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Equation de la chaleur avec condition aux limites p´eriodique ´

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Equation de la chaleur avec condition aux limites p´eriodique ´

Maximilien Dreveton July 29, 2016

R´ef´erences Candelpergher, FGN Analyse4 , Zuily Queffelec ? 0.1 Recasages

Passe `a l’aise 202 Exemples de parties denses et applications.

209 Approximation d’une fonction par des polynˆomes et des polynˆomes trigonom´etriques.

Exemples et applications.

222 Exemples d’´equations aux d´eriv´ees partielles lin´eaires.

235 Probl`emes d’interversion de limites et d’int´egrales.

246 S´eries de FOURIER. Exemples et applications.

247 Exemples de probl`emes d’interversion de limites.

0.2 Le d´eveloppement

Th´eor`eme 0.1. Soit f C2 born´ee sur R. Alors il existe une unique solution u d´efinie sur R×]0,∞[qui est C1 en t et C2 en x telle que :

(C)

tu(x, t) =∂xx2 u(x, t) ∀x∈R ∀t >0 limt→0u(x, t) =f(x) ∀x∈R

Pr´ecision : En t : f est continue en t∈ [0,∞[ et C1 (en fait C) sur ]0,∞[. En x c’est plus simple, f estC2 (en fait C) surR.

Proof. On raisonne par analyse-synth`ese

Analyse On va supposer que u solution est en fait de classeC(en faitC3en x suffirait etC2 en y).

La fonction x7→u(x, t) est C1 donc est somme de sa s´erie de Fourier (qui converge uniform´ement), et on peut ´ecrire :

∀t >0 u(x, t) =X

n∈Z

cn(t) exp(2iπnx) o`u cn(t) = Z 1

0

u(x, t) exp(−2iπnx)dx

(2)

De mˆeme,x7→∂xxu(x, t) estC1 donc somme de sa s´erie de Fourier et les coefficients s’obtiennent en d´erivant sousR

:

∀t >0 ∂xxu(x, t) =X

n∈Z

−4πn2cn(t) exp(2iπnx) Pour la d´eriv´ee selon t, on a de mˆeme que

tu(x, t) =X

n

˜

cn(t) exp(2iπnx) Or : cn:t∈]0,∞[7→R1

0 u(x, t) exp(2iπnx)dxestC1(majoration easy, on int`egre fonction continue sur un compact), donc

∀t >0 c˜n(t) =c0n(t) On arrive donc `a :

0 =X

n∈Z

(c0n(t)−4πn2cn(t)) exp(2iπnx)

Le terme de gauche est une fonction continue et le terme de droite est une s´erie de Fourier convergeant uniform´ement donc est continu. Donc par unicit´e de dev en s´erie de Fourier de la fonction nulle, on a :

∀n∈Z 0 =c0n(t)−4πn2cn(t) Donc cn(t) =αnexp(−4πn2t) t >0.

D´eterminons les coefficients αn. f estC1 donc somme de sa s´erie de Fourier : f(x) =X

n∈Z

cn(f) exp(2iπnx) Appliquons Parseval `af(.)−u(t, .), pour t fix´e :

X

n∈Z

|cn(f)−cn(t)|2 = Z 1

0

|f(x)−u(x, t)|2dt Donc `a n fix´e :

|cn(f)−cn(t)|2 ≤ Z 1

0

|f(x)−u(x, t)|2dt

Faisons tendre t vers 0 : le membre de droite tend vers |cn(f)−αn|2, celui de gauche par convergence domin´ee (majoration par la borne sup de la fonction int´egr´ee qui est continue sur un compact) vers 0.

Donc αn=cn(f)

(3)

u(t, x) = P

n∈Zcn(f)e−4π2n2te2iπnx (1)

= P

n∈Z

R1

0 f(y)e2iπnye−4π2n2te2iπnx (2)

= R1 0

P

n∈Ze2iπn(x−y)e−4π2n2tf(y)dy (3)

= R1

0 K(x−y, t)f(y)dy (4)

o`u l’on a pos´e pour t > 0 K(x−y, t) =P

n∈Ze2iπn(x−y)e−4π2n2t, qui converge nor- malement (donc l’interversion de la derni`ere ligne est justifi´ee)

Synth`ese Posonsu(x, t) =R1

0 K(x−y, t)f(y)dy et v´erifions que u est solution de (C).

a) u est bien d´efinie A x fix´e, la s´erie

K(x−y, t) =X

n∈Z

e2iπn(x−y)e−4π2n2t

est convergente si t > 0 et continue de p´eriode 1 (vu comme fonction de y), donc R1

0 K(x−y, t)f(y)dyest bien d´efini.

b) u bien r´eguli`ere et solution de l’´equationOn remarque que∀k≥0 la s´erie : X

n∈Z

nke2iπn(x−y)e−4π2n2t

est normalement convergente pour (x, t)∈R×K o`u K est un compact dans ]0,∞[. On peut donc d´eriver K(x-y,t) en t et en x en d´erivant sous le signe P

autant de fois que l’on veut, et l’on obtient des fonctions continues en y, on peut donc ensuite d´eriver u sous le signeR

