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Sur l'énergie libre et l'hypothèse de Nernst

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(1)

HAL Id: jpa-00242660

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242660

Submitted on 1 Jan 1919

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To cite this version:

A. Boutaric. Sur l’énergie libre et l’hypothèse de Nernst. Radium (Paris), 1919, 11 (11-12), pp.348-356.

�10.1051/radium:019190011011-12034800�. �jpa-00242660�

(2)

Sur l’énergie libre et l’hypothèse de Nernst

(Suite et fin).

Par A. BOUTARIC

[Faculté des Sciences de Montpellier, laboratoire de Physique].

CHAP. V.

-

Application de l’hypothèse

de Nernst aux systèmes gazeux homogènes.

20.

-

Nous nous proposons de reprendre l’appli-

cation qu’a f’aite Nernst de son hypothèse aux sys- tèmes gazeux homogènes, en insistant sur l’extrapo-

lation considérable qu’elle suppose.

Considérons la réaction

se produisant en système condensé, c’est-à-dire par- tant des corps B1, B2,... pris à l’état liquide sous leurs pressions de vapeur respectives à T°, pour aboutir aux corps B’1 B’ 2"" pris également sous leurs pressions de

vapeur à la même température. Nous avons établi au chapitre précédent que la diminution d’énergie libre

entraînée par la réaction est :

K désignant la constante d’équilibre relative à la

réaction effectuée à T° en système gazeux dilué et

C’1 C’2... ci C2.... les concentrations des vapeurs saturées de chacun des constituants.

L’équation (2) n’a un sens que si la température T

est inférieure à la plus faible température critique

des constituants, soit - 242° C., température critique

de l’hydrogène, pour la réaction 2H2, -A- O - 2H2O,

Dans le cas contraire, il n’est pas possible d’envisa-

ger les constituants à l’état de vapeur saturée et les concentrations C ne correspondent à rien de réel. On

sait d’ailleurs que la courbe des densités d’une vapeur

présente une tangente verticale au point critique en

sorte qu’on ne peut l’extrapoler au delà de ce point.

L’équation (2) donne :

Pour les réactions s’effectuant entre systèmes con- densés, l’hypothèse de Nernst indique que l’énergie

libre est de la forme:

mer en fonction des coefficients relatifs à la chaleur interne de vaporisation l des constituants. Si l’on pose :

(5) l = a + bT + cT2 +dT3 +...

l’application de la formule de Clapeyron donne :

la constante d’iatégration i étant caractéristique de la

substance envisagée (constante chi1nique).

On a donc :

les constituants qui ligurent au second membre de l’équation (1) s’introduisent sous le signe E avec le signe +; ceux qui figurent au premier membre s’in- troduisent avec le signe

-.

Les chaleurs latentes de vaporisation n’ayant d’exis-

tence réelle qu’au-dessous du point critique, on

retrouve que l’équation (7) n’a de sens que dans les mêmes conditions.

En portant dans (3) les valeurs de A et de RT logp C’1n’1.C’2n’2... C1n1.C2n2... fournies respectivement par les équations (4) et (7) on obtient une première expression de RT loge K:

On peut en obtenir une deuxième à partir de l’iso-

chlore de réaction :

U’ désignant la diminution d"énergie totale dans la réaction homogène portant sur les constituants gazeux

pris à T°. Posons :

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:019190011011-12034800

(3)

1 désignant une constante d’intégration sur laquelle

les deux lois de la thermodynamique n’indiquent

rien. Jusqu’ici, la seule méthode pour le calcul de 1 était la mesure réelle de K à une température déter-

minée.

L’identification des relations (8) et (11) fournit un

certain nombre de relations parmi lesquelles celle-ci :

1 = E tz2.

Toutefois, l’identification n’est légitime qu’au-

dessous du point critique du constituant le plus

difficilement liquéfiable, c’est-à-dire au-dessous de

. -

2420 C pour le système

2112 + 0’

=

2H,O.

Comme la réaction, dans le système gazeux homo-

gène précédent, ne commence à être sensible que

vers 1000° C, un intervalle de 1900° environ sé- pare les températures pour lesquelles la relation est établie de celles auxquelles on l’applique: il faut

admettre, en effet, que l’expression (8) de RTloge K

obtenue au-dessous de

-

242o C, est encore valable pour les températures supérieures de 1500 1B 2000° à la précédente. Il y a là, comme on voit, une extrapo- lation singulièrement hardie.

