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Partiel d’analyse complexe - 3M266

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Sorbonne Université Mars 2018

Partiel d’analyse complexe - 3M266

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Durée : 1 heure 30.

Exercice 1

CalculerLog 2e34ie23i où Log est la détermination principale du logarithme (en justi-

…ant la réponse).

Exercice 2

Véri…er que la formule F(z) = R+1

0 e t3cos(tz)dt, z 2 C, dé…nit une fonction F holo- morphe sur C.

Exercice 3

1. a)Déterminer (en le justi…ant) l’ensembleAdes nombres complexesztels quecosz = 0.

b)Pourz 2CnA, on poseK(z) = 1+sincoszz. Justi…er l’existence d’une suite(bn)de nombres réels tels que

8z 2D(0; =2); K(z) =

+1

X

n=0

bnzn:

2. a) Pourz 2CnA, on pose H(z) = 1+sincoszz +2z4 . Prouver que les quantités H 2 h etK 2 h ont une limite quand le nombre complexe non nul h tend vers 0.

b) Véri…er queH se prolonge au disque D(0;3 =2) en une fonction holomorphe H.e c) Donner le développement en série entière deHe en0 et en déduire que bn +1 2n+2n+1.

Exercice 4

1. Soit f une fonction holomorphe qui ne s’annule pas sur un ouvert contenant le disque unité fermé D(0;1). On suppose que jf(z)j > 3 lorsque z appartient au cercle C(0;1). Prouver que jf(z)j>3 pour toutz 2D(0;1).

2. Soit (fn)une suite de fonctions holomorphes sur un ouvert connexe non vide de C. On suppose que (fn)converge uniformément sur tout compact de vers une fonction f non identiquement nulle. Soit !2 tel que f(!) = 0.

a) Prouver que si r > 0 est assez petit, le disque D(!; r) est inclus dans et f(z) 6= 0 pour toutz appartenant au cercle C(!; r).

b) En déduire qu’il existe > 0 et N 2 N tels que pour tout entier n > N et tout z 2C(!; r), jfn(z)j> .

c) Prouver que, pour toutn assez grand, il existe z 2D(!; r)tel que fn(z) = 0.

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Sorbonne Université Mars 2018

Correction du partiel d’analyse complexe - 3M266

Exercice 1 z def= 2e34ie23i = 2e1712i = 2e 127i et 2; 127 i 2R+ ] ; [. DoncLogz = ln 2 712i.

Commentaires Pour qu’une réponse soit validée à partir de l’écriture z = rei , il faut explicitement véri…er que r2R+ et que 2] ; [.

Exercice 2 Notons f la fonction dé…nie par f(z; t) = e t3cos(tz) pour tout (z; t) 2 C R+. Pour tout z 2C,f(z; :) est continue, donc mesurable surR+. Pour tout t2R+, f(:; t) est holomorphe surC. Et lorsque R2R+ etz 2D(0; R),

jf(z; t)j6e t31

2 eitz + e itz = e t3

2 e tImz+e+tImz 6 e t3

2 etR+e+tR =eRt t3: La fonction ' : t 7! eRt t3 est continue sur R+. De plus, pour t >> 1, Rt t3 =

t3(1 Rt 2) = t3[1 +o(1)] 6 t23, donc 06 '(t)6 e t=2. Donc 'est intégrable sur [0;+1[. Avec le théorème d’holomorphie sous le signe intégrale, on en déduit que F est dé…nie et holomorphe sur R[

2R+

D(0; R) =C.

Commentaires La fonction cos n’est pas bornée. Il ne su¢ t pas d’invoquer le théorème sur l’holomorphie des intégrales à paramètre. Encore faut-il véri…er que les hypothèses sont satisfaites. En général, la seule di¢ culté réside dans la domination.

Exercice 3 1. a) L’équation cosz = 0 signi…e eiz +e iz = 0, soit e2iz = 1 = ei , ce qui équivaut à l’existence de k 2 Z tel que 2iz = i + 2ik . Donc A = 2 + Z = f =2 +k ; k 2Zg.

b) Les fonctions sinetcossont entières, donc la fonctionK = 1+sincos est holomorphe là où cos ne s’annule pas, i.e. sur CnA. Comme cet ouvert contient le disque D(0; =2), K s’y écrit comme une série entière(P

bnzn)centrée en0. A prioribnest un nombre complexe, mais puisque K est holomorphe, bn = K(n)(0) = @@xnKn (0) et donc ce nombre est réel parce que K est réelle sur l’axe réel. On peut ne pas faire intervenir de dérivée partielle en remarquant que si x 2 R, K0(x) est la limite en x de y ! K(y)y xK(x) puis faire une récurrence. La di¤érence est de l’ordre de la présentation puisque lorsque x 2 R, @K@x (x) est précisément et par dé…nition la limite en x dey! K(y)y xK(x).

