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Aimantation des liquides (2e partie)

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237734

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237734

Submitted on 1 Jan 1880

HAL

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Aimantation des liquides (2e partie)

P. Ziloff

To cite this version:

P. Ziloff. Aimantation des liquides (2e partie). J. Phys. Theor. Appl., 1880, 9 (1), pp.85-93.

�10.1051/jphystap:01880009008501�. �jpa-00237734�

(2)

leur

spécifique

de l’iridium

jusqu’à

la

température

de

fusion,

teln-

peratllre

certainement très peu

in.férieure à

celle de

la flamme

du

chalumeau, on en conclut que l’iridium fond à

1950°.

Or. 2013 L’or

présente

une chaleur

spécifique

moyenne variant à

peine jusqu’à

ûoo°,

puis

sensiblement croissante à mesure que l’on

s’approche

du

point

de fusion :

égale

à 0,0324

(1) d’après Regnault

entre et 100°, encore presque la même à 600°, elle atteint

o,o345

à goo- et

o,0352

à 1020".

Le

point

de fusion de

l’or,

déterminé comme

d’habitude,

est

à 1035°.

Cuivre. - Le

point

de fusion du cuivre est très voisin de celui de

l’or,

mais un peu

plus élevé (2) :

le cuivre pur fond à

1054°.

Si nous réunissons en un Tableau les

points

de fusion déter- minés dans ce

travail,

nous avons les nombres

suivants,

tous rap-

portés

au thermomètre à air :

AIMANTATION DES LIQUIDES [2e PARTIE (1)];

PAR M. P. ZILOFF.

J’ai

répété

la détermination du coefficient

magnétique

du per- chlorure de

fer, d’après

des méthodes

qui

me

permettaient

de varier

la force

magnétisante

et de vérifier ainsi directement les

hypothèses

(1) Or à 999 1000. J’ai trouvé une chaleur spécifique un peu moindre C1000 = 0,00316

sur l’échantillon d’or parfaitement pur qui m’a servi dans mes recherches et que je

dois encore à l’obligeance de M. Debray.

(2) Le cuivre rouge du commerce fond avant l’or vierge, 15° à 30° avant l’or sui- vant l’échantillon.

(3) Voir Journal de Physique, t. V I, p. 329.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01880009008501

(3)

de

Poisson, que j’adineutais a priori

comme suffisantes pour le cas des corps faiblement

magnétiques.

Imaginons

un vase

sphérique rempli

de

liquide, qui

est

magné-

tisé par une force

horizontale;

le

liquide agit

sur un

aimant, qui

est

suspendu

à son

intérieur,

avec une force dont le moment de rotation est

égal

g à

4r

3 Mm

sinP,

M est le moment

magné- tique

de la

sphère liquide,

in celui de l’aimant et qq

l’angle

entre

les axes

magnétiques

de la

sphère

et de l’aimant. Le moment ma-

gnétique

de la

sphère s’exprime

à l’aide du coefficient

magnétique

k

et de la force

magnétisante R,

de la manière suivante :

moment de

rotation, produit

par la force R

seule,

est

égal

à mR

sinP.

Comme le coefficient k est très

petit,

on peut dire que,

sous l’influence du

liquide magnétisé,

ce moment est diminué dans le rapport

Il est clair que, pour déterminer le coefficient

k,

il suffit de con-

naître le rapport des moments de rotation des forces

qui agissent

sur l’aimant à l’intérieur du vase

sphérique, qui

est une fois

rempli

de

liquide

et une autre fois vide.

1.

DisjJosilion

des

appareils.

L’aimant va

(fig. 1) (30mm

de

longueur

et 5mm de

diamètre)

était fixé au bout inférieur d’une

longue (650mm)

et mince

tige

de verre, dont le bout

supérieur

por-

tait deux aimants ns et n’ s’

(8omm

de

longueur

et i om’ll de

diamètre) disposés

en sens inverse l’un de l’autre et

perpendiculaires

à va;

ces trois aimants formaient un

système

très sensibles

après

que la force

magnétique

terrestre,

appliquée

à l’aimant inférieur va, était

complètement compensée

par un aimant NS. La

tige

de verre était.

munie d’un miroir l72 et

suspendue

sur un fil de soie. L’aimant inférieur était

placé

au sein du vase

sphérique k,

et oscillait tantôt dans

l’air,

tantôt dans le

liquide.

(4)

87 2. Le vase

sphérique

avait

i5on-,8

de diamètre

extérieur;

sur

sa surface étaient

placés

les tours du fil

conducteur;

le vase servait

ainsi en même temps comme

spirale magnétisante.

