Centrale PSI 2012
Enoncé 126
DansR3, on donne les 3 droites : D1:
z = 1 x = 0
D2:
z = 0 x = y
D3:
z = −1 y = 0
.
Donnez l’équation générale d’une droite coupant ces 3 droites. Définir la surface (S) engendrée par l’ensemble des droites trouvées. Quelle est sa nature ?
Odlt 19-117
Il faut chercher des droites deR3 avec un minimum de paramètres. La méthode la plus efficace est de les chercher sous la formex=az+b y=c z+d, mais il manque les droites parallèles àx0y(qu’on cherche ensuite sous la forme z=a y=bx+c(sauf parallèle à axe 0y), puisz=a x=b).
Les droitesx=az+b y=c z+d, non parallèles àx0yrencontrent les 3 droitesDissi :
∃x,y∈R,
0 = a+b y = c+d
b = d
0 = −c+d x = −a+b
⇐⇒
a = −b
c = b
d = b
soit (Db)
x = b(−z+1) y = b(z+1)
Les 3 droitesDi étant dans 3 plans parallèles àx0y, les droites parallèles àx0yne peuvent les rencontrer toutes les trois. Reste à reconnaître la surface (S)S
b∈RDb: il suffit d’éliminer lebpour reconnaître une quadrique M(x,y,z)∈S ⇐⇒ ∃b,z∈R, (x,y,z)∈(Db) ⇐⇒ x
−z+1= y
z+1 ⇐⇒ xz+y z+x−y=0 Méthode 1 :
On réduit la forme quadratiqueQ(x,y,z)=xz+y z=tX S X avecS= 12³0 0 1
0 0 1 1 1 0
´. On peut commencer par regarder le signe des valeurs propres trS=0 et detS =0 amènent une valeur propre nulle et deux de signes opposées (non nulles). Il y a deux possibilités : paraboloïde hyperbolique ou cylindre hyperbolique (éventuellement dégénérés en 2 plans). On calcule un peu plus : le polynôme caractéristique deSestχS(λ)= −λ3+2λ= −λ(λ−p
2)(λ+p
2). L’espace propre associé à 0 est « visiblement » Vect (1,−1, 0. Le plan contenant les deux autres estx−y=0, ce qui sans calcul supplémentaire amène que dans un nouveau repère orthonormé où (1,−1, 0) est l’axeO Z, la nouvelle équation est p2(X2−Y2)+αZ =0, donc paraboloide hyperbolique
Méthode 2 :_ On remarque que les groupementsx+y etx−y, par une rotation de repère d’axe 0z et d’angleπ/4
« deviennent »p
2Xetp
2Y, d’oùp
2X Z=p
2Y, puis une autre rotation autour de 0Y et d’angleπ/4 donneX02−Z02= (X0−Z0)(X0+Z0)=2X Z=2Y =2Y0. On reconnaît immédiatement la réduite d’un paraboloïde hyperbolique.
Remarque :Les surfaces « réunion de droites » s’appelent des surfaces réglées. Il y a 5 quadriques réglées : les cylindres (réunion de droites parallèles à la direction du cylindre) parabolique et hyperbolique, le cône (réunion de droites concourantes au sommet) elliptique, l’hyperboloïde à une nappe et le paraboloïde hyperbolique.
