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´Epreuve de Math´ematiques 2014-2015

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Academic year: 2022

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(1)

´Epreuve de Math´ematiques 2014-2015

Licence ´Economie-Gestion – 2 `eme ann´ee 1 `ere session (mai 2015)

Semestre 2 Dur´ee 1h30

Aucun document autoris´e - T´el´ephones portables, calculatrices et tout accessoire ´electronique interdits.

E XERCICE 1

Soit f l’endomorphisme de R

3

dont la matrice dans la base canonique est

A =

4 2 −4 1 4 −3

1 1 0

Partie A

1. D´eterminer le polyn ˆome caract´eristique de A (on pourra v´erifier que 2 est valeur propre simple et que 3 est valeur propre double).

S OLUTION

Solution 1 P

A

(X) = (2 − X)(3 − X)

2

Solution 2 On se sert de l’indication... P

A

(X) = −X

3

+ 8X

2

− 21X + 18 P

A0

(X ) = −3X

2

+ 16X − 21

P

A00

(X ) = −6X + 16 P

A

(2) = 0 et P

A0

(2) 6= 0

P

A

(3) = P

A0

(3) = 0 et P

A00

(3) 6= 0

2. Montrer que A n’est pas diagonalisable.

S OLUTION

E(3) = V ect{(2, 1, 1)}

(2, 1, 1) 6= 0

R3

donc {(2, 1, 1)} est libre et g´en´eratrice de E(3) donc {(2, 1, 1)} est une base de E(3) donc dim(E(3)) = 1 6= 2.

Donc A n’est pas diagonalisable.

Partie B

On pose u

1

= (1, 1, 1) , u

2

= (2, 1, 1) et u

3

= (0, 1, 0) .

On note U

1

, U

2

et U

3

les vecteurs colonnes de leurs coordonn´ees dans la base canonique.

3. Montrer que (f − 3Id)(u

3

) = u

2

.

S OLUTION (A − 3I

3

) × U

3

=

1 2 −4 1 1 −3 1 1 −3

 ×

 0 1 0

 =

 2 1 1

 = U

2

Donc (f − 3Id)(u

3

) = u

2

.

4. D´eterminer P la matrice de passage de la base canonique de R

3

`a {u

1

, u

2

, u

3

}.

(2)

S OLUTION

P =

1 2 0 1 1 1 1 1 0

5. Montrer que la famille {u

1

, u

2

, u

3

} est une base de R

3

.

S OLUTION

det(P ) = −1 × (−1) = 1 6= 0 (d´eveloppement par rapport `a la derni`ere colonne) donc d’apr`es le th´eor`eme de caract´erisation des bases, {u

1

, u

2

, u

3

} est une base de R

3

.

6. D´eterminer la matrice B de f dans la base {u

1

, u

2

, u

3

} sans utiliser P .

S OLUTION

A × U

1

= 2U

1

donc f (u

1

) = 2.u

1

+ 0.u

2

+ 0.u

3

. A × U

2

= 3U

2

donc f (u

2

) = 0.u

1

+ 3.u

2

+ 0.u

3

. D’apr`es 3., f (u

3

) = 0.u

1

+ 1.u

2

+ 3.u

3

.

On en d´eduit alors :

B =

2 0 0 0 3 1 0 0 3

7. Calculer P

−1

en utilisant la m´ethode de votre choix.

S OLUTION

P

−1

=

−1 0 2 1 0 −1 0 1 −1

8. En utilisant les matrices de changement de base, retrouver la matrice B de f dans la base {u

1

, u

2

, u

3

} .

S OLUTION

P

−1

× A × P = · · · =

2 0 0 0 3 1 0 0 3

 = B

9. Montrer que l’on peut ´ecrire B = D + N o `u D est une matrice diagonale.

S OLUTION

B =

2 0 0 0 3 1 0 0 3

 =

2 0 0 0 3 0 0 0 3

 +

0 0 0 0 0 1 0 0 0

 = D + N

(3)

10. Calculer N

n

pour n entier naturel. En d´eduire B

n

puis A

n

.

S OLUTION

N

2

=

0 0 0 0 0 0 0 0 0

 donc pour tout n ≥ 2, N

n

= (0) On remarque que D et N commutent. En effet, D × N = N × D = 3N .

