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CIHM/ICMH
Microfiche
Séries.
CIHM/ICIVIH
Collection de
microfiches.
Canadian
Institute forHistoricalMicroreproductions/Institutcanadiende
microreproductionshistoriquesX.
^^
Taehnieal
and
BibliographieNotaa/Notaa
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availablafor fllming.Faaturaaofthiacopv which may ba
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droite, etde haut en
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néeeeeeire.Leediagrammee
suivants iUustientlemétlwde.
1 2 3
1 2 3
4 5 6
NOTI
DB M. MAHCOU.236
'.*'
;>1ï-
EXTRAIT
DU
BULLETINDE
LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUEDE
FRANCE, 2*série,t.XXI,p.236, séanceduiavril186A.Notice surlesgisements des lentilles trilobiti/ètvs taconiqiies
de
la Pointe-Lévis,au Canada;
parM.
JulesMarcou
(PI. II).
Cambridge(Massachusetts), janvier4864.
Immédiatement
aprèsmon
dernier voyage dans lenouveau monde,
enjuin1860,notre savant confrère,IVI.Joachim
Barrande,m'a
adressé,à Boston, plusieurs lettressurlaquestion ditedela^aune primordiale^en
me
priantde
lui envoyerlesobservationsque
j'avaispu
faireou que
jepourraisfaire,en Amérique, prin- cipalement aupointdevuedu
gisement,ou
positiongéognostique des roches.Ce
n'estpas sansde grandes hésitationsque
jeme
suis vcrduaux demandes
réitéréesde M.
Barrande. D'abord leslocalitésà explorer sont éloignéesde
150 à 200 lieuesdemon
domicile, tandisqu'ellessontà laportemême
desgéologues anglo-améri- cainsemployés parleursgouvernementsrespectifspourfaireaux frais des Etatslesi-elevés géologiquesdeces contrées jadis fran- çaises,maisà présentau
pouvoir des AngSo-Saxons. Secondement,ma
qualitédeFrançais n'estpasprécisémentunelettrederecom-
mandation
dansdespaysoù
letitred'étranger éveilletout autre237
8ÉANCB DU à AVRIL186A.
cliose
que
des sympathies. Enfin,endernier lieu,une
opposition passionnéeetsystématiqueestfaite depuis plus de dix annéesà tout ceque
jepublie surlagéologieaméricaine.Pour
cesdiverses raisons, j'aurais préféréque M.
Barrandefitun
choix plusheu-
leuxetplusconvenable,et remîtla défensedesesvuesentrede»mainsplus capablesdelessouteniretdeles interpréter.
Cependant
après plusieursmois
d'attente, pendant lesquels personne ne voulutou
n'osa prendre ouvertementlaquestionen
main, et, d'un autre côté,sollicitépar plusieurs autres observa- teurs, telsque
IMIVJ. Agassiz,Ëmmons,
Jewettet Billings,je crus devoir céder, et je répondis à l'appel deM.
Barrande avec le désirbienarrêtéde
remplirmes
devoirsenverslasciencequelque»oppositionsetquelquesdifficultés
que
j'eusse àsurmonter.Comme
notre honorable confrèreM.
Barrande a depuis lorsrésumé
à plusieurs reprises dans lesvolumes du
Bulletin de la Société géologique deFrancelesdiverses phases par lesquelles la question a passé,ilest presque inutilederappelerque
les con- clusions paléontologiques et stratigraphiques auxquelles nous étions arrivésindépendamment
l'undel'autre ontétéacceptées, sinonentotalité,du moins
en grandepartie,parnos adversaires.Mais
il restedenombreuses questionsdedétailà vider;et les débatsdanscesdernierstempssesont tellementspécialisés,qu'onen
est arrivé hune
simple vérification géométrique d'un plan d'unepartiedelaPointe-Lévis.Comme
j'aisuivimes
adversaires sur tous les terrainsoù
il leur a plu de placer les questions générales,jenelesabandonnerai certainement pas danslesétudes spéciales etminutieuses.Il estsurtout très-importantdesavoirsi lesfaits, telsqu'ils existentsurle terrain, ontétébien rendussur le planque M. Logan
vientde
publier sous letitre de: Plan montrantla distributiondesconglomératscalcairesàlaPointe-Lévisf
dans
une
lettre adresséeàM.
Barrande,sousladatedu
i5mars
1863, sous le titrede:Lettre surles roc/tesdu
groupe de Québecà
la Pointe-Lévis, lettre qui, après avoir paru séparément à Montréal,a étéreproduite depuis dans « The canadiangeologist, juin1863
»et dansle Silliman'sJournal, pour le moisde
sep- tembre.La
grande publicitédonnée
à cette lettre et à ce plan m'obligeàdétacherdu
travailque
jeprépare surleterrain taco- niquedu Canada
et de la Nouvelle-Angleterreune
partie des notesque
j'aiprises à laPointe-Lévis;etjeprielaSociétédeme
prêterlapublicitéde sou Bulletinpourlesprésenteràl'apprécia- tiondesgéologues.
La
pointe-Lévisou Lévy
est situéesurlarivedroitedu
fleuveNOTE DE M. MARCOU.