On dessine ici le paraboloïde hyperbolique avecc quelques droites (en bleu) tracées dessus. La surface est tronquée à [−3, 3]2:
1
D1
D2
D3
CCP PSI 2012
Enoncé 1231040
Extrema locaux def : (x,y)∈(R∗+)2→x y+8³1 x+1y
´
? RMS 123-1040
³R∗+´2
=¤ 0,+∞£
פ 0,+∞£
est bien ouvert deR2comme produit d’intervalles ouverts. Les extremaM=(x,y) def sontdoncdes points critiques de f, cad des points de dérivées partielles nulles. On cherchex,y>0 et on en trouve un seul possible :
∂f
∂x(x,y)=y−8 1
x2 = 0
∂f
∂y(x,y)=x−8 1
y2 = 0 ⇐⇒
y = 8
64/y4
x = 8
y2
⇐⇒
y(y3−8) = 0
x = 8
y2
⇐⇒ M=(2, 2)
Réciproquement, on va utiliser 2+x1 = 121+x/21 = 12(1−12x+14x2+o(x2)), lorsque x →0 et on doit considérer, pour (h,k)→(0, 0), le signe def(2+h, 2+k)−f(2, 2) (différence « d’altitude » ) :
f(2+h, 2+k)−f(2, 2)=(2+h)(2+k)+8 µ 1
2+h+ 1 2+k
¶
−12
=4+2h+2k+hk+8 µ1
2
³1−1 2h+1
4h2+h2ε(h)´ +1
2
³1−1 2k+1
4k2+k2ε(k)´¶
−12
=h2+hk+k2+4h2ε(h)+4k2ε(k) 2
Pourdevinerle signelocalde cette quantité, on regarde le signe de la forme quadratique destermes d’ordre 2 Q(h,k)=h2+hk+k2. Pour ceci, en général, on regarde le signe des valeurs propres de la matrice symétrique cano- niquement associéeS=¡ 1 1/2
1/2 1
¢, mais il est plus simple d’écrireQ(h,k)=(h+12k)2+34k2pour voir immédiatement queQest définie positive et on « devine donc » que c’est un minimum. Montrons-le en « bidouillant » subtilement la négligeabilité des autres termes :
f(2+h, 2+k)−f(2, 2)=1
2(h+k)2+1
2h2(1+8ε(h))+1
2k2(1+8ε(k))
Comme 1+8ε(h)→1>0 et 1+8ε(k)→1>0,par continuité, pourh,kassez proches de 0, on déduit que cette quantité est (localement) positive, cadM(2, 2) minimum (au moins local) def sur³
R∗+´2
. Sur le dessin de la surface « associée » z=f(x,y), on voit que c’est un minimum global. La surface est tronquée à [0, 10]2d’où les « faux coins » en haut.
Axe//0z x=2 y=2
CCP PSI 2012 Variante numérique
Enoncé 16
SoitA,B,C 3 matrices carrées d’ordre n complexes telles que A=B+C, A2=3B+C, A3=5B+6C. Trouvez un polynôme annulateur deAet montrez que ces matrices sont diagonalisables.Odlt 19-216 cple serie de fonctions
A = B+C A2 = 3B+C ⇐⇒
B = 12(A2−A)
C = 12(3A−A2) =⇒ A3=5
2(A2−A)+6
2(3A−A2)= −1
2A2+13 2 A
Le polynômeP(X)=X3+12X2−132 X=X(X2+12X−132) est annulateur deAet scindé à racines simples (∆>0), doncA est diagonalisable, puisA2aussi au travers de la même matrice de passageP, puisqueA=P DP−1 =⇒ A2=P D2P−1.
3
En se servant du système résolu plus haut,B=P12(D2−D)P−1etC=P12(3D−D2)P−1, prouventB,Cdiagonalisables et même codiagonalisables (puisque c’est le mêmeP) car les matrices12(D2−D) et12(3D−D2) sont bien diagonales.
(stabilité par+et . de l’ev des matrices diagonales d’ordren Dn(R)) CCP PSI 2012
Enoncé 25
SoitA∈Mn(R) telle que∀1≤k≤n, tr (Ak)=0.1 )
En calculant tr (χA(A)), montrez 0 valeur propre deA.2 )
Montrez queAest semblable à une matriceA0dont la dernière colonne contient que des 0. On noteBlamatrice obtenue en supprimant àA0la dernière ligne et la dernière colonne.3 )
Montrez∀2≤k≤n,Bk=0. En déduireAn=0.Odlt 19-210
Q1) Par le théorème deCayley1-Hamilton2, le polynôme caractéristique de A est annulateur de A, cadχA(A)= 0. Il vient tr (χA(A))=0. D’autre part, si χA(x)=(−1)n(Xn+an−1Xn−1+ · · · +a1X+a0), par linéarité, tr (χA(A)= (−1)n( tr (An)+an−1tr (An−1)+ · · · +a1tr (A)+a0tr (I), et en utilisant l’hypothèse sur les traces desAk, 0=tr (χA(A))= a0n =⇒ a0=0. 0 est donc racine deχA, cad valeur propre deA.