Sur

chaque

unité de

longueur

du diamètre était

placé

un nombre

égal

de tours

d u fil.

A l’intérieur d’une telle bobine

sphérique,

parcourue par un Fig. 1

courant

électrique,

se

développe

un

champ magnétique -uniforme;

si le vase est

rempli

de

liquide,

ce derni er est

magnétisé

unifor-

mément.

Soit i l’intensité du courant, n le nombre de tours du fil sur 1mm de

diamètre;

la force

magnétisante

à l’intérieur du vase sera

dirigée

suivant l’axe des tours et aura pour valeur R

=8rni.

3

Dans

l’appareil que j’employais,

7l était

égal

à

4,232,

et la résis-

(5)

tance de la bobine

sphérique

était de

6o,oo

unités de Siemens. Le

vase

sphérique

avait deux ouvertures

opposées :

une en

haut,

pour laisser passer la

tige

portant les

aimants,

l’autre en

bas,

par

laquelle

le vase

sphérique communiquait,

au moyen d’un tube en

caoutchouc,

avec un vase G contenant le

liquide.

En levant ou en

abaissant ce

dernier,

le

premier

se

remplissait

ou se vidait.

3. Pour compenser l’action directe de la bobine

sphérique

sur

l’aimant va, on

plaçait près

d’un des éléments

supérieurs

une

bobine de

compensation C,

du même fil que la bobine

sphérique

et d’une résistance de

59,56

unités de Siemens.

Le courant d’un ou de deux éléments Daniell B

(fig. 2)

se divi-

Fig. 2.

sait entre la bobine

sphérique

K et la bobine C. A l’aide d’un com- mutateur p, la direction du courant dans l’une des bobines pou- vait être

changée,

et, de cette

manière,

les actions des bobines sur

le

système magnétique pouvaient

être additionnées ou soustraites.

Avant

chaque expérience,

on faisait

prendre

à l’aimant vo’y à l’aide

du

déplacement

de l’aimant

NS,

une

position perpendiculaire

au

plan

des tours du fil sur le vase

sphérique.

(6)

89 On fait passer un courant dans les

bobines,

de manière que leurs actions sur les aimants soient de sens

contraires,

et on dé-

place

la bobine de

compensation jusqu’à

ce que le

système

sus-

pendu

ne soit

plus

dévié sensiblement. Pour

pouvoir corriger

de

temps en temps cette

compensation,

on

plaçait

dans le circuit de

la bobine la

plus

forte une boîte de résistance S’. Une autre boîte

pareille s

était introduite dans le circuit non divisé.

Il n’était pas

possible

de faire une

complète compensation

des

bobines;

le

système suspendu éprouvait toujours

une

petite

dévia-

tion d, qu’on

avait soin de noter. Soient /c et Y les moments de

rotation occasionnés par les bobines

sphérique

et de compensa-

tion ;

alors on a

Levons 111maintenant le vase Gr

(fig. i).

Le

liquide

passe dans le

vase

sphérique,

s’aimante et

agit

sur vcr avec une force dont le mo- ment de rotation sera

désigné

par ôk.

Soit f la

déviation corres-

pondante

du

système suspendu,

Comme le moment d’inertie du

système suspendu

est assez

grand,

se s oscillations dans le

liquide

s’exécutent

régulièrement.

On fait encore une troisième

expérience

en vidant la

sphère

et

renversant la direction du courant dans une des bobines. En même temps l’action des bobines est affaiblie par l’introduction d’un pont

(de

0,132 unités Siemens de

résistance), qu’on place

entre les

points

c et d

(fig. 2),

et, au moyen de la boîte S, on ra-

mène l’intensité du courant

principal, qui

traverse la boussole

T,

à sa valeur

primitive.

Si l’on nomne wb la résistance du pont,

uk et mc les résistances des bobines

sphérique

et de

compensation,

et si l’on pose

on peut écrire

où s est la déviation du

système suspendu

observée maintenant.

J. de Phys., t. IX. (Mars i88o.) 7

(7)

En

négligeant

d devant aç, on tire des

équations (1), ( 2 )

et

(3),

Mais,

comme on l’a vu

plus haut,

il suit de là que

L’intensité du courant

magnétisant

étai t mesurée en unités élec-

tron1agnétiques

absolues. Je zne suis servi pour cela d’une bouts- sole de

Weber;

le rayon moyen de son anneau était

301 mm, 2;

la

distance de l’échelle du

miroir, 2254,2;

la composante horizon- tale de la force

magnétique

terrestre,

1,8.

