ECS 2 Dur´ee : 4 heures
Devoir Surveill´ e de Math´ ematiques n
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Remarques : Il est toujours permis d’admettre les r´esultats de questions pr´ec´edentes pour traiter les questions suivantes. Chaque r´eponse doit ˆetre d´emontr´ee et toutes les ´etapes des calculs doivent ˆetre donn´ees. On attachera un soin tout particulier `a la clart´e et `a la propret´e de la r´edaction. Tous les ´etudiants auront le choix entre deux sujets, un de type EDHEC et un autre de type HEC-ESCP Maths II. Ils indiqueront lisiblement sur leur premi`ere copie le sujet qu’ils auront choisi, et ne pourront traiter que les questions de ce sujet. Si un(e) ´etudiant(e) traite une question du sujet qu’il/elle n’a pas indiqu´e en d´ebut de copie, cette question ne sera pas corrig´ee.
1. Sujet type EDHEC Exercice 1.
(1) On dit qu’une variable al´eatoireZsuit une loi exponentielle bilat´erale si une densit´ef deZ est d´efinie pour toutx∈Rparf(x) =12e−|x|.
(a) V´erifier quef est bien une densit´e de probabilit´e.
(b) D´eterminer la fonction de r´epartition deZ.
(c) Soient Z1 et Z2 deux variables al´eatoires ind´ependantes suivant la loi exponentielle bilat´erale.
D´eterminer une densit´e deZ1+Z2.
(2) Dans cette question, X et Y sont deux variables al´eatoires ind´ependantes suivant toutes les deux la loi exponentielle de param`etre 1. On poseZ=X−Y.
(a) D´eterminer la fonction de r´epartition, puis une densit´e de−Y.
(b) D´eterminer une densit´e deZ et v´erifier queZ suit la loi exponentielle bilat´erale.
(c) Calculer l’esp´erance de Z.
(d) On pose T = |Z|. D´eterminer la fonction de r´epartition de T et v´erifier que T suit une loi exponentielle dont on donnera le param`etre.
Exercice 2. Dans cet exercice, on admet que, si une suite (Tn)n≥1 de variables al´eatoires converge en probabilit´e, alors sa limite est une variable al´eatoire presque sˆurement unique. Plus pr´ecis´ement :
siTn
−→P T et si Tn
−→P T0, alorsP(T =T0) = 1.
On dit aussi qu’une suite (Un)n≥1 de variables al´eatoires converge en moyenne vers une variable al´eatoireU si et seulement si, pour toutn∈N∗, la variable al´eatoire|Un−U|admet une esp´erance et :
n→+∞lim E(|Un−U|) = 0.
Enfin, on rappelle l’in´egalit´e de Markov, valable pour toute variable al´eatoireV `a valeurs positives et admet- tant une esp´erance, `a savoir que, pour toutε >0 :
P(V > ε)≤ E(V) ε .
(1) Dans cette question, on consid`ere une suite (Xn)n≥1de variables al´eatoires et une variable al´eatoireX toutes d´efinies sur un mˆeme espace probabilis´e (Ω,A, P). Montrer que, si la suite (Xn)n≥1converge en moyenne versX, alors elle converge en probabilit´e vers X.
On se propose par la suite d’´etudier un exemple montrant que la r´eciproque de cette propri´et´e est fausse. Pour ce faire, on consid`ere une suite (Zn)n≥1 de variables al´eatoires d´efinies sur un mˆeme espace probabilis´e (Ω,A, P), ind´ependantes et suivant toutes la loi de Poisson de param`etreλ >1.
Pour toutn∈N∗, on pose :
Yn=
n
Y
k=1
Zk. (2) (a) D´eterminer P(Yn6= 0) pour toutn∈N∗.
(b) Soitεun r´eel>0. Comparer les ´ev´enements [Yn> ε] et [Yn6= 0].
(c) En d´eduire que la suite (Yn) converge en probabilit´e vers la variable certaine ´egale `a 0.
(3) (a) Montrer que, si la suite (Yn) convergeait en moyenne vers une variable al´eatoire Y, alors on auraitP(Y = 0) = 1.
(b) Calculer l’esp´erance de Yn pour toutn∈N∗.
(c) Etablir que E(|Yn−Y|)≥E(Yn)−E(Y), puis d´eterminer limn→+∞E(|Yn−Y|).
(4) Conclure.
1
(5) Ecrire une fonction en SciLab qui, `a partir d’un entiern≥1 et d’un r´eelλ >1, r´ealise une simulation de la variable al´eatoireYn.