Q2) 0 étant valeur propre de A, il existe un vecteurU 6=0 deRn tel que AU =0. On complète en une base E = (E1, . . . ,En−1,U) deRn. En considérant la matricePdont les colonnes sont ces éléments, cad la matrice de passage in- versible de la base canonique deRnà la baseE, on aP−1AP=A0, où la dernière colonne correspond aux coordonnées deAU=0 dans la baseE, donc est nulle.
Q3) On aA0=
B 0 C 0
avecB∈Mn−1(R) etCvecteur-ligne d’ordren−1. Cette matrice étant triangulaire par blocs
de blocs diagonauxBet 0, on sait alors∀1≤k≤n, A0k=
Bk 0 Ck 0k
. Il vient alors tr (Ak)=tr (A0k)=tr (Bk)+0=0.
Montrons,par récurrence surn≥1, que si A∈Mn(R) vérifie tr (Ak)=0, pour 1≤k≤n, alorsAn=0 (cadAnilpo- tente).
• n=1.A=(a). L’hypothèse tr (A)=a=0, amèneA=A1=0.
• Supposons l’hypothèse vraie jusqu’àn−1 et considérons A∈Mn(R) telle que tr (Ak)=0, pour 1≤k≤n. Les questions précédentes amènent l’existence d’une matriceB∈Mn−1(R) vérifiant les hypothèses de récurrence à l’ordren−1. Il vient doncBn−1=0, puis, en utilisant :
A0n−1=
0 0
Cn−1 0
=⇒ A0n=A0×A0n−1=
B 0 C 0
×
0 0
Cn−1 0
=
0 0 0 0
Par similitude, on a aussiAn=0. (Remarque : si on calculaitA0n−1×A0, on ne trouvait pas 0 ! ) Mines-Ponts PSI 2012
Enoncé 28
SoitA∈Mn(C) . Déterminez les valeurs propres de comA.Indication : commencez par le cas inversible.
RMS 123-583
4
• Si A est inversible, on sait A−1= detA1 tcomA, soit comA =det(A)t(A−1). Comme une matrice a les mêmes valeurs propres que sa transposée, et que les valeurs propres deA−1, sont les inverses de celles deA, il vient que si les valeurs propres deAsont notées (avec leur multilicité)λ1, . . . ,λn, les valeurs propres de comAsont donc lesncomplexes :
detA 1 λi =
Qn j=1λj
λi =Y
j6=i
λj
On va démontrer que ce résultat reste vrai dans le cas général (donc lorsque au moins l’un desλjvaut 0).
• Si rgA≤n−2, alors comA=0, donc toutes les valeurs propres de comAsont nulles. En effet, on sait, cours sur le rang d’une matrice, que rgA=r ssi il existe une sous-matrice carrée d’ordrerdeAinversible. Or, si rgA≤n−2, toutes les sous-matrices d’ordren−1 sont non inversibles, donc un déterminant nul. Il s’ensuit que tous les coafacteurs sont nuls, cad comA=0.
On notera, que si rgA≤n−2,µ(0)≥dim KerA≥2, donc au moins deuxλj deA sont nuls, doncQ
j6=iλj est toujours nul. La formule vue plus haut convient bien . . .
• Ici rgA=n−1. On saitA×comA=(detA)I =0. Il vient Im comA⊂ KerA, donc rg comA≤1 donc=1 (sinon on aurait comA=0). Il s’ensuit, par un raisonnement habituel que 0 est valeur propre d’ordre au moinsn− 1 de comA. On trouve la dernière par la trace. On utilise le « résultat classique » que le coefficient en X du polynôme caractéristique de A est−tr ( comA). (Rappel : le coefficient constant est detA et le coefficient en Xn−1 est (−1)n−1tr (A)). En utilisant le théorème de relation coefficient-racines d’un polynôme, comme lesn racines deχA(x) sontλi, . . . ,λn, le coefficient enXest (−1)n×(−1)n−1σn−1oùσn−1est l’expression symétrique élémentaire en lesn−1 racines, soit Pn
i=1
Qj6=iλj. Comme ici, une racine (valeurs propre) est nulle,σn−1est le produit des racines non nulles, d’où finalemment la dernière valeur propre de comA(la seule non nulle) est
−(−σn−1)= Y
λj6=0
λj.
