• Aucun résultat trouvé

Répartition des raies spectrales dans des spectres d'émission : théorie de Ritz

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Répartition des raies spectrales dans des spectres d'émission : théorie de Ritz"

Copied!
9
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00241671

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241671

Submitted on 1 Jan 1911

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Répartition des raies spectrales dans des spectres d’émission : théorie de Ritz

H. Vigneron

To cite this version:

H. Vigneron. Répartition des raies spectrales dans des spectres d’émission : théorie de Ritz. J. Phys.

Theor. Appl., 1911, 1 (1), pp.294-301. �10.1051/jphystap:0191100104029401�. �jpa-00241671�

(2)

294

La stabilité relative que la combinaison avec un sel anhydre con-

fère aux deux associations moléculaires (H20)2 et (H20)3 qui se ren-

contrent dans les cristaux invite à se servir de ces derniers pour étudier les propriétés physiques de l’eau polymérisée.

Mais, dans ce cas, il ne faut pas perdre de vue ce fait, que le même cristal peut renfermer les deux espèces en même temps.

L’étude qui précède montre que l’on peut se garantir contre cette complication en tenant compte des conditions de déshydratation des

sels.

RÉPARTITION DES RAIES SPECTRALES DANS DES SPECTRES D’ÉMISSION : THÉORIE DE RITZ ;

Par M. H. VIGNERON.

SPECTRES DE BANDES ET SPECTRES DE LIGNES.

-

La constitution des

spectres discontinus obtenus sous l’influence d’excitations éner-

giques (bombardement de l’atome par des rayons cathodiques ,

action de l’étincelle électrique, etc.) est encore trop mal connue pour

qu’il soit possible de les classer d’après des principes rationnels. On les range en deux groupes suivant leurs apparences : spectres de lignes et spectres de bandes.

La distinction en spectres de lignes et spectres de bandes corres-

pond à des propriétés réellement différentes, en particulier bandes

et lignes ne réagissent pas de même dans le phénomène de Zeeman,

ou sous l’action de la pression.

D’autre part, un même gaz peut présenter les deux spectres : par

exemple, dans un tube de Geissler, on aura pour l’azote un spectre de lignes ou de bandes, suivant que le circuit d’excitation aura ou n’aura pas de capacité.

Comme dans les corps composés on n’observe que des spectres de bandes, on a supposé que les raies sont relatives au spectre de l’atome et les bandes au spectre de la molécule. Cela est peu pro-

bable, le mercure par exemple présentant les deux spec tres..S‘tarke

a montré que les spectres de lignes sont dus probablement aux vibra-

tions d’atomes ayant perdu une charge négative et vibrant autour

des centres positifs, tandis que les spectres de bandes sont dus à des vibrations à l’intérieur d’atomes encore neutres.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:0191100104029401

(3)

295 Par exemple dans l’arc au mercure, près de la cathode les

centres positifs sont plus nombreux, on a un spectre de lignes pré- dominant, tandis que, loin de la catlode, on a un spectre de bandes.

La luminosité à la cathode peut être déviée par une plaque chargée,

à la façon d’un corps positif.

Si la théorie cinétique est exacte, les centres qui émettent les

vibrations sont en mouvement et le principe de Doppler indique qu’on doit observer des raies un peu étalées par suite des change-

ments de fréquence des radiations.

CLASSIFICATION DES SPECTRES DE LIGNES.

-

Les spectres de ligne

n’ont pas tous la même structure. Il yen a dont les raies forment des doublets et des triplets qui peuvent être ordonnés en séries conver- geant vers une limite finie et d’autres l’on ne peut rien distinguer

de pareil, mais dans lesquelles les raies peuvent être rangées dans

un tableau de lignes et de colonnes parallèles à différence de fréquence

constantes. Nous ne nous occuperons ici que des spectres de la pre- mière cat,égorie.

SPECTRES DE SERINES CONVERGENTES. - Ils sont formés de séries de différentes espèces consistant en un nombre infini de raies conver-

geant vers une limite finie. La distance des. raies et leur intensité diminuent quand le numéro d’ordre augmente. Les séries de la même espèce forment des groupes.

On distingue en général un groupe principal, un groupe secon-

dai’renébuleux, un groupe secondaire étroit.

Le groupe est composé de deux ou trois séries conver-

geant vers une limite commune. La différence des fréquences des

raies correspondantes des différentes séries d’un même spectre

diminue quand le numéro d’ordre des terines augmente. Dans

chaque doubletou triplet, la raie la plus réfrangible est la plus forte.

Les séries principales ne sont connues avec certitude que pour les métaux alcalins, l’hydrogène et le groupe de l’oxygène. Les séries

principales du lithium et de l’hélium n’ont pu être séparées.

Le consiste en deux ou trois séries simples dont les

termes correspondant forment des doublets ou triplets caractérisés par des différences constantes entre les fréquences des raies. Les

,

séries possèdent des limites séparées dont les différences sont

exprimées par les mêmes nombres constants que les différences des termes spéciaux.