(majoration par le max car on int`egre fonction continue sur un compact).

c) limx→0u(x,t) =f(x)

u(x, t)−f(x) =X

n∈Z

cn(f)e2iπnx(e−4π2n2t−1)

Comme f est C2, cn(f) = 0(1/n2) donc la s´erie ci-dessus est normalement convergente sur [0,∞[, donc on peut ´ecrire :

limt→0(u(x, t)−f(x)) =X

n∈Z

cn(f)e2iπnxlim

t→0(e−4π2n2t−1) = 0

Unicit´e Soitu1 etu2solution de (C). Comme l’´equation de la chaleur est lin´eaire, alors u=u1−u2 est solution de

(E0)

tu(x, t) =∂xx2 u(x, t) ∀x∈R ∀t >0 limt→0u(x, t) =u(x,0) = 0 ∀x∈R

(4)

Posons pour t∈[0,∞[ : E(t) =

R1

0(u(x, t))2dx si t >0

0 si t= 0

E est continue en 0, d´erivable sur ]0,∞[ et on a : E0(t) =

Z 1 0

2u(x, t)∂tu(x, t)dx= Z 1

0

2u(x, t)∂xx2 u(x, t)dx Par IPP, en se souvenant que u(0,t)=u(1,t), on obtient :

E0(t) =−2 Z 1

0

(∂xu(x, t))2dx

Donc E est continue, positive d´ecroissante sur [0,∞[, comme E(0)=0, on en d´eduis E est identiquement nulle, donc u aussi.

0.3 Compl´ements sur les th´eor`emes d’inversions s´eries, int´egrales, limites

Th´eor`eme 0.2. Th´eor`eme de convergence uniforme Si f p´eriodique (p´eriode 1) telle que P|cn(f)|converge. Alors la s´erie de Fourier de f est uniform´ement convergente sur R et f est presque partut ´egale `a sa somme de sa s´erie de Fourier.

(Si f est en plus continue, alors elle est ´egale partout `a sa s´erie de Fourier)

Cons´equence : Si f p´eriodique est C1 alors la s´erie de Fourier de f est absolument et uniform´ement convergente surR, et

f(x) =X

n

cn(f)e2iπnx ∀x∈R Proposition 0.3.

f ∈Ck⇒ |cn(f)| ≤ Cte nk Proposition 0.4. Soit k≥2

f ∈Cper et |cn(f)| ≤ Cte

nk ⇒f ∈Ck−2 Proof. thm convergence uniforme :

f(x) =X

n

cn(f)e2iπnx La s´erie d´eriv´ee de P

ncn(f)e2iπnx estP

ncn(f)2iπne2iπnx. Or :

|cn(f)n| ≤ Cte nk−1 Sik≥3 alors f continument d´erivable sur R et on a :

∂f =X

cn(f)2iπne2iπnx Puis on recommence le raisonnement.

(5)

0.4 Interversion P et R

Th´eor`eme 0.5. (fn) continue sur [a, b]. Si(fn) converge uniform´ement sur [a, b]alors :

limn

Z b a

fn(x)dx= Z b

a

fn(x)dx Th´eor`eme 0.6. Si les fn sont d´erivables sur [a, b]et si :

a) fn→f simplement sur [a, b]

b) fn0 →g uniform´ement sur [a, b]

alors f est d´erivable sur [a, b]et f ’=g.

Th´eor`eme 0.7. Si P

un est une s´erie de fonctions continues sur [a, b], qui converge uniform´ement sur [a, b], alors :

Z b a

X

n

un(x)dx=X

n

Z b a

un(x)dx 0.5 Th´eor`emes de permutation de Lebesgue

Th´eor`eme 0.8. (fn) suite de fonctions int´egrables sur I qui converge simplement vers f continue telle que :

∃g int´egrable telle que ∀n|fn| ≤g Aors f est int´egrable sur I et :

Z

I

f dx= lim

n

Z

I

fndx

Th´eor`eme 0.9. Soit P

nun s´erie de fonctions int´egrables sur I dont la somme est une fonction continue sur I. Si l’on a une des deux conditions suivante :

- la s´erie de fonction P

n|un| converge sur I et sa somme est continue int´egrable sur I

- la s´erie P

n

R

I|un(x)|dx est convergente Alors la fonction P

nun est int´egrable sur I, la s´erie des int´egrales P

n

R

Iundx est convergente et on a :

Z

I

X

n

undx=X

n

Z

I

undx

0.6 Th´eor`eme classique

Th´eor`eme 0.10. V voisinage ouvert contenu dans U. Si f : V ×[a, b] 7→ R continue alors

φ(t) = Z b

a

f(t, x)dx est continue.

(6)

Si la d´eriv´ee partielle de f par rapport `a t :

tf :V ×[a, b]7→R existe et est continue, alorsφ est d´erivable sur V et :

φ0(t) = Z b

a

tf(t, x)dx

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