2. a) Pour h 2 C, que cos( =2 h) = 12 ei =2eih+e i =2e ih = sinh et, de même, sin( =2 h) = cosh. QuandC n Z3h!0, on en tire

H 2 h = 1 + cosh sinh

2

h = 2 +O(h2) h+O(h3)

2 h = 2

h(1 +O(h2) 1) = O(h)!0:

1

(3)

Utilisant la parité des fonctions sinetcos, on obtient aussi que

K 2 h = 1 sin 2 +h

cos 2 +h = 1 cosh sinh 0

1 2h2

h =O(h)!0

b) K est holomorphe sur D 2;1 n 2 et le a) montre queK se prolonge continû- ment par la valeur 0 en =2. Grâce à un théorème de Riemann, on en déduit que ce prolongement continu Ke de K est holomorphe surD(0;3 =2)n 2 .

Puisque z 7!4=(2z )est holomorphe surCnf =2getKe surCnAeoùAe=An 2 , H est holomorphe surD(0;3 =2)nf =2g et le a) indique que H se prolonge continûment par la valeur 0 en =2. Comme ci-dessus, ceci implique que ce prolongement He de H est holomorphe surD(0;3 =2).

c)PuisqueHe est holomorphe surD(0;3 =2),He est la somme d’une série entière(P anzn) sur ce disque :

8z 2D(0;3 =2); H(z) =e X1

n=0

anzn:

Avec b) et le développement en série entière 2z4 = 41 (2z)=1 = 4 P

n2N (2z)n

n valide pour z 2D(0; =2), on trouve

8z 2D(0; =2); H(z) =e X1

n=0

bn 4 2n

n zn:

L’unicité du développement en série entière donnean=bn 4 2nn pour toutn. Comme =2 est dans le disque de convergence de (P

anzn), (an( =2)n)n2N tend vers 0, ce qui donne bn 4 2nn =o((2= )n) et donc l’équivalent voulu.

Commentaires 1b) D’après le cours, le développement en série entière obtenu est va- lable sur = D 0;2 car 2 =dist(0; b(CnA) = dist(0; A). Autrement dit, le rayon de convergence de(P

bnzn) est au moins 2. PuisqueK n’est pas bornée près de 2 dans , K possède une singularité non éliminable en 2 et ce rayon est exactement 2. En particulier, (P

bnzn) diverge quandz 2(CnA)n et la question de savoir si K(z)est égal à P

n2N

bnzn

n’a pas même de sens.

2a) Cette question est de niveau L1. Les techniques de base concernant les d.l. doivent être maîtrisées.

Exercice 4 1. Puisque f ne s’annule pas, f1 est holomorphe au voisinage de D(0;1).

CommeD(0;1)est un compact deD(0;2), le principe du maximum donne la majoration max

D(0;1) 1

f 6 max

C(0;1) 1

f 6 13, puisquejfj>3sur C(0;1). D’oùjfj>3 surD(0;1).

2. a) D’après un théorème de Weierstrass, f, limite uniforme sur tout compact de fonctions holomorphes sur , est holomorphe. Etant donné que est un ouvert connexe et que f n’est pas la fonction nulle, on sait grâce au principe des zéros isolés qu’il existe

2

(4)

r2R+ tel que D(!; r) et pour tout z 2D(!; r)n f!g; f(z)6= 0.

b) Puisque C(!; r) est compact et puisque jfj est continue strictement positive sur C(!; r), mdef= inf

C(!;r)jfj= min

C(!;r)jfj>0.

Puisque C(!; r) est compact,(fn) converge uniformément sur C(!; r). Il existe donc N 2Ntel que pour tout entiern N,kf fnkC(!;r) 6 def= m2. Lorsquez 2C(!; r), on obtient donc jfn(z)j>jf(z)j jf(z) fn(z)j>m kf fnkC(!;r)> >0.

c) Supposons par l’absurde que pour tout k 2N, il existe un entier n > k tel quefn ne s’annule pas dans D(!; r). On peut alors construire par une récurrence élémentaire une extractrice' telle que'(0)>N etf'(n) ne s’annule pas dansD(!; r), pour tout n.

Soit n 2 N. Puisque f'(n) > sur C(!; r), f'(n) ne s’annule pas sur D(!; r). Par continuité, on obtient un ouvertVn tel queD(!; r) Vn etf'(n) ne s’annule pas sur Vn. En e¤et, pour chaquez 2D(!; r), on peut trouver z 2R+tel queDz =D(z; z) et f'(n)(w) > 12 f'(n)(z) >0lorsque w2Dz. L’ouvert Vn = [

z2D(!;r)

Dz convient alors.

On peut donc appliquer le raisonnement du (1) et obtenir que f'(n) > surD(!; r) et en particulier que f'(n)(!) > . Ceci ayant lieu pour tout n 2N, on en déduit par passage à la limite que 0 = jf(!)j> >0, ce qui est absurde.

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