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aux Eplatures près de la Chaux-de-Fonds

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pa Bibliothèque dD Collège, Chaux-de-Fonds

Cinquième année. — N0 81 P r i x du n u m é r o IO c e n t i m e s

Les consulats suisses a l'étranger reçoivent le journal.

Mercredi 7 Octobre 1891.

B u r e a u x : R u e N e u v e , 1 9

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O r g n n e d « l a S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e d e s i n d u s t r i e s d u J u r a , d e s C h a m b r e s d e c o m m e r c e , d e s B u r e a u x d e c o n t r ô l e e t d e s S y n d i c a t s i n d u s t r i e l s .

Projet de statuts pour un syndicat des patrons monteurs de boites suisses

élaboré par M. Châtelain, ex-contrôleur du syndicat des patrons monteurs de boîtes

d'argent.

Quelques journaux de la région horlo- gère ont publié, sur ce projet, des articles pour la plupart identiques, dans lesquels nous avons cherché en vain un examen critique dans le sens exact du mot; sur la demande que nous adresse l'auteur du projet, nous allons en faire une brève analyse.

Tout d'abord nous constatons qu'il est inspiré par le sincère désir d'aider à un nouveau groupement des industriels boî- tiers, en tenant compte des expériences faites ; nous ne pouvons qu'applaudir à cette excellente intention. Ceci dit, on nous permettra de formuler quelques observations. A tout seigneur tout hon- neur; commençons par la question finan- cière qui, comme on le sait, joue un très grand rôle dans les syndicats.

Les ressources du syndicat seraient fournies par les cotisations des membres actifs et passifs et par des subventions de la Confédération, des cantons et des bu- reaux de contrôle. A notre avis, l'espé- rance de subventions fédérales et canto- nales est une pure illusion. Pour ne parler que de la Confédération — et nous pensons que le même raisonnement pourra s'appliquer aux cantons — on comprend aisément que la caisse fédérale ne peut entrer dans la voie d'une sub- vention, sans être entraînée à subven- tionner tous les autres groupements, au nombre de plusieurs milliers, industriels, professionnels, agricoles ou autres, qui feraient appel à ses ressources en invo- quant leur caractère réel au nom d'en- treprises d'utilité publique. Ce serait s'en- gager dans une voie dont on ne peut

prévoir l'issue et faire un saut dans l'in- connu; en matière de finances, ce n'est pas d'une bonne administration. Et puis, en admettant même que la Confédération se montrât disposée à alimenter les res- sources d'institutions privées, comme ce serait le cas ici, il va de soi qu'elle ne pourrait logiquement .le faire qu'autant que ces institutions auraji&nt témoigné de leur vitalité et de leur utilité.

D'après le titre même du projet, il s'agirait de grouper les trois branches de l'industrie boîtière, — or, argent et au- tres métaux, — dans une seule organi- sation, ayant sa chambre syndicale de cinq membres — art. 13 — et son con- trôleur — art. If) —. Mais à la fin de l'art. 18, on indique que deux ou plu- sieurs groupes pourraient s'entendre sur le choix d'un inspecteur-contrôleur com- mun, puis, qu'en cas de fusion des divers groupes, des assemblées plénières décide- raient de toutes les affaires qui leur sont communes. Y aurait-il donc un contrô- leur du syndicat général et des contrô- leurs de groupes? et ces groupes, dési- gnés par « deux ou plusieurs », seraient- ils autre chose que les trois groupes or, argent et métal? Puis l'article 17 prévoit qu'il serait établi des assemblées géné- rales et des chambres syndicales patro- nales particulières à chacun des groupes travaillant l'or, l'argent et le métal. Il y a, dans tout cela, une contradiction, apparente du moins ; la question qui se pose est celle-ci :

Veut-on grouper — comme semble l'indiquer la première partie du projet — les trois branches de l'industrie boîtière sous l'égide d'un syndicat général; ou a-t-on voulu simplement présenter des statuts uniformes, acceptables pour cha- cun des trois groupes, s'organisant sépa-

rément et conservant leur autonomie, sous réserve de l'entente prévue à l'ar- ticle 16?

S'il s'agit d'un syndicat général, l'ar- ticle 2 contient une erreur, quand il ex- prime que Bienne, localité centrale de l'industrie boîtière, sera le siège de l'as- sociation; ceci est vrai si l'on parle de la boîte d'argent; mais il est hors de doute que le centre de la fabrication de la boîte d'or est à la Chaux-de-Fonds, et Bienne serait peut-être désignée par sa situation géographique. Par contre, s'il s'agit de trois syndicats distincts, dans le sens de l'article 17, il y aurait trois chambres syndicales ayant chacune son siège; le syn- dicat de la branche argent aurait tout naturellement son siégea Bienne, mais le syndicat de la branche or l'aurait non moins naturellement à la Chaux-de- Fonds.

