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Méthode d’étude d’une suite récurrente (TS)
Exemple :
On considère la suite
un nIN définie par u0 6 et pour tout entier naturel n, 41 2
n
n u
u
(1) Représentation et conjectures
La suite
un nIN est définie par une relation de récurrence du type
nn f u
u 1 avec f
x 2x4 pour x
2;
On trace la courbe Cf représentant la fonction f (après avoir étudié la fonction f si nécessaire) et la droite Δ d’équation yx (toujours la même)
On place u0 sur l’axe des abscisses.
On construit u1 f
u0 sur l’axe des ordonnées grâce à la courbe Cf . On reporte u1 sur l’axe des abscisses grâce à la droite Δ d’équation y x. On construit u2 f
u1 sur l’axe des ordonnées grâce à la courbe Cf . On reporte u2 sur l’axe des abscisses grâce à la droite Δ d’équation y x. Etc …Conjecture concernant le sens de variation de la suite La suite
un nIN semble être décroissanteOn remarque qu’il n’y a aucun lien direct entre le sens de variation de la fonction f (qui est ici croissante) et celui de la suite
un nIN (qui est ici décroissante).Par coïncidence, elles peuvent parfois avoir le même sens de variation, mais ce qui influence réellement le sens de variation de la suite
un nIN c’est la position de la courbe Cf par rapport à la droite Δ.Conjecture concernant les bornes de la suite
La suite
un nIN semble bornée, majorée par son premier terme u0 6 puisqu’elle paraît décroissante et minorée par 0 puisqu’elle semble prendre uniquement des valeurs positivesConjecture concernant la convergence de la suite
La suite
un nIN semble convergente puisque ses valeurs semblents’accumuler autour du point d’intersection de la courbe Cf et de la droite Δ.
La limite de la suite
un nIN serait donc la solution de l’équation f
x x, ce qu’on appelle un point fixe de la fonction f (car ce nombre est sa propre image)(2) Démonstration des conjectures
Démontrons que la suite
un nIN est décroissante et minorée par 0Pour cela, on démontre par récurrence sur n que pour tout entier naturel n on a : 0un1 un
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Initialisation :
Pour n0 on a u0 6 et u1 2u0 4 164, donc on a bien
0
0u1 u Hérédité :
Supposons que pour un certain entier naturel n on a 0un1 un et démontrons qu’on a aussi 0un2 un1
Pour démontrer une inégalité par récurrence, il est souvent judicieux de commencer en partant de l’hypothèse de récurrence (attention, c’est au contraire rarement judicieux lorsqu’il s’agit de démontrer une égalité).
Par hypothèse de récurrence on a : 0un1 un donc en multipliant par 2 (qui est positif) : 202un12un puis en ajoutant 4 : 42un142un 4 et enfin comme la fonction racine carrée est croissante sur
0;
onobtient : 4 2un14 2un4
c'est-à-dire : 2un2 un1 On a a fortiori 02un2 un1 Conclusion :
D’après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n on a :
n
n u
u
1 0
On en déduit que la suite
un nIN est décroissante et minorée par 0, par conséquent elle est convergente vers une limite L0 (d’après un théorème sur les suites monotones bornées)(3) Détermination de la limite par une recherche de point fixe Nous cherchons le nombre réel L0 tel que un L
n
lim .
En décalant de 1 la numérotation des termes de la suites, sans changer les valeurs, on obtiendra la même limite, on a donc aussi un L
n
1
lim , c'est-à- dire f
un Ln
lim .
On a un L
n
lim et f
x f
LL
x
lim car f est une fonction continue sur
2;
et L
2;
, donc, par composition, f
un f
Ln
lim
Finalement, le nombre cherché vérifie L f
L , il s’agit donc d’une des solutions de l’équation f
x x qui sont appelées points fixes de la fonction f.Résolvons l’équation f
x x
x x x xf 2 4
x x x 0 et 2x 4 x2f
x x x0 et x2 2x40 fLe discriminant vaut
2 241
4 20L’équation x22x40 admet donc 2 solutions réelles :
1 52 5 2 2 1
2
20 2
1
x avec 1 51,236
et
1 52 5 2 2 1
2 20 2
2
x avec 1 53,236
Nous cherchons L0 donc la seule limite possible est lim 1 5
n
n u
Attention, l’équation f
x x peut avoir des solutions même si la suite définie par
nn f u
u 1 n’est pas convergente. Résoudre l’équation permet de déterminer les limites possibles mais ne permet pas de justifier que la suite converge effectivement vers l’une d’entre elles.
Contre exemple : La suite
vn nIN définie par v0 2 et pour tout entier naturel n,n
n v
v 1
1
vaut alternativement 2 et
2
1. Elle est donc périodique et n’admet pas de limite.
Pourtant avec
x x
f 1
, l’équation f