La série la moins réfrangible est la plus forte. Si l’on a affaire à

(4)

296

des triplets, si v 1 et ’/2 sont les différences des fréquences, on a, en général,

Le groupe nébuleux est formé de séries doubles ou triples de la

même manière que le groupe étroit; mais les deux premiers termes

des triplets et le premier terme des doublets sont eux-mêmes des

raies composées.

La complication croît avec la masse atomique et la valeur des

éléments.

Les composantes de même ordre ont des différences V1 et v2 qui

coïncident avec les différences correspondantes des séries étroites.

Les séries etroites et les séries nébuleuses de même ordre con-

vergent vers la

Toutes les séries connues approximativenzent la rnême rorine.

Si n est le nombre de longueurs d’ondes dans 1 centimètre, m le

numéro d’ordre d’un terme dans une série et

l’équation de la série, l’équation de toute autre série peut être expri-

mée approximativement par :

c’est-à-dire qu’une série peut être amenée à coïncider approximati-

vement avec toute autre série en la déplaçant parallèlement aux axes.

Cette loi n’est pas exacte, mais peut être considérée comme une

loi idéale dont s’écartent légèrement les résultats observés.

Cette loi est assez analogue à la loi des états correspondants.

En première approximation, une série quelconque peut être repré-

sentée par une équation de la forme :

où est la limite de n quand m tend vers l’infini, et N,, une cons-

tante ayant la même valeur dans toutes les séries et sur laquelle

nous reviendrons.

FORMULE DE La première formule fut établie par

Balmer (1885), pour l’hydrogène, dont quatre raies seulement avaient

été mesurées par Angstrôm.

,

(5)

297 Le plus petit commun multiple des quatre nombres était 36156, et

ils étaient obtenus en multipliant ce nombre par :

Si on écrit :

on voit apparaître les facteurs :

Balmer écrivit alors, pour le coefficient du plus petit commun multiple, 7z :

où m et n sont des nombres entiers,

La formule définitive de Balmer est :

Elle s’applique à 29 raies, avec une erreur 100.000 et est une

des lois les plus précises de la physique.

Pickering a découvert dans une étoile (ç Puppis), une autre série principale quenous ne savons pas réaliser et correspondant à la for-

mule :

FORMULES GÉNÉRALES. - On peut écrire avec Rydberg, en première approximation :

-

(6)

298

et plas exactement, comme l’a montré Ritz :

No étant la même constante pour tous les corps et cc, ù, ci, b’, va- riant d’un corps à l’autre.

La formule précédente, pour certaines valeurs de a, b, cc’, b’, et

= , 3..., donne la série principâle ;

1 i

, .

3 . n = 2, elle donne la deuxièmesérie secondaire;

,

-

.

Pour m 3, À, 5... , n = 3, elle donne des raies observées.

Pour des valeurs cc’’, b", de a’ et b’, on a :

Pour în = 3, 4, 3..., n == 2, la première série secondaire.

Elle a même limite que la deuxième quand ~2 augmente indéfi- niment. Mais, résultat qui précise nettement la signification . des

formules précédentes, si, au lieu de conlbiner un terme en a, b,

avec un terme en a", b’ on forme une combinaison avec cc" b", on a l’expression :

on obtient encore des lignes observées, au moins dans certains

spectres. Enfin,pour le lithium et le sodium, on peut former la com- binaison :

qui correspond à des raies observées.

°

RELATION ENTRE LES DIVERSES SERIES.

-

Ces ’rmules présentent

entre elles des relations que nous allons passer rapidement en

revue en prenant un cas particulier.

Dans le spectre du Na, on a trouvé trois groupes de raies, com- prenant chacune deux séries de raies simples, l’une contenant les lignes les moins réfrangibles, l’autre les plus réfrangibles des

doublets.

Les fréquences de ces séries mesurées par le nombre n de lon-

(7)

299 gueurs d’onde par centimètre sont données par :

et on trouve la valeur des fréquences en remplaçant m par les nombres entiers. Si on trouve une valeur négative - n’, pour n, c’est

qu’il y a une ligne de fréquence n’.

Les formules précédentes conduisent aux remarques suivantes, qui sont très importantes :

1° Si m croît, n croît; pour 111, infini, n tend vers une limite don-

,

1 d’fi’

, .

N

née pour les différentes séries par p p No etc...

(1 --- )

Les lignes d’une même série ne sont pas équidistantes ; vers

l’ultra-violet elles se resserrent, la série ne pouvant, pourrait-on dire,

’A T

dépasser la position limite donnée par

1 (1 + Fi>"

Si les formules précédentes sont exactes, le nombre des raies doit être infiniment grand. Le nombre des raies observées varie d’une série à l’autre.

~?° Les fréquences des deux lignes d’un doublet de la première

série secondaire correspondant à la même valeur de 1n différent d’une

quantité indépendante de m :

On trouve la même différence si on calcule les fréquences des lignes d’un doublet de la deuxième série secondaire.

Donc, si la distance entre deux raies est mesurée par la différence de leurs fréquences, l’intervalle entre les deux composantes est le

même pour tous les doublets de ces deux séries.

