune puisque ces derniers sont pollués par trois grandes sources :
La pollution domestique caractérisée par le rejet des DSM, des eaux usées domestiques et les bouts de vidanges dans le réseau d’eau. Quant à la pollution industrielle, il a été constaté un rejet d’effluent non traité ou mal traité par les usines de la SOBEBRA et de LIPS. L’utilisation des fertilisants par la quasi-totalité des maraichers constitue une source de pollution des eaux. Ces différents polluants rencontrés sont drainés par les réseaux d’eaux pluviales vers le Lac Nokoué, polluant ainsi ce dernier. Face à cela, il importe que des solutions idoines soient prises pour atténuer la pollution des eaux dans la commune afin de limiter les risques de maladie d’origine hydrique auxquelles les populations sont exposées. Pour cela, nous suggérons ce qui suit :
Renforcer les capacités des acteurs en charge de l’assainissement de la commune de Sô-ava et des communes environnantes,
Consentir des efforts supplémentaires en matière de sensibilisation et d’éducation de la population par rapport à la gestion des déchets et les risques sanitaires encourus,
Mettre en application la règlementation en vigueur en matière de la gestion des différents types de déchets
Développer l’agriculture biologique afin d’éviter à moyen et à long terme l’usage des pesticides et des engrais chimiques
Assainir la berge des affluents du lac Nokoué.
Afin de mieux cerner le problème de pollution des cours d’eaux, il serait judicieux dans les travaux futurs de :
Caractériser les rejets de chaque industrie ;
Analyser le processus de chaque industrie envue de l’amélioration en qualité des effluents rejetés ;
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Faire une étude comparative des débits de rejet avec la pluviométrie le long des cours d’eau ;
Evaluer le degré de contamination des denrées produites sur les rives des cours d’eau et de la faune aquatique;
Evaluer les paramètres microbiologiques.
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REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
1. AKA, E. L., 2002. Caractérisation de l’abiegue et évaluation des effets potentiels sur les populations riveraines de Nkolbikok à Nkolbisson. (Yaoundé). Thèse of Master’s of Science en gestion de l’eau.Dschan (Cameroun) : Faculté d’Agronomie et de sciences Agricoles, Université de Dschang, 72 p
2. BAOK, G., 2007. Pollution des eaux et rivières et impact sur les populations riveraines : cas de la rivière de MGOUA dans la zone industrielle de DOUALA-BASSA.
Master en gestion de l’eau option environnement Université de Dschang-FASA, 98p 3. COMMONER, B., 1970. Threats to integrity of the nitrogen compounds in soil, water, atrnosphere and precipitation; global effect of environmental pollution. LONDON:
Singer (ed), 112p
4. GUERIN, THOMAZEAU, 1985. Environnement Tome1, Paris: ENTPE, 125p 5. GWP, 2000. La gestion intégrée des ressources en eau. Stockhom (Suède) : Global Water Partnership.http : www.google.fr, consulté le 23 mai 2013
6. INSAE., 2004. Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat.
161p
7. KERSPEN, Y., 1998. Les réseaux d’assainissement. Ouagadougou (Burkina Faso) : Ecole InterEtat des techniciens supérieurs de l’hydraulique et de l’équipement rural, 82p 8- LE BARBE L., ALE G., 1992. Réalisation des caractéristiques des régimes pluviométriques ponctuels béninois. Montpellier, ORSTOM, pp 165-173
9. LEYROY.J.B., 1999. La pollution des eaux, 4eme Ed.-Paris : presse universitaire de France.( que sais-je ?), 127p.
10. ABE, 1999. Loi-cadre sur l’environnement en république du Bénin. Loi N°98-030 du 12 février 1999,96p
11. MEINCK F, 1977. Eaux résiduaires industrielles. Ed.Massons pp72-75
12. OUBAGHA N,2011. Décontamination des eaux contenant des colorants textiles et les adjuvants par des matériaux naturels et synthétiques. Mémoire du magister. Chimie de l’environnement. Faculté des sciences. Université de Mouloud Mammeri Tizi Ouzou, Algérie, 122p
13. Plan de développement communal (PDC, 2002) de la ville de Parakou184p
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14. PNE-BENIN, 2008. Note de plaidoyer pour la réalisation et la mise en place d’une gestion concertée des barrages du lac Nokoué, 6p
15. PNE-BENIN, 2010. Défis et orientations stratégie pour la lutte contre la pollution chimique des cours et plans d’eau du Bénin, 26p
16. Programme D’Appui au Démarrage des Communes, 2006. Monographie de la commune de Sô-ava.44p
17. Radous, M, Nemcova M, Kemp D. Klaessen D., 1991. Qualité et traitement des eaux. Belgique : Fondation universitaire luxembourgeoise, 180p.