238
Saint-Laurent,vis-à-vis la villede Québec.C'est
un
promontoire qui s'avance dans le fleuveimmédiatement
à l'ouest de l'iled'Orléans, et quiest
connu comme
le point de repèrele plus remarquable des bordsdu
Saint-Laurent. Les lentilles dolomi'»tiquessetrouventprincipalemententreles é(;lisesde
Notre-Dame de
laVictoireetde Saint-Joseph, surtout prèsde
cettedernière, et les localités à trilobites sontau^suddelarue principaledela ville, àdes distancesde50à100 mètres auplus,entrela Redouteou
carrièredu
notaire Gay, l'église Saint-Joseph,lamaison des péages,laCroix de tempérance,laroutede Saint-JosephàNotre-Dame,
lecimetièredelaTerredu Curé
etlefour àchaux.Il y a bien quelques autres lentillesdecalcaires,de conglomératsetde grèsau borddu
fleuvemême,
etaussi plusausud, maiscene sontque
des points secondairesdontl'étude n'apasd'influence surle résultatgénéral.Afindepouvoir bien
comparer mes
observationsaveccellesdeM.
Logan,jeprésenteunecarte jointe àcemémoire
(PI.Il),sous le titrede: Plan des gisementsdeslentilles dolomitiqites dans1rs schisteslaconiquesdela Pointe-Lévisau
Canada^ dontl'échelle est lamême que
celle publiéepar Al.Logan. J'ai seulement ajouté plusieurs points de repère afin d'apporter plus de précisionet d'exactitude dansune
question toutegéométriqueetd'arpentage.Ainsi j'ai fixé laposition
du
four à chaux, d'une chapelle qui se trouveà l'ouestdel'église Saint-Joseph,de lamaison des péages, dedeux chemins
vicinauxà voituresqui vont de laroute princi- pale surlaTerredu
Curé;etenfin j'ai changélenom
deroutedel'égliseSaint- Joseph^que
M. Logan donne
àun chemin
qui vient aboutir perpendiculairementà la rue principale prèsdel'église Saint-Joseph, en celui de route 6\x chemin iCArlaka, quiestle seulnom
sous lequelilestconnu
parleshabitantsde
laPointe- Lévis. Surce plan, lesgisements deslentillesdecalcaire dolomi- tiqueetdegrès sontmarques
pardeslignes pleines,qui indiquent les longueurs et les largeurs des affleurements,tels qu'ils sont exposésausoleil, sansaucune espècede
supposition. L'échelledu
plan primitif, ditM.
Logan, est de six poucespour un
mille, avecune
réduction de moitié parlaphotographie.De
plus,j'ai écrit lesnoms
de : Croix de Tempérance, Milieu, Paroissiale,Devine
etRedoute
pour indiquerdescollinesou mieux
des len- tillesou
amygdales,ou amandes
allongées,qui jouent les rôles principaux danscesgisements. RI.Logan
prévientque
le relevé desgisementsdecequ'ilnomme
exposition descalcairesconglo- mérats de la Pointe-Lévisa été fait par lui avec l'assistancede
230
SÉANCE DUh
AVRIL 18(iA.M.
Kicliardson pendantun
lapsdetemps
considérable desannées 185&,1855
et1862, etque
lesfossiles qu'ilaà sadispositionontélé.recueillis par
MM.
Billings,Kicliardson, Bell,Hunt, Heau,
Devine, Cayley et lui-même.De
plusil ajoute avoirmontré
àM.
Mai'cou,en 1861,une
cartemanuscritenon
publiée,indiquant àpeu
près toutes lesexpositions connues des rochesde
cequ'ilnomme
legroupe de Québec. Cesdéclarations m'obligentàdireque
le relevé demon
Plan des gisements des lentilles doloml- tiquesdelapointe-Lévis(PI. Il)aété faitparmoi
seul, sansaucun
aide de quique
ce soit, et pendantun
laps detenips très-peu
considérable,puisquej'aipassé seulementtroisjouisà laPointe- Lévisen 1861,deux
joursen1862
etdeux
joursen 1863, en tout sept jours.Dans ma
dernière visitede
1863,j'étaisaccompagné
deM.
Capellini,de Bologne.Tous
lesfossilesque
j'aieusàma
dispositionontété recueillispar
moi
seul,avecl'aided'unouvrier, en 1861.Enfinje n'ai pas
vu
de carte géologique de la Pointe-Lévis, mais simplementune
ébauche au crayon d'un relevé topogra-phique
queje n'ai regardéque
quelques instants, etqui nem'a
étéd'aucunespèce desecoui'sdans
mon
exploration.LentilledelaCroixde Tempérance.
— La
CroixdeTempérance
setrouve à lajonction delarue principale
ou
routede
Ferry et de'aroutede Saint-Joseph àNotre-Dame,surlesommet
d'une petite colline,un peu
àdroitede
laroute. Si l'onpartde
lajonc- tiondesroutes, etque
l'on suivelaroule qui vaàl'égliseNotre-Dame, on
arrive bientôt àun chemin
à voitureou
vicinal fermé parune
barrière, etquimonte
la collinedelaCroix. Prenonsce chemin. Aprèsavoir faithuitou
dix pas,on
rencontre la lentille de la Croix deTempérance,
qui estcomposée
de conglomérats magnésiens, avec uneintercalationdedeux
couchesde un
1/2à 1pied(piedanglais)d'épaisseur,d'uncalcairemagnésienjaunâtre;ilya desassisesdeschistes grisâtres,de1à/i pouces d'épaisseur seulement, interposées entre les couches de conglomératset
de
calcairesmagnésiens decette lentille qui, aupoint
où
lechemin
vicinallatraverse,a15piedsd'épaisseur.Le commencement
dela lentilledolomitique delaCroixcommence
précisémentà 2 piedsdu chemin
vicinal,quilacoupeet est placé dessus.Plus ausud, jusqu'àlaroutede Saint-JosephàNotre-Dame,
il yaun champ
avectroismaisons,construitesdansl'alignementdelalentille,et l'onnevoit plusaucun
affleurementde conglomératsou
decal- caires, nidanslechamp,
nidanslescaves desmaisons.A
12pieds dedistancede
l'endroitoùse terminelalentille,ilya,avantd'at-MOTB
Dl
M. MARCOD.2A0
teindrelapremière maison,
une
dépression danslechamp où un
petitruisseau coule ver»laroute;sila lentillesepoursuivait vers laroute, ainsi
que
l'ainùiquéM. Logan
surson plan,on
verrait certainement les roches calcaires dans la saignéeou
dépression dela rigoledu
ruisseau;or, làon
ne voitque
desschistes. Ainsi la lentilledelaCroixdeTempérance, ou
le n"1deM.
