• Aucun résultat trouvé

Endomorphismes symétriques

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Endomorphismes symétriques"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

ECS2 Lycée Louis Pergaud

Endomorphismes symétriques

TD18

Endomorphismes symétriques

Exercice 18.1 (F)

On munit l’espaceR3 du produit scalaire canonique et on considère l’endomorphisme f de R3 défini, pour tout vecteurx= (x1, x2, x3) de R3 par :

f(x) = (3x1+x2+x3, x1+ 3x2+x3, x1+x2+ 3x3). Montrer que l’endomorphisme f est symétrique.

Exercice 18.2 (F)

Dans R3 muni du produit scalaire canonique, on considère l’endomorphisme f dont la matrice rela- tivement à la base canonique de R3 est A=

1/2 0 −1/2

0 0 0

−1/2 0 1/2

.

Montrer quef est la projection orthogonale sur un sous-espace de R3 que l’on déterminera.

Exercice 18.3 (FF - Structure des endomorphismes symétriques - ) On note S l’ensemble des endomorphismes symétriques de E.

1. Montrer queS est un sous-espace vectoriel deL(E).

2. Soit (f, g) un couple d’éléments de S.

Montrer quefg∈S si et seulement sif etg commutent.

3. Soit f ∈S. Montrer que pour toutn∈N,fn∈S puis que pour tout P ∈R[X],P(f)∈S.

Exercice 18.4 (FF)

Soitf ∈L(E). On suppose quef est symétrique. Montrer que Ker(f) et Im(f) sont supplémentaires orthogonaux dansE.

Réduction des endomorphismes symétriques

Exercice 18.5 (F) Soit la matriceA=

2 2 −2

2 5 −4

−2 −4 5

∈M3(R).

1. Montrer queA est diagonalisable.

2. Déterminer le rang deA−I3. En déduire que 1 est valeur propre deAet déterminer dim(E1(A)).

En déduire les autres valeurs propres deA.

3. Déterminer une base des sous-espaces propres deA.

4. Déterminer une matrice orthogonaleP et une matrice diagonaleD telles queA=P DtP.

1

(2)

ECS2 Lycée Louis Pergaud

Exercice 18.6 (F)

Pour chacune des matrices symétriques suivantes, déterminerDdiagonale etP orthogonale telles que A=P D tP :

A= 4 3 3 −4

!

; A=

3 2 4 2 0 2 4 2 3

; A=

−1 0 2

0 1 2

2 2 0

.

Exercice 18.7 (FF)

1. Montrer qu’on définit un produit scalaireh·,·i surE =R3[X] en posant :

∀(P, Q)∈E2, hP, Qi=Z 1

−1

P(t)Q(t)dt.

2. On définitf :PE 7→2XP0+ (X2−1)P00. Montrer quef ∈L(E).

3. Montrer que : ∀P, Q∈R3[X],hf(P), Qi=− Z 1

−1P0(t)Q0(t)(t2−1)dt.

En déduire quef est symétrique. f est-il diagonalisable ? 4. Déterminer le spectre def. f est-il un automorphisme ? 5. Déterminer une base orthonormée de vecteurs propres de f.

Exercice 18.8 (FF - D’après EM Lyon 2013)

Soit X ∈Mn,1(R) avec kXk= 1, et soitS =X tX. On munit Mn(R) du produit scalaire hM, Ni= Tr(tM N).

1. Montrer queS est symétrique et vérifieS2 =S.

2. Soit Φ : Mn(R) → Mn(R) défini par Φ(M) = SM. Vérifier que Φ est un endomorphisme symétrique de Mn(R).

3. Montrer que Φ2 = Φ. Que dire des valeurs propres de Φ ?

4. Montrer que Ker(Φ) et Ker(Φ−IdMn(R)) sont supplémentaires orthogonaux dansMn(R).

Exercice 18.9 (FF)

Soit A ∈Mn(R) une matrice symétrique. On suppose qu’il existek ∈N tel que Ak = In. Montrer queA2=In.

Exercice 18.10 (FF)

Soit A= (ai,j)∈Sn(R), et soient λ1, . . . , λp les valeurs propres distinctes deA. Montrer que :

n

X

i=1 n

X

j=1

a2i,j =

p

X

i=1

λ2i dim(Eλi(A)).

Exercice 18.11 (FF - )

Soit A∈Mn(R), et soit B= tAA. On munit Mn,1(R) de son produit scalaire canonique.

1. Montrer queB est symétrique et que B= 0⇔A= 0.

2

(3)

ECS2 Lycée Louis Pergaud

2. Soitλ∈Spec(B) etXun vecteur propre deBassocié àλ. En calculant de deux façonshBX, Xi, montrer que λ≥0.

3. Montrer queE0(A) =E0(B) et en déduire que rg(B) = rg(A).

Exercice 18.12 (FFF)

On munit Rn de son produit scalaire canonique, et on considère (u1, . . . , up) une famille libre deRn, avec pn. On définit une applicationf :Rn→Rn parf(x) =

p

X

i=1

hx, uiiui pour toutx∈Rn. 1. Montrer quef est un endomorphisme symétrique, et déterminer son noyau et son image.

2. On suppose à présent que p=n.

(a) Montrer que les valeurs propres def sont toutes strictement positives.