On notera que ici aussi, les n valeurs propres de comAsont bien lesQ
j6=iλj, pour 1≤i≤n, qui sont bienn−1 fois nulles sauf pour leitel queλi=0.
CCP PSI 2012
Enoncé 36
Soient (Pk)0≤k≤nune base deCn[X] eta∈C.1 )
Montrez que (Pk(X+a))0≤k≤nest une base deCn[X].2 )
Soienta6=b∈C. Montrez que ((X−a)k(X−b)n−k)0≤k≤nest une base deCn[X].(On pourra utiliser les polynômes Xk(X+a−b)n−k).
Odlt 19-209 cpl integrales
La famille (Pk(X+a))0≤k≤nest une famille den+1 polynômes deCn[X] libre car, soientα0, . . . ,αn∈Ctels queα0P0(X+ a)+. . .αnPn(X+a)=0=R(X+a).R s’annule en toutx+a, donc en toutx!, soitα0P0(X)+. . .αnPn(X)=0, d’où α0= · · · =αn=0. c’est donc une base deCn[X]. On aurait aussi pu dire que l’applicationϕa:P(X)−→P(X+a) est clairement un endomorphisme deCn[X]. Elle est bijective, car de réciproqueP(X)−→P(X−a). (Pk(X+a))0≤k≤n estdonc une base en tant qu’image de la base (Pk(X))0≤k≤npar l’automorphismeϕa.
On a ici aussi, juste à démontrer la liberté : soientα0, . . . ,αn∈Ctels queα0(X−a)0(X−b)n+· · ·+αn(X−a)n(X−b)0=0.
La valeur enade ce polynôme amèneα0(a−b)n=0=⇒ α0=0, cara6=b. On poseRk(X)=(X−a)k(X−b)n−k. Ensuite, 5
la dérivée enaamèneα1R01(a)=0, puisqueR02(a)= · · · =Rn0(a)=0,aétant racine de multipliciték≥2 deRk. De plus, aest racine de multiplicité 1 deR1(cara6=b), doncR10(a)6=0. Il vientα1=0. Ensuite, la dérivée seconde enadonne α2=0. On réitère jusqu’à la dérivéenième enaqui donnera, in fine,αn=0.
Mines-Ponts PSI 2012
Enoncé 123577
Déterminez le commutant de f ∈L(R3) tel quef26=0 etf3=0.RMS 123-577
Le commutantC(f) de f est l’ensemble des endomorphismesg deR3 commutant avec f. C’est un ev, car c’est le noyau de l’application linéaireϕf : L(R3) → L(R3) , g −→ f ◦g−g◦f. D’autre part, on a toujours trivialement C(f)⊃ Vect (fk)0≤k<n. (ce n’est pas utile quek ≥n, car par Cayley-Hamilton, les puissances de f supérieures ou égales àn sont combinaisons linéaires de (I d,f,f2, . . . ,fn−1). Comme ici, il est clair que (I d,f,f2) est libre, on en déduit dimC(f)≥3.
Le plus simple est d’essayer de diagonaliser, sinon de trigonaliser f. La seule valeur propre étant 0, f n’est pas dia- gonalisable, puisquef 6=0. On construit une baseE =(e1,e2,e2) deR3telle que Mat (f,E)=A=³0 1 0
0 0 1 0 0 0
´. Je ne mets pas l’analyse ici. Comme 0 est valeur propre de f (f n’est pas inversible et d’ailleurs nilpotente), il existee1 tel que f(e1)=0. Comme {0}
(
Kerf(
Kerf2, on prende36=0∈ Kerf2−Kerf, et on posee2=f(e3). On obtient bien alors la matrice plus haut. Reste à démontrer que cette famille est une base deR3, cad libre : laissé au lecteur. facile. Ensuite, on effectue un petit calcul de matrices 3×3 :M=
a b c d e f g h i
×A=A×M ⇐⇒
0 = d
a = e b = f
0 = g
d = h e = i
0 = 0
g = 0 h = 0
⇐⇒
d=g=h = 0 a=e=i = a b=f = b
⇐⇒ M=
a b c
0 a b
0 0 a
On reconnaît immédiatementaI+b A+c A2, soitC(f)=Vect (I d,f,f2). Un endomorphisme où le commutant est l’ev engendré par toutes les puissances def (qui d’ailleurs est égal à l’ensemble de tous les polynômes enf, soitC[f]) est appeléendomorphisme cyclique.
