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x x=1 par quotient donc lim x

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(1)

ECE2 Analyse 1 - Études de fonctions - DL - Corrigé Septembre 2021 Comparaisons de fonctions - DL

- EXERCICE1 -

Calculer les limites des fonctions suivantes aux points indiqués.

1. • En 0+: Opérations classiques sur les limites.

x→0lim+lnx+x−1= −∞ et lim

x→0+x+e−x=1 par somme donc lim

x→0+

lnx+x−1

x+e−x = −∞ par quotient.

• En+∞: Par équivalents, l’élimination des termes négligeables donne : lnx+x−1 ∼

+∞x et x+e−x

+∞x donc lnx+x−1 x+e−x

+∞

x

x=1 par quotient donc lim

x→+∞

lnx+x−1 x+e−x =1.

2. • Opérations classiques sur les limites :

x→+∞lim e−x+x2= lim

x→+∞e−x+ 1

x2=0+ donc lim

x→+∞ln¡

e−x+x2¢

= −∞ par composition.

3. • Par opérations sur les équivalents : D’une part, ex−1∼

0x donc 1−ex

0−x en multipliant par−1.

D’autre part, ln(1+x)

0x doncxln(1+x)

0x2 donc par quotient : (1−ex)2

xln(1+x)

0

(−x)2

x2 =1 donc lim

x→+∞

(1−ex)2 xln(1+x)=1.

4. • En+∞: Par équivalents, l’élimination des termes négligeables donne : xex+1

ex+1 ∼

+∞

xex

ex =x par quotient donc lim

x→+∞

xex+1 ex+1 = lim

x→+∞x= +∞.

• En−∞: Opérations classiques sur les limites et croissances comparées donnent : D’une part, lim

x→−∞xex+1=1 par CC et lim

x→−∞ex+1=1 donc lim

x→−∞

xex+1

ex+1 =1 par quotient.

5. • En 0+:

D’une part, lim

x→0+ex=1 et d’autre part lim

x→0+xe1/x= lim

t→+∞

et

t = +∞ par CC donc lim

x→0+exxe1/x= −∞.

• En 0:

D’une part, lim

x→0ex=1 et d’autre part lim

x→0xe1/x= lim

t→−∞

et

t =0 par quotient donc lim

x→0exxe1/x=1.

• En+∞: e1/x

+∞1 donc xe1/x

+∞x mais on ne peut pas écrire exxe1/x

+∞exx (somme d’équivalents interdite).

On factorise alors par ex, ce qui donne : exxe1/x=ex µ

1−xe1/x ex

¶ . On alors : lim

x→+∞e1/x=1, lim

x→+∞

x

ex=0 par CC donc lim

x→+∞1−xe1/x ex = lim

x→+∞ex µ

1−xe1/x ex

=1.

Finalement, lim

x→+∞exxe1/x= +∞ par produit.

–1/9–

6. Remarquer que xln(x2)−lnx

px+1 =2xln(x)−lnx px+1 puis lim

x→0+2xln(x)=0 par CC donc lim

x→0+2xln(x)−lnx= +∞ par somme.

Donc : lim

x→0+

2xln(x)−lnx

px+1 = +∞ par quotient.

7. Intuitivement, ln(1+p

x) est négligeable devantx2en+∞donc ln(1+p x)x2

+∞x2. Donc lim

x→+∞ln(1+p

x)−x2= −∞.

Plus rigoureusement, on est obligé de factoriser par le terme dominant :

ln(1+p

x)x2=ln µp

x µ 1

px+1

¶¶

x2=ln(p x)+ln

µ 1+ 1

px

x2

=ln(x1/2)+ln(1+ 1 px)−x2

=1

2ln(x)+ln(1+ 1 px)−x2

+∞∼ −x2

en éliminant les termes négligeables.

8. Remarquer quex1x=eln(x)x puis on obtient.

• En 0+: lim

x→0+

ln(x)

x = −∞ par quotient donc lim

x→0+x1x= lim

x→0+eln(x)x =0 par composition.

• En+∞: lim

x→+∞

ln(x)

x =0 par CC donc lim

x→+∞x1x= lim

x→0+eln(x)x =1 par composition.

9. lim

x→+∞xe−x2= lim

t→+∞

pt e−t= lim

t→+∞t1/2e−t=0 par CC.

10. Par quotient d’équivalent (avec (1+x)α−1∼

0αx) : p1+x−1

x =(1+x)1/2−1

x

0 1 2x

x =1 2 Donc lim

x→0

p1+x−1

x =1

2.

11. Remarquer que : (1+x)1/x=eln(1+x)x .

On ne peut pas utiliser les équivalents car on ne pourra pas composer par exp.

