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IUT 1 DE GRENOBLE

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Texte intégral

(1)

IUT 1 DE GRENOBLE

Département mesures physiques

Cours de Mathématiques Premier semestre

Jean-Marie De Conto

(2)

Chapitre 1 : Rappels de trigonométrie

Cercle trigonométrique : Il s’agit du cercle de rayon 1, centré sur l’origine O.

On définit la mesure « principale » de l’angle (AOM), notée θ, par (AM), la longueur de l’arc sur le cercle unité. La rotation dans le sens positif correspond au sens inverse des aiguilles d’une montre.

Unité : un angle s’exprime, sauf indication contraire, en radians, unité légale. On utilise bien sûr d’autres unités comme le degré.

degrés radians180

Longueur d’arc : Un arc défini par un angle θ (en radians) sur un cercle de rayon R a pour longueur R θ.

Les angles sont comptés positivement dans le sens trigonométrique, inverse des aiguilles d’une montre. Un angle de 2π correspond à une rotation d’un tour complet. La mesure d’un angle est définie à 2π près. L’angle π correspond à un demi tour dans le sens direct, et à –π dans le sens rétrograde.

Propriété : Les angles sont définis dans l’intervalle [0,2π] ou [-π,+π], de manière identique.

Ils sont définis à un nombre entier de tours près. On écrira donc de manière générale :

0 2k Avec k entier et :

] 2 , 0

0 [

ou 0[,] O

M

A x y

P

Q

(3)

Fonctions trigonométriques : On définit :

sin cot cos

cos tan sin sin cos

____

____

OM OP OM OQ

Attention aux grandeurs algébriques (avec un signe).

Angles remarquables

La table qui suit est à connaître par cœur

θ sin cos

0 0 1

6

2 1

2 3

4

2

2 2

2

3

2

3 2 1

2

1 0

On déduit les tangentes et cotangentes par calcul direct.

Valeurs déduites par lecture sur le cercle trigonométrique.

Elles sont légion et nous ne donnerons que quelques cas, à compléter soi-même :

2 ? sin

2 ? cos

2 ? sin

2 ? cos

 

 

 

 

 

 

 

  ?

sin

? cos

? sin

? cos

2 ? sin 3

2 ? cos 3

2 ? sin 3

2 ? cos 3

 

 

Formules d’addition

(4)

Nous verrons, dans la partie « nombres complexes » comment l’on démontre les formules qui suivent.

Les relations fondamentales, les valeurs remarquables, ainsi que les formules relatives à l’angle double ou moitié sont à connaître par cœur.

(5)

Fonctions trigonométriques réciproques

L’équation sin yadmet une solution unique dans l’intervalle [-/2, /2]. On la note Arcsin(y)

L’équation cos yadmet une solution unique dans l’intervalle [0, ]. On la note Arccos(y)

L’équation tan yadmet une solution unique dans l’intervalle ]-/2, /2[. On la note Arctan(y)

Nous avons ainsi défini trois fonctions trigonométriques réciproques :

 Arcsin : défini de [-1 1] sur [-/2, /2]

 Arccos défini de [-1 1] sur [0, ]

 Arctan défini de ]-∞ +∞ [ sur ]-/2, -/2[

Propriétés élémentaires

La définition des fonctions trigonométriques, ainsi que la relation 1

sin

cos2 2 permettent de démontrer aisément les relations suivantes :

2 / arcsin

arccos

) 1 tan(arccos

1 ) tan(arcsin

) sin(arccos 1

) cos(arcsin

2 2 2

x x

x x x

x x x

x x

x

Exercice : démontrer ces relations Dérivation des fonctions réciproques

Nous reverrons ce point ultérieurement, mais nous mentionnerons d’ores et déjà les relations :

2 2

2

1 arctan 1

1 arcsin 1

1 arccos 1

x dx x

d

x dx x

d

x dx x

d

(6)

Equations trigonométriques. Première partie.

On considère l’équation :

n Où n est un nombre entier et un angle fixé.

Résolution : on sait que est défini à un nombre entier de rotations près, c'est-à-dire que l’équation s’écrit en fait, rigoureusement :

k n n

k n

2 2

L’équation précédente a n solutions (pour k=0…(n-1)).

Exemple. Résoudre

5 3

Combien y a-t-il de solutions (sans calcul). Donner ensuite toutes les solutions.

Equations trigonométriques. Seconde partie.

