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(1)

1.0

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1.25

IM

1^

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2.5

2.2

m

lia §2:0

1.4

6"

1.8

1.6

Photographie Sciences Corporation

23WEST MAINSTREET WEBSTER,N.Y. 14580

(716) 872-4503

iV

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(2)

CIHM/ICMH

Microfiche

Séries.

CIHM/ICMH

Collection de

microfiches.

CanadianInstt*i'oforHistorical Microreproductions/ Institutcanadien de microreproductions historiques

(3)

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(4)

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1

(5)

LAUr-tENTIDES (Canada)

(3000pieds)

VUTITFM

POUR LA TUliERCULOSE

CURES D'HIVER ET D'ÉTÉ

PAR

Le

Docteur

CAMILLE LAViOLETTE

Docteur en médecinede l'Université Laval, ancien Médecindi;l'Hôpital Notre-

Dame

de Montréal,mé^'eciu^t>éci..libteàl'Iust-tutiondesSourdeset Miiv'îtes,membre de laSociété Franvi^-ised'Otologiot:tde

La-ynn;ologiedeParis,.iru.ieiiélève des hôpitaux de Paris, de Londtc; et de Berlin.

MONTRÉAL

EUSÈIÎK SENi-CAL * FIL^, IMPIUMEURS.EDITI'X'HS 20, BITE SAINT-VINCENT

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LAURENTIDES (Canada)

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(3000pieds)

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MONTRÉAL

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SENf.iJAL & FILS.

IMPRIMEURS-EDITEURS

20,

RUE

SAINT-VINCENT 1894

(10)
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LAURENTIDES (Canada)

(3000 pieds)

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n Lill rr 11

POUR LA TUBERCULOSE

CURES D'HIVER ET D'ÉTÉ

PAR

Le Docteur

CAMILLE LAVIOLETTE

Docteurenmédecine de l'Université Laval, ancienMédecinde l'Hôpital Notre-

J)ame de Montréal, médecinspécialisteàl'InstitutiondesSourdeset Muettes,membre de laSociété Française d'Otologieetde

Laryngologie deParis,ancien élève des hôpitaux de Paris, de Londres et de Berlin.

MONTRÉAL

EUSÈBE SENÈCAL

A FILS,

IMPRIMEURS-EDITKUKS

20,

RUE

SAINT-VINCENT 1894

y

(12)

X.3

(13)

SANATORIUM D'ALTITUDE

POUR LA TUBERCULOSE

CURES D'HIVER ET D'ÉTÉ

Notre

génération a l'avantage d'assUtor

aux

plus gnuidos découvortoa qui aient jamais été faitesen médecine : d'abord, à ladémonstration

du

caractère contagieux do oortainoa maladies, entre autresde la t'htisiopulmonaire,et,ensuite,des

moyens

deles guérir.

On

savait depuis longtemps que lu tuberculose tuait la septième partie

du monde

entier, et qu'elle allait toujoui-s

augmentant

ses ravages ; mais, hélas ! tous courbaient la tôto devant l'impuissancede leurs efforts

pour

l'enrayer.

Aujourd'hui, depuis les remarquables recherches de Eobort

Koch

et la preuvepositive qu'il a donnée

du

caractère contagieux de laphtisie, ledécouragement a faitplace àl'espérance, etdetort côtés'e^torganisée la lutte contre cette terrible maladie. Si la tubei'culose est contagieuse,elle peut donc être prévenue et traitée.

Cette maladie existe danstous lespays

du monde

et affecteles

hommes

etlesanimaux. Ellepeutsurgirdanstoutorgane outissu

du

corps, mais plus

fréquemment

elle attaque les

poumons

; elle est alors connue sous le

nom

de phtisie pulmonaire. C'est la

formeplus fréquente.

Il existeune impression populaire tendant à faire croire

que

le caractèrecontagieuxde la tuberculose estmis en doute parbeau- coup demédecins, et

que

les germes,entane [ u'agents productifs

(14)

4

otreproductif do la maladie,n'existent qu'à l'état de fantômes dans l'esprit

malade

dos bactériologistes; cette impression est erronée etdangeureuse.

La

connaissance des causes et

du mode

de transmissiondela consomption est connueetadmise partousles médecins instruits

du

raionde entier; elle est basée sur l'expérimentation. Celle-ci,

en effet, a

démontré que

le bacille tuberculpuiv existe toujoui-s dans los tissus malades c 'lommes

ou

d'animaux souffrant de tuberculose.

Sa

présence

y

est facilement découverte par ses caractôres morphologiques et parsa réaction sous l'effetde cer- taines matières colorantes,

On

a recueilli et cultivé ce

germe

dans

un

terrainconvenable,et produitlatuberculose,aprèsl'avoir

^noculée à certains

animaux

; dans leurs tissusrendusmalades, le

même germe

existaitsousles

mêmes

apparences morphologiques etles

mêmes

réactions colorantes.

Quand

le bacille tuberculeux a

gagné

accès dais le corps humain, il produit de petites excroissances ou noduies, quel'on appelle tubercules: cesont cestubercules qui, enee ramollissant»

produisent l'expectoration qui contient los

germes

en

nombres

incalculables: ainsi, plusieurs millions de bacilles peuvent être expectorés dansle cours d'uneseule journée.

Ces

germes

ainsi rejetéssur le solne sereproduisentpas, mais

ils gardent leur vitalité et leur virulence

pendant

longtemps.

Abandonnés

àeux-mêmes, ilsrevêtent vite la

forme

de poussière :

c'est ulo^qu'ils sont dangereux. Liés

aux

atomes dela poussière etpulvérulents, ils sont mis en

mouvement

par le balayage et l'époussetage,le battage etle brossage des tapis, des étoffes, des meubles, des couvertures, et des vêtements qu'ils ont souillés.