Les articles qui parlent de l'inspecteur- contrôleur ou des inspecteurs-contrôleurs méritent qu'on s'y arrête. A l'article 13, on prévoit que le président de la chambre syndicale pourra également cumuler les fonctions d'inspecteur-contrôleur. Nous ne saisissons pas l'utilité que pourrait présenter un tel cumul de fonctions et nous n'y voyons que des inconvénients et des dangers.

D'après l'article 14, les fonctions de membre de la chambre syndicale sont honorifiques, tandis que l'inspecteur-con- trôleur est. au fond, un fonctionnaire rétribué et placé immédiatement sous les ordres de la chambre syndicale et plus particulièrement de son président, lequel président a la garde du cautionnement de 10,000 francs du contrôleur. De plus, l'irispecteur-contrôleur est révocable en tout temps s'il faillit à ses devoirs; il pourrait ainsi arriver que le président de

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la chambre syndicale soit dans le cas de devoir demander sa propre révocation comme inspecteur-contrôleur. Les deux fonctions de président et de contrôleur ne sont pas de celles qui peuvent être fusionnées; l'un est le chef du syndicat, l'autre en est l'employé rétribué; voilà pour l'inconvénient. Quant au danger, il résulte du trop grand pouvoir donné à un homme dans lequel s'incarnerait tout le syndicat, qui serait juge et partie dans sa propre cause et ne pourrait guère échap- per à la tentation assez naturelle d'ap- prouver, comme président tout ce qu'il accomplirait en sa qualité de contrôleur.

Ici, la séparation complète des pouvoirs s'impose.

Nous remarquons aussi que le contrô leur ne serait astreint qu'à une visite an- nuelle dans chaque établissement syndi- qué, « laquelle aurait, pour but essentiel de s'assurer si tous les établissements syndiqués tiennent régulièrement le mi- nimum de comptabilité prescrit et appli- quent rigoureusement les tarifs et les con- ditions de vente et d'escompte établis.

Pour une telle besogne, une seule visite annuelle nous paraît absolument insuffi- sante et un contrôle opéré dans de telles conditions ne serait qu'une mise en scène sans utilité réelle.

*

# *

Une heureuse innovation, — recom- mandée dans les articles que nous avons publiés avant l'apparition du projet, — est celle qui prévoit l'élaboration de tarifs différentiels en faveur des régions moins bien placées que d'autres au point de vue commercial. L'article 17 prévoit qu'il se- rait formé, à cet effet, des arrondisse- ments horlogers groupant les établisse- ments de même nature « dans le but d'équilibrer les avantages commerciaux par l'élaboration de tarifs différentiels. » Nous pensons que des tarifs différentiels pourraient être discutés et proposés par ces groupements spéciaux, mais qu'ils ne pourraient être mis en vigueur qu'après avoir été sanctionnés par l'assemblée gé- nérale du syndicat, seule compétente pour faire un examen d'ensemble de la ques- tion des tarifs.

* * *

Nous arrivons aux chambres syndicales mixtes, prévues pour chaque arrondisse- ment horloger, dont le fonctionnement et les attributions sont fixés par les art. 18 à 27 du projet. A notre avis, toute cette partie qui est intéressante parce qu'elle dit des relations à établir et des conflits à concilier entre patrons et ouvriers, n'est pas à sa place dans les statuts du syndicat patronal. Toutes les dispositions ayant trait aux rapports entre patrons et ouvriers n'ontde valeur qu'autant qu'elles sont admises par la Fédération ouvrière, puisque c'est, au fond, un contrat liant deux parties. L'institution des chambres syndicales mixtes nous paraît donc de-

LA FÉDÉRATION HORLuGERE S voir rentrei dans la catégorie des « con- ventions spéciales ou alliances avec d'au- tres associations ou syndicats industriels »

— et professionnels, pourrait-on ajouter, prévues à l'art. 13.

Les statuts d'un syndicat, qui sont à la base même de son organisation, doivent être modifiés le moins souvent possible;

tandis que des conventions spéciales d'un syndicat avec d'autres organisations pro- fessionnelles — qu'on ne peut désigner à l'avance — sont susceptibles de change- ments et peuvent, à un moment donné, et pour des causes diverses, être rompues sans que l'existence du syndicat qui les a conclues soit mise en péril; leur place n'est donc pas dans les statuts et, de même que la convention est spéciale, l'acte qui en détermine les conditions doit être spécial aussi.