La boussole donnait

une mesure de l’intensi té I du courant non

divisé;

le courant dans

la bobine

sphérique

était

De là on calculait la force

magnétisante

à l’intérieur de la bobine

splzériclue .

J’ai fait deux séries

d’expériences d’après

cette

méthode,

avec

la solution aqueuse du

perchlorure

de fer.

Prelnière sârie

(29 janvier 1879).

2013 i daniell. La résis-

tance de la bobine C était

augmentée

de 0,8 unités

Sieinens ; loga

==

2,3644.

NOT.B. La déviation d était inappréciable.

(8)

Delixième

série (2

février

1879).

- 2 daniells. La résistance

de C était

augmentée

de 1,2 unités

Siémens; loga

!

2,3659.

NOTA. La plus grande déviation d était seule observée; les autres étaient calculées

ea supposant que les valeurs de d varient proportionnellement avec les déviations de la boussole T.

En calculant pour

chaque expérience

la force

magnétique

R et

le coefficient

magnétique

k, on obtient les résultats suivants :

NOTA. Les chiffres accompagnes d’une étoile se rapportent à la seconde série d’ex- périences. On a pris pour unité de force magnétisante la composante horizontale du magnétisme terrestre.

Il suit des résultats obtenus que le coefficient

magnétique

de

la solution aqueuse de

perchlorure

de fer n’est pas constant, mais

qu’il

est une fonction de la force

magnétisante. Quand

on fait

croître

celle-ci,

le coefficient

magnétique

augmente, atteint un maximum pour une valeur déterminée de cette force et diminue

ensuite,

d’abord

rapidement

et

puis

lentement.

(9)

Les ordonnées de la courbe

(fig. 3) présentent

les valeurs que

prend le coefficient;

IOmm de l’axe horizontal

représentent

l’unité

de la force

magnétisante R;

Umm, 2 de l’axe. vertical

équivalent

au nombre i o6 .

Le nombre

o,oooo8,

que

j’ai

obtenu auparavant

(Journal

de

Physique,

t.

VI)

pour le coefficient

k,

se rapporte au cas de R = 1;

1 par

conséquent,

le

point représentant

cette valeur de k doit se

trouver sur la

première partie

de la courbe, c’est-à-dire sur la

partie

montante. Les nombres de cette

partie

de la courbe que

je

trouve

aujourd’hui

se rapportent à de

plus grandes forces;

ils

sont tous aussi

plus grands

que

o,oooo8.

M.

Borgmann (Journal

de

Physique,

t.

VIII,

p.

355)

a trouvé

pour le même

coefficient,

mais pour des forces

magnétisantes plus

considérables que celles que

j’ai employées,

les nombres

o,00005

et

o,oooo3.

Ces nombres sont en

pleine

concordance avec les

miens ,

les

points correspondants

devant se trouver sur la

partie

décroissante de la courbe

beaucoup plus

loin que le dernier des

points

de la

fig.

3 .

J’ai fait encore

quelques expériences

avec les mêmes

appareils,

dont la

disposition

était un peu

changée. L’aimant

va fut sorti de

la

sphère

et

placé

tout

près d’elle,

sur le

prolongement

de son axe.

La méthode d’observation é tai t la même

qu’auparavant.

La bobine

sphérique

parcourue par le courant i

agit

sur un

pôle extérieur,

comme un aimant dont le moment

est 4 2rin;

si la

sphère

est

remplie

de

liquide,

son moment

magnétique

augmente de

(10)

93 R ou, comme k est très

petit

et la force

magnétisante

à rintërieur de la

sphère R =8 3rin,

de

4 3rkin;

par consé- auent

L’appareil

que

j’avais

à ma

disposition

ne m’a

permis

d’em-

ployer

que de

petites

forces

magnétisantes.

La sensibilité de la boussole de Weber ayant dû être

augmentée

au moyen d’un ai-

mant compensateur, les déviations de la boussole

qui

sont données

ci-dessus ont été réduites à sa sensibilité

primitive.

Tioisièine série

(18

février

1879).

- i daniell . IJa résistance de la bobine

sphérique

était

augmentée

de

o,6

unités de

Siemens;

loga = 2,3636.

DéBiation de la boussole

et l’on trouve

Tous ces nombres se rapportent à la

partie

ascendante de la

courbe ;

les

points qui les représentent

son t

indiqués

sur la

fig.

3.

ARÉOMÈTRE DONNANT LA DENSITÉ DES CORPS SOLIDES;

PAR M. BUIGNET,

Professeur au Lycée de Bar-le-Duc.

Dans l’étude des minéraux, par

exemple,

on a souvent besoin

d’obtenir

rapidement

la densité d’un échantillon.

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