Logan,se termine à2piedsdu chemin
vicinal, etneseprolonge pas jus- qu'àlaroute.Maisily aplus,M. Logan
lafaittraverserlaroute de Saint-Josephetlaprolongemême un peu de
l'autre côté. Pas .3Utàfaitsurleprolongementde
lalignedelalentilledelaCroix, làoù
laroute faitun
coudedansladirectiondu
sud,ily aefiec- tivementsur la route des hlocs brisés, dont quelques-uns sont usésparlesvoitures, qui nesontnides calcaires ni des conglo- mérats magnésiens, mais bien des quartzites rosesetdu
quartz erratique,quiproviennentdesmontagnes
Laurentines. J'aiindi-qué
ce point sur leplan parune
flèche, afin de bienmarquer
l'endroit
où M. I^gan
a placé sur son plan des conglomérats calcaires,comme
faisant partiedeson affleurement delaCroixou
n* 1,tandis queje n'yaivu
que des blocs erratiques non- calcaires, qui sont séparés de l'extrémitéde l'affleurementdela lentilledelaCroixparune
distancedeplusde 50pieds.Partant
du chemin
vicinal, c'est-à-dii'edel'extrémité sud de la lentilledelaCroixet lasuivant sans interruption,on
arriveàun
secondchemin
vicinal àvoiturequi partpresque vis-a-visde
de la maison des péages. Les conglomératsde
cetteamygdale
diminuentd'épaisseureuarrivantvei-scesecondchemin
;ilsn'ont plusguère alorsque 6à 8piedsdepuissance,et c'est avec cette épaisseur qu'ilssont traversés parlechemin
; puison
aun
petit ravin d'érosionsoù
l'on voitdeséboulisdeces calcaires conglo- mérats;un
petitjardinsetrouve au fond dece ravin sur l'allu- vion et la lentille de la Croix, reparait derrièrela grangede
Pierre Bourget, àune
distance de 50 pieds au plus, et là elle forme uneproéminencedesmieux
caractérisées.En
lapoursuivanton
arrive derrièreune
chapelle, puison
passepardes jardinsoù
ellesertde
mur
declôture, etenfinl'ondébouche, sansla quitter, sur laroute d'Ârlaka.De
là,la lentilledelaCroix passe derrièreun
couventetarrive toucherlagrande routeou
rue principale, àune
seconde petite chapelle quiestbâtie surlesrochesmêmes
dela lentille;puiselleforme un
coudeà angle aigupour revenir vers lesud,enpassant derrièrela Redoute, rctraversant laroute d'Ârlaka,et seterminantà 3ou
Z|piedsde
distanceau
sud de celte route;un
autre affleurementde
calcaires,de
grès et de241
SflANiR DUà
AVBIL1S6A.
coiigloiuéiatsreparaît àquelques pieds
de
distancedansleiiiêiue ali)>neinei)t, et forme unegrosseamygdale
qui se tciiiiinc bius-qucmenl
avant que l'on ultei{;ne lesecondchemin
vicinal,qui part presque vis-à-vis la n»aisondu
péage et se dirige versun
petit claug.
A
l'endroitoù
la Icntill'*delaCroi rencontre larue principale, près dela seconde eliapelle qui est àl'estde
l'église Saint-Josepli, la courbure des couches de conglomérats est si lirusquc,que
larueesttangenteà lacourbe. DerrièrelaRedoute,il y a
un
autre petit zigzag de ces conglomérats;mais
cela n'affectequ'unesurface dequelquespiedscarrés.Je n'aipas trouvéde fossilesdanslalentille dolomitique dela Croixde
Tempérance
; maijjedoisavouer enmême temps
quejen'aiconsacré
que
très-peud'instants à cetterecherche.Lcnlilttide la Redoute.
