N°3 - Nov. / Déc. 2021
journal.le.periscope Le Périscope Journal le Périscope
À Dijon, des travaux publics au féminin
Depuis un an, Claire Paris occupe la fonction de Secrétaire Générale de la Fédération Régionale des Travaux Publics, FRTP. Si elle a découvert cette filière par le prisme des études statistiques, elle ne boude pas son plaisir à évoluer aujourd’hui dans un univers accueil- lant pour les femmes et soucieux d’attirer de nouveaux talents.
Pendant 10 ans, Claire Paris a analysé des études statistiques sur la relation entre l’emploi et la formation professionnelle. Un DUT statistique et une première expérience en poche, elle rejoint le C2R Bourgogne, désormais baptisé EMFOR, pour plonger dans les chiffres et en extraire des informations. « Ces études recouvraient un
angle différent en fonction du public, du terri- toire ou encore des secteurs d’activité. » Elle a ainsi découvert une diversité de filières à com- mencer par celle du BTP. En relation constante avec les organisations professionnelles de la branche que sont la CAPEB, la FFB et la FRTP, elle s’est laissée séduire par ces activités. En 2014,
une opportunité l’encourage à rejoindre la FRTP pour travailler sur les enjeux de la formation pro- fessionnelle et l’économie du point de vue de la filière cette fois. « J’avais une connaissance de la branche mais c’était surtout la filière dans laquelle je me sentais le mieux, les relations étaient fluides et franches. »
Valoriser les TP
Chargée de mission développement écono- mique, elle travaille sur plusieurs fronts et mène des actions sur le développement durable, la sécurité ou guide les entreprises dans les rouages des marchés des appels d’offre. Au fil des ans, Claire Paris se voit confier de nouvelles responsabilités au sein de la FRTP. Elle intervient notamment auprès des collectivités et autres maitres d’ouvrage publics pour les sensibiliser aux opportunités du territoire et d’actions à mettre en place. Nommée Secrétaire Générale en octobre 2020, elle représente aujourd’hui la profession auprès des instances aux côtés du Président de la FRTP, Vincent Martin. Avec lui, elle défend les intérêts des professions des travaux publics et élabore la meilleure stratégie pour répondre aux enjeux du secteur. « Le recru- tement reste notre priorité. L’activité est repartie et nous avons 300 postes actuellement ouverts dans la région, pour tous les niveaux, tous les profils, aussi bien dans les canalisations que les routes ou le ferroviaire. » Claire Paris rappelle que les TP accueillent, forment, qualifient et gardent leurs équipes à condition que les candi- dats soient motivés, avec l’esprit d’équipe et le savoir-être indispensable à la vie en entreprise.
Le second enjeu majeur du secteur repose sur la transition énergétique. « Elle ne se fera pas sans les TP, infrastructure des réseaux que l’on parle d’eau, de mobilité ou de numérique. »
Femme de chantier
Visiblement passionnée par le secteur qu’elle dé- fend, Claire Paris ne s’attarde pas sur la question de la place des femmes dans une filière à l’appa- rence masculine. « Les entreprises que je côtoie ne se posent pas la question du genre, donc je ne me la pose pas non plus. On ne m’a jamais fait sentir qu’en tant que femme, je ne suis pas à ma place. » D’ailleurs, plusieurs femmes occupent des postes à responsabilité dans le BTP tandis que l’école des travaux publics intègre des jeunes femmes tout aussi bien que les entreprises qui les recrutent et les positionnent sur des chantiers.
Nadège Hubert
y
FRTP Bourgogney
Franche-Comtéy
3 rue René Char, DIJONy
03 80 41 93 21y
[email protected]y
frtpbfc.fr Claire Paris, Secrétaire Générale de la Fédération Régionale des Travaux PublicsProjet 2 - PANTONE 14-4816 TCX
EDITO
ÊTRE UNE FEMME…!
Ce troisième opus réalisé par notre trio 100%
féminin souhaite vous faire la part belle MES-DAMES.
Pour notre plus grand bonheur et comme un clin d’œil à Octobre Rose, ce numéro « girly » ouvre ses rubriques aux entrepreneuses, dirigeantes, cadres, sportives qui représentent avec charme et ferveur notre savoir-faire local.
Au fil des pages, nous vous offrons leurs par- cours. Certaines œuvrent dans l’ombre, alors que d’autres à force de ténacité évoluent dans la lumière. Quand certaines assurent avec brio la reprise d’entreprises familiales, d’autres en reconversion s’investissent à corps perdu vers un nouveau terrain de jeu. Certaines ont une âme créative, d’autres s’adonnent avec passion aux chiffres et aux ratios…
Vous l’aurez compris, ces douze portraits -attachants- vous feront forcément écho ! Alors que la création d’entreprise a atteint un record en France avec 815 300 entreprises ayant vu le jour, soit une croissance de 18%, les femmes restent minoritaires dans la démarche.