(b) Montrer qu’il existe un endomorphisme symétriqueg, dont toutes les valeurs propres sont strictement positives, et tel que g2 =f−1.

(c) Établir que (g(u1), . . . , g(un)) est une base orthonormée deE.

Exercice 18.13 (FFF - QSP ESCP 2015) Soit Aune matrice de Mn(R) telle que tAA=A tA.

On suppose qu’il existe p∈N tel queAp= 0. Montrer que A= 0.

Exercice 18.14 (FFFF - Endomorphismes antisymétriques - HEC 2017 - ) Soit E un espace euclidien de dimensionn≥1 muni d’un produit scalaire notéh·,·i.

Dans tout l’exercice, on considère un endomorphismeϕde E antisymétrique, c’est-à-dire tel que :

∀(x, y)∈E2, hx, ϕ(y)i=−hϕ(x), yi.

1. Établir les propriétés suivantes :

(a) Pour toutxE, on a : hx, ϕ(x)i= 0.

(b) Im(ϕ) = Ker(ϕ).

(c) SoitF un sous-espace vectoriel deE. Montrer que siF est stable parϕ, alorsFest stable parϕ.

(d) Ker(ϕ) = Ker(ϕ2), oùϕ2 =ϕϕ.

(e) Le spectre deϕest soit vide, soit réduit à{0}.

2. Montrer que toutes les valeurs propres deϕ2 sont négatives ou nulles.

3. Soit :

F un sous-espace vectoriel de E de dimensionp≥2,

α un réel strictement positif,

uun endomorphisme antisymétrique deFtel queu2 =−α2IdF, où IdF est l’endomorphisme identité deF.

(a) On suppose que p= 2. Établir l’existence d’une base orthonormale de F dans laquelle la matriceAα de uest donnée par : Aα= 0 −α

α 0

! .

3

(4)

ECS2 Lycée Louis Pergaud

(b) À l’aide d’un raisonnement par récurrence surp, montrer qu’il existe une base orthonormale de F dans laquelle la matriceBα de u est de la forme :

Bα =

Aα (0) . . . (0) (0) Aα ... ...

... ... ... (0) (0) . . . (0) Aα

.

Formes quadratiques

Exercice 18.15 (F)

1. Déterminer les formes quadratiques q1 etq2 associées aux matrices suivantes :

A= 2 1 1 2

!

; B =

1 −1 −1

−1 2 0

−1 0 2

.

2. Déterminer la matrice dont proviennent les formes quadratiques suivantes :

q3((x, y, z)) = 2xy+ 2xz+ 2yz; q4((x, y, z)) =x2+ 2y2+ 2z2+ 2xyyz.

3. Déterminer le signe des 4 formes quadratiques précédentes.

Exercice 18.16 (FF - Quotients de Rayleigh - )

Soit E un espace euclidien et f un endomorphisme symétrique de E. Soit λ la plus petite valeur propre de f etµla plus grande valeur propre.

1. Montrer que pour toutxE\ {0E}, on a : λ≤ hf(x), xi kxk2µ. 2. En déduire que :

λ= min

x6=0

hf(x), xi

kxk2 et queµ= max

x6=0

hf(x), xi kxk2 .

3. Dans le cas oùfest l’endomorphisme deMn,1(R) canoniquement associé à une matrice symétrique A∈Mn(R), quel résultat de cours retrouve-t-on ?

Exercice 18.17 (FFF - Matrices symétriques définies positives - )

On dit qu’une matrice symétrique M de Mn(R) est définie positive si pour tout X ∈ Mn,1(R) non nul, on a qM(X) = tXM X >0.

1. Soit L∈Mn(R) inversible. Montrer que M = tLLest une matrice symétrique définie positive.

2. Soit M ∈Mn(R) une matrice symétrique.

(a) Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes : (i) M est définie positive.

(ii) Les valeurs propres deM sont strictement positives.

(iii) Il existe une matrice orthogonaleP et une matrice diagonaleDà coefficients diagonaux strictement positifs telles queM = tP DP.

(iv) Il existe une matrice symétrique et inversible L∈Mn(R) telle que M =L2. (b) Montrer qu’il existeP ∈Rn−1[X] tel queL=P(M).

4

Références

Documents relatifs

[r]

[r]

∗ Endomorphismes symétriques : théorème spectral : tout endomorphisme symétrique est diagonalisable dans une base orthonormée. Cas des matrices

Dans cet exercice, on précise les liens entre l'opérateur proximal et la régularisation de Moreau-Yosida.. (1) (Indication : raisonner par équivalence en partant de la dénition

Alors A est diagonalisable et il existe une base orthonormée de M n,1 (R) (muni de son produit scalaire canonique) constituée de vecteurs propres de A.. Déterminer le spectre

Les résultats d'Olshanskii se généralisent naturellement aux espaces symétriques de type hermitien, (voir [H0091], J. L'espace de Hardy H^CE.) possède un noyau reproduisant,

perturbations des sous-espaces invariants associés aux plus grandes valeurs propres présente plus d'intérêt car les bornes exprimées en fonction des valeurs propres de

Le coefficient de chaque groupe est le même tlans l'ensemble de termes négatifs et dans celui de termes positifs, il est égal à - ; d'ailleurs chaque groupe ( sauf le groupe composé