On utilise les limites. On a : limx→0

ln(1+x)

x =1 donc par composition de limites (la fonctionexpest continue), on trouve : limx→0(1+x)1/x=lim

x→0eln(1+x)x =e.

12. • En 0+: lim

x→0

ln(1+x3)

ln(x) =0 par quotient ( 0

−∞)

• En+∞: On ne peut pas écrire ln(1+x3) ∼

+∞ln(x3) car on ne peut pas composer par les équivalents.

On factorise par le terme dominant.

ln(1+x3)

ln(x) =ln(x3)+ln(1+x13)

ln(x) =3 ln(x)+ln(1+x13)

ln(x) =3+ln(1+x13) ln(x) −→

x→+∞3

–2/9–

(2)

- EXERCICE2 -

A l’aide des développements limités, déterminer un équivalent puis calculer les limites des fonctions sui- vantes aux points indiqués.

1. On ne peut pas utiliser les équivalents à cause de la différence au numérateur. On utilise les DL. On obtient : ln(1+x)x

2x2 =xx22+o(x2)−x

2x2 =−x22+o(x2)

2x2

+∞

x22 2x2= −1

4 Donc lim

x→0+

ln(1+x)−x 2x2 = −1

4.

2. Mettre au même dénominateur puis utiliser les DL au numérateur à cause de la somme.

1 e−x−1−1

x=x−e−x+1 x(e−x−1) Au numérateur, le DL eu=

01+u+o(u), donne e−x=

01−x+o(x) et donc : x−e−x+1=2x+o(x)

02x.

Au dénominateur, l’équivalent eu−1∼

0u donne e−x−1∼

0x et donc : x(e−x−1)∼

0x2. Ainsi, par quotient, on a :

1 e−x−1−1

x=x−e−x+1 x(e−x−1)∼

0

2x

−x2=−2 x Donc : lim

x→0+

1 e−x−1−1

x= lim

x→0+

−2

x = −∞et lim

x→0

1 e−x−1−1

x= lim

x→0

−2 x = +∞.

3. Mettre au même dénominateur puis utiliser les DL au numérateur à cause de la somme.

On obtient avec de DL de ln(1+x) en 0 : 1

x(1+x)−ln(1+x)

x2 =x−(1+x) ln(1+x) x2(1+x)

=0

x−(1+x)(xx22+o(x2) x2(1+x)

=0

xx+x22+o(x2)−x2+

x3 2+o(x3) x2(1+x)

On peut supprimer les termes enx3qui sont négligeables devantx2. On a alors 1

x(1+x)−ln(1+x) x2 =

0

x22+o(x2) x2(1+x)

0

x22 x2 = −1

2 Donc lim

x→0

1

x(1+x)−ln(1+x) x2 = −1

2

4. Utiliser les DL au numérateur à cause de la somme.

On obtient : p1+x2−p

1−x2=(1+x2)1/2−(1−x2)1/2=1+x2 2 +o(x2)−

µ 1−x2

2 +o(x2)

0

x

2=x2+o(x2)∼

0x2 donc par quotient :

p1+x2−p 1−x2

2x ∼

0

x2 2x=x

2 puis lim

x→0

p1+x2−p 1−x2

2x =0.

On peut éviter les DL en pensant à multiplier haut et bas par la quantité conjuguéep

1+x2+p 1−x2.

–3/9–

- EXERCICE3 -

1. Soit(α∈R). Déterminer, en fonction deα, un équivalent en+∞dexαln(x+1)−xαln(x) puis déterminer la limite de cette quantité en+∞.

Remarquer que : xαln(x+1)−xαln(x)=xαln µ

1+1 x

Comme 1 x−→

+∞0, on a : ln µ

1+1 x

+∞∼ 1

x donc par produit d’équivalents :xαln µ

1+1 x

+∞xα1 x=xα−1. Donc lim

x→+∞xαln µ

1+1 x

= lim

x→+∞xα−1=





+∞ siα>1 1 siα=1 0 siα<1 2. Montrer qu’au voisinage de+∞, on a : xe−x2=o

µ1 x2

. Il s’agit de montrer que la limite du quotient vaut 0.

Or, xe−x2

1 x2

=x3e−x2 puis lim

x→+∞x3e−x2= lim

t→+∞t3/2e−t=0 par CC (en posantt=x2, ce qui donnex3=t3/2) doncxe−x2=o

µ1 x2

¶ .

3. Soitn∈Nfixé. Montrer qu’au voisinage de+∞, on a : (ln(1+x))n 1+x2 =o

µ 1 x3/2

. Il s’agit de montrer que lim

x→+∞x3/2(ln(1+x))n 1+x2 =0.

