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125 – Extensions de corps. Exemples et applications.

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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125 – Extensions de corps. Exemples et applications.

2013 – 2014

Question.

Quels sont les automorphismes deCstables surR?

Réponse.

L’identité et la conjugaison.

Question.

Combien y a-t-il d’éléments d’ordre 2 dans (Z/pZ)× pour pimpair ?

Réponse.

(Z/pZ)× est cyclique d’ordre pair, il y a donc un seul élément d’ordre 2 :

−1.

Question.

SoitL/kune extension finie avecLde caractéristique 0, on note ¯kla clotûre algébrique dek. Donner les morphismes de corpsϕ:L→¯k k-linéaires.

Réponse.

Par le théorème de l’élément primitif, Lest engendré par un élément α, il suffit alors de connaître l’image deαparϕ. Orαest algébrique donc annulé par un polynômePk[X], donc P(ϕ(α)) =ϕ(P(α)) et doncϕ(α) est une racine deP.

Par ailleurs, P est à racines simples car irréductible donc premier avec sa dérivée. Soit βk¯ une racine de P, on définit ϕ : k[X]k¯ l’application

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évaluation en β, le noyau de ϕ est (P) donc on obtient un morphisme ¯ϕ : k[X]/(P)→¯ktel que ¯ϕ(X) =β, et on ak[X]/(P)'k(α).

Question.

Soitϕ1, . . . , ϕn les morphismes définis précédemment par les racines deP, les conjugués de αsont les ϕ1(α), . . . , ϕn(α). Soit xL, montrer que Sx :=

Pn

k=1ϕk(x)∈k.

Réponse.

Sαest la somme des racines, donc correspond au coefficient devantXn−1de P.

On considèreψx:LLl’application multiplication parxpourxL.

On commence par considérer ψα. La matrice de cette application dans la base canonique deL surk comme k-ev est la matrice compagnon de P. On a alors tr(ψα) =Sα et les valeurs propres deψα sont lesϕi(α).

Soit xL, on écrit x=Q(α) avec Qk[X]. On a alorsψx =Q(ψα), et donc les valeurs propres de ψx sont les Q(ϕi(α)). La trace de ψx est donc la somme de ses valeurs propres, c’est-à-direPn

k=1Q(ϕk(α)) =Pn

k=1ϕk(Q(α)) = Pn

k=1ϕk(x) =Sx. On a doncSx= tr(ψx)∈k.

Question.

Montrer queQn

k=1ϕk(x)∈k.

Réponse.

det(ψx) =Qn

k=1Q(ϕk(α)) =Qn

k=1ϕk(x) d’où le résultat.

Question.

Montrer que la famille (ϕi)1≤i≤n est ¯k-linéairement indépendante.

Réponse.

Soitλ1, . . . , λn∈¯ktels quePn

i=1λiϕi= 0.

Alors Pn

i=1λiϕik) = 0 = Pn

i=1λiϕi(α)k pour toutk. Or les ϕi(α) sont distincts donc le système de Vandermonde est inversible, doncλi= 0 pour tout i.

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Question.

On définit tr(x) := tr(ϕx) pour xL. Montrer que (x, y) 7→ tr(xy) est k-bilinéaire non dégénérée surL.

Réponse.

Lak-bilinéarité est claire. Soit xL tels que tr(xy) = 0 pour tout yL.

On a

tr(xy) =

n

X

i=1

ϕi(x)ϕi(y)

donc par la question précédente,ϕi(y) = 0 pour touti, doncy= 0.

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