— Revenons
au premierchemin
vici- nal dansla Terredu
Curé,où
nous avonscommencé
l'explo- ration. Après avoir traversé la lentille de la Croix,on
aune
trentainedepiedsdescliistcsgris,dont quelques-unssontmagné-
siens; puisl'on atteint
un nouveau
gisement decalcairedolomi- tique, qui estmarqué
par len° 2 surle plan delU. Logau.Ce nouveau
gisement est aussiune
lentille, enformed'amande
très- allongée. Ellecummcnce
précisémentau chemin
vicinal,qui la contourneetpasse ù l'^xtréinité sud-ouestde cette lentille. Ily
a bien,à30 pieds plusausud,maispasexactement danslemême
alignement,
une
petite lentille dolomitique, qui est traversée par laroute de Saint-JosephàNotre-Dame,
maisje la regardecomme
indépendante decelledelaRedoute.Si l'on part
du chemin
vicinal,où
se terminelalentille dela Redoute,et qu'onlasuive,on
netrouve pas d'interruptionjusque del'autrecôtédelaroute d'Arlaka.Mais
là,derrièrelapremière maison, lalentillese rétréciten inclinant légèrement vers l'est, puison
arriveàun
ruisseau qui la traverse, et alorsde
l'autre côtédeceruisseau l'amande se renfleen forme decône, puisles calcaires magnésiensse replient etsimulentcomme
lebord d'un bateau vers la proue, et, en revenant vers le sud,ces roches forment entre ellesun
petit vallon qui ressemblecomplètement
à
un
fond de bateau.La
courbure estextrêmement
brusque, et enmême temps
indistincte àcause d'un bois très-épais ettouffu de cèdres qui larecouvre et aussi d'un grandnombre
de gros fragments anguleuxdecalcaires magnésiensrecouvertsde mousses et d'herbes, et qui gisent cà et là sansaucun
espèce d'ordre,comme un
vieuxmur
éboulé.J'avaisd'abord penséqu'iln'y avait pas continuité entre la lentille dela Redouteetces calcaires, et..
NOTB
DB M. MARCOU. 242'cela d*autaiit plus qu'àlapartie extérieuredelacourbe, «urle»
bords,
on
voitun
assez grandnombre
deblocsdecalcairesdela Bedoiite, isolés etcomme tombés
de la Redoutequilesdomine
presqu'àpic,el aussiparcequelacourbesetermine parun
éperon de20à30piedsdulongueur, quidonne
àTensembleun
aspectde
contactdedeux
lentillesparsuited'unefaille;maisdes recherches plusminutieusei m'ont convaincu delacontinuité desdeux masses decalcaires dolomitiques qui n'en formentqu'uneseule;seule- ment,immédiatement
aprèslacourbe, ens'avançant versle sud, la lentille se renflebrusquement
avecun
étranglementau
milieu, en forme degourde, et l'onaune
colline très-proéminente,qui estconnue
dans lepayssouslenom
delaRedouteou
carrièredu
notaireGay. Puisla lentille s'amincit, traversede nouveaularoute d'Arlaka,et vaseterminer en pointe à25 ou 30 pieds de l'autre côtédelaroute.L'épaisseur de cette lentille de la Redoute varie beaucoup suivantlespoints
où on
l'observe. Ainsiàson extrémité, verslepremier
chemin
vicinaldelaTerredu
Curé,lescalcairesqui sont exposésàlavue ont 8pieds d'épaisseur; vis-à-vis delaCroix deTempérance,
ils ont 6pieds; vis-ù-vis de la maison des péages, 2pieds; à la Redoute enfin,ils ont o) pieds d'épaisseur. Ce quidomine
danscettelentille,ce sont descalcairesdolomitiquesblanc'- grisâtre, très-anguleux, à cassure très-tranchante et esquilleuse, sansaucunemarque
biendistinctedestratification.Quelquefoisle calcaire estjaunâtre, etilcontient denombreux
grains vertsde
glauconic. Enfui il y a sur plusieurs points des conglomérats analo{;uesùceux dela lentilledelaCroix.Jen'aipasfaitde recherches pourles fossilestoutlelong dela lentille delaRedoute, excepté àla
Redoute même.
Mais là,j'ai l'ecueilliune
assez belle collection de fossiles, qui sont depuisune
année entrelesmains
deM.
Barrande.Vn
certainnombre
d'entre eux sont nouveaux, mais je puis citer cependant avec certitudelessuivants: Àrionellus subdavatus^Bill.,Dikiloce/jhalus^
Coriocrp/utlitcs^ Menoccphalux fflabosux, Lt'ptœna decipienSy
un
Capulnsou Metnptoinn etun
Crinoide.Entrelalentillede la
Redoute
ellalentilledelaCroixdeTem-
pérance, on trouve danslesschistes gris plusieurs autres petites lentilles calcaires
ou
de conglomératsmagnésiens. Ainsi, vis-à-vis delaCroix deTempérance même,
ily alàun
affleurementd'une petite lentilledecalcaire sableux magnésien de 2pieds rie lar- geursur3de
longueur. Vis-à-vis de lapremière chapelleilya• aussi des affleurements de
noyaux
de conglomérats magnésiens24
s lÉANCI DU h ATIIL1864.
(le 15 picdide loiif^eur,sur
deux
et quatre pieds de largeur.LentilleduMilieu,
—
Si l'onpartdelaCroixdeTempérance
etque Ton
remonte perpendiculairement les strates,on
alu troi»lignesbien distinctesdecollinis sëparëes pardes vallons creusés en forme de cylindre (voy. la coupe géologique,pi. II).
La
première deces collines renfermeleslentillesdelaCroixetdela Aedoute; laseconde ne renferme qu'une lentille,etc'estceque
j'ai appelédans
ma
LetlrchM.