Intuitivement, on a : x3/2(ln(1+x))n

1+x2

0x3/2(ln(1+x))n

x2 =(ln(1+x))n x1/2 −→

+∞0 par CC (mais pas très rigoureux) Plus rigoureusement, il faudrait continuer et écrire :

x3/2(ln(1+x))n 1+x2

+∞x3/2(ln(1+x))n

x2 =(ln(1+x))n

x1/2 ∼(ln(1+x))n (1+x)1/2 puis posert=1+xpour obtenir : lim

x→+∞

(ln(1+x))n (1+x)1/2 = lim

t→+∞

(ln(t))n

t1/2 =0 par CC.

- EXERCICE4 -

1. Déterminer un équivalent puis la limite des suites suivantes : un= 1

n−1− 1

n+1; vn=p n+1£

ln (n+1)−ln (n)¤

; wn= 1 n2

Xn k=1

k

un= 1 n−1− 1

n+1= 2

(n−1)(n+1)∼ 2

n2 donc lim

n→+∞un=0.

vn=p n+1£

ln (n+1)−ln (n)¤

=p n+1 ln

µ 1+1

n

¶ . Or, 1

n−→0 donc ln µ

1+1 n

∼1 n et p

n+1=(n+1)1/2n1/2, ce qui donne par produit : vnn1/21

n= 1

pn donc limvn=0.

.

wn= 1 n2

Xn k=1

k= 1 n2

n(n+1) 2 ∼ n2

2n2=1

2 donc lim

n→+∞wn=1 2. 2. Déterminer la limite de :vn=

µ 1+1

n

n

. Remarque : une limite du type 1+∞est une FI.

Il faut ici transformer la puissance en exponentielle (ab=exp(bln(a))).

On écrit donc :vn= µ

1+1 n

n

=exp (nln(1+1/n)).

–4/9–

(3)

Or, 1

n−→0 donc ln µ

1+1 n

∼1

n donc : nln µ

1+1 n

n1 n=1.

Ainsi, limnln µ

1+1 n

=1 et par composition de limites par la fonctionexpqui est continue : limvn=e.

- EXERCICE5 -

Soit(un)n∈Nune suite telle que : ∀n∈N, ln(n)+ 1

2nunln(n)+1 n. Déterminer un équivalent de la suite(un)n∈N.

On conjecture queun∼ln(n) car les termes extrêmes de l’inégalité sont équivalents à ln(n).

Pour le montrer, il faut calculer la limite du quotient un ln(n). On divise par ln(n)>0 dans l’inégalité donnée, ce qui donne :

1+ 1

2nln(n)⩽ln(n)un1+ 1 nln(n) puis comme lim

n→+∞1+ 1

2nln(n)=1 et lim

n→+∞1+ 1

nln(n)=1 le théorème des gendarmes donne :

n→+∞lim un

ln(n)=1 et donc un∼ln(n).

- EXERCICE6 -

Soitfla fonction définie sur[−1;+∞[ \ {0}par : f(x)=

p1+x−1

x .

1. Déterminer le développement limité dex7→p

1+xà l’ordre2au voisinage de0puis en déduire le déve- loppement limité defà l’ordre1au voisinage de0.

On a d’après formule du cours (1+x)α: p

1+x=(1+x)1/2=1+x 2−x2

8 +o(x2) , ce qui donne : f(x)=1

2−x 8+o(x).

2. En déduire quefest prolongeable par continuité en0. Ce prolongement est-il dérivable en0? Comme lim

x→0f(x)=1

2, fest prolongeable par continuité en posant f(0)=1 2. On calcule le taux d’accroissement en 0 à l’aide du DL trouvé en Q1 et def(0)=1

2. On obtient :

f(x)−f(0) x−0 =

1

2x8+o(x)12

x = −1

8+o(1)−→

0

−1 8 doncfest dérivable en 0 et f(0)=−1

8.

3. Déterminer l’équation de la tangente à la courbe représentative defau point d’abscisse0.

D’après le DL trouvé en Q1, l’équation de la tangente esty=1 2−x

8.

–5/9–

Pour aller plus loin...

- EXERCICE7 -

On considère la suite(Sn)définie pourn1parSn= Xn k=1

p1 k. 1. En utilisant une quantité conjuguée, montrer que : ∀n⩾1,p1

n+1⩽2(pn+1−p n)⩽p1

n. On a, en multipliant haut et bas par la quantité conjuguée :

pn+1−p n=(p

n+1−p n)(p

n+1+p n) (p

n+1+p

n) = n+1−n pn+1+p

n= 1

pn+1+p n En remarquant que :

2p

npn+1+p

n2pn+1 on obtient, en passant à l’inverse :

1 2p

n+1⩽p 1 n+1+p

n1 2p

n soit 1

2p

n+1⩽pn+1−p n1

2p n ce qui donne le résultat.