Cettepoussière, suspendue dans l'air, pénètre dansles voiesrespi- ratoires, sedépose surlessurfacescutanées

ou muqueuses

dépouil- lées deleurvernis épidormique, surles objets usuelsservant

aux

usages alimentaires, et devient

un danger permanent pour

les

personnesqui séjournentdans

une

atmosphère ainsi viciée.

On

a

démontré

par l'expérimentat-on,

que

cette poussière pro- duite par l'expectoration

du

phtisitjue, était assez infectée de

(15)

germes

lorsqu'inoculée àcertainsanimaux,

pour

lesrendre tuber- culeux.

Ila6i6 établi aussi que la tuberculose pouvait être transmise parlachair etle lait

d'animaux

tuberculeux.

On

croit,en général,quelaphtisieesthéréditaire;cettecroyance ne repose sur

aucune

prouve scientifique.

La

transmission directe de lamaladie existant illa naissance, est très douteuse.

Dans

desfamilles oùelle estsupposéeêtre héréditaire,ellen'appa- rait,en général, qu'api'èsquelques mois ouplussouvent qu'après plusieurs années.

La

sciencenouvelle ne nie pas les^faits

nombreux où

se mani- festel'influence de l'hérédité, mais elle leur

donne

une interpré- tationtoutedifférentede (;ellequ'ilsavaient généralement reçue jusqu'àce jour.

Ce

que lesparents tuberculeux transmettentà leursenfants, ce n'est pas, danslamajorité descas, la tuberculose ello-môme, ni le

germe

de la maladie, mais

une

constitution,

un

milieuorganiqueparticulièrement aptes à contracter, à accueillir latuberculose, si le germe, le microbe vient àêtre absorbépar eux. Or, ce microbe

que

les parents ne lui transmettent pas avecleursang, ilsle répandent

malheureusement

autour d'eux, puisqu'ilssont phtisiques, et leur enfant setrouve placédans les co:ditionsles plus favorables

pour

le recevoir, pourle cultiver et letransmettredela

même

manière àses frères, qui meurent,

non

par hérédité tuberculeuse, mais parcontagion.

Eemarquons, m

passant, combien cette nouvelle conceptionde l'hérédité estplus consolante

que

l'ancienne, etdoit

augmenter

notre confiancedans

lepouvoir dela médecine. Sachant

que

l'enfant

du

phtisique apporteennaissant

un

terrain

non

pas tuberculeux, mais tuber- culisable, nous nous efforçonsde remanier ce terrain etde le reconstituer par

une

hygiène et

une

éducation physique appro- priées; et nous devons, par conséquent, toutes les fois qu'il

y

possibilité, éloignerl'enfant

du

milieude lafamille tuberculisée, pourle transporterdans

un

milieu salubre ; ce qui nous permet- trade remplirà la fois les

deux

indications: modifier leterrain etécarter lacontagion.

La

remarquableefficacité de l'éloignement etdu transportdes

(16)

6

enfants prédisposes à lu tuberculose par l'héroditë, dans

un

milieu sain, a été

démontrée

par le d'cteur Hutinei, dans sa très intéressante

communication au

Congrès de latuberculose en 1891. Ilrésulte, en effet,de l'enquête spécialeprescrite par

M.

Peyron,directeurde l'Assistance publique de Paris, que surles 18,000 enfants parisiens,

que

son administration entretient àla

campagne,

et dont

un

très grand nombre sontdesfils de tubercu- leux morts à l'hôpital,

un

très petit

nombre

d'entre

eux

ontété signalés parles médecins

comme

atteintsdephtisiepulmonaire.

Si depareils résultats sont constatés chezdes enfants qui par- tagent, en France, la vie et la mauvaise alimentation

du

paysan pauvre,quelseffetsn'obtiendrait-on pas, en Canada, parle séjour dansun Sanatoriumde montagne, deces enfants prédisposés!

Le

faitde voir plusieurs

membres

de la

même

fiimilleaffectés de tuberculose, s'explique donc,

non

parl'hérédité, mais parla transmission, en la recueillant souvent sur les lèvres de leurs parents.

Le

bacille est

donc

transmissible, mais

pour

qu'il se développe, il luifaut

un

terrainfavorable; c'est-à-dire

une

cons- titutionfaible etmalade.

Plus la constitution sera affaiblie sous l'influence d'une

mim-

vaise hygiène,

d une

nourriture insuffisante, d'une nutrition défectueuse, d'un climat défavorable, de l'hérédité, d'inflamma- tion broncho-pulmonaire, d'occupation malsaine, etc. plus elle offrira

un

terrain de culture favorable au bacille.

Tous

ces facteurenesont

que

des causes prédisposantes k la tuberculose

;

aucune

d'elles isolées ou toutes ensembles ne peuvent produire cette maladiesansla vraie et seulecause ; le bacille tuberculeux.

La

consomptionest plus rare chez lesgens

que

leursoccupa- iionsforcent àresterdehors,quechezceux

que

leur travail retient

dans

les ateliers.

Une

statistiquede mortsarrivées parlaconsomption, pinsesur 1000 décèsdetoutes causes,chez des personnes de toutes profes- sions, prouvecequi précède.

Ainsisur1000décèsdetoutes causes, il

meurt

103 cultivateurs de phtisiepulmonaire, 108pêcheurs, 121 jardiniers, 122agricul-

(17)

teurH,167 épiciers,tandi.squo chezles tailleurs,lamortalité s'élève

il 290, etchezles di-apiorsà 301.

Sur

1000 décès chezles impri-

meurs

etles îompositeurs, 411,ou presque 50 o^orésultent dela

consomption.

On

dit

que

chezles mineurs do Cornish, 600 sur 1000

meurent

de cette maladie.

La

mortalité est toujoursplus haute chezles gens

que

leursoccupations forcentà travaillerdans

une

atmosphère renferméeet viciéeparlapoussière. Celle-ci crée desaffectionsinflammatoires

du

côtédes bronchesetdes

poumons

;

conséquemment,

prédispositionà lamaladie.