Elles ne représentent que 30% de ces créa- tions tandis qu’elles ne bénéficient qu’à 5%
des levées de fond. L’objectif de 40% fixé en 2013 par le gouvernement n’est pas encore atteint et l’émancipation économique des femmes reste un sujet d’actualité. Les racines du problème semblent donc bien profondes et sans doute partagées par les deux genres.
Jour après jour, les mentalités évoluent et la Bourgogne peut se targuer d’être la première région à se doter du plan d’action gouverne- mental pour la promotion et le développement de l’entreprenariat au féminin (PAREF). Au pro- gramme, la mise en réseau des femmes à toutes les étapes de leur projet, la sensibilisation des étudiantes à l’entrepreneuriat…
Nos porteuses de projets peuvent aussi s’ap- puyer sur des acteur.trices partout sur le terri- toire pour les guider dans leur création d’entre- prise. Le Réseau Entreprendre, bien sûr, mais aussi les Entrepren’Heureuses ou l’application There she Goes, outil de l’entrepreneuriat au féminin. Les femmes peuvent aussi profiter du réseau Elle.s à Dijon tandis que certaines filières ont mis en place Energies de femmes pour favoriser les carrières dans les métiers techniques. Enfin, FETE à Dijon accompagne celles qui font le choix de la reconversion pro- fessionnelle vers des métiers réputés, à tort, masculins. Qu’elles entreprennent ou changent de voie, les femmes ne manquent ni d’idées, ni d’ambitions et encore moins de motivations.
On vous le prouve dans ce numéro !
Nadège & Stéphanie
Cosminter-Laboratoire Polydermyl se
diversifie pour le local à Fleurey-sur-Ouche
Valérie Gérarduzzi a pris la relève de son père à la tête de Cosminter- Laboratoire Polydermyl. Initialement tournée vers les crèmes de soin et les lubrifiants avec un rayonnement national et international, l’entreprise a récemment enrichi sa gamme de produits avec deux nouvelles marques : Pop’in et Bulles & Gourmandises avec l’intention de s’ancrer localement.
Pharmacien à Vitteaux, Gérard Jacquot a commen- cé à faire des crèmes de soin dans un laboratoire sous la marque Cosminter, Laboratoire Polydermyl en 1983. Sollicitée par la communauté LGBT à l’époque où le Sida faisait la une, l’entre- prise a commencé à faire du gel lubrifiant compatible avec les préservatifs. « C’est devenu l’une de nos spécialités pour des publics spécifiques intégrant les toxico- manes, les prostituées… Des associations comme AIDES, des services de protection mater- nelle et infantiles distribuent nos produits » dé- taille Valérie Gérarduzzi qui a intégré l’entreprise familiale en 2005 avant d’en prendre officiel- lement la direction en 2019. De cette époque, Cosminter-Laboratoire Polydermyl a développé une gamme de produits cosmétiques dédiés au plaisir.
Grandir et attirer
Devant le développement progressif de son activité, Cosminter-Laboratoire Polydermyl a dû quitter les halles du 14ème siècle classées dans lesquelles elle était installée pour emmé- nager dans un bâtiment flambant neuf en 2017.
L’entreprise a ainsi investi 1,6 million d’euros à Fleurey-sur-Ouche en sollicitant des entreprises locales pour la construction. « En cinq ans, nous avons doublé les effectifs pour atteindre 25 salariés. Ce déménagement nous a aussi per- mis de capter de nouveaux talents. » Valérie Gérarduzzi a ainsi noué un partenariat avec l’Université de Bourgogne pour accueillir les étudiants en alternance et garder les pépites
Plus de proximité
La crise de la Covid a amené Cosminter- Laboratoire Polydermyl à produire du gel hydro- alcoolique distribué aux entreprises du terri- toire. « Nos clients relèvent du national voir de l’international et nous avions jusque là peu d’ouverture sur le local. » La dirigeante a donc souhaité y remédier en donnant naissance à une gamme de gel douche célébrant la gastronomie régionale. Anis, nonette orange, cassis mais aussi dragée de Besançon et autres griottines… Les saveurs deviennent parfums dans la gamme de dix gels douche Bulles et Gourmandises dispo- nibles dans certaines épiceries fines de la région, hôtels ou sites touristiques. L’entreprise a élargi encore sa gamme avec une eau micellaire dont la formule est à 98% d’origine naturelle mais aussi avec une troisième marque : Pop In qui, basée sur des produits d’hygiène des mains, se destine aux pharmacies. « Nous avons des savons mousse, des gels hydroalcooliques et une crème pour les mains au cassis ou au thé vert. » L’entreprise cherche sans cesse de nouveaux partenaires dans ces secteurs et s’ouvre aussi au monde de l’esthétique et du spa pour faire découvrir ses derniers nés, un gommage pour le corps au cara- mel beurre salé et un baume au délicieux parfum d’île flottante.