Pour un endomorphisme diagonalisable, il est facile d’avoir la dimension du commutant (et même le commutant) : si les valeurs propres distinctes sontλ1, . . . ,λpde multilicités respectivesm1, . . . ,mp, alors dimC(f)=Pp
k=1mi2. En par- ticulier, on voit que si l’une des valeurs propres est au moins double, dimC(f)>net donc ce n’est pas un endomor- phisme cyclique et il existe des endomorphismes qui commutent avec f quine sont pasdes combinaisons de puis- sances def, cadqui ne sont pasdes polynômes en f. Si l’endomorphisme se diagonalise enDiag (λ1Im1, . . . ,λpImp), un calcul par blocs élémentaire montre que toutes les matrices qui commutent sont les matrices diagonales par blocs Diag (A1, . . . ,Ap) oùAi est une matrice quelconque d’ordremi. La dimensionPp
k=1m2i vient alors aisément.
6
Petites Mines PSI 2012
Enoncé 1231012
Rayon de Convergence dex→+∞X
n=1
ln
µcosh(π/n) cos(π/n)
¶ xn. RMS 123-1012
ln
µcosh(π/n) cos(π/n)
¶
=ln
1−π2
2 1 n2+O
µ 1 n4
¶
1+π2 2
1 n2+O
µ 1 n4
¶
=ln µµ
1−π2 2
1 n2+O
µ 1 n4
¶¶ µ 1−π2
2 1 n2+O
µ 1 n4
¶¶¶
=ln µ
1−π2 1 n2+O
µ 1 n4
¶¶
= −π2 1 n2+O
µ 1 n4
¶
∼ −π2 1 n2
Méthode 1 : On utilise le critère d’Alembert3pour les séries numériques :
¯
¯
¯
¯ un+1
un
¯
¯
¯
¯=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
ln³cosh(π/n+1) cos(π/n+1)
´ xn+1 ln³cosh(π/n)
cos(π/n)
´ xn
¯
¯
¯
¯
¯
¯
∼ π2 (n+1)2
n2
π2|x| −−−−−−−→n
→+∞ |x|
• Si|x| <1, la sérieP
unconverge absolument, doncR≥1.
• Si|x| >1, la sérieP
undiverge grossièrement, doncR≤1.
Méthode 2 : On utilise directement le résultat « limite-cours » Si deux séries entièresPanxnde rayonRAetPbnxnde rayonRbvérifientan∼bn, alorsRa=Rb. On a immédiatementR=1 par la série convergente deRiemann4P 1
n2. Centrale PSI 2012
Enoncé 78
Soitf :x→+∞X
n=2
xe−nx lnn .
1 )
Déterminez l’ensemble de définition def.2 )
Montrez quef est de classe C1 surR∗+.3 )
Est-elle dérivable à droite en 0 ?4 )
Montrez quef est continue surR+. RMS 123-844Q1) Six>0, on afn(x)=o¡1
n2
¢, d’oùPfn(x) converge. Six=0, la sériePfn(0)=0 converge et six<0, −→
n→+∞ fn(x)= +∞ 6=0 amène la divergence deP
fn(x). Conclusion : Deff =R+.
Q2) On applique le théorème C1 d’une série de fonctions sur tout segment £ a,b¤
⊂¤ 0,+∞£
, après avoir calculé fn0(x)=elnn−nx(1−nx) :
• Les fonctionsfnsont clairementC1sur£ a,b¤
.
• La série de fonctionsP
fnconverge simplement sur£ a,b¤
.
