É D I T O R I A L
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a recherche en biologie végétale pâtit du climat de suspicion envers les organismes génétiquement modifiés. Est-il prudent de laisser les scientifiques manipuler les génomes des plantes au risque de voir des semences OGM contaminer les champs ? À l’inverse, à quoi bon se donner la peine d’accumuler des connaissances en génomique végétale si toute application transgénique est écartée ?Ce dossier de Biofutur, qui se poursuivra dans notre prochain numéro, est là pour rappeler que l’aire couverte par la recherche en génomique végétale est bien plus étendue que le champ des OGM. Au-delà des connaissances fondamentales, extrapolables à d’autres domaines des sciences de la vie, sur la structure des génomes et l’évolution des espèces, de telles recherches ouvrent la voie à de nombreux progrès techniques. Un exemple : l’analyse des génomes végétaux permet d’identifier les marqueurs génétiques associés à des caractères agronomiques d’intérêt. Ces marqueurs permettent de sélectionner plus rapidement les spécimens offrant le meilleur potentiel et augmentent ainsi l’efficacité de l’amélioration végétale traditionnelle par croisements.
La création de variétés de grandes cultures génétiquement modifiées est certes une application possible des biotechnologies végétales, mais elle n’est pas la seule. Il serait extrêmement dommageable qu’en raison d’un amalgame injustifié, les étudiants se détournent de ces filières et que la recherche végétale française et européenne se tarisse par manque de financement. G
Julie Wierzbicki
La biologie végétale
en quête de reconnaissance
© BSIP/JOLIOT
BIOFUTUR 265 • AVRIL 2006 1 00-Edito265 16/03/06 10:38 Page 1
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