BIOFUTUR 263 • FÉVRIER 2006 1
É D I T O R I A L
C
’est parce que la biologie avait commencé à déchiffrer et comprendre les machineries cellulaires (réplication, transcription, traduction, modifications post-traductionnelles) que les bio- technologues ont pu les copier ou les utiliser. De là est née une nouvelle industrie issue des connaissances que le biochimiste et le biologiste moléculaire ont rassemblées en étudiant les composants de la cellule (protéines, acides nucléiques, lipides, sucres) et leurs modes de fonctionnement.L
a génomique fonctionnelle est en train de revisiter la biologie cellulaire et la physiologie, et d’accumuler des connaissances permettant de comprendre le fonction- nement et le devenir des cellules eucaryotes (comment et pourquoi une cellule totipotente se spécialise ? Comment et pourquoi une cellule se spatialise ?). La cellule souche est le rouet qui permet de dévider le fil de la connaissance cellulaire, à l’origine d’une nouvelle branche de la biotechnologie qui utilise les cellules souches pour fabriquer des vaccins, soigner les maladies ou comme cibles pour trouver de nouveaux médicaments.L
’année 2005 a été l’année de tous les dangers. La science doit être médiatisée mais pas les scientifiques. Si l’un d’entre nous a fauté, gardons-nous de jeter les cellules souches et l’ingénierie cellulaire avec les articles incriminés.GJacques Haiech
Membre du Comité scientifique Professeur à l’université de Strasbourg et responsable du programme Génomique au ministère de la Recherche
Ingénierie cellulaire et cellules souches :
le temps des opportunités
© PHILIPPE PLAILLY / EURELIOS
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