Cuar. VI.

-

Remarques sur quelques

formules déduites de l’hypothèse de Nernst.

21.

-

Considérons des transformations relatives à des systèmes monovariants pour lesquels on ait

L’équation thermodynamique fondamentale (10), qu’on peut prendre sous la forme

pointu aux hypothèses de ?Scrnst

permet d’établir la forme générale des fonctions t et A. On obtient :

(4) rr

=

Uo + BT2 -i- yT3 + ET4 + ...

1. Il semble bien que

ces

transformation

-

seules pour lesquelles Xernst uit tenté des vér. expérimentales- tales.1

les coefficients i

.

liant de la trans- formation envisagée.

Nous désignons constamment par 5, dans 1

la température de transformation, c’est-à-dire

pérature pour laquelle la variation d’énergie libre s’annule.

En augmentant le nombre des termes dans les for- mules (4) et (5) on augmentera également la préci-

sion arce laquelle elles traduisent les données expéri-

mentales. Pratiquement on pourra lt’ plus souvent

limiter ce nombre à deii, ou trois.

Les types d’équations qu’on rencontre générale-

ment sont les suivants:

Nous nous proposons d’envisager ici quelques par- ticularités de ces équations.

22.

-

Étude des équations I.

-

Considérons les équations (1) :

a) L’application du premier principe de la thermo-

dynamique indique immédiatement que la dérivée (lu

est égale à la différence c

-

c’ 1

capacités

dU dT est égale a la dnterence c 2013c’ des capacités

calorifiques du système avant et après la transforma- tion. On a donc :

La dilll

c

des capacités calorifiques du sytème avant el après la transformer propor-

tionnelle il la température absolue T

s’effectue la transformation; elle a annulé au zéro absolu.

b AL) température de transformation 5, pour

laquelle annule, on a:

U désignant la chaleur par la transforma-

tion à 1.1 tèllq

On t’il déduit:

(4)

La chaLeur degagée à la température de trans- formation est égale au double de la chaleut dégagée

(lU zéro abso 1 u .

D’autre part, un a, d’après la formule (6) :

c’est-à-dire,

En portant dans l’équation (8) on obtient :

d’où l’on tire,

La température de transformation e est égale au quotient de la chaleur dégagée à cette température

par la différence des capacités calorifiques du sys-

tème avant et après la réaction. Aussi bien a-t-on

une relation entre trois grandeurs 0, Uo et co

-

co, de laquelle on peut tirer l’une d’elles si les deux autres sont connues.

D’ailleurs, pour le calcul de 6, il suffit de connaître U et c

2013

c’ aune température quelconque T. De l’équa-

tion (8) on tire, en effet,

et comme, d’après (6), B est égal à c-c’ 2T, on a:

relation qui permet de calculer 0.

La température absolue 0 étant essentiellement

positive on a donc :

c’est-à-dire,

La relation (13) fait connaître une limite infé- rieure de la chalcur que dégage une réaction, limite

d’autant plus rapprochée de la valseur réelle que 0 est

plus faible. On en tire également que la différence

c - c’ entre les capacités caloriliques du système avant

et après la transformation est certainement négative

si la transformation dégage de la chaleur (UT 0).

c) Formons la somme U -E- A :

Une transformation n’est possible que si la dimi- nution A d’énergie libre est positive. D’où

La chaleur dégagée à une température quelconque,

T, est inférieure à la chaleur dégagée au point de

transformation.

d) On peut établir une équation réduite valable pour toutes les transformations qui sont représentées

convenablement par le groupe d’équations (I).

Divisons par Uo les deux membres de l’équation

on a :

ce qui, en tenant compte des relations (8) et (9) : [O

==

2Uo

=

2BO2,

devient :

Si donc l’on pose,

ce qui revient à évaluer la chaleur dégagée à une température quelconque T en fonction de la chaleur

dégagée à la température de transformation, et à expri-

mer les températures par rapport à cette température

de transformation, on a :

On obtient une relation analogue pour l’énergie

libre, soit, en posant a = AT Uo,

a

Additionnant les équations (16) et (17) membre a membre, on a :

(18) u+a = 1.