Barrandesurlesroches laconiquesdu
Fermont etdu
Canada, publiéeen 1862,collineou mamelon du
l^lilieu;etpourcetteraison jecontinuerai àappeler la lentille qui s'ytrouvelentille duMilieu.Enfm
ilyala collineparoissiale qui renfermeàsonsommet
la lentilledecalcaires dolomitiquesque
jecontinueànommer
lentille paroissiale, et quia,à sabase occidentale,uneautreamande
très-étroite degrès.Vis-à-visdelaCroix de
Tempérance,
ladistancequisépare la lentille de la Aedoute de lalentilledu
Milieu,est d'à peu près 60 piedii anglais.Cetespace est rempli par des seliiotes verts et gris. Lesroches dela lentilledu
Milieu sont exclusivement des calcaires peu magnésiens, gris-blancliâtre, très-dures, à cassure esquilteuse;quelques fragmentssont oolitiques; ily a aussiquel- ques conglomératsdolomitiquesaux deuxextrémitésdelalentille.Si l'onregardeleplan,
on
voitque
lalentilledu
Milieucommence
au sud-ouest,à unedistancede60
à 70 piedsdel'endroitoù
elle esttraverséeparle premierchemin
vicinal, etqu'après avoirtra- verséle secondchemin
vicinal, elle vase terminernon
loindelà,vis-à-vis de la première chapelle.
Sa
largeur variede
\kà 25 pieds pourles roches exposéesà lavue. Vers son extrémité sud-ouest, ellecommence
pardeux
renflements,comme deux
grains d'un chapelet.Les fossiles, toutenétant plus abondantsque
dansla lentille dela Aedoute, nesont cependant pascom<
muns. Jepuis citeravec certitudelesespèces suivantes:B. '^-u- rus Sajfordi, C/wirurus, Cainerella catcijern et
un
Ort/ioceras.Lentille Devine.
— A
15 piedsde
distance plusau sudsud-estque
la lentilledu
Milieu, innnédiatement après avoir traverséle secondchemin
vicinal,on
trouve l'extrémité d'une nouvelle lentillecomposée
surtoutde conglomératsetdecalcairesdolomi- tiques,dontl'épaisseur variede 10à 30 piedsde puissance;elle se dirigedu
coté de la route d'Arlaka, qu'elle traverseun peu
au-dessousdeladernière maison bâtie surcelte route. Elle rase cette maison et setermine danslejardin.En
1862,M. Thomas
Devine, le directeur des terres de laCouronne au
Canada, y a fait la découvertedu
premier trilobite complet et parfaitIf0TB
M
U. MAICOU.SA A que
l'on aitencoretrouvéà laPointe Lëvis.Car,parun
accidentde
fossilisation bizarie, tousles trilobitesque
l'on trouve icine sontque
des tètesou
des queues,extrêmement
rarement de»fragments
du
corpsou
plèvres.Gomme M.
Devine afaitplusieurs autresdécouvertes paléontologiques intéressantesdanscettelen- tille,jel'ainommée
en sonhonneur
LentilleDevine. Plusieursdes calcaires gris-clair, bleu-noirâtre, oolitiques de cette lentille, renferment denombreux
fossiles parmi lesquels jepuis citerles suivants,que
j'ai recueillismoi-même
en place: Olenus Logani, Devine;Dikelocephalus magnificus^Bill.,1). Oweni^Bill.,D. pla- nijrons, Bill.,D.
Bcllî, Bill., etD.
megalops, Bill.; Bathynrus dubiusyBill.;MenocephalusSalteri, Devine,M,
Sedgmckii^Bill.;
Arionellus^ n. sp., etCamerellacalcifera, Bill.
La
position stratigraphique exacte de lalentilleDevine
està12
piedsdedistance au-dessusdelalentilledu
Milieu,et à20piedsde
distance au-dessousdela lentilledegrèsqui formelabasedeIcolline paroissiale.
Lentilledegrès.
— Fn
'emontantlapetite vallée qui st^parela lentilledu
Milieudela lentilleParoissiale,on
rencontreàmi-côteun
grèsdecouu
irjauneàl'extérieur etblanc-grisâtreàlacassure,de
6pieds d'épaisseur,etquiestencloisonné suusforme delentille très-plateou
gâteau danslesschistes verts et gris. Cette lentillecommence au
sud-ouest,àpeu
près àlamême
hauteurque
lalentille
du
Milieu, et elle se termine avant d'atteindrelesecondchemin
vicinal. Je n'y aipas trouvéde fossiles.M. Logan
dans son planl'adésignée parlechiffre (4'), etilluidonne
des limites exactes;seulementilappelle ce grèsdu
calcaire magnésien?Lentille Paroissiale.
—
Enfin nousarrivons àlalentille Parois-siale,
que
j'ainommée
ainsi parceque
c'estlaseuledes lentillesde
laTerredu
Curé qui traversela ligne de division établiesur lePlan dela ville(tJubigny danslaseigneuriedeLauzon,entrela paroisse Saint-Joseph et celle deNotre-Dame de
la Victoire.Le
premierchemin
vicinal la traverse àun
pointoù
l'ona trouvé, etoù Ton
trouve encorebeaucoup de
fossiles; ellesetermineà quelquespiedsavantd'arriverau
secondchemin
vicinal.Les roches quilacomposent sont des calcaires gris-blanchâtre, oolitiques,un peu
magnésiens, des conglomérats dolomitiques, des grèset des calcairesjaunâtres très-magnésiens. L'épaisseur varie entre20
et 30 pieds.A
l'extrémité orientale de cette lentille,on
voitune
petite lentille calcairequisetrouveplacée entr^ les lentilles Paroissialeet Devine, mais qui est indépendantede
toutes les deux. Les fossilesde
lalentilleParoissiale sontnombreux
;jene
2A5
SfiAIlCBDO h
ÀTRIL186A.
saispasenétatd'en
donner une
listecomplète, pasplusque pour
lesautreslentilles,parcequelaplupartdesfossiles
que
j'airecueillis sont chezM.