Exercice 3. Pour toutx∈R, on notebxcla partie enti`ere dex, et on rappelle quebxcest le seul entier tel que : bxc ≤x <bxc+ 1 On consid`ere une variable al´eatoire X d´efinie sur un espace probabilis´e (Ω,A, P) et qui suit la loi exponentielle de param`etreλ >0. On note sa fonction de r´epartition. On pose X1=bXc, X2=b10(X−X1)cet l’on admet queX1etX2sont des variables al´eatoires d´efinies elles aussi sur (Ω,A, P).
(1) (a) D´eterminer l’ensemble X1(Ω).
(b) Pour toutk∈X1(Ω), exprimer P(X1=k) en fonction de F.
(c) En d´eduire queX1+ 1 suit une loi g´eom´etrique dont on donnera le param`etre.
(d) D´eterminer E(X1) en fonction de λ.
(2) (a) D´eterminer l’ensemble X2(Ω) et dire ce que repr´esenteX2. (b) Justifier que, pour toutk∈J0,9K, on a :
P(X2=k) =
+∞
X
i=0
P([X1=i]∩[X2=k]),
puis montrer que : ∀k∈J0,9K,P(X2=k) =
+∞
X
i=0
F
i+k+ 1 10
−F
i+ k 10
. En d´eduire que : ∀k∈J0,9K,P(X2=k) =e−λk10 1−e−10λ
1−e−λ . (3) Montrer queX1et X2 sont ind´ependantes.
Probl`eme 1. Pour toutn∈N∗, on consid`ere les fonctions r´eellesf0, f1, ..., fn d´efinies pour toutx∈R+ par fk(x) =xke−x. On note En l’espace vectoriel engendr´e par la f la famille (f0, f1, ..., fn), et on d´esigne pard l’application qui, `a toute fonction de En, associe sa d´eriv´ee.
(1) Montrer que la famille (f0, f1, ..., fn) est une base deEn.
(2) (a) Calculerd(f0), puis montrer que : ∀k∈J1, nK,d(fk) =kfk−1−fk. (b) Montrer quedest un endomorphisme deEn.
(c) D´eterminer les valeurs propres ded. L’endomorphismedest-il diagonalisable?
(3) (a) V´erifier quedest un automorphisme de En. (b) Justifier que, pour toutk∈J1, nK, on a :
d 1
k!fk
= 1
(k−1)!fk−1− 1 k!fk.
(c) En d´eduire, pour toutj ∈J0, nK, l’expression ded−1(fj) dans la base (f0, f1, ..., fn).
(4) Montrer que, pour toutj∈N, l’int´egraleIj =R+∞
0 tje−tdtconverge et donner sa valeur.
(5) Montrer que l’application qui, `a tout couple (f, g) ∈ En2, associe hf, gi = R+∞
0 f(t)g(t)etdt, est un produit scalaire surEn.
(6) Par la suite, on notek.kla norme euclidienne associ´ee au produit scalaireh., .i, et on pose : En−1= Vect(f0, f1, ..., fn−1).
(a) Rappeler le th´eor`eme qui assure l’existence d’un unique ´el´ementhdeEn−1tel que : kfn−hk= inf
g∈En−1
kfn−gk.
On pose d´esormaish=−
n−1
X
j=0
ajfj.
(b) Pour toutk∈J0, n−1K, rappeler pourquoifn−h⊥fk. (c) En d´eduire que, pour toutk∈J0, n−1K, on a :
n−1
X
j=0
aj(j+k)! + (k+n)! = 0.
(7) On consid`ere la fonctionP d´efinie pour toutx∈Rpar : P(x) =a0+
n−1
X
j=0
aj(x+ 1)...(x+j) + (x+ 1)(x+ 2)...(x+n).
(a) V´erifier que, pour toutk∈J0, n−1K, on a : P(k) = 0.
(b) En d´eduire explicitementP, puis v´erifier queP(n) =n!.
(8) (a) Montrer quekfn−hk2=hfn−h, fni.
(b) En d´eduire la valeur de : m= inf
(α0,α1,...,αn−1)∈Rn
Z +∞
0
xn−
n−1
X
k=0
αkxk
!2 e−xdx.
2. Sujet type HEC-ESCP Maths II
Probl`eme 2. Dans ce probl`eme, toutes les variables al´eatoires qui interviennent sont d´efinies sur un mˆeme espace probabilis´e (Ω,B, P) et elles sont `a valeurs r´eelles. L’esp´erance d’un variable al´eatoire X est not´ee E(X). Si A est un ´ev´enement de probabilit´e non nulle, on note P(E|A) la probabilit´e de l’´ev´enement E sachantA. Sin∈N∗et six1, ..., xnsont des r´eels, on note min(x1, ..., xn) ou min1≤i≤nxile plus petit d’entre eux. On rappelle que deux variables al´eatoiresX et Y `a valeurs ≥0 sont ind´ependantes si et seulement si, pour tout (a, b)∈(R+)2, on a :
P([X ≤a]∩[Y ≤b]) =P([X≤a])P([Y ≤b]).