Nadège Hubert
y
Cosminter-Laboratoirey
Polydermyly
ZA au Bas des Combets,y
Fleurey-sur-Ouchey
03 80 40 75 90y
commercialy
@cosminter.comy
cosminter.comUn virage à 45 degrés à Marsannay-la-Côte
D’abord décidée à travailler dans l’environnement, Julie Ay a changé de direction en créant une distillerie avec le souhait de faire quelque chose de ses mains. Marc de Bourgogne, eaux-de-vie et liqueurs ponctuent aujourd’hui son quotidien à la Distillerie Mazy à Marsannay-la-Côte pour le plus grand plaisir des cavistes et restaurateurs qui profitent de cet alcool local.
Initiée à la culture viticole par sa belle-famille, Julie Ay, 36 ans, a donné naissance à la Distillerie Mazy à Marsannay-la-Côte en 2016. Après une formation universitaire dans le domaine de la biologie orientée vers l’écologie, elle débute sa carrière à la communauté de communes de Gevrey-Chambertin. « J’ai eu envie de changer pour rejoindre l’artisanat avec l’idée de revalori- ser les marcs. La distillerie représente une espèce en voie de disparition » sourit l’intéressée. A partir de 2012, elle multiplie les rencontres et se forme au métier auprès de distillateurs à Cognac, en Alsace ou encore à Faugères dans le sud de la France. Après avoir sillonné la France pendant un an, elle revient en Bourgogne avec l’idée que si les vignerons arrivent à produire des vins différents en fonction des climats, elle doit pouvoir révéler cette diversité d’arômes dans des eaux de vie et des marcs.
Un nouveau départ
En 2016, elle s’installe à Marsannay-la-Côte et se tourne vers les vignerons de la commune et de Gevrey-Chambertin. Après les vendanges, ces derniers font fermenter le raisin entre 7 et 15 jours puis le pressent pour en extraire le jus qui servira au vin. « De mon côté, je récupère la peau de ce raisin qui se destinait jusque-là à une distil- lerie industrielle pour devenir de l’alcool de phar- macie ou du biocarburant. Mais je demande les meilleures appellations, notamment les premiers crus et grands crus. » La distillatrice les distille séparément afin d’en faire ressortir les différentes
saveurs. Pour un litre de Marc de Bourgogne, elle chauffe 10 kilos de peaux de raisin dans ses trois alambics. Chaque année, elle produit ainsi environ 1 000 litres de Marc de Bourgogne. « Il faut qu’il vieillisse au minimum deux ans pour prétendre à cette appellation. Pour ma part, j’attends au moins quatre ans. » Julie Ay n’a donc pu vendre sa première production qu’en 2020 à des cavistes et restaurateurs locaux mais aussi en région pari- sienne. Les particuliers qui connaissent l’adresse n’hésitent pas non plus à s’approvisionner.
A côté du raisin, elle fabrique des eaux de vie à 45° à partir de pommes, de poires, de prunes ou de mirabelles dont elle réalise elle-même la fer- mentation. « Je n’en fais que 100 à 150 litres par an. » La distillatrice ne s’arrête pas là puisqu’elle produit de la Fine de Bourgogne à partir de lie de vin. Un liquide qui demande quant à lui trois ans d’élevage au minimum. Enfin, de ses alambics sortent de la liqueur de verveine et la liqueur Raspail, imaginée par le célèbre savant et bota- niste. « Il parait que c’est idéal pour soigner le choléra et le typhus » s’amuse-t-elle en rappe- lant que tous ces alcools doivent s’apprécier avec modération. Mais quitte à en boire un peu, autant qu’il soit bon !
Nadège Hubert
y
Distillerie Mazyy
33, rue de Mazy, Marsannay-la-Côtey
06 87 23 56 65y
[email protected]y
distillerie-mazy.frSAVOIR-FAIRE
Julie Ay, Créatrice de la Distillerie Mazy
Valérie Gérarduzzi, dirigeante de Cosminter – Laboratoire Polydermyl, se repose sur Isabel Commeaux pour commercialiser les nombreuses
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N°3 - Nov. / Déc. 2021
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Clés d’avenir ouvre les portes d’un parcours professionnel radieux à Quétigny
En changeant de voie professionnelle, Hélène Noguera a finalement trouvé la sienne. Avec Clés d’avenir, elle amène les actifs qui la solli- citent à s’épanouir. Consultante en évolution professionnelle, elle a fait du bilan de compétences sa spécialité mais offre une palette de ser- vices aux entreprises et aux salariés.