Le

séjourdansdes appartements

mal

ventilés en

compagnie

d'un phtisique, expose continuellement àl'infection.

De

vraies épidémies de tuberculose ontétéconstatéesdanslesmanufacturesetdanslesusines; àParis, dansles usinesélectriquesdo la ville,

Arthaud

a trouvé 32 tuber- culeux sur 38 employés; 4 de ces casétaientde longue duréeet avaientinfecté les autres.

Dans

les hôpitaux,

on

asouvient

vu

des malades

exempts

de phtisie,admis dansdes salles

il

y

avaitdes phtisiques, laisser l'hôpita',guéris dol'affectionqui les

y

avaitamenés,maissouffrir,

plustard, de consomption,contractée

même,

et

y

revenir

pour mourir

decolle-ci. Si l'onveutconsidérer les

moyens

à prendre

pour

prévenirlaphthisie jnilmonaire,ilestimportant,aupréalable, d'avoir

une

idée juste des ravages qu'ellefait, de sa curabilité, et de la possibilité de l'enrayer.

Au

point devue sanitaire et économique, toutes les autres maladies contagieuses que l'on s'efforce tant de prévenir, sont relativement sans importance

comparées

à celle-ci. Sidans la villede Montréal,le choléraasia- tique faisaiten

une

seulejournée autant devictimes

que

laphthi-

sie, la ville serait bientôt désertée parses habitants frappés de panique. Ilaété prouvé qu'un septième delamortalité totale

du monde

civiliséest

àlatuberculose.

Prenons

la France

comme exemple

(la statistique étant plus exacte qu'ailleurs) ;

nous

voyons

que

la variole

y

fait annuellement 10,000 victimes, la rougeole 15,000, lascarlatine 6,000, ladiphtérie 18,000, la fièvre typhoïde 15,000; total: 64,000 décèspar maladiesinfectieuses.

La

mortalité partuberculose

y

atteint en

moyenne

\60,iiO0 décès annuels; on voit

donc

que toutes ces maladies contagieuses

(18)

8

réunies, nô détruisent pas la moitié autant

d'hommes que

la tuberculose.

En

Canada,les statistiques publiées par le

gouvernement

Fédéral nous apprennent

que

sur 67,188 décès arrivésen 1891, on

admet

7,490 morts causées par la phtisie pulmonaire, ce qui v-^ut dire,qu'un

nombre

presqueégala

êtrecauséparlatuber- culose localisée à d'autres organes.

Nous sommes

donc littérale-

ment

d(;/oréspar latuberculose.

Ceschiffres suifiront, je crois,

pour

convaincre lepublic otles autoritésdo l'importance etdelanécessité qu'il

y

a de fonder

un

Sanatorium oùserafait,non seulement laprophylaxiede latuber- culose, maisaussi où cettemaladie sera traitée et guérie.

Car

la phtisie est guérissable: tous les auteurs

modernes

l'admettent.

Ce

quisuit établit clairementlacurabilité delaphtisie.

Sur

cent autopsies,dans les hôpitaux do

New-

York, de gens morts subitement

ou

accidentellement,

on

a trouvé trente cas

l 'sentant des signes évidents de tuberculose pulmonaire guérie.

A

laraorgue de Paris on ena trouvés20 sur 100.

Le

Docteur P. E. Mount, nous rapporte que durant lecoursde sesquinze ans de service àla.

morgue

de Montréal,en qualitédo médecin-autop-

siste

du

Coroner, il a constaté plusieurs cas de cicatrisation de tuberculose pulmonaire,sur dessujets morts accidentellementou subitement.

Il n'cGt donc plus possible de douter de la curabilité de la phtisie.

Quel

serale traitement qui

amènera

cerésultat?

Ce

traite-

ment

est letraitement hygiénique.

Sans vouloirfaire l'historique complet de cetraitement, il est bon de rappeler

que

rien n'est

nouveau

dans cemonde, etqu'en particulier, la climatothérapiedansle traitement delaphtisie, est aussi vieille que la médecine. Hippocrate déjà, reci

m mandait

le

changement

d'air, et dans

un

écrit post-Hippocratique, on lit qu'il faut éloigner le

malade du

foyer où il a contracté sa maladie. Celse était aussi

un

climatothérapeute convaincu; il

recommandait aux

phtisiques,encore assez vaillants

pour

les

(19)

mêtiio d'Arétée. Pline l'ainé, attachait une

grande

valenr à Vaction du soleil; c'est lui qui le premier

recommanda

lesforêts de sapins. Galion envoyait ^oa phii8i<[ue8 dans les m^mtagheset les soumettait à

une

Cure de lait( il affectionnait toutparticu- lièrement le

Mont

Angii, près do Naples); il estimait que la sécheresse de Vair,à. ces houteure, leur étaitplus favorable. Il a

faitautorité

pendant

toutle

moyen

ftgeet aussichezlesmédecins arabes;

parmi

ces derniers,Aviconne envoyait sos patients en Crète,

pour y

dessécher les ulcérations pulmonaires et prévenir lescatarrhes. Paracelse et V^an

Helmont

agissaient de

même

;

ce dernier poussait l'audace jusqu'à

recommander

le vin en pleine fièvre.

Thomas

AVillis rapporte, en 1650, ce fait fort intéressant, que les Anglais se portaient en masse, tous les hivers,vers le midi de laFrance.

Une

description systématique de la climatothérapienousest donnéeversla fin

du XVII

siècle l^ar Baglivi, se plaignant

amèrement

do Vinutilité des médi- camentson certains cas. Fred. Iloffman nous fournitégalement une étude approfondie surce sujet; la remarquable description qu'il en

donne

aété reproduite par

Thomas.