2. À l’aide de la question précédente, déterminer la limite de la suite(Sn).

En sommant la partie droite de l’inégalité précédente (pour faire apparaitreSn), on obtient :

n

X

k=1

2(p k+1−p

k)

n

X

k=1

p1 k=Sn On reconnait alors à gauche une somme téléscopique. On a alors :

Sn2(pn+1−p 1) Comme lim

n→+∞2(p n+1−p

1)= +∞, on en déduit par minoration que lim

n→+∞Sn= +∞.

3. On pose désormaisun=Sn−2p n.

Montrer que la suite(un)est décroissante et minorée par−2.

• Montrons que (un) est décroissante. On a : un+1un=Sn+1−2p

n+1−Sn+2p n

=Sn+1Sn−2(p n+1−p

n)

= 1 pn+1−2(p

n+1−p

n)⩽0 d’après la première question Ainsi, (un) est décroissante

• D’autre part, on a d’après l’inégalité obtenue à la question précédente : Sn2(pn+1−1)

=⇒Sn−2p

n2(pn+1−p n−p

1)

=⇒un2(pn+1−p n)−2

=⇒un⩾p1

n+1−2 d’après la première question

=⇒un⩾−2 Ainsi, (un) est minorée par−2.

4. En déduire que(un)converge puis déterminer un équivalent simple deSn.

La suite (un) est décroissante et minorée par−2 donc elle converge vers une limite notée: lim

n→+∞un=. On a alors :

Sn−2p

n=ℓ+o(1) donc Sn=2p

n+ℓ+o(1) donc Sn=2p n+o(p

n) donc Sn

+∞2p n –6/9–

(4)

- EXERCICE8 -

On considère la fonctionϕdéfinie pourx∈]0; 1[par : ϕ(x)=ln(1+x) ln(1−x). 1. Montrer queϕest prolongeable par continuité à l’intervalle[0; 1].

On notera encoreϕle prolongement ainsi obtenu.

ϕest continue sur ]0; 1[ comme quotient de fonctions continues de dénominateur non nul.

• Il s’agit maintenant de montrer queϕadmet des limites finies aux deux extrémités.

En 1 : lim

x→1ln(1−x)= −∞ donc lim

x→1ϕ(x)=0 par quotient.

En 0 : ln(1+x)

0x et ln(1−x)

0−x, donc par quotient : ϕ(x)∼

0

x

−x= −1 donc lim

x→0ϕ(x)= −1.

Ainsi,ϕest prolongeable par continuité à l’intervalle [0; 1] et on peut poser :ϕ(x)=









−1 six=0 ln(1+x)

ln(1−x) six∈]0; 1[

0 six=1

2. Justifier queϕest dérivable sur]0; 1[et qu’on peut écrire, pour toutx∈]0; 1[: ϕ(x)=(1−x) ln(1−x)+(1+x) ln(1+x)

(1−x2)[ln(1−x)]2 = h(x) (1−x2)[ln(1−x)]2 où on a posé : h(x)=(1−x) ln(1x)+(1+x) ln(1+x).

La fonctionϕest dérivable sur ]0; 1[ comme quotient de fonctions dérivables sur ]0; 1[ dont le dénomina- teur ne s’annule pas. On a alors, pour toutx∈]0; 1[ :

ϕ(x)=

1

1+xln(1−x)+ln(1+x)1−x1 ln(1−x)2 ϕ(x)=

(1−x) ln(1−x)+(1+x) ln(1+x) (1+x)(1−x)

ln(1−x)2

=(1−x) ln(1x)+(1+x) ln(1+x) (1−x2) ln(1−x)2

= h(x) (1−x2)[ln(1−x)]2, où on a posé h(x)=(1−x) ln(1x)+(1+x) ln(1+x).

3. Montrer quehest croissante sur]0; 1[puis en déduire son signe sur]0; 1[.

hest dérivable sur ]0; 1[ (comme produit) et on a, pour toutx∈]0; 1[ : h(x)= −ln(1−x)−1−x

1−x+ln(1+x)+1+x

1+x= −ln(1−x)+ln(1+x)0 En effet, 1+x1x sur ]0; 1[ donc par croissance de la fonction ln, on a : ln(1+x)⩾ln(1−x).