De plus, on rappelle qu’une variable al´eatoireXprenant des valeurs≥0 suit la loi exponentielle si et seulement si elle v´erifie la propri´et´e dite d’absence de m´emoire, c’est-`a-dire si, pour tout (x, y)∈(R+)2:
P([X > x+y]|[X > x]) =P([X > y]).
L’objet du probl`eme est l’obtention de diverses propri´et´es de la loi exponentielle.
Partie I : un r´esultat d’analyse.
On consid`ere une fonction r´eelle ϕ continue sur [0,1], et on note M le maximum de |ϕ| sur [0,1]. Pour tout n∈N∗ et toutv∈[0,1], on noteYn,v une variable al´eatoire suivant la loi binomiale de param`etresn, v.
(1) Soitn∈N∗, soitx∈]0,1[ et soit εun r´eel >0 tels que : 0< x−ε < x < x+ε <1.
(a) Comparer les ´ev´enements [Yn,v≤nx] et [|Yn,v−nv| ≥n(v−x)] pour toutv∈[x+ε,1].
(b) En d´eduire les in´egalit´es suivantes pour tout v∈[x+ε,1] : P([Yn,v≤nx])≤ v(1−v)
nε2 ≤ 1 4nε2.
(c) Justifier d’une fa¸con analogue, pour toutv∈[0, x−ε], l’in´egalit´e : P([Yn,v> nx])≤ 1
4nε2. (d) Etablir les in´egalit´es suivantes :
Z 1
x+ε
ϕ(v)P([Yn,v ≤nx])dv
≤M(1−x) 4nε2 et
Z x−ε
0
ϕ(v) [1−P([Yn,v≤nx])]dv
≤ M x 4nε2. (e) En d´eduire l’in´egalit´e suivante :
Z x
0
ϕ(v)dv− Z 1
0
ϕ(v)P([Yn,v≤nx])dv
≤ 1
4nε2 + 2ε
M.
(2) Etablir que, pour toutx∈]0,1[, on a pour tout entiernassez grand l’in´egalit´e :
Z x
0
ϕ(v)dv− Z 1
0
ϕ(v)P([Yn,v≤nx])dv
≤ 9M 4√3
n. (3) On suppose maintenant que la fonctionϕv´erifie la condition : ∀n∈N,R1
0 ϕ(v)vndv= 0.
(a) Justifier, pour tout polynˆomeP `a coefficients r´eels, l’´egalit´e : R1
0 ϕ(v)P(v)dv= 0.
(b) D´eduire des questions pr´ec´edentes que, pour toutx∈]0,1[, on a : Rx
0 ϕ(v)dv= 0.
(c) Montrer que la fonctionϕest nulle.
Ainsi, on vient de montrer dans cette partie que, siϕest une fonction continue sur [0,1]telle que, pour tout n∈N, on a R1
0 ϕ(v)vndv= 0, alors ϕest nulle.
Dans toute la suite du probl`eme, on consid`ere une suite (Xn)n≥1 de variables al´eatoires ind´ependantes, positives ou nulles, admettant toutes la mˆeme densit´e (nulle sur ]− ∞,0[), dont on note f la restriction
`
a [0,+∞[. On suppose que la fonction f est continue et strictement positive sur [0,+∞[. On note F la restriction `a [0,+∞[ de la fonction de r´epartition commune `a toutes ces variables al´eatoires. On suppose de plus que X1 (et donc chaqueXi) admet une esp´erance.
Partie II : caract´erisations de la loi exponentielle `a l’aide du minimum d’un n-´echantillon.
Pour toutn∈N∗, on noteIn l’application d´efinie pour toutω∈Ω par In(ω) = min1≤i≤nXi(ω).
(1) Justifier queIn admet une esp´erance pour toutn∈N∗.
(2) D´eterminer `a l’aide deF la fonction de r´epartition deIn pour toutn∈N∗.
(3) Dans cette question, on suppose que la loi de X1 (qui est la loi commune `a tous lesXi) est la loi exponentielle de param`etreλ >0.
(a) Montrer que, pour tout n∈N∗, la variable al´eatoirenIn a mˆeme loi queX1. (b) D´eterminer, pour tout n∈N∗, l’esp´erance deIn.
L’objet des questions suivantes est d’´etablir que chacune de ces propri´et´es est caract´eristique de la loi exponentielle.
(4) Dans cette question, on suppose que, pour toutn∈N∗,nIn a mˆeme loi queX1. (a) Etablir, pour tout n∈N∗ et pour toutx∈R+, l’´egalit´e :
F(x) = 1−
1−Fx n
n
.
(b) D´eterminer, pour tout x∈R+, la valeur de : limn→+∞nln 1−F xn . (c) Montrer que la loi deX1est exponentielle de param`etreF0(0).
(5) On revient au cas g´en´eral.