23.

-

Étude des équations (II).

Considérons les équations (II).

De la première on tire :

Au point de transformation la variation A d’énergie

libre est nulle. Désignons par Ue et par les valeurs que prennent à cette température les fonctions U et

dU dT

On a :

(5)

Le système des équations (20), (21), est (22) est

linéaire par rapport à U0, 3 et g. On en tïre :

Portons ces valeurs dans les équations (II). On

obtient:

Posons

les équations (26) et (27) deviennent :

Les mêmes équations réduites s’appliquent à toutes

les transformations pour lesquelles K0 U0 prend la même

valeur. On a, au zéro absolu,

Supposons TT supérieur à l’unité:

on a: 1

d’où,

Si K0 U0

est au coiitraii-c inférieur à l’unité, Le est au contraire inférieur

à l’unité, 1

on a:

d*où,

et la transformation du système peut être représentée

f’. 1

24.

-

Étude des équations (III).

Considérons les équations dII) :

On en déduit :

Désignons toujours par U0 et pal’ 1B le, valeurs dl’

et de (lu

au point d transformation. On a :

et de dU dT au point de transformation. On a:

Le sBsteme des équations (31), (32) et (33) con-

duit aux valeurs suivantes de l 0, de B et de y:

qui. portl’es dan... les équations (III), forunissent les

équations réduites:

La même rédutie convient encore pour toutes les transformations circularisées par la même valeur de

1B0 K0

CHAP. VII. Application des formules dé- duites de l’hypothèse de Nernst au calcul

du rapport entre la pression de vapeur d’un solide et celle du liquide surfondu à la

même température.

25.2013 La diminution

(6)

par la solidification d’une molécule-gramme d’un liquide surfondu est :

pi et P2 désignant respectivement les pressions de

vapeur du liquide surfondu et du solide à la tempé-

rature T. (g 13 et 14).

On a donc :

Explicitons Ai en tenant compte des relations indi-

quées au chapitre précédent.

a) D’après les équations (1), on a :

b) D’après le système des équations (II), on a :

qui peut s’écrire (& 23), en P K0 U0 = x,

qui peut s’écrire (& 23), en posant

U,

-

7,

On a donc :

Cette dernière formule fait intervenir la différence li entre les capacités calorifiques d’une molécule-gramme

du corps à l’état solide et à l’état liquide.

26.

-

On pourrait utiliser d’autres relations pour le calcul de p1.

P2

Supposons constante, dans un intervalle restreint de température, la différence K entre les capacités calorifiques moléculaires du solide et du liquide :

(8)

De l’équation (9)

on tire,

Une première intégration donne :

Pour calculer la valseur de la constante, remarquons

qu’au point de transformation 0, l’énergie libre 1

étant nulle, l’équation thermodynamique (9) fournit :

Retranchons membre à membre les équations (1 J ) et (12):

et, par une nouvelle intégration, (H)

Écrivons que A s’annule pour T = 0,

et, par suite,

Des trois formules (4), (7) et (17), la plus simple

et la plus commode à appliquer est certainement la

première. Les deux autres font intervenir la diffé-

rence li des capacités calorifiques, généralement assez

mal connue.

27.

-

Vérifications expérimentales de la

formule (4).

-

Les pressions de vapeur Pi et P2 relatives au liquide surfondu et au solide n’ont été mesurées que pour un petit nombre de corps : l’eau, le benzène, l’acide formiclue sont les seuls que cite le Recueil de constantes physiques, publié par la So- ciété française de physique.

Eau.

-

Les données du calcul sont :

soit très sensiblement 273.

La formule (4) devient après introduction des

logarithmes vulgaires,

’1. A. LEuuc, C. n., i42 (1906) 46.

(7)

pératures et les valeurs de p1 calculées il partir de;

valeurs de P2 par application de la formule (18).

L’accord est excellent et il est tout aussi bon

qu’avec les formules empiriques et plus complexes proposées par h. Scheel et lleuse et par différents

auteur;2.

Tableau 1.

Benzène.