Les fonctions réciproques, accessibles sur toute calculatrice, nous permettent de résoudre des équations trigonométriques simples, qui sont les suivantes :

kn y nArc x n

ou kn y nArc x

k y Arc nx

ou k y Arc nx y nx

kn y nArc x

ou y kn nArc

x

k y Arc nx

ou k y Arc nx y nx

y Arc x

ou y Arc x y x

y Arc x

ou y Arc x y x

2 ) 1 sin(

2 ) 1 sin(

2 ) sin(

2 ) sin(

sin

2 ) 1 cos(

2 ) 1 cos(

2 ) cos(

2 ) cos(

cos

) sin(

) sin(

sin

) cos(

) cos(

cos

Equations trigonométriques. Troisième partie.

Nous considérons maintenant les équations du type acosx+bsinx=c. La procédure est assez aisée. On se ramène par normalisation au sinus ou au cosinus d’une somme.

1 On normalise l’équation en la réécrivant, de manière équivalente :

2 2 2

2 2

2 cos sin

b a x c b a x b b a

a

(7)

On a alors, par construction :

1

2

2 2 2

2

2

a b

b b

a a

2 On reconnaît le développement du sinus d’une somme. Il existe donc y, à déterminer, tel que :

y b

a

a sin

2

2

et y

b a

b cos

2

2

L’équation devient finalement :

2 2

) sin(

sin cos cos sin

b a y c x x y x

y

 Cas 1 : 1

2

2

b a

c pas de solution

 Cas 2 : 1

2

2

b a

c On procède alors comme suit :

- On résoud

2 2

) sin(

b a z c

, ce qui donne deux solutions z1 et z2.

- On détermine y de manière unique (à 2 près) car on connaît son sinus et son cosinus (paragraphe 2).

- on déduit x1,2=z1,2-y+2k (deux solutions).

Remarque fondamentale : Si au lieu de cosx et de sinx on a cos(nx) et sin(nx), la résolution est identique. Par contre on a 2n solutions, x étant remplacé par nx.

On a : nx1,2=z1,2-y+2k soit

k n n

y x z1,2 2

2 ,

1

(2n solutions).

Variante : On reconnaît le développement du cosinus d’une somme en posant :

y b

a

a cos

2

2

et y

b a

b sin

2

2

l’équation devient alors :

2 2

) cos(

sin sin cos cos

b a y c x x y x

y

On procède comme précédemment.

(8)

Quelques applications de la trigonométrie.

1 Coordonnées polaires

On se place dans le plan, avec les coordonnées cartésiennes usuelles. Dans ce cas, un point M de coordonnées (x,y) peut être représenté par sa distance à l’origine et l’angle entre OM et l’axe des abscisses.

On définit les coordonnées polaires de M par le module et l’argument  qui sont définies par, respectivement

sin cos

2 2

y x

y x

2 Equation paramétrique d’un cercle

Les points d’un cercle de rayon R centré sur l’origine vérifient, par définition, l’équation implicite :

2 2

2 y R

x

Ils vérifient donc l’équation dite « paramétrique » suivante (le paramètre est en fait θ).

sin cos R y

R x

Exercice : Ecrire l’équation paramétrique d’un cercle centré sur un point quelconque du plan M

x y

θ

(9)

3 Equation paramétrée d’une ellipse centrée

Si a et b sont respectivement les demis grands axes horizontal et vertical, l’équation de l’ellipse centrée est alors de la forme :

sin cos b y

a x

4 Application

On se donne un mouvement elliptique dans le plan, de la forme :

t b t y

t a t x

sin ) (

cos ) (

 Calculer le vecteur vitesse

Comment le vecteur vitesse est il orienté par rapport à l’ellipse ?

 Déduire de ce raisonnement le vecteur normé tangent à une ellipse quelconque.

5 Valeurs approchées

Pour x petit (c'est-à-dire inférieur à 0.1 environ en valeur absolue), on a les relations :

x x x x

x x

) tan(

1 2 ) cos(

) sin(

2

6 Equations différentielles

Théorème : les fonctions sinus et cosinus sont solutions de l’équation différentielle du second ordre :

)

2 (

2

x dx f

f d

Corollaire : les fonctions sin(ωx) et cos(ωx) sont solutions de l’équation différentielle du second ordre :

)

2 (

2 2

x f dx

f d

(10)

Chapitre 2 : Fonctions logarithme et exponentielle

1 Fonction logarithme népérien

Théorème : la fonction f(x)=1/x admet une primitive sur R*+, l’ensemble des réels strictement positifs, et qui soit nulle pour x=1. Cette primitive est unique et est notée ln(x).