Fallope conseille de choisir

un

climatappropriéau

tempérament

; de

même

Boërhave,

Van

Swieton et Gilchrist ins'stont sur la valeur dt: Valtitude.

Laennec

avait

une

telle foi danslapuissance curativede l'air

do la mer, qu'il avait fait étendre des varechs dans sa propre chambre. Hufeland, et plus tardSchœnlin, comptaient d'avantage sur Cair desmontagnes.

L'immunité

des habitants des

montagnes

qui atteignent

un

niveau déterminé au-dessusdo lamer, faitcon- staté et préconisé par Fuchs, Schudi,

Muhry,

etc., ne tardapas à fixer l'attention des saxants;

Ces

observations servirentde base

ù.

un nouveau

système de traitement préconisé par

Brehmer.

C'est à

Brehmer

en effet,

que

l'on doit lespremièresindications danslavoiede lathérapeutiquerationnelle adoptée de nos jours.

Cette

méthode

accorde beaucoup d'importanceà l'action

du cœur

età lanutrition des

sommets du poumon,

pointquilarapproche des conceptions les plusmodernes.

Herman Weber, Niemoyer,

Rhodin,lesmédecins do

Davos

etlaplupartdes Phtisiothérapeutes

(20)

— 10 —

»

qui ont suivi,tout . s'inspirantfie la luothododo Hiohmer, l'ont modifidoetont contribui' ainsiau développement d'une tborapeu- tiq"^rationelle.

Cette thérapeutique,c'est l'hygiène, c'est-à-dire

une méthode

basée sur l'application stricte des règles qu'elle impose, dans toutes les circonstances de la vie journalière. Elle repose sur

une

conception touteparticulière de la j^htisie,conception d'après laq,uelle l'organisme a un

combat

il soutenir, et où le rôle

du

médecin estdelui venirenaide dans tous las pointsoùil le sent menacé.

Cette méthode, née de ^empiri^ime, a reçu sa consécration scientifique par ladécouverte

du

bacille;

du

jouroù ilapénétré dans l'organisme, lalutte" s'estengagée; c'estàqui des

deux

l'em- portera.

On

a prétendu que le bacille n'avait jusqu'à ])ré8ent qu'un intérêt de j^ronostic et do diagnostic. C'est

une

erreur;

ila permis de substitueràdes données

purement

empiriques,

un

véritable

axiome

thérapeutique. Quoique la phtisie soit infec- tieuse,son microbe nese dévclopjie pas indiflFéremmentdanstous les organismes; il luifaut

un

terrain préparé pardes prédisposi- tions héréditaires, des maladiesantérieures, desexcès,etc.

La

tuberculose résulte, en effet, delarencontre etde lacombi- naison de

deux

éléments: lo.

un

microbe, c'est-à-dire

une

graine répandue autour de nous; 2o.

un

organisme préparé àl'acoueillir et à servir de terrain favorable àsa fructification, en

un mot un

organisme-prédisposé.

Sans le microbe, pas de tuberculose; mais,

malgré

lemicrobe, pas de tuberculose sans

un

terrain de culture. Il existe

deux

modes

de prédispositions: laprédispositioninnée,qu'apportenten naissant les enfants de parents tuberculeux, etla prédisposition acquise, qui résulte tant chez l'enfant

que

chez l'adulte, de l'amoindrissement dela vitalité, créé soit parcertaines maladies accidentelles,soitparl'influenceprolongée d'une hygiènevicieuse et de toutesles causes débilitantes et déprimantes, quelles soient physiques

ou

morales.

Les

sujets les

mieux

constituéset

indemnes

detout antécédenthéréditaire deviennent, eneffet,souventtuber-

(21)

culisables ottnberculisj's, pai-ccqu'ilnont\a\mC'altérerprogreeeive-

ment

leurconstitution et la quiilitédo l'étotle dontsont faitsleurs ori^ancH; ainsi par

un

mauvais usage, l'abus ot le gaspillage de leurs forces,leurrésistance estdiminuée,ilsontperduleurs

moyens

dedéfense. Qu'ils viennent X rencontrersurleur route quelques microbes de la tuberculose

et lesoccasions dans noti-e pays en

sont bêlasfréquentes!

ils passentdans le

camp

destuberculeux ou des tuberculisables. C'est cequi se passe, cbaqueJour,gousnos yeux.

En un

mot,lessujetsquisont tils do tuberculeux naissent candidats à latuberculose, et lesautres, en

beaucoup

plus

grand

nombre, et qui constituent la plusgrande masse des victimes de

la Phtisie, le deviennent

dans

lecours de la vie, très souvent par leur faute.

Rappelons, en quelquesmots, l'évolution d'unephtisievulgaire, progressive.

Le

désordi'e local ne tarde pas à ôtre suivi de

phénomènes

généraux, l^a difficulté apportée à l'échange des gazentraîne à sa suite une altération

du

sang. Celle-ci estencore accrue parla fièvre et atteint*son

mtiximun

au

moment

del'élimi- nation destissus nécrosésetramollis.

La

fièvre et l'altération

du

sang déterminent des modificationsdansl'organisme,

notamment une

diminution dans la sécrétion

du

suc gastrique; de des troubles de l'alimentationet de l'assimilation.

A

laconsomption vients'ajouter l'inanition.

Tout

le sj'stême musculaireestaltéré; le

malade

perd de plusen plus l'envie et la faculté de l'exercer*

Le cœur

est le musclequi souffre leplus, et sasouffranceretentit à la fois sur la composition

du

sang et sur la nutrition des

poumons,

ce qui

permet

au parasite de

gagner du

terrain.

Les

éliminations se font

mal

;enfin,le systèmenerveuxcentral, ainsiquetouslesorganes importants, pâtissent àleui*tour, etune dégénérescence de tous les éléments termine la série. L'on conçoit

que

dans cette nature des maladies, il n'y ait guère«le

médicaments

capables de modifier constitution si profondément troublée, d'améliorer l'état générai; c'est alors à l'hygiènequ'il faut s'adresser.

