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Problème I.
Dans tout le problème, on confondra un polynôme à coecients réels avec la fonction polynomiale dénie dansRqui lui est associée.
Partie I. Irrationnalité deem
Dans cette partie, on admet que pour tout entier natureln, il existe des polynômes An etBn à coecients dansZet de degré inférieur ou égal àndénissant une fonctionfn
∀x∈R : fn(x) =An(x) +Bn(x)ex telle que :
∀k∈ {0,· · ·, n} : fn(k)(0) = 0
∀x∈R : fn(n+1)(x) =xnex
1. Calculer des polynômesAn etBn satisfaisant aux conditions pournégal à 1 ou 2.
2. a. Calculer, à l'aide de la formule de Leibniz, la dérivéen+ 1ème de la fonction x→ x2n+1ex
(n+ 1)!
Montrer que le coecient dexnexest un entier à préciser.
b. Montrer que :
∀x >0 : 0< fn(x)< x2n+1ex (n+ 1)!
(on pourra utiliser des tableaux de variations et des dérivations successives) 3. Soitm un entier naturel non nul, on suppose qu'il existe un entier qnon nul tel que
qemsoit entier. Montrer que pour tous les entiersn: qfn(m)∈Z
En déduire une contradiction et conclure.
Partie II. Généralisation de la formule du binôme.
Pour tout couple(m, k)∈Z×N, on dénit des nombrescm,k par les relations ∀m∈Z : cm,0= 1
∀k≥1 : c0,k= 0
et
∀k≥1 : cm,k=cm−1,k+cm−1,k−1
1. Former le tableau descm,k avecmcomme numéro de la ligne etkcomme numéro de la colonne pourmentre−4 et+4et kentre0et 4.
Formulez des remarques intéressantes relativement à ces coecients.
2. On considère un anneauAdont le neutre additif est noté0A et le neutre multiplicatif (élément unité) est noté i. Cet anneau A contient un élémentd (dit nilpotent) pour lequel il existe un entiern≥1 tel que
dn+1= 0A
a. Calculer
n
X
k=0
c−1,kdk
! (i+d) En déduire quei+dest un élément inversible deA. b. Montrer que pour toutm∈Z:
(i+d)m=
n
X
k=0
cm,kdk
Partie III. Existence de An etBn.
On désigne par Rn[X] l'espace des polynômes à coecients réels et dont le degré est inférieur ou égal à n. On considère l'anneau des endomorphismes de Rn[X]. On rappelle que, dans cet anneau, la loi multiplicative est la composition◦ des endomorphismes.
L'unité est l'application linéaire identité notée icii:
i: (
Rn[X]→Rn[X] P →P
L'élément nilpotent considéré est la dérivation notée icid:
d: (
Rn[X]→ Rn[X]
P → P0
1. Montrer quei+dest un automorphisme deRn[X].
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2. Pour tout entiernon pose :
Bn= (i+d)−(n+1)(Xn)
et on dénit la fonctionβn par :
∀x∈R : βn(x) =Bn(x)ex
a. Préciser, à l'aide d'une puissance dei+dla dérivéemième deβn pour un entier naturelmquelconque. Que se passe-t-il pourm=n+ 1?
b. Pourm∈ {0,· · · , n}, montrer que β(m)n (0)
m! ∈Z Conclure.
Problème II.
Dans ce problème,aet bsont deux réels tels quea < b etI= [a, b].
Partie I. théorème du point xe
Soitg:I→Iune fonctionk-lipschitzienne aveck∈[0,1[. 1. a. (Question de cours) Montrer quegest continue surI.
b. Montrer que l'équationg(x) =xpossède une solution et une seule dans le segment I. On noteraαcette solution.
2. Soitu∈I et (xn)n∈N la suite réelle dénie par :
x0=u et ∀n∈N :xn+1=g(xn) a. Montrer que :
∀n∈N, |xn−α| ≤kn|u−α|
En déduire que(xn)n∈Nconverge vers un réel à préciser.
b. Établir que :
∀(n, p)∈N2, |xn+p−xn| ≤ 1−kp
1−k |xn+1−xn|
c. En déduire que :
∀n∈N, |xn−α| ≤ kn
1−k|x1−x0|.
3. On suppose quegest dérivable enα. a. Établir que|g0(α)| ≤k.
b. Avec les notations de la question2, montrer que, (∀n∈N, xn 6=α)⇒
xn+1−α xn−α
n∈N
→g0(α)
Partie II. Méthode de Newton
Soitf une fonction deI dansRde classeC2 et telle que : f(a)<0, f(b)>0, ∀x∈I, f0(x)>0 On s'intéresse ici à la résolution de l'équationf(x) = 0d'inconnuex∈I.
1. a. Montrer que cette équation possède une unique solution dans]a, b[. Cette solution sera notéeα.
b. Soitx0∈I. Déterminer l'abscisse du point d'intersection de l'axe des abscisses et de la tangente àf enx0.
2. On dénit la fonctiong par :
g:
I→R x7→x− f(x)
f0(x) a. Justier queg est de classeC1.
b. Calculerg(α)etg0(α).
3. Dans cette question seulement,f0 est décroissante.
a. Dessiner le graphe d'une fonctionf vériant toutes ces conditions.
b. Montrer que, l'intervalle[a, α]est stable par g. En déduire que l'on peut dénir une suite(xn)n∈N par :
x0=a et ∀n∈N, xn+1=g(xn).
c. Montrer que (xn)n∈N converge versα.
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4. On revient au cas général.
a. Justier qu'il existeh >0tel que, en notantJ = [α−h, α+h], on ait :
∀x∈J, |g0(x)|<1 b. Établir que :∀x∈J, g(x)∈J.
c. Justier qu'il existek∈[0,1[tel que gsoit k-lipschitzienne surJ. d. En déduire que, pour toutu∈J, la suite(xn)n∈Ndénie par
x0=u et ∀n∈N, xn+1=g(xn) converge versα.
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