Corollaire1 :

) 0 (

) ln(

1 ) ln(

1

x

t x dt

x dx

x d

x

Corollaire 2 : La primitive de 1/x pour x négatif est ln(x). Par conséquent, la primitive de 1/x, pour x non nul dans R, est lnx

Courbe représentative de la fonction logarithme népérien

2 Propriétés élémentaires

On montre assez aisément les propriétés suivantes, qui sont à connaître par cœur.

0 ) 0 lim ln(

) ln(

lim ) ln(

lim

0









n

x x x

x

x n x x

La fonction logarithme népérien est strictement croissante sur ]0,[ et est à valeurs dans [

, ]

(11)

Logarithme du produit

Considérons x et a deux réels positifs.

Soit

) ln(

)

(x ax

f

Par dérivation

x ax x a

f 1

)

(

Par conséquent, la fonction f et la fonction logarithme ayant la même dérivée, elles diffèrent d’une constante C.

C x ax)ln( ) ln(

Cette relation est vraie pour tout x, en particulier pour x=1, d’où : C

C a)ln(1) ln(

et donc

) ln(

) ln(

)

ln(ax x a

On déduit immédiatement :

) ln(

) ln(

ln a x

x

a

Exercice : le démontrer à partir de la formule précédente

Théorème : La fonction logarithme népérien est la seule et unique fonction continue f qui vérifie f(ab)=f(a)+f(b) et f(1)=0.

3 Existence du nombre e

Théorème : Il existe un nombre unique noté « e », base des logarithmes népériens, qui vérifie ln(e)=1.

Ceci se démontre par exemple en utilisant le fait que la fonction est strictement croissante et continue (paragraphe 2).

4 Dérivation et intégration logarithmique Soit

) ( ln )

(x f x

G

On déduit, par dérivation de fonctions composées :

) (

) ) (

( f x

x x f

G

Cette expression particulière est appelée la dérivée logarithmique de f.

(12)

L’intérêt de cette relation est de pouvoir calculer certaines primitives. Par exemple, soit :

3 2

) 1

( x

x x

g

On peut écrire :

c x dt

t g x

x f

x f

x f x x x

x x g

3

3 3 2 3

2

2ln ) 1 ( )

(

) (

) ( 3 1 1

3 3 1 1

) (

où c est une constante d’intégration.

Remarque : ne jamais oublier la valeur absolue.

5 Fonction exponentielle

Définition : la fonction exponentielle est la fonction réciproque de la fonction logarithme.

Propriété fondamentale :

) exp(

) exp(

)) exp(ln(

) exp(

) ln(

) ln(

) ) ln(

ln(

)

ln( x y a b ab x y ab ab x y

b y

a

x

Par définition : exp(1) =e

On déduit immédiatement que exp(n)=en pour n entier, et, de manière générale, on a, pour tout x réel :

ex

x) exp(

Corollaire :

 

a b

ab a

e e ab

a e

) exp(

) ln(

6 Logarithme de base quelconque :

Soit b un réel positif, on peut écrire





ln()

) ln(

) ln(

) ln(

) ln(

) exp ln(

) )ln(

ln(

exp ))

exp(ln( b

x

b b b

b x x

x x b

Par définition, on pose

) ln(

) ) ln(

(

log b

x x

b

qui est le logarithme à base b de x.

(13)

7 Propriétés élémentaires de la fonction exponentielle

On montre assez aisément les propriétés suivantes, qui sont à connaître par cœur.

exp( )

0

lim

) lim exp(

0 ) exp(

lim

) exp(

lim













x x

x x x x

n x x n x x

La fonction exponentielle est strictement croissante sur],[ et est à valeurs dans [

, 0 ] 

Les courbes représentatives de l’exponentielle sont symétriques par rapport à la diagonale principale, ainsi qu’on le voit sur la figure ci-dessous.

Exponentielle et logarithme (l’exponentielle est la courbe supérieure).

8 Valeurs approchées

Pour x petit, on a les relations :

x x

x x

1 ) exp(

) 1 ln(

(14)

9 Dérivation de la fonction exponentielle

L’exponentielle étant la fonction réciproque du logarithme, sa dérivée vient directement de l’expression de la dérivée des fonctions composées.