Le

traitement hygiénique convientà toutes les

maladies chroniques, maissurtout àlaPhtisie ; il

donne

dans ce dernier cas des résultats si évidents, il est si rationnel, si en

(22)

— 12 —

rapport avec la ]»uth()g<îniodo lumuladio,

que

l'on doitchercherJl

le di'voloppci"encore.

11 faut, d'abord, udmottre lacurabilitd do la Phtisie, **Or, il

estaujourd'hui bien établi

que

la phtiHie peut gudrir sous toutes ses formes et à toutes ses périodes," disent, llijrard et Cornil.

Il reste à trouverle traitement qui

amènera

le

mieux

cerésultat.

Le

traîtement de latuberculose a passe par dosphases impor- tantes pendantla seconde moitié de ce siècle

; jusqu'en 1800, les patients consomptifs étaient invariablement dirigés versle sud ; on recherchait

un

climatchaud, des endroits abrités des vents et,

autant que possible, avec

une

atmosphère sèche ou

humide,

suivant la forme plus

ou moins

activede la maladie.

La

tuberculoseétait traitée

comme

unebronchite,et l'onredou- tait tout ce qui pouvaitc^verde l'inflammation.

Entre 1860 et 1870, les progrès delapathologie jetèrent

une

nouvelle lumière sur l'étude

du

tuj)ercule, qui devint alors le point d'attaque ; l'on dirigea toute ses forces à le combattre lui-même,plutôt

que

les

symptômes

qu'il produit; on admit que l'organisme devait être fortifié contre l'ennemi et

que

l'on ne devait pas traiter la consomption de la

même

manière, dans toutes sesdifférentespériodes.

En même temps

lagéographie médicaleprogressaitetdevenait

une

science; elleébranlala foi

que

l'on avaitdans lesbonseffets

du

soleil

du

sud, en

démontrant

que la phtisie pulmonaireest presqueaussi fréquentedans lesgrandes villes

du

midi, que dans

les capitales

du

Nord.Cette

même Géographie

médicalenousensei-

gna

qu'il existe des zones

exemptes

de tuberculose, celles des

Andes

par exemple, etcertaines partiesdela Suisse, dela Silésie,

de l'Islande, et

du

Canada. Cesendroits privilégiés, oùlaphtisie n'attaquequ'un petit

nombre

d'individus,vivant dans des condi- tionshygiéniques souventmauvaises,nesont pastrès élevés.

En

Suisse3500 à4500 piedssuffisent,en Styrie 2200,en Silésie 1,800,

au Mexique

6000et en

Canada

1,800.

L'air,sous ces zones,est toujourstoniqueet vivifiant, etmain-

(23)

tient dans !os^loumorm un «Itatd'activité suffisant

pour

Jouri)er-

mottro do ré-iisterau dôvoloppomont

du

bacille tuberculeux.

1!devint

donc

logiqiiodo laisonnor le lanianiôrosuivante

; puis- que les indigènes, habitants ces régions, sont protégés contre la phtisie, c'est

donc

là qu'il faut envoyer ceux <iui sont atteints do cette maladie, car c'est qu'ils ont le plus de chances d'en guérir

La

première tentative de ce genre futfaite à froebei'sdorfen Siiésie, (1900 pieds au-dessus

du

niveau dela

mer)

; lo docteur

Brehmer

fondaà cet entloit il

y

al{3 ans,

un

établissementoù le»

patients étaient soumis à un traitementde ventilation, d'hydro- thérapie, de frictions,de nourriture fortifiante, etc.

En

18G5,unmédecind'Angleterre bien connu, soutfrantdetuber- culose, passa l'hivera Davos, enSuisse,avec

un

de ses amis: la guérisondo ces

deux

patientsfitalors

grand

bruit. L'année sui- vante,le

Docteur

Spcngler fonda àDavos,

un

Sanatorivim,

pour

ie

traitement des Phtisiques. Ensuite, vintl'établissementdoFalkens- tein fondé parle docteur Dottweiler, élèvede

Brehmer.

J'ai eu,

au

cours d'un

voyage

en Allemagne, l'a^'^antage de visiter et d'étudierlefonctionnementdeceSanatorium,qui est, aujourd'hui considéré coi^.nie lo modèle

du

genre; ^'adopterai la

métaode que

l'on

y

suit, dans la fondation de celui

que

j'ai l'intention de créer en Canada. Falkenstein est dirigé par les Docteurs Dottweiler et Moisson qui s'occupent exclusivement de l'étude et

du

traitement delaPhtisie.

Ce Sanatorium

est situé dans le Taunus,à une heure environ do Francfort-sur-Moin, à 1200 pieds d'altitude, dans levoisinage debois do hêtres, de chataignersetdo chênes.

Le

bâtiment alaforme d'unfer à chevalet regarde lemidi; il

est précédé d'une terrasse d'où l'on a une

vue

étendue.

Tout

le

long

du

bâtimentse trouve

une

largo marquise sous laquelle les

malades setiennentgénéralement couchéssur des chaises longues.

La

plupartdes

chambres

ouvrentsur

une

galerie, oùlespatient»

peuvent

égalementse tenir.

(24)

14

Jl

y

ades

chamhroH

au i-ez-do-chjuiHHdc,où l'on frictionune lus mtiladoH quiiiul ils Hont pri» do transpiration, puis

une

salle d'hydrotlu'rapie, etc.

La

Halle j\

mangor

est une vaste salle indëpendunte, où la ventilation est largementa88ur«5o.

Comme

l'alimentationjone

un grand

rôle dans le traitement, à.

Falkenstein, la cuisine est lavraie pharmacie de rétablissement.

Une

vacherie cwt annexf. au Sanatorium, le lait étant

un

des agents im])ortants dela cure.