On pourrait relever encore une omis- sion au chapitre qui traite des « modifi- cations des tarifs et de la cote ». Que chaque membre du syndicat soit tenu, à chaque changement de tarif ou de cote, d'envoyer au contrôleur l'état de ses mar- chés fermes, c'est fort bien ; mais il nous paraît nécessaire que toute modification, dans le sens d'une hausse ou d'une baisse, soit notifiée aux clients des membres du syndicat, soit aux fabricants d'horlogerie.

Jusqu'ici, lorsque le syndicat abaissait la cote de l'argent, le patron monteur de boîtes était autorisé à faire jouir la clien- tèle de cette baisse; tandis que, dans le cas d'une hausse, il devait la faire sup- porter au fabricant d'horlogerie. Il en ré- sultait, dans le premier cas, des différen- ces de traitement qui préjudiciaient les clients qui n'avaient pas réclamé d'être mis au bénéfice de la nouvelle cote, alors que d'autres, mieux informés, étaient traités plus favorablement.

Il paraît donc tout naturel et logique que la clientèle soit immédiatement in- formée des changements apportés aux tarifs de façon et à la cote de la matière première.

Nous pourrions encore relever quelques points de détail qui n'ont d'ailleurs qu'une minime importance; nous signalerons, pour terminer, qu'au chapitre qui traite des pénalités, il est prévu, à l'art. 26, que pour les contraventions dont l'amende maximum n'excède pas cent francs, « la chambre syndicale patronale statuera hors la présence du délinquant ». Cette procé- duresommaire n'est pas pour nous plaire et nous pensons, qu'en bonne justice, il ne faut condamner personne sans l'avoir entendu.

Telles sont, brièvement résumées, les critiques que nous avons à présenter sur le travail soumis à notre examen. Il y a, nous nous hâtons de le dire, beaucoup à prendre dans ce projet, qui ne s'écarte

d'ailleurs pas beaucoup, dans ses grandes lignes, des statuts qui régissaient l'ancien syndicat des patrons monteurs de boîtes d'argent. Sa publication, venant après les articles que quelques intéressés ont fait paraître, sur le même sujet, dans nos nu- méros des 23 et 26 septembre dernier, contribuera à attirer l'attention sur l'uti- lité de renouer le lien rompu par la dis- solution du syndicat des patrons mon- teurs de boîtes d'argent et inspirera peut- être, aux patrons de la branche or, le désir de se syndiquer à leur tour.

Le protectionnisme en Espagne L'Espagne se montre fort préoccupée en ce moment du renouvellement de ses traités decommerce qui expirent l'an prochain. Très atteinte par la dénonciation de son traité avec la France, et craignant de ne pouvoir réussir à surmonter les tendances protection- nistes qui prévalent aujourd'hui dans les Chambres françaises, elle fait les plus grands efforts pour assurera ses produits, à ses vins notamment, de nouveaux débouchés. On est si universellement convaincu, dans la Pénin- sule, de la nécessité de réussir, que les partis font trêve sur ce terrain.

Dans un discours, ou il a récemment ex- posé, à Santander, le programme du parti libéral, M. Sagasta a laissé clairement en- tendre qu'il ne chercherait pas provisoire- ment à créer des difficultés au Cabinet de M. Canovas, afin de lui permettre de trouver à la question douanière une solution satisfai- sante.

M. Gamazo, l'homme d'Eiat libéral le plus influent après l'ancien président du Conseil, a fait des déclarations dans le même sens.

Malgré cel i, les négociations engagées par le duc de Tétuan ne marchent qu'avec une extrême lenteur. Même en Portugal, elles se heurtent à des obstacles considérables. Soit que l'Angleterre désire se conserver, comme quelques personnes le prétendent, le mono- pole du marché portugais et contrecarre à Lisbonne les efforts du Cabinet espagnol, soit simplement que les protectionnistes portu- gais fassent preuve de la même intolérance que ceux de quelques autres nations, la résis- tance rencontrée par l'Espagne est si forte que l'on doute qu'une entente finisse par s'établir entre ces deux pays qui, tous deux cependant, ont un si grand besoin de recons- tituer leurs forces économiques. La Epoca elle-même, l'organe de M. Canovas, constate aujourd'hui que la conclusion du traité sera des plus difficiles.

NOUVELLES DIVERSES

P r é v i s i o n d e s r é c o l t é e . — L'Officiel de Paris publie sur l'état approximatif des récoltes en 1891, les chiffres éloquents qui suivent : Surfaces ensemencées : blés, 5 mil- lions 819,507 hectares ; méteil, 258,335 ; sei- gles, 1,494,714. Produit en grains : blés, 81,889,070 hectolitres; méteil, 3,636,992 ; seigles, 21,152,317.