   

exp( ) exp( ) exp( )

) exp(

1 1 ) exp(

ln )

exp(

ln x x

dx x d

dx d x x

dx x d

x

10 Application : désintégration radioactive, équations différentielles

Un ensemble de N atomes se désintègre. Pour un intervalle de temps dt aussi petit que l’on veut, le nombre d’atomes se désintégrant est proportionnel à N et à dt. La variation dN du nombre d’atomes est donc :

Ndt dN où σ est une constante qui dépend du corps étudié.

Par conséquent

dt N dN

Dont une solution est N N0et, où N0 est le nombre d’atomes initial.

Théorème : l’équation différentielle y’+ay=0, avec a constant, a pour solutionyy0eatoù y0

est la valeur prise par y pour t=0.

(15)

Chapitre 3 Trigonométrie hyperbolique

La trigonométrie hyperbolique est analogue en bien des points à la trigonométrie usuelle.

Nous en verrons plus précisément le rapport dans le cours sur les nombres complexes.

1 Définitions

On définit respectivement le cosinus, le sinus et la tangente hyperboliques par :

x x

x x x x

x x

e e

e e x ch

x x sh th

e x e

sh

e x e

ch

) (

) ) ( (

) 2 (

) 2 (

Les courbes représentatives sont données ci-dessous, paragraphe 2.

2 Propriétés fondamentales :

Propriété fondamentale :

1 ) ( )

( 2

2 x sh x ch

Exercice : le démontrer

 Les fonctions sont définies sur R tout entier.

A +∞ et à -∞, le cosinus hyperbolique se comporte comme 2 ex

A +∞, le sinus hyperbolique se comporte comme 2 ex

 A -∞, le sinus hyperbolique se comporte comme 2 ex

 La tangente hyperbolique admet deux valeurs asymptotiques à + et -∞, et qui sont respectivement -1 et 1.

 Pour x petit, on a les approximations :

1 2 ) cosh(

) tanh(

) sinh(

x2

x

x x x

Les dérivées s’obtiennent immédiatement en sachant dériver l’exponentielle :

(16)

x x th

ch x

ch x sh x x ch dxth

d

x ch x dxsh

d

x sh x dxch

d

2 2

2 2 2

1 1 )

(

) ( ) (

) ( ) (

Fonctions cosinus, sinus et tangente hyperboliques (de gauche à droite).

3 Equations différentielles

Théorème : les fonctions sinus et cosinus hyperboliques sont solutions de l’équation différentielle du second ordre :

)

2 (

2

x f dx

f

d

Corollaire : les fonctions sh(ωx) et ch(ωx) sont solutions de l’équation différentielle du second ordre :

)

2 (

2 2

x f dx

f d

4 Formules usuelles

Elles sont similaires à celles de la trigonométrie circulaire. Nous donnerons simplement les quelques formules suivantes, à connaître par coeur :

shx x

sh

chx x ch

) (

) (

thxthy thy y thx

x th

chxshy shxchy

y x sh

shxshy chxchy

y x ch

) 1 (

) (

) (

(17)

shxchx x

sh

x ch x sh x ch x ch

2 ) 2 (

1 2

) 2

( 2 2 2

5 Fonctions réciproques

5.1 Argument cosinus hyperbolique On considère l’équation où y est l’inconnue :

) 2 (

y

y e

y e ch x

Cette équation admet deux solutions opposées (voir l’allure de la courbe) si et seulement si x≥1. Si x<1, elle n’admet pas de solutions. Pour x=1, il y a une seule solution.

On pose

1 0 1 2

2 2

x x Y

xY Y

e

Y y

la solution correspondant à y>0 est alors :





1 ln

1

2 2

x x y

x x Y

On définit donc :





ln 1

) (

argch x x x2

5.2 Argument sinus hyperbolique De même, on considère l’équation :

) 2 (

y

y e

y e sh x

Cette équation admet toujours une solution. Par le même raisonnement que précédemment, on trouve :





ln x x2 1 y

On définit :





ln 1

) (

argsh x x x2

(18)

5.3 Argument cosinus hyperbolique

Enfin, l’équation x=th(y) admet une solution unique si et seulement si -1<x<1.

On trouve directement :





x y x

1 ln 1 2 1

On définit alors :





x x x

th 1

ln 1 2 ) 1 ( arg

Exercice : le démontrer à partir de l’expression de la tangente hyperbolique

6 Dérivation des fonctions réciproques

La dérivation directe des formules données ci-dessus donne immédiatement :

2 2 2

1 ) 1 ( arg

1 ) 1

( arg

1 ) 1

( arg

x x

dx th d

x x dx sh

d

x x dx ch

d

Exercice : le démontrer.