• La série de fonctionsP
fn0 converge uniformément car normalement sur£ a,b¤
car
°
°fn0°
°+∞,[a,b]≤e−na
lnn (1+nb)=o¡ 1/n2¢
, cara>0 et croissances comparées.
3. Jean le Rond D’Alembert: mathématicien philosophe français (1717-1783).
4. Bernhard Riemann: mathématicien allemand de génie (1826-1866). Travaux fondamentaux sur les fonctions analytiques, la théorie de l’intégration, la géométrie différentielle. Sa fonctionζdonne des indications sur la répartition des nombres premiers.
7
Q3) Méthode 1 : f(x)−f(0)
x−0 = f(x) x =
+∞X
k=2
e−kx lnk ≥
n
X
k=2
e−kx lnk ≥ 1
lnn
n
X
k=2
³e−x´k
= 1 lnn
e−2x−e−(n−1)x 1−e−x ∼x→0
x(n−3)
xlnn −−−−−−−→
x→0
n−3 lnn Comme n−3lnn → +∞, il existeN0tel que Nln0N−3
0 ≥2A. Pour ceN0, en vertu de la limite plus haut, il existeη>0 tel que, pour 0<x<η, f(x)x−−0f(0)≥Nln0N−03−1≥2A−1. 2A−1 étant quelconque, on vient de démontrer lim
x→0,x>0
f(x)−f(0) x−0 = +∞, cadf n’est pas dérivable (à droite) en 0.
Méhode 2 :
Supposons quef soit dérivable en 0, alors le taux d’accroissement est borné localement à droite en 0, cad il est majoré pourxassez petit, cad pourx=n1, avecn≥N0.
∀n≥N0, M≥ f(x)−f(0) x−0 =
+∞X
k=2
e−kx lnk ≥
n
X
k=2
e−kx lnk ≥e−nx
n
X
k=2
1 lnk =e−1
n
X
k=2
1 lnk On en déduit que les sommes partielles de la sérieP 1
lnn sont majorées alors que la série diverge. Absurde.
Mines-Ponts PSI 2012
Enoncé 80
Soitr, pourn∈N,fn:x→arctan³ n+x 1+nx´. Etudiez la convergence simple et uniforme surR+ de la suite de fonctions (fn).
RMS 123-603
Etude de la convergence simple de la suite(fn)surR+
Soitx>0 fixé. Comme 1+nxn+x ∼n→+∞ n
nx = 1x, il vient limn→+∞fn(x)=arctan1x, par continuité de la fonction arctan- gente. Pourx=0, on a immédiatement limfn(0)=lim arctann=π2. La suite de fonctions (fn) converge donc simple- ment surR+ vers la fonction f définie parf(x)=arctanx1, pourx>0, etf(0)=π2.
Etude de la convergence uniforme de la suite(fn)surR+
On constate quef est bien continue surR+, notamment en 0, car lim0=arctan(+∞)=π2 =f(0). (Sinon, on aurait pu en déduire tout de suite lanon-convergence uniformeversf surR+, lesfnétant continues . . .).
Par efficacité, on va utiliser la formule trigonométrique (pas vraiment au programme) : siab<1, arctana+arctanb= arctan(1−aba+b ).
Ici,a=1+nxn+x etb= −1x. On cherche le sup en valeur absolue de fn(x)−f(x). Par la formule et la croissance d’arctan- gente, ses variations surR+ de sont les mêmes que celles degn(x) :
gn(x)= fn(x)−f(x)
1+fn(x)f(x)=³ n+x 1+nx−1
x
´ /³
1+ n+x x(1+nx)
´
= x2−1
nx2+2x+n =⇒ gn0(x)=2(x2+2nx+1) (nx2+2x+n)2 ≥0
°
°fn−f°
°∞=max³¯
¯
¯lim
0 (fn−f)¯
¯
¯,¯
¯
¯lim
+∞(fn−f)¯
¯
¯
´
=max³π
2−arctann, arctan(1 n)´
=arctan µ1
n
¶
−→0
On rappelle la formule pourx>0, arctan(x)+arctan(1/x)=π2. Il y a bien convergence uniforme de la suite de fonctions (fn) surR+.