Barrande,à Pariit;mais envoiciune
listepartielle quipeutêue
reçueavecconfiance: Cheirurus Apollo,Bill.,Batliyu' rusSafJortti\ Bill.,B. quiulratus,Bill.,B. oblongus, Bill.,B, bitti- berculatusy Bill., Arionellus,n. sp., Ecculiomphalus canadensiSy Bill.,E.intortus,Bill.,Leptœna
sordidoyBill.,Camerellacalci/era, Bill., Orthis.Gomme
c'est à laTeri^du
Curé deSaint-Josephque
l'ontrouve leplus de fossiles,etque
c'estlàaussioù
seterminela plupart des lentilles calcairesencloisonnésdanslesschistes taroniques,jedonne
iciune
sectiondecettepartiede
la Pointe>Lévis,entirantune
ligne perpendiculaireaux
lentilles,à partirdelarueprinci- paleaupieddelaCroixdeTempérance
jusqu'àlalentilleParois- siale. J'ai indiqué sur cette coupe,au moyen
d'une flèche, la position stratigruphiquedelalentilleDevine,sielleseprolongeait jusque-là (voy.pi.II).Dans
le plan deM. Logan
se trouveune
sériede numéros
placés surune
ligne voisinede
lasectionque
jedonne;et,sil'on plaçait cesnuméros
surma
coupe,on
auraitle n"1à laCroixde Tempérance,
len° 2à la lentilledelaRedoute,le n* 3 àla len-tille
du
Milieu,le n° [k'^)à la lentilledegrès, et len"Zià lalen- tilleParoissiale.Surce point noussommes
d'accoixl; maissurles prolongements et sur les épaisseurs des lentilles nous ne lesommes
plus.M. Logan
n'apasreconnulecaractèregéognostique principaletsiremarquable des formes lenticulairesou
desamyg-
dales des calcaires dolomitiques taconiqucs, et danssadernière lettre àM.
Barrande,du
15mars
1863,ilprononcepour
lapre- mière fois lemot
de lentille,tout en nel'appliquantqu'àdeux
gisementsde
laPointe-Lévis, savoir : le calcaire dolomitique de lacarrièreGay ou
Redoute, qu'ilnomme
masse lenticulaire<le calcaire pure, tandis
que
c'estun
calcaire magnésien^ et secondementlalentilledegrès, qu'ilnomme
couche lenticulaire allongée de calcaire magnésien, quoiqu'il n'y ait pasun
seul fragment decalcairedanscettelentille.Dès ma
premièrevisite,en 1861,j'ai étéfrappédece caractère d'amygdaleou
delentille,et jel'aisignaléàlaRedoute
etàSaint- Âlbans (Vermont); maiscen'estqu'àma
secondevisite,en 1862,que
j'aireconnuque
c'étaitun
faitgénéralpour
touteslesroches calcaires,toujours plusou moins
magnésiennesdu
terrain laco- nique; etdepuis lorstouteslesobservations sontvenues confir-^
4
«yg- lière
seul
1
>
ROTB
DB H. MARCOO.2A0
mer
lajustessedecettemanièred'envisagerlesgisementscalcaires taconiqiies.Dans
toute cettediscussion surlagënlogiedelaPointe>Lévis, j'ai euà lutter non-seulement contre l'incertitudedesgisements appelésparM.
Logan, A,A*, A*, A^.A*, B', etc., etparM.
Billingsnuméros
1, 2, 3 et ù,deux
classifications qui non-seulementne
correspondentpas entreelles,maisque
leursauteurseux-mêmes
n'ontjamaisessayéde mettred'accord,maisilm'afallurechercheroù
pouvaientêtreplacéscesafileurementsditsA,A'
,A^,etc.,etcela sansuucunesindicationsgéographiquesou
topographiques,exceptéque
c'étaitàla Pointe-Lévis.Or
laPointe-Lévisadix raillesde
longueur,etlenomhrc
deslentillesque
AI.Logan
neconsidèrepasmême
encoreactuellementcomme
deslentilles, maisqu'ilnomme
descouches,estdeprèsdesoixante.J'aiessayéconsciencieusement
de comprendre
ces deux classificationsetde
les inscriresurune
cartede laPointe-Lévis, mais celam'a
été impossible.La
pre- mière lettredeAI.Logan
nefixepasun
seulgisement, pasmême
un
seulpointdu
terrain endiscussion,etellen'étaitaccompagnée
nid'unecarte, ni
de
sections géologiques.Dans
laseconde lettre,M. Logan donne une
carte,où
il place plusieurs des pointsde
repèreque
j'aidonnes dansmes
explications,comme
laRedoute ou
carrièredu
notaire Gay, laCroix deTempérance
et l'église S'iint-Joseph.De
plus, AI.i^ogan a cherchéà mettre d'accord sa première lettre avec sa seconde, en compliquant sa première classificationdeA,A', A^,etc.,qui étaitdéjàditficileàcomprendre
d'unenouvelle annotationde numéros,quine répondentpasaux
exposantsdeses lettres. Ainsi ilmet
lenuméro
3à son affleure-ment
A^, lenuméro
tià son affleurement A^, etil introduitun
nouvel affleurement sous la déiiiignationde
4*. Enfin il place presqueparallèlementà larouted'Arlakaunefaille,que
je n'aipu
reconnaître;etil
abandonne
lesrépétitions desnombres
A',A^et A^. Sionlitlapremièrelettrede AI.Logan,en ayantsacarteen
maiti,
on
voit qu'ilnomme A^son
affleurementle plus »u nord;or,surlacarte les
deux
affleurementslesplus au nordsont dési- gnésparles lettesD
etG,tandisque
A^setrouve placéau
milieu desaffleurements de la Terredu
Curé.A 200 ou
300 piedsde
distanceau
nord-ouest d'un point qu'ilnomme
P, il placeun
autre affleurement qu'il
nomme
H<; ehbien,surle plan,B> estau
sud deP
etàunedistance de 100pieds seulement.Avec
unepareilleconfusion d'annotations,declassifications,de
fossiles recueillis dansdes blocserratiques,puisletout placépar
^SSswpâ^^gtr*"•'Wfrssa
247
SÉANCEDO h
AVRIL 18fl&.M.