On peut alors appliquer la formule du bin ˆome de Newton et en d´eduire que pour tout entier naturel n :

B

n

= (D + N )

n

=

n

X

k=0

n k

D

n−k

.N

k

= D

n

+ n.D

n−1

.N = D

n

+ n3

n−1

N

soit pour tout entier naturel n

B

n

=

2

n

0 0

0 3

n

n3

n−1

0 0 3

n

De B = P

−1

AP , on en d´eduit :

B

n

= P

−1

AP × · · · × P

−1

AP = P

−1

A

n

P soit A

n

= P B

n

P

−1

D’o `u pour tout entier naturel n :

A

n

=

2.3

n

− 2

n

2n3

n−1

2(−n3

n−1

− 3

n

) + 2

n+1

3

n

− 2

n

n3

n−1

+ 3

n

−n3

n−1

+ 2

n+1

− 2.3

n

3

n

− 2

n

n3

n−1

−n3

n−1

+ 2

n+1

− 3

n

Partie C

Les suites (x

n

) , (y

n

) et (z

n

) sont solutions du syst`eme d’´equations de r´ecurrence :

x

n+1

= 4x

n

+ 2y

n

− 4z

n

y

n+1

= x

n

+ 4y

n

− 3z

n

z

n+1

= x

n

+ y

n

11. ´Ecrire ce syst`eme sous la forme matricielle :

X

n+1

=

 x

n+1

y

n+1

z

n+1

 = A × X

n

puis d´eterminer les solutions x

n

, y

n

et z

n

en fonction des conditions initiales x

0

, y

0

et z

0

.

S OLUTION

De X

n+1

= A × X

n

, on en d´eduit que :

X

n

=

 x

n

y

n

z

n

 = A

n

× X

0

=

2.3

n

− 2

n

2n3

n−1

2(−n3

n−1

− 3

n

) + 2

n+1

3

n

− 2

n

n3

n−1

+ 3

n

−n3

n−1

+ 2

n+1

− 2.3

n

3

n

− 2

n

n3

n−1

−n3

n−1

+ 2

n+1

− 3

n

 ×

 x

0

y

0

z

0

D’o `u : 

x

n

= (2.3

n

− 2

n

)x

0

+ (2n3

n−1

)y

0

+ 2(−n3

n−1

− 3

n

) + 2

n+1

z

0

y

n

= (3

n

− 2

n

)x

0

+ (n3

n−1

+ 3

n

)y

0

+ (−n3

n−1

+ 2

n+1

− 2.3

n

)z

0

z

n

= (3

n

− 2

n

)x

0

+ (n3

n−1

)y

0

+ (−n3

n−1

+ 2

n+1

− 3

n

)z

0

(4)

E XERCICE 2

Deux amis math´ematiciens d´ecident d’escalader le Mont Keyn´esien. Une fois leur objectif atteint, l’un des deux amis remarque que ce mont a la forme de la surface

z(x, y) = −2x

2

− y

2

+ 2xy − 8x + 6y + 4

Si le niveau de la mer correspond `a z = 0 , quelle est la hauteur maximale de ce mont ?

R EMARQUE

On pourra multiplier le r´esultat obtenu par 100 pour avoir une id´ee de la hauteur maximale ”r´eelle” en m`etres de ce mont.

S OLUTION

z est de classe C

sur R

2

.

Les d´eriv´ees premi`eres sont donn´ees par

∂z

∂x

(x, y) = −4x + 2y − 8

∂z

∂y

(x, y) = 2x − 2y + 6

z est de classe C

1

sur R

2

(ouvert), donc les points critiques de z sont solutions du syst`eme suivant

∂z

∂x

(x, y) = 0

∂z

∂y

(x, y) = 0 ⇐⇒

−4x + 2y = 8 2x − 2y = −6 ⇐⇒

x = −1 y = 2 Le point de coordonn´ees (−1; 2) est l’unique point critique de z sur R

2

.

En ce point, z admet un extremum local ´eventuel.

Pour d´eterminer si le point critique est effectivement un extremum local, il faut ´etudier la condition du second ordre qui porte sur le signe de det(H

z

(x, y)) .

On a :

 

 

 

 

 

 

2z

∂x2

(x, y) = −4

2z

∂y2

(x, y) = −2

2z

∂x∂y

(x, y) =

∂y∂x2z

(x, y) = 2 D’o `u :

H

z

(x, y) =

−4 2 2 −2

Donc pour tout (x, y) ∈ R

2

,

det(H

z

(x, y)) = 4 > 0 ≥ 0 tr(H

z

(x, y)) = −6 < 0 Conclusion : z est concave sur R

2

.

Donc z admet en (−1; 2) un maximum global qui vaut z(−1; 2) = 14 (la hauteur maximale ”r´eelle” de ce mont

est de 1400 m).