8
Navale 2012
Enoncé 99
Soitf :x→ Z +∞0
e−t x p1+t2dt.
1 )
Déterminez le domaine de définition def.2 )
Que dire de la régularité def ?3 )
Déterminez la limite def en+∞.RMS 123-1025
Q1) La fonction fx(t)= pe1−t x
+t2 est continue sur £ 0,+∞£
. Pour x >0, on a|fx(t)| ∼+∞ e−t x
t =o(t12). Il vient l’inté- grabilité de fx surR+. Pourx=0, f0∼+∞ 1
t, dont l’intégrale deRiemann4R+∞
1 dt
t est divergente. Pour x<0, on a limt→+∞fx(t)= +∞par croissances comparées. On en déduit la non-intégrabilité defxsurR+. Finalement Deff = R∗+.
Q2) On va démontrer que f estC∞surR∗+ en utilisant pour toutn∈N, le théorèmeétenduCn pour une intégrale à paramètre sur tout segment £
a,b¤
⊂ ¤ 0,+∞£
. (x,t)→ pe−t x
1+t2 est bienC∞surR2, donc les dérivées partielles par rapport àxexistent bien à tout ordre.
• ∀0≤k≤n,∀x∈£ a,b¤
,t→∂kf
∂xk(x,t)=(−t)ke−t x
p1+t2 est continue par morceaux surR+.
• ∀0≤k≤n,∀t∈R+,t→∂kf
∂xk(x,t)=(−t)ke−t x
p1+t2 est continue sur£ a,b¤
.
• Hypothèse de Domination
∀0≤k≤n,∀t∈R+,∀x∈£ a,b¤
,
¯
¯
¯
¯
¯
∂kf
∂xk(x,t)
¯
¯
¯
¯
¯
≤ bke−t a p1+t2=o+∞
µ1 t2
¶
(cara>0), donc intégrable surR+. Q3)
¯
¯
¯f(x)¯
¯
¯≤ Z +∞
0
¯
¯
¯
¯ e−t x p1+t2
¯
¯
¯
¯dt ≤ Z +∞
0
e−t xdt = lim
A→+∞
·e−t x
−x
¸t=A t=0 =1
x−−−−−−−−→
x→+∞ 0
CCP PSI 2012
Enoncé 102
1 )
Déterminez les valeurs deα∈Rpour queIn= Z 10
tn¯
¯
¯ln(1−t)
¯
¯
¯
αdt soit convergente. Calculez la limite deInlorsque n→ +∞.
2 )
La sériePInest-elle convergente ? Odlt 19183
Q1) La fonctionfn:t →tn|ln(1−t)|αest continue et positive sur ¤ 0, 1£
. fn(t)∼0 1
t−n−α. Par comparaison à une in- tégrale deRiemann4, il en résulte fn intégrable sur ¤
0, 1/2¤
ssiα> −n−1. En utilisant limt→1p
1−t fn(t)=0, par croissances comparées, il vient fn(t)=o1((1 1
−t)1/2), d’où l’intégrabilité sur £ 1/2, 1£
, pour toutαréel. Conclusion :In
converge (absolument) ssiα> −n−1, donc la suite (In) existe ssiα> −1.
Pour 0≤t <1 fixé, fn(t)→0, et d’autre part, l’hypothèse de domination est vérifiée puisque|fn(t)| ≤t|ln(1−t)|α, intégrable sur¤
0, 1£
, puisque c’est f1. Le théorème de convergence dominée deLebesgue5s’applique : limIn=0.
4. Bernhard Riemann: mathématicien allemand de génie (1826-1866). Travaux fondamentaux sur les fonctions analytiques, la théorie de l’intégration, la géométrie différentielle. Sa fonctionζdonne des indications sur la répartition des nombres premiers.
5. Henri-Léon Lebesgue: mathématicien français (1875-1941)
9
Q2) De l’inégalité de convexité bien connue lnt≤t−1, il vient ln(1−t)≤ −t, puis pour 0<t<1,|ln(1−t)| ≥ |t|et :
In= Z 1
0
tn¯
¯
¯ln(1−t)¯
¯
¯
αdt ≥ Z 1
0
tntαdt = 1 n+α+1
Du critère de comparaison d’une série positive au terme général d’une série harmonique divergente, il résulte que la sérieP
Indiverge.