Ainsi, on obtient

x h

h

0 1

+

0 0

ln(4) ln(4)

Ainsi,hest croissante sur ]0; 1[ et commeh(0)=0, on a : ∀x∈]0; 1[,h(x)0.

4. Montrer queϕest dérivable (à droite) en0et queϕ(0)=1.

On commencera par rappeler les développements limités deln(1+x)et deln(1−x)en0.

Pour montrer queϕest dérivable (à droite) en 0, on calcule la limite de son taux d’accroissement en 0+. On a :

ϕ(x)ϕ(0)

x =

ln(1+x) ln(1−x)+1

x =ln(1+x)+ln(1−x) xln(1−x) –7/9–

On utilise des DL pour le numérateur, ce qui donne au voisinage de 0 : ln(1+x)+ln(1−x)=xx2

2 +o(x2)−xx2

2 +o(x2)= −x2+o(x2) soit ln(1+x)+ln(1−x)

0x2 Au dénominateur, on a :

ln(1−x)

0−x doncxln(1−x)

0−x2 On obtient par quotient :

ϕ(x)−ϕ(0)

x

0

x2

−x2=1 Ainsi,ϕest dérivable (à droite) en 0 etϕ(0)=1.

5. Montrer queϕn’est pas dérivable (à gauche) en1.

On a, en posantu=1−x: limx→1

ϕ(x)ϕ(1) x−1 =lim

x→1

ln(1+x) (x−1) ln(1−x)=lim

u→0

ln(2−u)

−uln(u)= +∞

car lim

u→0uln(u)=0par croissance comparée.

Ainsi,ϕn’est pas dérivable à gauche en 1.

Graphiquement, la courbe deϕadmet une demi-tangente verticale.

6. Dresser le tableau de variations deϕet montrer que celle-ci réalise une bijection de[0; 1]sur un inter- valle à préciser.

On a : ϕ(x)= h(x)

(1−x2)[ln(1−x)]2>0 carhest strictement positif sur ]0; 1[.

Ainsi,ϕest strictement croissante sur ]0; 1[. Celle-ci étant continue sur [0; 1], elle est finalement strictement croissante sur [0; 1], et le théorème de bijection permet d’affirmer qu’elle en réalise donc une bijection de [0, 1] sur [−1; 0] d’après les calculs de limites de la question 1. On peut dresser le tableau

x ϕ(x)

ϕ

0 1

+

−1

−1

0 0

7. Déterminer l’équation de la (demi-)tangente à la courbe deϕen0.

On a vu que ϕ(0)= −1 etϕ(0)=1, ce qui donne pour équation de la (demi-)tangente à la courbe deϕen 0 : y=x−1.

8. Tracer une allure du graphe de la fonctionϕ.On fera apparaitre la (demi-)tangente en0.

O x

y

–8/9–

(5)

- EXERCICE9 -

On considère une suite(Xn)de variables aléatoires telle que, pour toutn∈N,Xn,→B µ

n,1 n

. 1. RappelerXn(Ω)ainsi queP(Xn=k)pour toutkXn(Ω).

Xn(Ω)=J0;nKet pour toutk∈J0;nK, P(Xn=k)= Ãn

k

!µ1 n

kµ 1−1

n

n−k

.

2. Montrer que pour toutk∈Nfixé : Ãn

k

!

n→+∞nk

k!. Ãn

k

!

= n!

k! (nk)!

=n(n−1) . . . (n−k+1)(n−k)!

k!(n−k)!

=n(n−1) . . . (n−k+1) k!

=

∼n

z}|{(n)

∼n

z }| { (n−1) . . .

∼n

z }| { (n−k+1) k!

+∞nk

k! car il y aktermes au numérateur 3. En déduire que, pour toutk∈N, on a : lim

n→+∞P(Xn=k)=e−1

k! =P(Y=k)avecY,→P(1).

On a alors avec les deux questions précédentes : P(Xn=k)=

Ãn k

!µ1 n

kµ 1−1

n

n−k

+∞nk

k!

µ1 n

kµ 1−1

n

n−k

+∞∼ 1 k!

∼1

z }| { µ

1−1 n

−kµ 1−1

n

n

+∞∼ 1 k!

µ 1−1

n

n

De plus, on a : µ

1−1 n

n

=exp (nln(1−1/n)).

Or, 1

n−→0 donc ln µ

1−1 n

∼ −1

n donc : nln µ

1−1 n

∼ −1.

Ainsi, limnln µ

1−1 n

= −1 et par composition par la fonctionexpqui est continue : lim µ

1−1 n

n

=e−1. Finalement, lim

n→+∞P(Xn=k)= lim

n→+∞

1 k!

µ 1−1

n

n

=e−1 k!.

–9/9–

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