• Aucun résultat trouvé

Aimantation des liquides

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Aimantation des liquides"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237329

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237329

Submitted on 1 Jan 1877

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

P. Ziloff

To cite this version:

P. Ziloff. Aimantation des liquides. J. Phys. Theor. Appl., 1877, 6 (1), pp.329-332.

�10.1051/jphystap:018770060032900�. �jpa-00237329�

(2)

329

AIMANTATION DES LIQUIDES;

PAR M. P. ZILOFF.

L’aimantation des liquides est sous tous les rapports beaucoup plus simple que celle du fer, puisque les hypothèses de Poisson, qui ne sont pas suffisantes pour ce dernier, doivent trouver leur complète application dans le cas des liquides et autres corps fai- blement magnétiques : cela est démontré par les observations anté- rieures de MM. W. weber, iviedeiliann, Toepler et Ettinghausen.

On n’a jamais encore cherché à déterminer la valeur absolue du coefficient magnétique des corps faiblement magnétiques ; j e vais

exposer ici ma méthode et les résultats que j’ai obtenus.

Deux petits aimants composaient un système astatique, dont les

mouvements étaient suivis au moyen d’un miroir et une lunette

d’approche. Si le miroir fait des angles CI. et fi avec les axes des ai-

mants, y Fangle (p du miroir avec le plan du méridien magnétique

sera déterminé par l’équation suivante :

H est la composante horizontale dumagnétisnle terrestre, ni, et

nl21es moments magnétiques des aimants. Nommons l’angle entre

les axes des aimants, c’est-à-dire posons

l’équation précédente peut être alors écrite de la manière sui-

vante :

Supposons maintenant que le liquidé , contenu dans un vase cylindrique de dimensions connues, soit placé juste sous l’aiguille inférieure ; le liquide se magnétise sous l’influence de la force ter- restre et exerce, à son tour, une force sur l’aimant le plus rap-

proché du sy stème astatique (l’autre aimant étant éloigné de 30c),

de sorte que ce dernier prend une nouvelle position, dans laquelle

le miroir fait un angle cp’ avec le plan du méridien ; cet angle est

J. de Phrs., t. VI. (Novembre 1877.) 22

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018770060032900

(3)

par l’équation

dans laquelle f(k), fonction du coefficient cherché, représente le

rapport de la force magnétique du cylindre liquide à la force ter-

restre H.

On soumet les équations précédentes à de simples transforma- tions, dont j’indique les phases principales : on élimine l’angle a,

on nomme ~ 2013 ~’ = 03B8 l’angle de déviation du système astatique, produit par l’approchement du vase avec le liquide , on intro-

duit le moment magnétique du système astatique M égal à

alors on a

Mais les an-les s et 0 sont très-petits, de sorte qu’on peut écrire

ou bien, comme nl1 est à très-peu près égal à 1112,

Voilà une formule qui donne la valeur de f(k) en fonction des quantités, qui peuvent être toutes déterminées par l’expérience ;

un calcul, qui n’ofl’re aucune difficulté, nous donne la valeur de

f(k) en fonction des dimensions du cylindre et de la position de

ce dernier par rapport au système astatique. Négligeant la lon-

gueur des aimants , nous pouvons présenter cette valeur sous la

form e suivan te :

où b eu b’ sont les angles que font avec l’axe vertical les droites menées de la circonférence de la base supérieure du cylindre aux

(4)

aimants ; a et a’ ont la même signification pour la base inférieure du cylindre.

Comparant les deux formules précédentes, nous trouvons le

coefficient cherché

, ,"

J’ajoute quelques mots pour expliquer la méthode d’observa- tion. Pour déterminer l’angle .s, que faisaient entre eux les axes

des aimants, j’enlevais un d’eux, par exemple l’aimant inférieur, je le remplaçais par un petit cylindre en cuivre (du même poids

que l’aimant) et j’observais la position d’équilibre du système;

ensuite je remettais l’aimant inférieur à sa place, j’enlevais l’autre, je le remplaçais par le cylindre en cuivre et j’observais de nouveau

la position d’équilibre, qui devait différer de la première de l’angle

cherché. On observait aussi les durées d’oscillations pendant qu’un

seul aimant restait à sa place, ensuite on répétait l’observation

après avoir suspendu au système des petits poids : nommons les

durées d’oscillations t1 et te dans le premier cas, t’1, et t’2 dans le se-

cond cas ; alors on peut écrire

Enfin on mesurait dans les mêmes conditions les durées d’oscil- lation T et T’ du système astatique ; après quoi, le moment res- pectif pouvait être présenté sous la forme

Pour mesurer l’angle de déviation 6 du système astatique sous

l’influence du cylindre liquide, on commençait par observer la

position d’équilibre du système, puis on approchait le cylindre de l’aiguille inférieure et l’on déterminait de nouveau la position d’é- quilibre. Les sinb, signa, sinb’ et sina’ se laissaient calculer, d’a- près les dimensions du cylindre et du système astatique et de la position de celui-ci par rapport à celle-là. Le rayon du cylindre

était de 50mm, sa hauteur 358mm, la distance entre les deux aimants

-11,

(5)

290mm, la distance la section supérieure du cylindre de l’aiguille

inférieure variait de 5mm à 6,5. J’ai fait deux séries d’expériences

pour une solution aqueuse du perchlorure de fer; je donne deux exemples de ces observations :

La moyenne de treize observations a donné, pour le coefficient

magnétique de la solution aqueuse du perchlorure de fer (liquide

le plus magnétique), le nombre suivant :

SUR LA PRODUCTION EN PROJECTION DES COURBES DE M. LISSAJOUS A L’AIDE DE DIAPASONS;

PAR M. A. TERQUEM.

Pour produire en projection les courbes de M. Lissajous à l’aide de

diapasons, on emploie le plus souvent la disposition donnée par ce

physicien, qui consiste à placer sur les diapasons des miroirs mé-

talliques fixés sur la face extérieure d’une des branches, ou mieux

à F extrémité, perpendiculairement à cette branche. La source de lumière est formée par une ouverture très-petite, ce qui nécessite l’emploi de la lumière solaire ou de la lumière électrique ; même

en concentrant sur cette ouverture le faisceau lumineux à l’aide d’une grande lentille, on n’obtient que des résultats peu satisfai-

sants quand on emploie la lumière Drummond : on peut tout am

Références

Documents relatifs

Tu devras trouver le meilleur aimant parmi ceux qu’on te remet!. Comment

Tu devras trouver le meilleur aimant parmi ceux qu’on te remet?. Comment

Démonstration élémentaire de l’équivalence d’un courant plan infiniment petit, et d’un petit aimant de même

Action de contact : Vecteur Ý Ñ R , r´eaction du support (exemple : une bille pos´e sur une table, la r´eaction du support sera la table qui empˆechera la bille de tomber). Quand

Document de travail des maîtres-ressources en sciences, octobre 2010?. Les aimants, les objets aimantés sont-ils

[r]

1- Après avoir cité les trois (03) éléments d’une boussole, donner quatre (04) techniques destinées à l’utilisation pratique de cette boussole..

Lorsque la partie en fer à soulever est collé à l’aimant, l’entrefer est nul, soit δ=0 mm .Représenter le schéma équivalent donnant la représentation des réluctances, des NI