La

terrasse ne peut contenir tout le

monde

; aussi a-t-on installédans le jardin, des pavillons en boisdo formescirculaires, ouverts dans le tiers environ do leur circonférence, et dans lesquels les malades se

promènent

ou restent étendus sur des ch.'Mseslongues. Malgré la pluie, les brouillards, les vents et la neige, malgré

un

froid dépassant parfois 12o, très souvent sans

soleil, les malados

y demeurent

exposés ù l'air pondant 7 à 10

heuresparjour.

Quelque

soit la température, la journée

commence

après le

premierdéjeuner et se termitïole soirà 10 heures ; alorschaque malade regagne sa

chambre

àcoucher; celle-ciest

constamment

aérée,les fenêtres en restant ouvertes

même

la nuit. Il semble qu'on no saurait refuser à un pareilgenre de vie, ladénomination de cure

permanonie

à l'air libre, auerluftcur.

La

question de l'alimentation jY Falkenstein est considérée

comme

trèsimportante, et influant

beaucoup

sur la destinée

du

malade ; elle est intimement liée

au

traitement par l'air libre.

Tandis qu'en ettet ce dernier agit seulement sur la qualité

du

sang, lapremière founiit les matériaux nécessaires à sa régéné- ration.

Il est

un

faitcurieuxque

me

citaitle Docteur Dettweiler: plus la dénutritiondestissusaduré, plus elle a été rapide,

moins

le besoin de

manger

se faitsentir.

C'estalorsquelemédecin doit faireappel à touteslesrossources de son imagination, et le

malade

faire preuve d'une

grande

volonté. Ici, pasde loiabsolue ; lathéorieest do

pou

dosecoure, on obéiraexclusivement

aux

caprices de l'estomac; on procédera

\

A

(25)

par tûtonnomonts. DohropjiH potitH, fn'quoiit.s, richoH on ^misse et on hydrociirbonoH, dos légnmos, lo tout très varié et bien pn'purd, uneconfiance ruisonniihlo(limHkiH bifstocks ot Ioh jannoH (l'œuf,voihlceque rocomiiuindo Dotfwoiler.

L'alcool jouo aubwi

un

r6l« important dans lo n'gime

que

l'on

fait suivre

aux

phtimiques, îi l^'alkenHtoin, nmiH on

manio

cet a^ont avec i)rudonce.

La

fièvro,netteonneniio déclardo

du

coiiHoniptifotcontrelaquelle nouH HOinniespaasablemontdéHarmés, est

combattue

parle roj)osii l'air frais ot pur, une alimentation poussée à l'extrOme et

môme

forcée, et les

médicaments

antipyrétiques: l'antipyrine, l'antlfé- brine ot la thallino.

Lo

DocteurDottweiler

recommando

particuliiyromont cesmédi- caments ens'appuyantsur le fait, qu'il on adéjji prescrit 17,500

grammes

avec succès.

11 lait aussi pratiquer à ses patientsla

gymnastique

respira- toire, pardes exercicesdo

marche

et d'asconcion.

'*C'està cetraitement, dit leDocteurDottweiler,dontlabaseest l'air

pur

do la montagne, que nous

sommes

on droitd'attribuerles résultatsremarquables,relevésdans nosstatistiquesparh;docteur Moisson et moi, stutistiquesqui nous donnent, à l'un

25%

" ot à l'autre

27%

de guéiisons absolues, et qui nous

montrent que

la différenceentrelesrésultats d'été etceux d'hiverestàpeinede^%.

Herman Weber

dit

que

sur lOU cas do tuberculosetraités par

l'air des montagnes,

40%

furent guéris et autant améliorés.

Théodore

Williams, sur 141 cas traités par la

même

méthode,

donne

41 curesradicales et23 cas d'amélioi-ation notable.

Cesdifférents autours ont constatéquesousl'iufluencodo l'air des montagnes, la vitalité augmente, l'appétit ot l'aptitude

pour

letravail reviennent. L'atmosphèreestsi pure, disent-ils,

que

les

rhumes

de la plaine

y

sont inconnus.

Les

phtisiques vivant dans cesrégions souffrentrarementd'hé- morrhagie pulmonaire; c'est un fait établi qu'explique lararé- faction de l'air et sa sécheresse, qui envoie lo sang à la péri-

(26)

— 16 -

|)li<^t'ie du oorpH, anituiunt aitiMi tino ii/;(OHtion

dm

vaiHHonux Han^uins do lupcuuotdiminuant conMëquuintnunt celledoH pou-

monH

etdes autre» vincèr's.

Cotte HUppreHiilon de l'hinnorrha^io est d'une grande iin|)or- tanco, mais l'air dos

montagnes

fait plusencore ; il hâte la cicii triHation des parties infiltroes et indurée» don

HoimotH

dos pou- inoiH, ce (pli hexplique par le Cnit que,dans ces 'jjions élevées, l'activild

du poumon

«'sf portée àson i)lus havt dey,é; les vésiiui- lesse distendentjthiM et c.dWohdontle travail était ralenti rej)ren nentleurs fonctiorisnormales. D'après des observations conscien- cieuses prises par des physiologistes distingués, il ost

prouvd quo

dans lesrégionsélevées le

nombre

d'inspirationsost accru ot la respirationdevient plus pleine etplus profonde,

Los

œuvres

récentesdo Paid Hort, do Viault, do

Regnard mon-

trent que la vie de montagne, non seulementaccroitla ca[>acité

du

thorax,nuiis agit sur la composition

du

sang de

deux

mani- ères ; soit en

augmentant

le

nombre

dos globules rougos,

comme

ledocteur Viaultl'a observé dans locas de trois personnes, dans

le sang desquelles il trouva."> millionsde globules rouges

quand

elles vivaient sur le bord de la mer,et8 millions, T, 4millionset 7,9 millionsaprès quinze jours ]>assésà, 12,090 piedsau-dessus

du

niveau de la

mer;

ou soit en permettant àl'hœmoglobinod'absor- berune plus grande qiuintiré d'oxygène,

comme

l'a

démontré

Paul Bert par rexpérimentation.