F i n a n c é e a m é r i c a i n e s . — La dette publique a diminué de 25,504,790 dollars et le montant du Trésor s'élève à 741,668,200 dollars.

B u r e a u x , d ' o b s e r v a t i o n d e s m o n - t r e s d e p o c h e . — On sait que les écoles

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LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE 397

d'horlogerie de Bienne, Chaux-de-Fonds et Saint-Imier, ont créé des bureaux d'observa- tion pour les montres de bonne qualité. On travaille à l'élaboration d'un règlement com- mun, destiné à apporter une uniformité re- connue nécessaire dans la manière de procé- der aux observations.

l i e c o u r e d e l ' a r g e n t . — On apprend de source autorisée que la nouvelle lancée il y a quelques jours que la cote de l'argent allait subir une baisse considérable, serait de pure fantaisie.

V A R I É T É

Les journaux

Les feuilles qui se publient dans le monde entier. — Les feuilles tes plus répandues Le nombre de journaux publiés dans tous les pays du monde est évalué à 41,000, dont 24,000 paraissant en Europe.

L'Allemagne arrive en tête de la liste avec 5,500 ; viennent ensuite la France avec 4,100;

l'Angleterre avec 4,000; l'Autriche-Hongrie, 3,500; l'Italie, 1,400; l'Espagne, 850; la Rus- sie, 800, la Suisse, 450, et le reste s'applique au Portugal, aux paysscandinaveset aux pro- vinces balcaniques.

Les Etats-Unis possèdent 12,500 journaux, le Canada en a 700 et l'Australie égale- ment 700.

Sur les 300 feuilles périodiques publiées en Asie, le Japon seul figure pour 200. Il paraît 200 journaux en Afrique et 3 aux îles Sand- wich.

17,000 journaux se publient en langue an- glaise, 7,500 en allemand, 6.800 en français, 1,500 en espagnol et 1,500 en italien.

BIBLIOGRAPHIE

M. Etienne Oltramare, juge de paix de Ge- nève, a eu l'excellente idée de rédiger un Commentaire explicatif de la IJOÏ f é d é r a l e s u r l a p o u r s u i t e e t l a f a i l l i t e . L'ouvrage forme un volume de 230 pages ; en vente chez H. Georg, éditeur à Genève.

On sait que la nouvelle loi doit entrer en vigueur le lo r janvier prochain et que, d'autre part, elle modifie profondément dans la plupart des cantons le régime de la pour- suite pour dettes et de la faillite. Cette loi, par sa nature même, exige pour son applica- tion fidèle une étude très minutieuse ; c'est dans ce but que l'Etat de Neuchâtel, par exemple, a chargé M. le Dr Mentha d'un cours spécial à la faculté de droit de l'Académie et organisé des cours temporaires à l'usage des fonctionnaires de la poursuite et de la faillite dans les districts, que le barreau de la Chaux- de-Fonds, de son côté, a des conférences régulières dans lesquelles M. J.-P. Jeanneret développe devant ses collègues les disposi- tions et le mécanisme de la loi.

Si fonctionnaires, juristes et magistrats doivent se livrer à un travail semblable, à plus forte raison les propriétaires, négociants, industriels, etc.

Le livre de M. Oltramare s'adresse à la fois aux juristes et aux hommes d'affaires, mais il nous paraît plus spécialement destiné à ces derniers, et ce caractère lui donne une valeur toute particulière. Il est vrai que l'auteur s'est placé surtout au point de vue genevois;

cependant le commentaire de la loi fédérale est le même sur les bords des lacs de Neu- châtel et de Bienne que sur ceux du Léman et il rendra, croyons-nous, de précieux ser- vices à toutes les personnes qui consulteront le travail de M. Oltramare.

BUREAUX DE CONTROLE C o n t r ô l e d e s o u v r a g e s d

g e n t . Poinçonnements opérés

O r e t d ' a r - en septembre 1891, dans quelques bureaux

Bienne Boîtes or et argent Anneaux » » » Objets de bijouterie

Total Chaux-de-fonds Boîtes or

Boîtes argent

Anneaux or et argent Total Granges Savonnettes or et arg' Lépines or et argent Anneaux argent

Total St-Imier Anneaux or et argent Boîtes » » »

Total

35,937 2,721 513 39,171 29,179 3,492 3,116 35,787 5,137 10,069 3,328 18,534 3,028 20,005 23,033

COTE DE L'ARGENT du 5 octobre 1891 Facturé aux monteurs de boîte.

L'argent 800 laminé et fil à fr. 135.

id. 805 id. id. » 135.

id. 875 id. id. » 147.

id. 900 id. id. » 151.

id. 935 id. id. » 157.

— le kilo 80 id.

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Le rédacteur responsable : Fritz HUGUENIN.

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