2013

Les données nécessaires au calcul sont 3 :

Le tableau Il renferme les valeurs de p1 et de p2

observées par Ferche li diverses températures et les

valeurs de p, calculées à partir des valeurs de p, au

moycn de la formule (19). Les écarts sont de l’ordre des erreurs d’expérience.

Tableau Il.

Acide formique.

-

Les données nécessaires au

calcul sont:

UO = 2,438

O = 281,5

1. li. SCHLEL et W. HEUSE. Ann. der Phys.. IV. 29 1909

723.

2. Notamment: KOLA EK. Wied. 29 ING 347

Bihang till Kongl.Stensha Vetenstans 1892. t. WVII. Afd 1 no 1: I Chem.. 67 (1899 690.

3. FIROCHE, Wied, Ann. 44 Iso 1 T. ii.

Le tableau III donne les valeurs de

-

vées’ par Kahlhaum 1 à 311 ratures valeurs de /)1 calculées valeurs

au moyen (le la formule 20 loi les valeurs expéri- mentales diffèrent nettement des valeurs calculées.

les mesures semblent erronées et mériteraient d’être reprises. En effet, la chaleur de fusion cal- etilée par la différence entre la chaleur de volatili- sation du liquide surfondu t.t LI chaleur de subli- mation du solide déduites des courbes d’ pres- sion de vapeur est supérieure au double cJt’ LI valeur

expérimentale; on a :

Tableau III.

28.

-

L’application des formules (7) ou (17) sou- levé une difficulté qui tieiit à ce qu’on connait sou-

vent très mal la différence K des capacités calorifiques

moléculaires du solide et dit liquide à la tempéra-

ture 0. Ainsi, pour les chaleurs spécifiques du ben

zène ou trouve dans les recueils les valeurs suivantes:

0o solide ,360 (Pickering).

/ 0,397 (Mills et Mac Rac).

10o liquide ( 0,1066 (Pickering).

0,3402 (de Heen et Deruyts.

Il est difficile d’espérer aucune précision d’un cal-

cul utilisant. des valeurs aussi discordantes, 29.

-

Maximum de la différence p - p

Les valerus de p1 et p2 sont égales à la températire O

Elle le sont encore au zéro nulent. Dans l’intervalle, ladifler sef au moins par un maximum

Posons

L’equation

1. KANLEAN . Zest Pid

(8)

peut s’écrire .

h désignaut une constante.

Comme x est toujours faible vis-à-vis de 1)- on peut prendre

d’ou

(22)

On en tire

Le maximum de x a lieu pour dx dt =0,

t-à-dire pour :

On peut cerirc :

d’ailleurs, dans un intervalle de température peu étendu, les courbes qui représentent logp en fonc-

tion de log T sotit sensiblement rectilignes : la dérivée

d log,p2 d log.T

peut être considérée comme constante, l’o-

Sons

Le maximum a lieu pour

c est -à-dire, pour

Dans le cas de l’eau, si l’on utilise, pour le calcul de k, les valeurs de p2 observées entre 0° et

-

10° C,

et (lu on prenne :

ci] obtient :

T == 261 abs., soit - 12°C.

Tliiescnl, Scheel et Heuse

2

ont trouvé cette tem- pérature égale à

-

11°, 7.

l. ann... 67 1899 690: Ann. der Phys..

IN 29 1900 1037

2. SCHAT d Hillee, Ann. der Phys.. IV, (1909) 723.

30.

-

Application aux transformations allo-

tropiques du phosphore.

--

Nous avons essaye d’appliquer les formules précédentes aux transfor-

mations allotropiques du phosphore dont les lois expé-

rimentales ont été établies par Troost et Hautefeuille’, puis par M. Jolibois2.

1° Transformation du phosphore rouge en phos- phore pyromorphique.

-

Nous avons porté sur un graphique les logarithmes des pressions de vapeur

et p, du phosphore pyrom orphique et du phosphore

rouge mesurées par Jolibois3, et relevé sur les

courbes obtenues les valeurs de log P1 et log p2 rela- tives aux températures indiquées dans le tableau IV.