(5)

E XERCICE 3

On consid`ere la fonction f d´efinie et de classe C

sur R

3

par : f (x, y, z) = −x

3

+ 2

3 y

3

− 3

2 z

2

+ 3xz − 2y − 3 1. Trouver les extrema locaux ´eventuels de f .

S OLUTION

f est de classe C

sur R

3

.

Les d´eriv´ees premi`eres sont donn´ees par

 

 

∂f

∂x

(x, y, z) = −3x

2

+ 3z

∂f

∂y

(x, y, z) = 2y

2

− 2

∂f

∂z

(x, y, z) = −3z + 3x

f est de classe C

1

sur R

3

(ouvert), donc les points critiques de f sont solutions du syst`eme suivant

 

 

∂f

∂x

(x, y, z) = 0

∂f

∂y

(x, y, z) = 0

∂f

∂z

(x, y, z) = 0

⇐⇒

−3x

2

+ 3z = 0 2y

2

− 2 = 0

−3z + 3x = 0

⇐⇒

 z = x

2

y

2

= 1 z = x

⇐⇒

z = x

2

y = ±1 x

2

− x = 0

⇐⇒ (x, y, z) = (0; −1; 0) ou (0; 1; 0) ou (1; −1; 1) ou (1; 1; 1) Les points de coordonn´ees (0; −1; 0), (0; 1; 0), (1; −1; 1) et (1; 1; 1) sont les points critiques de f sur R

3

. f admet en ces points des extrema locaux ´eventuels.

2. D´eterminer la matrice hessienne de f .

S OLUTION On a :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2f

∂x2

(x, y, z) = −6x

2f

∂y2

(x, y, z) = 4y

2f

∂z2

(x, y, z) = −3

2f

∂x∂y

(x, y, z) =

∂y∂x2f

(x, y, z) = 0

2f

∂x∂z

(x, y, z) =

∂z∂x2f

(x, y, z) = 3

2f

∂y∂z

(x, y, z) =

∂z∂y2f

(x, y, z) = 0 D’o `u :

H

f

(x, y, z) =

−6x 0 3

0 4y 0

3 0 −3

3. En utilisant la m´ethode des mineurs principaux, en d´eduire la nature des points critiques de coordonn´ees

(0, −1, 0) et (0, 1, 0).

(6)

S OLUTION H

f

(0, −1, 0) =

0 0 3

0 −4 0

3 0 −3

 et H

f

(0, 1, 0) =

0 0 3

0 4 0

3 0 −3

En supprimant la deuxi`eme ligne et la deuxi`eme colonne dans chacune des deux matrices, on obtient le mˆeme mineur principal d’ordre 2 : M

12

=

0 3

3 −3

= −9 < 0 ABSURDE.

Conclusion : (0, −1, 0) et (0, 1, 0) sont des points selles.

4. En ´etudiant le signe des valeurs propres de la matrice hessienne de f aux points (1, −1, 1) et (1, 1, 1) , d´eterminer la nature de ces points critiques.

S OLUTION H

f

(1, −1, 1) =

−6 0 3

0 −4 0

3 0 −3

P

H

(X) = (−4 − X )[(−6 − X)(−3 − X ) − 9] = (−4 − X)(X

2

+ 9X + 9)

L’´equation X

2

+ 9X + 9 = 0 admet deux racines r´eelles disctinctes car son discriminant est strictement positif ( ∆ = 45 ).

Le produit des racines est ´egal `a 9 donc soit les deux racines sont strictement positives soit elles sont strictement n´egatives. Or en regardant le terme devant le ”X” la somme des racines est strictement n´egatives ( = −9 ). Donc cette ´equation du second degr´e admet deux racines strictement n´egatives. La troisi`eme racine du polyn ˆome caract´eristique est ´egalement strictement n´egative ( = −4 ).

Conclusion : Les trois valeurs propres sont strictement n´egatives donc f admet en (1, −1, 1) un maximum local qui vaut f (1, −1, 1) = −

76

.

H

f

(1, 1, 1) =

−6 0 3

0 4 0

3 0 −3

P

H

(X) = (4 − X )[(−6 − X )(−3 − X) − 9] = (4 − X )(X

2

+ 9X + 9)

L’´equation X

2

+ 9X + 9 = 0 admet deux racines r´eelles strictement n´egatives. La troisi`eme racine du polyn ˆome caract´eristique est strictement positive ( = 4 ).

Conclusion : Les trois valeurs propres sont de signes contraires donc (1, 1, 1) est un point selle.

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