Billingsdansdeslistessivariableselles-mêmesqu'il estimpos- sible d'en trouverdeux
d'accord,il n'est pasétonnantque
ces savants arrivent à des résultatssibizarresetveuillent placerlegroupe delaPointe-Lévis
au même
niveauetcomme
l'équivalent descalcaires siliceux {catcareousgrits)etdu
calcairede
Cliazy des borsdu
lacChamplain.Dans
la dernière lettreàM.
Barrande,ily aun
catalogue de fossilesque M. Logan donne comme
lerésultat des recherches lesplus minutieuses de lui etde ses associésenCanada,pour
la distribution exacte etprécise danslesdivers affleurementsdela Pointe-Lévis.En
parcourant ce catalogueon
s'aperçoit de suitede nombreux
piissagesd'unmême
fossiled'un affleurementdansun
autre, surtout entresesnuméros
3 et U. Sil'on jetteun
regard surnosdeux
cartes,on
verraque M. Logan
aconfondula lentille Paroissiale aveclalentilleDevineetaveclalentillede
laRedoute, lentilles qui sont séparées parune
distance de 70 à80
pieds d'épaisseurdeschistes etde grès.Dans
laprésentenote, jene
traitepasdelaquestionpaléontolo- gique, afin d'attendre les déterminations des fossilesque
j'airemisà
M.
Barrande.Seulement
je diraique
lesfaunes renfer-mées
dans les diverses lentilles sont différentes et ont chacuneun
aspect spécial; s'ily a des fossilesquipassentd'une lentille àl'autre, ilssont entrès-petitnombre,
et ilsappartiennent prin- cipalement àla famille, sipeu
fixe,des brachiopodes. L'aspect généralde
toute la faune est laconiqueou
primordial, avecun mélange
de formes quiprophétisentlafaune secondeou
lesilurien inférieur.Le
gisement decesfossiles dansdeslentillesforméesau
milieu d'uneimmense
formationdeschistes,pardes sources chargéesde chaux, de magnésieestdefer,estun
desfaits lesplus intéressantspour
l'apparition des êtres sur notre planète. C'estun
des plus beaux exemples,etpeut-être leplus facileàtoucher pour ainsi direaveclamain, decequeM.
Barrandeanommé
ladoctrinedes colonies etdeceque,pour desraisonsplusen rapport avecl'éty- mologiedu mot
colonie,j'ainommé
centresdecréations,ou mieux même,
sil'onveutne
rien préjuger surlaque&tionsicontroversée etsicontroversable descréations,que
jedésigneraisouslenom de
centres d'apparitions d'êtresprécurseurs,le
mot
apparitionlaissantcomplètement
decôtélaquestiondecréation,decolonie,dedescen- dance des êtres,d'aprèsles vues de Lamarck, de Geoffroy Saint- Hilaire,deDarwin
etde Huxley.Ily aàlaPointe-Lëvis
beaucoup
d'autresgisementsdelentillesi
Ir
>
\u
HOTB DB
M. MABCOU. 2il8 (lolomitiques,que
jene
nedonne
pas surmon
plan; si elles étaient toutes lelevëesavecsoin,on
auraitlaposition exactedu
petitploiementdesroches taconiquesdela Pointe-Lévis.