Nous avons calculé, dans chaque cas, la valeur du

produit T log P2 P1 et essayé de représenter les résultals par une relation de la furme

Pour cela nous avons combiné l’expression obtenue

en prenant pour T log P2 P1 la moyenne des huit valeurs

expérimentales portées dans le tableau IV et pour T2 la moyenne des huit valeurs de T2, soit

avec chacune des expressions fournies par les huit

couples de valeurs T log P2 P1 et de P. D’ou huit sys- Pi

tèiiies de deux équations à deux inconnues i’ournissanL huit couples de valeurs (t et de b dont la moyenne est :

ce qui donne

Nous avons porté dans le tableau IV les valeurs calculées par cette formule.

La valeur de la température de transformation four- nie par la formule (26) est ainsi :

M. Jolibois a trouvé diréctement 4600 C et par ex tra-

polation de ses courbes de pression de vapeur 1500 C.

2° Transformation du phosphore blanc en phos- phore rouge ordinaire.

a) Nous avons également porté sur un graphique

1. TROOST et HAUTEFFUIE. C. Pi. 76, I 173.

2. P. Joibois. Journ. de l’Ecole Polytechnique. 1911.

2 Sérre. 13e cahier. p. 109.

3. Les valeurs de log P1 et de log p2. utilisées sont extraite-

respectivement des Tableaux VI et V du mémoire -le )1. Johbois

loc. cil. pp, 146 et 144.

(9)

les logarithmes des pressions de vapeur P3 et p2 du

phosphore blanc et du phosphore rouge, mesurées par Jolibois, et relevé les valeurs de log p3 et log p2

qui correspondent aux températures indiquées dans

le tableau Y. Essayant de représenter les produits

T par une expression de la forme

et combinant pour le calcul de et et du b les couples

de valeurs expérimentales de T logp3 p2 et el 1’2 nous avons

obtenu la relation

qui fourniL, pour la température de transformation, la raleur

o

=

788° abs . = 3 13° C.

M. Jolibois indique 610° C. Aussi hien les données

expérimentales que nous avons utilisées sont elles

trop peu nombreuses et, sen1ble-t-il, trop peu exactes pour clu’on puisse attendre une grande précision de

la formule par laquelle on représente le produit

T log p3 p2.

T ableau V.

b) Nous avons ensuite

diminution d’énergie libru dans le transformatio du

phosphore blanc un phosphore rouge par une formule à trois termes

les constantes U. b et c, étant d.

conditions suivantes : Ï

1° A 633 abs. les pressions de vapeur des deux

variétés sont : Troost et Hauteteuilles :

’21 -iu point de transformation J.,... deux variétés.

soit 883° ahs. (Jolibois). la variations d’energie libre s’annule:

3° A la température ordinaire, Ull :B11111’

de phosphore blanc solide dégage 37 n

transformant en phosphore rouge1 : la chaleur de l’ii- sion d’un atome de phosphore blanc étant 130 cal- enBiron, la chaleur de transformation de l’atome gramme de phuspbore LIant pris à l’état fondu, à la

température ordinaire, oiL 280° abs. est

3700+130=3850 cal-g

d’où pour la diminution d’énergie totale correspon-

dant à la transformation dune molécule gramme de

phosphore blanc liquide li l’état de phosphore rouge:

13 400 cal,-g.

Les trois équations due conditon :

fournissent pour a. b. n les valeurs :

(hl a ainsi :

et, en passant aux logarithune vulair

Tahleall VI.

(10)

Connaissant l’une des valeurs p2 ou p3 à une tempé-

rature déterminée, l’écluation permet de calculer r autre.

On sait qu’il est difficile, aux températures élevées,

de mesurer les pressions de vapeur du phosphore blanc, la vapeur émise se trànsformant rapidement en phosphore rouge. La relation (28) permet de les calculer à partir des pressions de vapeur du phosphore rouge.

Le tableau YI contient les pressions de vapeur du

phosphore blanc déduites des pressions de vapeur du

phosphore rouge obtenues par Troost et Hautefeuille ;

elles sont notablement supérieures aux valeurs obser vées directement par les mêmes auteurs.

1. Il. GiRAN, Thèse, p. 85.

[Manuscrit reçu le 8 juillet 191 D J.