Le

sang des lamas

du Paz

(12,000 piedsd'altitude) absorbe 18;^ et

20%

de son poids d'oxy- gène, tandis quo les

animaux

de Paris, n'en peuvent retenir

quo

10% a 12%.

On

peut ainsis'expliquer

comment

la vio à

une

cer- taine altitudepeut rapidement guérir l'anémie.

" Les climats de montagne, " dit Jaccoud," " ont une double

'' action; l'unegénérale parlaquelle ilsassurent larestauration

'* constitutionnelle; l'autre locale par laquelleils accroissent

au

"

maximum

l'activité delafonction respiratoire, touten mainte-

" nant les

poumons

à l'abri des stases ot des fluxions. A.u

" contraire,lesclimats à pression

moyenne

(c'est-à-dire, defaible

" altitude) n'ont

aucune

actioncurative sur letubercule,ils n'ont

,^,t^AttaiéLum,ii,à^Ê^J^iÊiîikÊÊÊÉààÊàaÊ»ÊÊÊiÈÊàiÊÊÊÊM

(27)

nucuno

iiction pr(^vontlvosur lo» pousH(<n8 nouvollos do produc-

" tiens tuborculoiiHOH; viiqu'iln o<it le voici: "

" IIh ont pondantl'iiivor unetomp»^ratui*i> fraiciio, tonipt^r<^«»ou

•'chaudo,ilsont une i1gulitéthorn)i([uoplusouinoinH nkillo; consd-

" quuminunt, iU piMivont oxorctT unoinfluonc»» favomblo Hur l«8

" cfttarrhoM

bronchopulmonairos

pn'oxistants;ils

mottontà

l'abri,

"au moins dans ulio certaine moHure, <Ioh épisodes bronchitiiiuos;

" voilàtoute l'action dos climatsil pression moyerwie.

Hn

tait la

" sittuitionestcelle-ci; lesclimatsd'altitudeiVpressionbasse(haute

"

montagne)ont

uneactionn^gcînératrice sur l't'tatconstitutionnel»

'* et uno intluonce salutùro

non

moins directesur le

mode

fbnc

•' tionnoletcirculatoiredesorganes malades ;pur suite,cesclimats

«' ont

un

rôlepositifdansl'œuvre

du

tmitoment,ilssont des (dimats

«*actifsoumoditicateui*8;enunmot, 'ils5onfdesdtjentsde la tkira-

*'peutique."

Les climats doux, à pression

moyenne, manquent

" de l'action directe sur le fonctionnementet lacirculation dos

"organesrespiratoires;ilsno possèdentque))eu ou|)ointd'intluenco

" rt'gént^ratrice sur la nutrition et l'i'-tatdes forces; ilsagissent

" indirectement, par protection contrelesac(;idents intervenants,

•• par le maintien

du

Statu qito, et ib, p*./mettentdeconcilierce

" bénéfice avec lavie au

grand

air;

conséquemmont,

ces «ilinuits

"n'ont pas

un

rôle actifdansl'œuvre

du

traitement, ilssont des

'' climats passifsou conservateurs; ilsno sont plusdes agents, ils

"sont des témoins dela thérapeutique."

Ces ligi^es tirées d'un ouvrage magistral publié en 1881, ont certainement

beaucoup

contribué à initierle

monde

médical iVUX avantagesdes curesde montagne, danslotraitement desaffections pulmonaires. Davos,qui,dans l'hiver 1866 à lr..'7, comptait 22 malades, et70 en 1869, en avait déjà 6,830 en 1886; cettesta- tionsanitaire vit ce

nombre

s'élever à 10,167 en 1890, et en reçut 10,239 l'année passée. Depuis qu'il est reconnu

que

la tuberculose est produite par

un

bacille qui se

communique,

se reproduit etenvahitl'économie, la cureparles stations d'altitude a pris

un

nouvel essor, puisqu'il est prouvé

que

dans ces localités

l'airestparfaitementpur,les micro-organismesn'existentpas, nes'ymultiplientpaset

y

restent àl'otat inerte.

En

outre, ilest

(28)

^

18

prouvé qu'à cette altituik^, l'orgiitiismo acquiert une résistance plus grande, pour lutter contre la maladie, lorsque celle-ci l'a

envahi.

Conditiotis

que

doit réaliser

un Sanatorium de

Montaffue,

Tdmoin

de ces résultats, je nie suis

demandé

si notre pays nepossédait pas quelque localité,

l'on pourrait faire lacure d'air, au lieu d'aller

au

loin, dansdes pays différentsde langueet

d

habitude, chercherdes ressources

que

l'onpossédaitdans notre beau Canada. Je cherchaid'abord à la portede Montréal. St- Hilaire, avec sa

montagne

et son lac, semblait réunirla plupart des conditionsnécessaires, etprésentaitl'avantaged'unSanatorium tout construit, dans l'hôtel Iroquois, qui étaittout

aménagé:

je pensai ensuite à la région pittoresque

du

lac

Memphromagog,

près duquel est située la belle

montagne

d'Orford; mais après enquête faite,jeconstatai quel'airde ces

doux

ravissantsendroits, séjoui-s favoris,de la classe riche etjouissantd'une bonne santé, étaittellement

imprégné

d'humidité,qu'elle rendait ceslieux tout à faitimpropresà l'établissementd'un Sanatorium. Bref, surles conseilsde notreéminentconfrère, le

Or

Eoddick,etd'autrespra- ticiens spécialistes, je dirigeai

mes

pas versle nord

du Comté

de Torrebonne, laSuisse de l'Amérique, dans lazoneLaurentienne, quioffredesaltitudessi variées, etsurson verfjant méridional, des coteaux admirablement exposés au .soleil. .T'y cherchai

un

en- droitoù le climat fut pendant l'été, frais et éventé, et enhiver, abrité des

mouvements

atmosphériques.