(8)

300

Pour la première série principale,il en est autrement. La diffé-

rence des composantes est :

qui tend vers 0 quand m tend vers l’infini.

La limite de convergence des deux composantes de la première

, .

T

série est

7-20132013To’

est (1 + cr)2.

.

3° Ce n’est pas la seule relation entre les diverses séries. La

l

..

d d

.

d . N N 1) S . d

limite des deux séries secondaires et (1 + 1.L2)2’ Si, dans

(j + ,,1)2 (1-- u.,)-

les deux formules de la série principale on fait 1n

=

1, on a la même

valeur qu’en faisant 1n == 1 dans la deuxième série secondaire. On peut donc considérer le doublet correspondant comme le premier de

la série principale de la deuxième série secondaire.

On doit remarquer aussi que les deux séries 1 de la série princi- pale et de la deuxième série secondaire se correspondent et sont

caractérisées par u.1 ete, de même les séries II de la série princi- pale et de la deuxième série secondaire se correspondent et sont ca-

ractérisées par et c. Les lignes les plus réfrangibles des doublets principaux correspondent aux moins refrangibles des doublets de la deuxième série secondaire et inversement. Si p., est plus grand

que P--2’ par exemple, le premier terme constant donnera la fré- quence la plus grande dans la série principale et la plus petite fréquence dans la deuxième série secondaire.

4° CAS DU On a eu des résultats analogues pour les autres métaux (magnésium, strontium, zinc, calcium, cadmium,mer- cure). Dans le spectre du mercure, on a des triplets et il faut ajouter

aux formules précédentes :

Série principale III :

Première série secondaire IlI : Deuxième série secondaire III :

Mais la représentation n’est pas complète. Dans le mercure, par

exemple, il y a des lignes additionnelles dites satellites, qui offrent

aussi une grande régularité. On les trouve dans la première série

secondaire (I, II, III), mais pas dans la seconde.

(9)

301

Dans chaque triplet de la première série, il y a trois satellites accompagnant la première ligne du triplet, deux pour la deuxiéme ,

un pour la troisième, de sorte que chaque triplet est en réalité un

groupe de neuf raies.

Des séries principales des triplets n’ont pas encore été observées.

MÉTAUX AUTITES QUE LE MERCURE ET LES MÉTAUX ALCALINS.

--

Pour les métaux comme l’or, le fer, le cuivre, on n’a pas de résultats aussi bons. On n’a pu découvrir que des séries isolées. Maison a quelques renseignements généraux.

Il est certain que les lignes d’une série sont en relation les une s avec les autres, probablement elles proviennent d’une cause com-

mune, et les différentes séries sont produites par des mouvements

entre lesquels il y a une grande ressemblance.

La similitude de structure du spectre des corps analogues est frappante. Quand les lignes forment des doublets, le corps est mo- novalent. Quand les lignes forment des triplets, le corps est bivalent.

Le fait le plus remarquable est que Rydbero, est arrivé à représen-

ter toutes les séries, même celles d’éléments différents, par de s formules contenant toutes le même nombre No’ L’existence d’une constante dans les formules des divers éléments doit être due à une

similitude existant dans les propriétés des particules ultim es co ns-

tituant ces éléments ; mais il est impossible à l’heure actuelle de se

°

faire une idée nette de cette analogie ni de la signification de la

durée du temps correspondant au terme -r- ’

0

(A

COMPTES RENDUS DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES;

T. CLII, nos 8, 9, 10 et 11; février et mars 1911.

NUGUES. - Perfectionnement du sphéromètre. - P. ~2~ .

Au lieu de terminer les pointes du sphéromètre par de fines

.

pointes mousses de forme vague, on les termine par des surfaces

sphériques de rayon notable et connu.

-

Théorie de l’appareil.

1.

Références

Documents relatifs

On connaissait, par des expériences d’interférence de Fizeau, la largeur des raies du sodium dans la flamme; mais la pression y est trop élevée pour que la

seulement lorsque le pouvoir de définition est devenu bien inférieur à celui qui est nécessaire pour séparer deux raies dont la distance est égale à la largeur de

Le facteur N, est le même pour tous les corps, comme on l’a déjà dit ; dans la théorie de Ritz, cela nécessite que non seulement le. corpuscule vibrant, mais

immobiles; les raies correspondantes (raies immobiles) occupent la même position dans le spectre, quel que soit l’angle de la direction d obserBation avec la

soit aux raies d’un même groupe des spectres du type II, soit aux raies correspondantes de même indice appartenant à des groupes différents.. Je

- Nous décrivons ici un générateur de tension avec ses circuits associés qui permet de balayer deux raies ou groupes de raies quelconques sur un spectromètre de

La théorie des chocs donne des résultats valables aux basses pres- sions pour lesquelles les perturbateurs peuvent accom- plir des trajets importants entre les chocs

donne de ses observations, en attribuant, d’une part, à la couche chromosphérique proprement dite la ligne brillante (généralement double) qui apparaît dans le