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Submitted on 1 Jan 1919
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Sur l’énergie libre et l’hypothèse de Nernst
A. Boutaric
To cite this version:
A. Boutaric. Sur l’énergie libre et l’hypothèse de Nernst. Radium (Paris), 1919, 11 (9), pp.257-262.
�10.1051/radium:01919001109025700�. �jpa-00242652�
MÉMOIRES ORIGINAUX
Sur l’énergie libre et l’hypothèse de Nernst
Par A. BOUTARIC
[Faculté des Sciences de Montpellier, Laboratoire de Physique].
CHAP. I.
-L’équation A - U
=T dA dT.
CHAP. I.
2013Léquation A2013U=TdA dA
1.
-Pour l’interprétation d’un grand nombre de phénomènes, il est souvent utile d’envisager l’équa-
tion dite de Gibbs-HelmhoItx :
dans laquelle A représente le maximum de travail que puisse fournir un phénomène isothermique ac- compli à la température T, et U la diminution cor-
re;pondante de l’énergie totale du système. (Rappe-
lons que U mesure la chaleur dégagée par la réaction à volume constant.) On désigne souvent A sous le
nom de diminution d’énergie libre et la différence A - U sous le nom d’energie liée.
Certains auteurs prennent comme diminution d*énergie libre, non la fonction A, mais une fonction
F définie par
Vi’ v1,
...désignant les volumes des phases initiales
sous les pressions d’équilibre correspondantes, Pi’
p1, ...; v2, v2,
...,les volumes des phases termi-
uales suus les pressions p2, 1 ...; et Epv l’allgnlen-
laliolt du produit pi, dans la tratisforiiiation.
l.es mêmes auteurs considèrent également 1a cha-
leur Il dégagée par la réaction sous pression constante, soit :
Entre H et F existe la relation
analogue a l’équation (1). Toutefois, comme on vient dt le BOil’, les lettres A et F d une part, U et H de l’autre, n’ont pas les mêmes significatioiis. I)e plus.
la dérivée dA dT (lui entre dansi l’équation. la
dérivée partielle par rapport à T, les termes demeurant constants, dans (DF DT) sont les termes
en p qu’on suppose constants.
C’est à la fonction A (lu’ileliiilioltz a donné le nom d’énergie libre; Gibbs la désigne par y et Duhem la
dénomme potefltiel thermodynamique sous volume
constant. La fonction F n’est autre que la fonctioib z de Gibbs ; Duhem rappelle potentiel thermodyna- mique sous pression constante t.
Suivant les cas il peut être avantageux de consi- dérer soit la fonction A avec l’équation thermodyna- mique prise sous la forme (1), soit la fonction F avec
l’équation therniodn-namique prise sous la forme (2).
Mais il importe essentiellement de préciser la fonction
qu’on envisage.
C’est ce que ne font pas toujours les divcrs auteurs
qui étudient l’énergie libre. Ils confondent souvent les fonctions A et F. D’où des obscurité et parais
des erreurs.
Ainsi, Arrhénius2 considère comnu énérgie lilmc la fonction que nous avons désingée par F. mai· il la note A. Il envisage également la chaleur dégagée à pression constante, que nous avons désignée par H, mais il la note U. Ce système de notations nous
semble particulièrement regrettable ni
(cqui 1’1’11-
cerne la lettre U qu’on réserve hahituellement à
1 expression de l’énergie Interne.
Contusion plus graBc. Nernt. dalb SONT traité de Chimie g"énéral. après avoir défini l’énérgie libre par la fonction que nous désingnons el qu’il désigne
par A, donne un théorie des isothermes de réaction dans laquelle il atribue implecitement à la fonction la sinmucation de 1.. fonction F.
Enfin, beaucoup d’autres écrivent les équations
(1) et (2).
1 . En réalité de fonction
nesont
qu’au signe près Nous
avonspartout considére
commeles dimentions des fonctions H.
travail effectue et la chaleur de
se present comme des quands
courantes
enchimie. En
plus habituellement comme par
2
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01919001109025700
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sans préciser la signification des dérivées qui inter-
viennent et en les notant comme des dérivées totales.
2.
-Los formes incorrectes (1 bis) et (2 bis) qu’on
donne souvent a l’équation de Gibbs-Helmholtz tien- nent pour une bonne part li ce que les démonstrations
qui les établissent manquent de généralité ou de pré-
cision i.
En réalité, il existe des dénionstrations correctes des équations (1) et (2) dans tous les Traités de
Thermodynamique. Les fonctions A et F ne sont, au
signe près, que les fonctions caractéristiques de Mas-
sieu. Mais ces démonstrations sont perdues dans un
eiisemlile de théories où il n’est pas toujours facile de
les trouver. C’est pourquoi il nous a paru utile de les reconstituer en ne nous appuyant que sur le prin- cipe de Carnot et la notion d’entropie.
3.
-Rappel de quelques généralités sur l’entropie.
-a) Considérons une transiormation par laquelle un système passe d’un état 1 à un état 2.
Si l’on désigne par S la différence Sz-S1 des entro- pies entre ces deux états, le tliéunème de Carnot- Clausius donné
pour une transformation irréversible;
pour une transformation réversible; dq représen-
tant la chaleur éléiiieiitaire absorbée à la tempéra-
ture absolue T.
b) Si la transformation est isothermique, on a :
Q désignant la chaleur totale alsorbée.
Les relations (3) et (5 bis) s’écriyent :
redite ayant lieu pour la réversibilité.
Désignons par U la diminution d’énérgie totale que subit le système en passant de l’état 1 à l’état 2 et par G le travail effectué contre les forces extérieures.
D’après le prenuer principe df la Thertmdynamique
on a :
1 Allbi. la demonstration donnée par C. I EWIS
auxpages 38-40 du t. Il de
sonexcellent ouvrage. A sysrem of physical chemistry Longmans. Green and Co. 1st édition
ne
vaut due pour
ungaz parfait. (:elle indiquée à la page 37
ne