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Introduction a la théorie des tourbillons - (Démonstration élémentaire)

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00241242

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241242

Submitted on 1 Jan 1907

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Introduction a la théorie des tourbillons - (Démonstration élémentaire)

E. Mathy

To cite this version:

E. Mathy. Introduction a la théorie des tourbillons - (Démonstration élémentaire). J. Phys. Theor.

Appl., 1907, 6 (1), pp.619-624. �10.1051/jphystap:019070060061901�. �jpa-00241242�

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619 Pour les distances inférieures à 1 centimètre, et d’après les nombres de M. Carr, sa valeur décroît rapidement avec la distance. Elle dé- croît ensuite beaucoup plus lentement.

Elle tend vers une limite dont la valeur est voisine de 420, tandis que les expériences de M. Bouty, faites avec une méthode entièrement différente et pour des épaisseurs gazeuses supérieures à 5 centimètres,

l’ont toujours révélée commue une quantité constante égale à 419, caractéristique du gaz et indépendante de la distance, supposée supé-

rieure à quelques centimètres.

En résumé, la loi de Paschen n’est pas applicable aux très faibles distances d’électrodes, pour des pressions supérieures à la pression critique, et ceci à cause de la variation rapide de la cohésion dié-

lectrique avec ces distances. Elle s"applique très sensiblement aux

décharges en champ uniforme à travers les gaz, entre deux plateaux parallèles, distants de plusieurs centimètres au moins, pour toute

pression inférieure ou supérieure à la pression critique.

INTRODUCTION A LA THÉORIE DES TOURBILLONS

(DÉMONSTRATION ÉLÉMENTAIRE) ;

Par M. E. MATHY.

A. Les fonctions log 2 et 0, p et 0 désignant les coordonnées polaires

d’un point, satisfont à l’équat£on de Laplace.

Soient OX l’axe polaire, M un point dont les coordonnées sont p et 0 1) ~ en choisissant OX comme axe des x et une perpendicu-

laire en 0 à cette droite comme axe des y, les cordonnées rectilignes

de M sont y = MN et x ~ ON.

Entre ces deux systèmes de coordonnées, on a évidemment les

Article published online by EDP Sciences and available at

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019070060061901

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620

relations :

Le point M, se déplaçant d’une façon continue dans le plan, décrit

une ligne ; on se propose de rechercher les propriétés de log p et de 0 quand M passe d’une position à une autre infiniment voisine; à cet effet, on dérive (i) pour x et pour y ; on a successivement :

De ces égalités, on déduit :

En dérivant l’équation (7) pour x, l’équation (8) pour y, et ajou-

tant, on obtient :

De même, on aurait :

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621 B. Lorsqu’?,tn point décrit une circonférence avec une vitesse qui

est en raison inverse du rayon, il existe une fonction des vitesses et

cette fonction est 9.

En effet : le point M décrit une circonférence de centre 0 et de rayon p en se déplaçant dans le sens trigonométrique avec une

vitesse V ; soient u et v les composantes de cette vitesse suivant

ox et oy ; désignant par dO it la vitesse angulaire de M, on a :

De ce que V - 1 par hypothèse, on peut écrire les égalités (5) et

p

(6) comme suit :

__

En comparant (11) et ( 1~), on conclut :

C . -~- vdJl prise le long d’une circon férence

est égale à la surface du cercle multipliée par le double de la vitesse

angulaire.

Car, de (10’), on déduit :

Ces formules combinées avec (11) donnent :

(5)

622

En intégrant le long de la circonférence p, on a :

p est constant; si donc a ou la vitesse angulaire est uniforme,

Or p est constant; si donc

dt ou la vitesse angulaire est uniforme,

on obtient :

D. Lorsqu’une force peut par le nzême vecteur

vitesse, l’intégrale f (udx + vdy), prise le long d’une ligne, a un sens

dynamique.

u et v deviennent, avec la condition énoncée, les composantes d’une force; dès lors + vdJ est le travail élémentaire produit par cette force le long de ds, élément de la ligne ; le travail total, lorsque le point d’application parcourt toute la ligne, est la

somme des travaux élémentaires. Donc :

E. On peut transformer cette intégrale de ligne en une intégrale

de surface ; on a :

On recherche d’abord la valeur de udx + le long du contour

du rectangle infiniment petit clxc y, ABCD (fig. 2)

FIG. 2.

Par convention, le périmètre est décrit par l’observateur ayant

la surface à gauche, donc dans le sens des flèches. En A, les com-

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posantes de la force sont U1 et v ; on a dès lors :

Si l’on étend l’intégration à la circonférence p, on remarque que, dans la première intégrale, les lignes intérieures sont décrites deux fois en sens contraire et apportent donc un résultat nul ; il

reste la valeur de prise le long du contour extérieur, c’est-à-dire de la circonférence ; dans le second membre de l’équa- tion, on a la somme des surfaces élémentaires; donc :

F’. du mot : tourbillon.

En rapprochant les égalités (15) et (i6), on en conclut :

Si le cercle devient très petit, l’intégrale se réduit à :

Comme cZxdy devient ainsi égal à la surface du cercle ’ITp2, on a :

Or le premier membre de (18) est l’expression du double du

tourbillon rectiligne que Von Ilelmholtz pose égal à 21 et qu’il sup- pose normal au plan xy; on peut donc écrire :

Il en résulte que :

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624

Le tourbillon se représente clonc par une droi te normale au plan du

mouvement et de longueur proportionnelle à la vitesse angulaire de

ce mouvement ; cette ligne est l’axe du tourbillon et passe par le centre de la circonférence.

Le raisonnement précédent est vrai pour chaque plan des coor- données ; désignant les composantes du tourbillon par ~, 7), ~, les composantes de la vitesse par u, v, 2~, on a d’une façon générale :

De cette étude, il résulte que, pour qu’il y ait tourbillon, il faut

deux conditions : 1° la force doit s’exprimer par le même vecteur que la vitesse ; cette vitesse doit être en raison inverse de la dis- tance de l’axe du tourbillon au point l’on estime l’action de la force.

En hydrodynamique, on sait que le tourbillon conserve sa valeur si la température du liquide est uniforme et si les forces motrices admettent un potentiel (théorème de Helmholtz) .

En électrodynamique, Maxvvell a établi les équations suivantes :

Quand (u, v, w) représentent les composantes du courant élec-

trique ; («, ~3, y), les composantes de la force magnétique résultante,

comme («, a, y) satisfont aux deux conditions énoncées, le sys- tème (22) est analogue au système (21) si :

(23) ~ = 2xu, q == 2xv, ~ =

On aura ainsi l’image d’un tourbillon électrique si l’on se repré-

sente un courant rectiligne indéfini électrique agissant sur l’unité

de pôle magnétique et le faisant tourner dans un plan perpendi-

culaire à ce courant avec une vitesse en raison inverse de sa dis-

tance ; l’axe du tourbillon est la direction du courant, et les compo-

santes sont données par (23).

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