Mines Nancy PSI 2012
Enoncé 111
Résoudre le système différentiel :
x0 = −3x+5y−5z y0 = −4x+6y−5z z0 = −4x+4y−3z
.
RMS 123-1036
X0=AX X=
x y z
A=
−3 5 −5
−4 6 −5
−4 4 −3
Un calcul du polynôme caractéristiqueχA deA par la méthode deSarrus6amèneχA(λ)= −λ3+7λ−6 de racine évidente 1, puisχA(λ)= −(λ−1)(λ−2)(λ+3). Les 3 valeurs propres étant distinctes, la matriceAest diagonalisable.
On calcule les espaces propres,sachant quece sont des droites : Espace PropreE(1)associé à 1 « par le système »
X=(x,y,z)∈E(1)⇐⇒
−3x+5y−5z = x
−4x+6y−5z = y
−4x+4y−3z = z
⇐⇒
−4x+5y = 5z
−4x+4y = 4z
z = z
⇐⇒
x = 0 y = z z = z
⇐⇒ E(1)=Vect (0, 1, 1)
Espace PropreE(2)associé à 2 « par les colonnes »
A−2I=
−5 5 −5
−4 4 −5
−4 4 −5
On remarqueC1= −C2ouC1+C2+0C3=0 qui amène (A−2I)(1, 1, 0)=(0, 0, 0), puis Vect (1, 1, 0)⊂E(2)= Ker (A−2I).
Comme on sait queE(2) est une droite, on a l’égalité.
On trouve par une méthode analogueE(−3)=Vect (1, 1, 1).
Méthode 1 :
On sait d’après le cours qu’un système fondamental de solutions est :
et
0 1 1
,e2t
1 1 0
,e−3t
1 1 1
d’où
x y z
=αet
0 1 1
+βe2t
1 1 0
+γe−3t
1 1 1
=
βe2t+γe−3t αet+βe2t+γe−3t
αet+γe−3t
6. Sarrus Pierre-Frédéric: français (1798-1861). Connu pour la méthode de calcul éponyme du déterminant d’ordre 3.
10
Méthode 2 :
On diagonalise effectivement la matrice :
A=P DP−1 avec P=
0 1 1
1 1 1
1 0 1
D=
1 0 0
0 2 0
0 0 −3
puisX0=AX ⇐⇒ X0=P DP−1X ⇐⇒ P−1X0=DP−1X ⇐⇒ Y0=DY, en posantY =P−1X=(u,v,w) ⇐⇒ X=P Y.
Y0=DY ⇐⇒
u = u
v0 = 2v w0 = −3w
⇐⇒
u = αet v = βe2t w = γe−3t
X=P Y =
x y z
=
0 1 1
1 1 1
1 0 1
αet βe2t γe−3t
=
βe2t+γe−3t αet+βe2t+γe−3t
αet+γe−3t
TPE PSI 2012
Enoncé 114
On munit l’espace`∞(C) des suites bornées deCN de la normek·k∞. Soit ∆: (un)n≥0∈`∞(C)→ (un+1−un)n≥0. Montrez que∆est un endomrophisme continu. Calculez sa norme subordonnée.RMS 123-990
Il est clair que∆est un endomorphisme de`∞(C).k∆(un)k∞= kun+1−unk∞≤ kun+1k∞+ kunk∞≤2kunk∞. Ceci établit la continuité de∆et aussi|||∆||| ≤2.
Pour démontrer l’inégalité réciproque, on considère la suitevn=(−1)nqui est bien une suite complexe bornée.
Comme, pour toutn∈N,|∆(vn)| = |(−1)n+1−(−1)n| =2, il vientk∆(vn)k∞=2 etkvnk∞=1.
De la définition|||∆||| = sup
(un)6=(0)
k∆(un)k∞ kunk∞
, on tire|||∆||| ≥k∆(vn)k∞ kvnk∞
=2, puis finalement|||∆||| =2
11