7 Paramétrisation d’une hyperbole

Nous admettrons ce résultat sans démonstration.

L’équation paramétrique

bsh y

ach x

est l’équation d’une hyperbole.

On en déduit la forme implicite :

2 1

2 2

2

b y a x

(19)

Chapitre 4 : Nombres complexes

Note importante : Conformément aux usages de la physique et notamment de l’électricité, nous noterons « j » le nombre imaginaire pur, et pas « i » comme il est d’usage en mathématiques.

1 Introduction

On trouve parfois (souvent) dans les ouvrages de terminale ou assimilé des expressions sans justifications du type :

 Il existe un nombre dont le carré est -1

 Les nombres complexes sont essentiellement de la géométrie

Ces deux assertions sont totalement fausses ou stupides. En fait, on construit un ensemble de nombres où les carrés peuvent être négatifs. Cet ensemble, C, est équivalent au plan, muni d’opérations spéciales. Et les nombres complexes servent essentiellement à tout autre chose que la géométrie.

2 Définition

On considère le plan. Le point M de coordonnées (x,y) représente par définition un nombre complexe z. On dit que z est l’affixe de M.

A partir d’un point z1 de coordonnées (x1,y1) et d’un point z2 de coordonnées (x2, y2), on construit z3 de coordonnées (x1x2 y1y2,x1y2 x2y1).

Cette opération s’appelle la multiplication complexe et est notée :

2 1 3 z z z On notera de façon générale :

jy x z

Propriété : les nombres complexes de partie imaginaire nulle correspondent de manière biunivoque aux nombres réels. On les y assimilera donc.

Conséquence : Selon cette convention, le nombre complexe j2 ayant une partie imaginaire nulle et une partie réelle égale à -1 sera donc considéré égal à -1.

3 Module et argument

Si l’on travaille en coordonnées polaires, les parties réelle et imaginaire du nombre complexe z=x+jy peuvent s’écrire :

cos sin

sin cos

) Re(

) Re(

j y z

x

z y z x

encore ou et

avec

)

2 arg(

z y

z

x2 et

(20)

Les nombres et θ sont respectivement le module et l’argument de z. le module de z se note habituellement |z|.

Propriété : l’ensemble des nombres complexes de module 1 est le cercle unité.

4 Addition

La somme de deux nombres complexes s’obtient en ajoutant respectivement les parties réelles et les parties imaginaires.

L’opposé d’un nombre complexe s’obtient en prenant l’opposé des parties réelle et imaginaire.

5 Multiplication

ax by jay bx

jb a jy

x )( )

(

Inverse d’un nombre complexe :

2 2 2

) Im(

Im 1

) Re(

Re 1 1 1

z z z

z z z

z jy x jy x z

jy x z

Addition et multiplication sont commutatives.

Nombre complexe conjugué ;

Par définition, le nombre complexe zconjugué de z, est défini par :

jy x z jy x

z

On a immédiatement les propriétés suivantes :

j j

z z z

z z z

z z z z

/ 1

1

2 2

2 1 ____

2 1

(21)

5 Interprétations géométriques. Formule de Moivre

Propriété 1 : La multiplication par j correspond à une rotation d’angle π/2

Propriété 2 : La multiplication par un complexe de module 1 et d’argument θ correspond à une rotation d’angle θ.

Formule de Moivre

La propriété 2 indiquée ci-dessus signifie que l’élévation à la puissance « n » d’un complexe de module 1 correspond à une rotation d’angle n θ du point d’affixe 1.

Par conséquent (formule de Moivre) :

cos jsin

n cos(n) jsin(n)

Corollaire : Module et argument du produit et du rapport

cos 1 sin 1

2

cos 2 sin 2

1 2

cos( 1 2) sin( 1 2)

1

j j j

 

  

cos( ) sin( )

sin cos

sin cos

2 1 2

1 2

1 2

2 2

1 1

1

j

j j

Application : ces formules permettent de trouver toutes les formules usuelles de la trigonométrie.

Exercice : calculer cos(3 θ)

Module et argument de zn

L’application directe de la formule de Moivre donne immédiatement les deux relations :

 

arg( )

arg z n z

z z

n n n

Exercice : Calculer

1 j 3

24

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