(a) Montrer que la fonctionF r´ealise une bijection de [0,+∞[ sur [0,1[. On noteF−1sa r´eciproque.
(b) A l’aide d’un changement de variable, ´etablir, pour tout n∈N∗, l’´egalit´e : E(In) =n
Z 1
0
F−1(u)(1−u)n−1du.
(c) Etablir, pour toutu∈[0,1[, les in´egalit´es : 0≤(1−u)F−1(u)≤
Z 1
u
F−1(t)dt.
(d) En d´eduire que la fonctionGd´efinie sur [0,1] parG(u) = (1−u)F−1(u) pour toutu∈[0,1[ et parG(1) = 0 est continue.
(e) Etablir, pour tout entier n≥2, les ´egalit´es : E(In) =n
Z 1
0
G(u)(1−u)n−2du et E(In) =n Z 1
0
G(1−v)vn−2dv.
(f) On suppose maintenant qu’il existe un r´eel λ >0 tel que : ∀n∈N∗,E(In) =nλ1 . On noteFλ la restriction `a [0,+∞[ de la fonction de r´epartition de la loi exponentielle de param`etreλ, etGλ la fonction d´efinie sur [0,1] parGλ(u) = (1−u)Fλ−1(u) siu∈[0,1[ et parGλ(1) = 0.
(i) Quelle est la valeur denR1
0 Gλ(1−v)vn−2dvpour tout entiern≥2?
(ii) A l’aide du r´esultat de la partieI, montrer queGetGλ sont ´egales.
(iii) En d´eduire que la loi deX1 est exponentielle de param`etreλ.
Partie III : caract´erisation de la loi exponentielle `a l’aide des deux premiers records.
On poseR1=X1. On noteR2 l’application d´efinie pour toutω∈Ω par : R2(ω) =
Xn(ω) sinest le plus petit des entiersktels que Xk(ω)> X1(ω)
X1(ω) si un tel entier n’existe pas .
On admet que R2 est une variable al´eatoire.
A. Pr´eliminaire
(1) Exprimer l’´ev´enement [R2=R1] `a l’aide de la suite d’´ev´enements ([Xk ≤X1])k∈N∗. (2) Etablir, pour toutt∈R+ et pour tout entiern∈N∗, l’in´egalit´e :
P
n+1
\
k=2
[Xk≤X1]
!
≤(F(t))n+1+ 1−F(t).
(3) Soitε un r´eel >0. En choisissant un r´eelt de fa¸con convenable et `a l’aide de l’in´egalit´e pr´ec´edente, montrer que, pour tout entiernassez grand, on a :
P
n+1
\
k=2
[Xk≤X1]
!
≤2ε.
Comment ´enoncer le r´esultat obtenu?
(4) En d´eduire que, presque sˆurement, on a : R2> R1. B. La caract´erisation
Pour tout (x, y)∈(R+)2, on pose : ϕ(x, y) =P([R1≤x]∩[R2−R1> y]).
(1) Soit (x, y)∈(R+)2 et soithun r´eel>0.
(a) Justifier l’´egalit´e suivante : ϕ(x+h, y)−ϕ(x, y) =
+∞
X
j=1
P [x < X1≤x+h]∩
j
\
i=2
[Xi≤X1]
!
∩[Xj+1> y+X1]
! . (b) En d´eduire les in´egalit´es suivantes :
F(x+h)−F(x)
1−F(x) (1−F(x+y+h))≤ϕ(x+h, y)−ϕ(x, y)≤ F(x+h)−F(x)
1−F(x+h) (1−F(x+y)).
(2) Calculer, pour tout (x, y)∈(R+)2, la limite de ϕ(x+h,y)−ϕ(x,y)
h quandhtend vers 0+et, en admettant que le r´esultat tient encore pour la limite en 0−, en d´eduire l’´egalit´e :
∂1(ϕ)(x, y) = f(x)
1−F(x)(1−F(x+y)).
(3) Dans cette question, on suppose que la loi deX1 est exponentielle de param`etreλ >0.
(a) Etablir, pour tout (x, y)∈(R+)2, l’´egalit´e : ϕ(x, y) = (1−e−λx)e−λy.
(b) En d´eduire la loi deR2−R1, puis l’ind´ependance des variables al´eatoiresR1 etR2−R1. (4) R´eciproquement, dans cette question, on suppose que les variables al´eatoires R1 et R2−R1 sont
ind´ependantes et on noteGla fonction de r´epartition deR2−R1. (a) Etablir, pour tout (x, y)∈(R+)2, l’´egalit´e : 1−F(x+y)1−F(x) = 1−G(y).
(b) En d´eduire que les fonctions G et F sont ´egales puis, `a l’aide de la propri´et´e d’absence de m´emoire, montrer que la loi de X1 est exponentielle.