Contribution à l’étude du pouvoir

absorbant de l’atmosphère terrestre1

Par M. A. BOUTARIC

L’influence qu’exerce l’atmosphère sur l’état ther-

mique de notre globe peut ètre schématisée d’une manière très simple. Pendant le jour, l’atmosphère

tamise le rayonnement solaire et en arrête une grande partie. La nuit, elle modère le refroidissement de la surface terrestre. Ces deux actions contribuent â at- ténuer l’amplitude des variations diurnes de la tem-

pérature.

Nous nous sommes proposé d’étudier quels sont

les facteurs dont dépendent les propriétés régulatrices

de l’atmosphère et de préciser, à ce point de vue, le

rôle de la vapeur d’eau et celui des poussières en sus- pension.

Vapeur d’eau et poussières, agissant respectivement

par absorption sélective et par diffusion, modifient

le pouvoir absorbant de l’atmosphère pour le rayon-

nement solaire, mais l’influence prépondérante appar- tient aux poussières dont les observations polarinlé- triques pormettent d’apprécier l’importance. Sur le

rayonnement nocturne, l’action de ces poussières est insigllifiante : de longues séries d’observations simul- tanées du rayonnement nocturne et de la proportion

de lumière polarisée contenue dans la lumière diffu- sée par lc ciel, un peu avant le coucher et un peu

après le lever du soleil, n’ont fait apparaitre aucune

relation entre les deux ordres de phénomènes; par contre, nos observations ont mis en évidence l’in- fluence atténuante très nette de la sapeur d’eau sur le

rayonnement nocturne.

Voici le détail des principaux de nos résultats ; 1. ine longue série de mesures actinométriques, hygrométriques et polarimétriques nous a permis de

comparer :

a) Les intensités calorifiques du rayonnement solaire à différentes heures, pour des journées voi-

sines :

b) Les intensités calorifiques, pour dt)s épaisseurs

atmosphériques traversées égales, à diverses époques

de l’année;

c) Les intensités reçues, pour des années dilfé- rentes, aux diverses heures de journées correspon- dant au même mois et à des quantièmes voisins.

Dans tous les cas, à moins que les états hygromé- triques soient trop différents, les quantités de chaleur

reçues à la surface du sol, pour des épaisseurs atmo- sphériques traversées égales ou voisines, varient dans le mcme sens que les valeurs de la polarisation 2.

2. Des variations analogues s’observent dans les milieux troubles conslilués par des particules en sus- pension dans un liquide. Lorsque les modifications

qui surviennent dans un milieu trouble portent sur des particules qui ont des dimensions notables vis-à- vis des longueurs d’onde, une augmentation du

nombre de ces particules ou de leur grosseur entraîne

une diminution parallèle de l’intensité transmise et de la polarisation. Si les modifications portent sur des particules de faibles dimensions vis-à-vis des lon- gueurs d’onde, la conclusion précédente ne subsiste pasB

3. Les modifications dont l’atmosphère est le siège

et que traduisent les variations de la polarisation et

du pouvoir absorbant portent donc sur des particules

dont les dimensions sont au moins de l’ordre des lon- gueurs d’onde. Outre les molécules gazeuses dont le rôle dans la diffusion a été précisé par Lord Rayleigh,

il faut emisuger l’existence des poussières qui, sui-

vant l’expression iniagée de CroNa-, contribuent à former la vase atmosphérique dans laquelle nous

1. Résume d’une Thèse présentée à la Faculté des Sciences de Paris Série A. n° 806, d’ordre 1599).

2. A, BUOIARIC, Le Badium. 11 (1914) 15.

3. A. BOUTARIC. Le Radium. fi (1914) 7ï..

4. A. CROVA. La constante solaire Rapports présentes

cru

Congrés international de Physique réuni il Par is

en

1900,

3 463.

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Soit un processus à valeurs dans un espace de Banach et dont la variation quadratique est finie en moyenne. ) est alors une fonction positive définie et

qui est équivalente à la précédente dans les conditions bien connues où on a l'habitude d'établir la formule de Taylor par la méthode de M.. Rouché; dans ces condi- tions, il

par une intégrale double, peut ne dépendre que d’un certain contour et, dans ces conditions, devenir exprimable à l’aide d’une intégrale simple.. Soit un certain