APPEL A REFUSER LE CHANGEMENT DE DISCIPLINE
En juin dernier, le ministère a adressé une circulaire aux Recteurs leur indiquant qu’il fallait organiser le
changement de discipline de l’ensemble des collègues de STI, suite à la mise en place de la réforme STI2D, et ce, pour le 15 octobre 2012.
Le SNES a immédiatement réagi au niveau national (lettre à Vincent Peillon du 10 juillet et à l’Association des Régions de France) mais a reçu une fin de non-recevoir de la part du ministère lors du dernier CTM.
Plus de détails sur le site national du SNES :
Situation des professeurs de STI et circulaire du 27 juin 2012
CTM du 19 juillet : Changement de discipline des professeurs de STI
Le Recteur de l’académie de Nantes vient d’adresser un courrier aux chefs d’établissement daté du 11
septembre, dans lequel il fait référence à une lettre envoyée tous les enseignants de STI qui demande à chacun de préciser (pour le 21 septembre) la discipline dans laquelle il souhaite être dorénavant affecté ; il est demandé aux chefs d’établissement de remonter les propositions de changement de discipline de tous les enseignants de STI pour le 25 septembre.
Vous auriez la possibilité de formuler 4 ou 5 choix : une des 3 ou 4 spécialités prévue dans la circulaire du ministère, suivant que vous êtes agrégé ou certifié, ou la technologie collège dans le cas des seuls certifiés.
C’est inacceptable !
Statutairement, un changement de discipline ne peut s'effectuer qu'à la demande de l'enseignant ; il n'est ensuite pas possible de revenir en arrière. De fait, la circulaire précise que les corps d'inspection « valideront le choix effectué » ; dans ce cadre, les collègues doivent pouvoir garder la maîtrise de leur choix : opter ou non pour une nouvelle discipline.
Au delà de la perte de qualification, faire une demande de changement ne protège pas plus du risque de :
• subir une mesure de carte scolaire si la discipline choisie et validée ne correspond pas aux « besoins » de l'établissement ; ce serait le cas par exemple d'un enseignant versé en SII-AC dans un lycée sans formation dans cette discipline,
• se retrouver alors à temps plein en technologie-collège,
• se voir exclus du « post-bac »...
Le gouvernement par l’intermédiaire du ministre de l’éducation nationale entend écrire une nouvelle loi d’orientation pour l’école.
Nous pensons donc qu’il n’y a pas urgence à organiser un changement de discipline car, par cette mesure, le ministère entérinerait de manière quasi définitive la réforme Chatel-STI2D, alors que sa mise en place n’est pas terminée et que tous, enseignants, parents, élèves, s'inquiètent déjà de l'absence de perspectives et des conséquences en termes d'effectifs et de formation des jeunes. L’objectif de ré-industrialisation du pays demanderait une toute autre ambition pour cette série, en réaffirmant des spécialités autour des grands champs de l’activité économique de production, en respectant les spécialités des enseignants, en organisant les enseignements à partir de leurs disciplines de recrutement – y compris pour les enseignements transversaux et en maintenant le potentiel pédagogique des établissements (comme cela a été rappelé par le SNES académique, s’agissant notamment des machines conventionnelles, au recteur, comme aux élus régionaux, par courrier et lors de la visite récente de Jacques Auxiette au lycée de Sablé).
Nous restons fermement opposés à la réforme STI2D et sommes porteurs d’une autre réforme pour la voie technologique (http://www.snes.edu/Voie-technologique-les.html).
Le SNES de l’académie de Nantes s’adresse en urgence au Recteur et aux IPR pour protester à nouveau contre cette initiative et demander son retrait.
Le SNES de l’académie de Nantes vous appelle à refuser collectivement ce changement forcé de discipline.
Nous vous appelons donc à :
• ne pas remplir le formulaire de changement de discipline ;
•
compléter la lettre type individuelle (télécharger le modèle) ;•
compléter la lettre collective avec vos collègues (télécharger le modèle) ;•
transmettre ces lettres au rectorat par voie hiérarchique et à nous en adresser une copie à [email protected] ;• diffuser à tous vos collègues ces informations ;
• nous tenir également au courant, pour intervention, de toute tentative d’intimidation qui serait exercée sur vous à cette occasion.
La section académique du SNES-FSU