Je

me

souvinsque le regretté curéde St-Jérôme,

Mgr

Labelle, avait choisila

montagne

Tremblante,

pour

s'y retirer, lorsquesa mission civilisatrice et colonisatrice

du Nord

serait accomplie.

Mgr

Labello,pourqui l'admirable légionLaurentiennen'avait pas desecrets,disaitqu'àla

montagne

Tremblante, leciel étaitgéné- ralementsans nuages etqu'en hiver les rayons

du

soleil,quoique trèsénergiques, étaient,cependant,impuissantsàfondrelaneige, et avaient

peu

d'influencesur la températuredes plateauxdes

Lau-

rentides. Dèslors,ajoutaitlecuréLabelle, il n'y a pas de cou- rants d'air échauffé, et

comme

ces plateaux sont bit3n abrités.

(29)

des

mouvements

atmosphériquesplus généraux,

un

calmo parfait s'y établitjusqu'à lafontedos neiges,au printemps.

J«suisconvaincu qu'avec la climatologie des versantssud de

la

montagne

Tremblante, les maladet pourront se

promener

au

grand

air,cinqminutesaprès lelever

du

soleil,jusqu'ausoir, sans être trèscouverts.

Cette condition cliiuatérique du versant sud de la

montagne

Tremblante, on hiver, est

due

: lo.

A

son élévation au-dessus

du

niveau de la

mer

; 2o.

— A

laneige épaisse et

permanente

pendant

les mois d'hiver, qui réfléchit la chaleur

du

soleil et prévient réchauffement de !'air; 3o,

A

sa position abritée, favorable

pour

recevoii'lesrayons

du

soleil soitdirects,soit réfléchis.

La

première question à se poser était

; quelles sontlescondi- tions essentiellesqui doiventguider

un

telchoix?

Ces conditions peuvent être établiesenconnaissancede cause, maintenant

que

de

nombreux

établissements ontété crées dans

le

même

butet fonctionnent depuis assez longtemps

pour

qu'on puisse les

comparer

entreeux.

11 faut rechercheravant tout l'altitude;c'est elle quiestlo fac- teurleplusimportant de l'immunité phtisique, tant par le fonc- tiv">nnement spécial auquel elle oblige le

poumon,

dont j'ai

parlé plus haut, que parla pureté et la sécheresse de l'air

que

l'ontrouveà ceshauteurs. "

La

pureté de l'air, dit le docteur

•'

P

jardinBeaumetz, joue unrôleconsidérabledans laproduction

" etlapropagation des maladies."

Depuis que ir'asteurnous a

démontré

parsescélèbres expérien- ces,

que

lavénérationspontanéen'existe pas, etque partout

un orgaridme se développe, les

germes

organiques de l'airsont le fac.eur de cette génération, cette importance de la pureté de l'airest

devenue

encoreplusgrande.

"L'air desmontagnes, écrit ledocteur Morin, surtout

quand

le solestrecouvertde neige, est

remarquablement pur

etle

nombre

desmicro-organismes

y

est très fortement diminué."

Au sommet du Mont

Blanc, il existe à peine

un

micro-organisme

(30)

20

par verge cubed'air: surL'Eiger,à12,000 pieds d'altitude,il n'en jxiste pas, pendant qu'on peut les

compter

par millionsdans la plaine.

La

sécheresse del'atmosphère est considérée

comme un

facteur très utile dans le climat des montagnes. Cette sécheresse est.

considérable surtout,

quand

le soleil éclaire

une

surface couverte deneige. L'humidité est une cause

de

viciation de l'airrespi- rable, elleaideau développementdesmicro-organismes.

"La

venti- lation

du poumon

estaméliorée par la respirationd'un air sec,"

ditledocteur Morin.

Outrecesconditions primordiales qui créentl'imn. ceenenle- vant

au

bacille sa virulence, il faut encore

beaucoup

desoleil.

"

La

lumière solaire est

un

des agents les plus actifs de destruction des germes.

un

rayon de soleil a passé

un

certaintemps, ontrouvedes cadnv^resdegermes,etmicrobiolo-

giquement

parlant, l'air se trouvepurifié, dit

Germain

Sée."

Inversement, la lumière solaire a

un

effet tonique indéniable surlesindividus. Les êtresprivés de lumière s'étiolent et s'ané- mient. Or, nulle part, la lumièresolaire nest aussi pure

que

surlahaute

montagne

pendant l'hiver.

L'emplacement

oùsera construitle

Sanatorium devra

doncêtre orienté defaçon à avoirleplusd'heures possiblede soleil.

De

plus leSanatorium devraêtreplacé à Vahrides vents.

J'ai

donc

recherché ces différentes conditionsdans la localité

que

j'aichoisie

pour y

établir

une

station d'étéetd'hiver

pour

les

invalides.

Malgré

le

grand nombre

de

montagnes

formant la

chaînedes Laurentides, etqui paraissentappropriées àlacured'air,

il

y

en apeuqui possèdenttouteslesqualitésvoulues; j'ai

donné

la préféi'cnoe,

comme

jel'ai ditplus haut, à la

Montagne Trem-

blante. Cette

Montagne

est la plus élevée des Laurentides, elle s'élève à 2,600 pieds

au

dessus

du

niveau

du

f«nve St.-Lauront.

Elle est

abondamment pourvue

d'eau vive.

A

sespiedsdort le lacTremblant. Elle est formée d'un

amoncellement

de graiiit etde roche, recouvert d'une

mince

couche deterre où pousscnc en abondancedes sapins,desépinettes, des cèdres, de

grands

pins, et

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