Ce
petit ploiement couvreplusou moins un
espaced'à peuprèsun
mille etdemi
àdeuxmilles carres;mais
iln'est,comme
jel'aiditdepuis longtemps,qu'un accidentpurement
local.Dans
lerenversement detoutleterrain laconique,terraincomposé
principalement de schistesdeplusde 15000
à20000
pieds anglaisd'épaisseur,avec deslentillesde
calcairesmagnésiensenclavésàdifférentsniveaux,il a
dû
y avoir denombreux
petits ploiements, froissements, ondulations,quidonnentàpresquetous cesschistesune
structure contournéeetployée.On
envoitdesexemples presque partout;ainsi je citerai: la Pointe-Lévis,la ville
de
Québec,ta côte de Gharlesbourg enmontant
laroute, le village deAichemond
à la jonctiondu chemin
deferdeQuébec
avecceluidu
grandTitink, enfindanslelitmême de
larivièreMissisquoienavaldu
pont deSwanton
(Yermont).Maisil n'ya pasde grands ploiements
de
toutleterrain taco' nique,quirépéteraientles assisesderochessurde grandessurfaces.Car,s'ilenétait ainsi,
on
verraitreparaître àdecertainesdistances, en coupant perpendiculairement les strates de la formation,les pointsderepère lithologiquesetpaléontologiques.Or,on ne
voit rien depareil; lespoints derepèreneserépètent nulle part sur une grandeéchelle.Ainsi,par exemple,on
aune
lignede
lentilles calcairesavec mineraidecuivrequipasseparActon-vale,Durham,
Halifax,Blackriver, etc., etqui nereparait ni àdroiteni à
gauche
de cette ligne,quisuit ladirection générale destêtesde
couchesdu
sud-ouestau
nord-est. Leslentillesàtrilobitessiremarquables de laPointe-Lévisetde
Philipsburgne serépètent pasnon
plus.L'accidentde ploiement localquisetrouve représenté sur
mon
plan delaPointe-Lévis
donne
lieu àdepetiteslignesanticlinales etsynclinales. Les couchessont coupéesen
biseau, ce qui, joint à celte singulière formation lenticulaireou
d'amygdales calcaires encloisonnéesdanslesschistescomme
des grainsdechapeletsdissé>>minésetenveloppés entre des rames depapier,
donne
à l'orogra- ])hieun
caractère toutàfaitspécial,qui représente desmamelons
disséminés sans ordreetséparéspardes vallons allongés
en
forme defuseaux, type orographiqueque
jen'aijamais rencontrédansaucune
autre formationdesteirainsstratifiés.M. Logan
continue, dansses dernières publications, àappeler les roches le la Pointe-Lévis, groupe deQuébec. L'inconvénient principal de cette dénomination est dedonner
&un
groupe de,
2A9
SËARGBDU à
ATillL 180/i.rochesle
nom
d'une localitéoù
ellesnese trouvent pas;carla villedeQuébec
estplacée surdesroches plusjeunesetqui formentun
véritable groupe de Québec, différentdu
groupe derochesde
laPoinle-Lévis. C'est
comme
sià Parison nommait
legypsede Montmartre
groupe deMeudon.
Enfinjetermineraienannonçant
que
jesuis arrivé àlaconvic- tion que les quart^iles (gneissdeM.
Logan) dela cataractede Montmorency
appartiennentau
grèsde
Potsiiam,dontilsconsti- tuent lapartie inférieure;de sorteque
la sériedes roches taco- niquessupérieuresestcomplèteaux environsde
Québec,saufles partiesmoyennes
etsupérieuresdu
grès dePotsdam
qui sont recouvertesparlesdépôtsdu
silurien inférieur.Par
suitedu changement que
j'aiapportédanslapositionstrati- graphiquedelaRedoute
etdel'incertitudedelaplacequ'occupent les schistes qui se trouvent dansla falaiselelong des chantiers deboisde Gilmour,je suis conduitàmodifierdelamanièresui- vantelaclassificationque
j'aiproposée dansmes
diverses publica- tionsantérieurespour
leterrain taconique supérieurdu Canada
françaisou
bas Canada.GROCPES.
Grèsde Potsdam(partieinférieure).
Groupede
Québec
GroupedelaPointe-Lévis. . . .
Groupede laChaudière
LOCALITÉS.
Chutes de Montmorencyetde Lo- rette.
Ville de Québec, et route de Charlesbourg.
Pointe-Lévis.
ChutedelaChaudièreetbordsdes rivières Échemin etChaudière, versleursembouchuresdansle fleuveSaint-Laurent.
Le
groupe desschistesde Georgiaestprobablementplacé entre legroupe delaPointe-Léviset celuide
laChaudière;maisjusqu'à présentiln'a pas encore été reconnu avec certitude dans cette région.Dans
l'excursionque
j'ai faitel'été dernierdans l'étatdu Ver- mont,
encompagnie de M.
Gapcllini,j'ai visité denouveau
la localité de Highgate-Springs, et jesuis revenuàma
première opinion,exprimée en1861,qu'ily alà lesLingulaflags, quicon- tiennent, en outre d'un certainnombre
de petits brachiopodes,VAmpyx
Ualli, Bill.,trilobitequiappartientàun
genre regardé parM.
Oarrandecomme
indiquantlesfaunessecondeettroisième enBohême,
mais quien Amérique
afaitsonapparitionàl'époqueI'
NOTE
DE M. KARCOU.250
de
la faune primordiale,etquimême
n'apasjusqu'à présentde de
représentantsbienconstatésdanslesfaunessecondeettroisième américaines. Si j'en juge d'après leurspositionsstratigrapliiques dans leVermont,
ces Lingula flags paraissent être contempo- rainesdu
groupede
Québec, et jeneserais nullementsurprissi 1on
trouvait cetAmpyx HalU
dans les roches sur lesquelles la villedeQuébec
est bâtie.i
P«rif.
—
Imprimerie de B. Maiitinbt, rue Mignon, t.But/,do la./('.•.tivl.(/i-f'miitf. .??'.<!>»'<r.xxiiiiti',u)i:iM
PlaiicksyiseintMibdi'sIciililics(blomiliqut^s(laiisli\sschislw Inroni^^
par MJulc».MARl'OU 186163
EL U
ConfH'ift'itliU)iijiii'ifiiiitiirli/i-/,! i-iw l'riiu'i/uilo onrt'itl<' desl'err tix.auftiiil itefoscalicr fjourinonU'ràlit (h'ia' i/e /<'//y<v'(///<v/
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