18. SHARMA, N.P., DAMBAUG T., HUNT E. GREY D., OKARU V., ROTHBERG D.,1996. African water resources: challenges and opportunities for sustainable development. World Bank technical paper n°331. Washington USA: World Bank 19. TCHAOU M, 2011. Contribution à l’amélioration du système de gestion des déchets solides urbains dans la commune de Lomé: du quartier Gbadago. Mémoire de master international en environnement. Femme, eau et santé, université de Lomé, Togo, 50p.
20. VERMEYLEN A., 2007. Cours de microbiologie, faculté universitaire notre dame de la paix de Namur, Belgique.
21. VEYRET, Y., et PECH. P., 1993. L’homme et l’environnement. Vendome (France) : Imprimerie des presses universitaire de France.423p.
22. PDC de Sô-ava, 2018- 2022. Bénin. 171p.
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ANNEXE
Annexe 1 : Questionnaire Fiche d’enquête collective
Objectif
Dans le cadre de la rédaction de notre mémoire pour l’obtention du diplôme de Licence Professionnelle en Hygiène et Contrôle de Qualité des Denrées Alimentaires (LP/HCQDA), nous souhaitons avoir des informations afin de mieux évaluer les sources de pollution du lac nokoué dans la commune lacustre de Sô-ava.
Ainsi nous vous prions de nous accorder quelques minutes de votre précieux temps pour répondre aux questions suivantes. Merci
Identification Date :
Quartier :
Nom et prénoms de l’enquêté (e)
………….:……….………
………...………...
...
Sexe : M F Age :
Activité professionnelle : Niveau d’instruction :
Primaire secondaire supérieur non scolarisé 1- Quelle est la place qu’occupe l’hygiène dans votre vie ?
N’en sait rien important très important 2- Que faites vous pour maintenir sain votre cadre de vie ?
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...
...
...
3- Quelle est la qualité de votre eau de boisson ?
Mauvaise Bonne très bonne
4- D’où puisez-vous votre eau de boisson ?
Du lac Du forage Autres 5- Vivez-vous des produits issus du lac ?
Oui Non
6- Que faites vous pour entretenir du lac ?
………
………
………
………
7- Aviez-vous des poubelles dans votre maison ? OUI NON
8- Si non comment éliminez-vous vos généralement vos ordures et autres déchets de la maison ?
Incinération enfouissement rejet dans le lac 9- Quel est la nature des déchets que vous produisez ?
………
………
………
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………
………
………
10- Que saviez-vous des déchets (leurs nuisance sur la sante humaine et sur l’environnement) ?
………
………
………
………..
11- Voulez-vous vous abonner à une structure de pré collette ?
OUI NON 12- Existe-t-il des latrines dans votre maison ?
OUI NON 13- Si non, Où faites-vous vos besoins ?
Dans le lac WC public
14- Si dans le lac, Que pensez-vous de ces pratiques ?
...
...
...
...
...
15- Quelles sont les maladies dont vous souffrez souvent ?
………
………
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………
………
16- Qu’auriez-vous souhaité que la mairie vous fasse dans la gestion des déchets et aussi de vos besoins ?
………
………
………...
Merci beaucoup !!!
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Annexe 2 : Types et sources de pollution chimique des cours et plans d’eau au Bénin
Types de pollution Nature chimique du polluant
Sources de pollution
Pollution par les fertilisants agricoles
Nitrates, phosphates Agriculture Pollution par les métaux et
les métalloïdes toxiques
Mercure, cadmium, plomb, aluminium, arsenic
Industrie, agriculture, combustions
Pollution par les pesticides agricoles
Insecticides, herbicides, fongicides
Agriculture
Pollution par les détersifs Agents tensioactifs Effluents domestiques Pollution par les
hydrocarbures
Pétrole bruit et ses dérivés (essence, gazoil, produits de vidange)
Industrie pétrolière, transport, mécanique
Pollution par les composés organochlorés
P.C.B, insecticides, solvants chlorés
Agriculture
Pollution par les autres composés organiques de synthèses
Très nombreuses (supérieur à 70 000) molécules
Industrie (usage dispersifs pour certains)
Glucides, lipides, produits Effluents domestiques et agricoles, industrie agro- alimentaire, papeteries