Sa révélation, Hélène Noguera l’a eue en 2006. Commerciale export dans un grand groupe métallurgique, un burn-out l’amène à reconsidérer ses choix professionnels. Elle découvre le bilan de compétences et verba- lise ce que sa carrière lui a apporté comme satisfaction. « J’aimais être à l’écoute des équipes pour identifier leurs envies d’évolu- tion et j’ai eu l’idée d’en faire mon métier. » Cette envie d’accompagner les autres sur le chemin d’un travail épanouissant a coïn- cidé avec les débuts d’une nouvelle carrière.
Après s’être formée en 2007, elle devient conseillère. Après deux ans, elle se franchise à Compiègne et reste seule aux commandes pendant cinq ans. « En parallèle, je me suis formée au coaching professionnel pour aller plus loin dans les connaissances et compléter ma pratique. »
Un autre départ
La réforme de la formation de 2014 donne un coup de frein à son activité, lui offrant l’opportunité de changer de cadre de vie personnel pour s’installer à Dijon en 2015.
Après différents postes au Fongecif et dans un cabinet de recrutement, elle décide fina- lement de retenter l’aventure en solo avec l’envie d’écrire sa propre vision de l’accom- pagnement. En 2019, elle fonde Clés d’avenir.
Elle oriente son activité autour du bilan de compétences pour lequel elle propose trois formes et formats différents dont un avec un séminaire de coaching professionnel. « J’ai créé un outil, Terrain de Je, qui amène à s’inter- roger sur la connaissance de soi et travailler sur les émotions. »
L’heure du bilan
L’activité de bilan de compétences repré- sente 85% de son chiffre d’affaires. Le bilan se destine à tous les actifs, qu’ils soient sa- lariés, demandeurs d’emploi ou dirigeants,
désireux d’être accompagnés pour réfléchir à leur avenir professionnel. « Parfois, il n’y a pas besoin d’engager une reconversion, il suffit de changer de décor. C’est un temps privilégié d’analyse sur soi, ses motivations, ses valeurs, ses centres d’intérêt. » Hélène Noguera mène un état des lieux des savoir-faire, savoir-être mais aussi des aimer-faire de chacun pour les guider vers le savoir-devenir. « Nous fai- sons l’inventaire du coffre à jouet. On a le droit de ne plus aimer certains jouets et de vouloir se réconcilier avec d’autres. » Chaque année, elle réalise ainsi entre 70 et 80 bilans. A côté, Hélène Noguera propose également de l’orientation scolaire et étudiante, du coa- ching professionnel pour accompagner des professionnels dans une prise de fonction ou faire face à des difficultés de communi- cation. Ponctuellement, elle intervient pour faire du reclassement individuel de cadre ou de l’évaluation de profil pour trouver la personne avec le savoir-être qui viendra renforcer une équipe en place. En parallèle de ses activités et de ses projets, Hélène Noguera est coach bénévole au sein de l'as- sociation 60000 Rebonds qui accompagne les entrepreneurs post-liquidation pour dé- finir leur futur projet professionnel. A tous les niveaux de réflexion autour d’un par- cours professionnel, la consultante apporte les clés qui sauront ouvrir les bonnes portes.
Nadège Hubert
y
Clés d’aveniry
2 Bis rue du Cap Vert,y
Quetignyy
06 61 69 30 31y
helene.nogueray
@clesdavenir.comy
clesdavenir.comÉVOLUTION PROFESSIONNELLE
Hélène Noguera, Fondatrice de Clés d'Avenir
À Dijon, Bohême, le charme de l’indépendant
Magali Clerc et Nathalie Bassi tissent une profonde amitié de- puis 30 ans. Elles franchissent aujourd’hui un nouveau cap dans leur histoire en ouvrant ensemble la boutique Bohême.
Si la décoration y est reine, le dévelop pement durable s’im- pose également comme un mo- teur de leur projet.
Le confinement a laissé des traces et des envies de changement dans le cœur de Magali Clerc.
Alors quand son amie Nathalie Bassi débarque dans son Jura pour lui proposer un nouvel horizon, elle n’a pas tardé à saluer ses collègues postiers pour faire ses cartons afin de s’installer à Dijon.
Pour Nathalie Bassi, à 53 ans, le projet relève d’un véritable clin d’œil. « Depuis longtemps j’avais cette envie, mon mari m’y encourageait mais je ne l’ai pas fait. Quand il nous a quitté, j’ai voulu le faire, comme un hommage que je lui rendais. » Agent commerciale dans l’immobilier, elle apportera son savoir-faire de gestionnaire à leur duo. « Nous sommes complémentaires. Je vais gérer la partie administrative, les fournis- seurs, les stocks alors que Magali possède une fibre créative plus forte que moi. » Les pieds ancrés au sol pour l’une, la tête dans les étoiles pour l’autre. Magali, 50 ans, sera le visage de la boutique Bohême dont l’ouverture s’est faite le
26 novembre, rue Verrerie. « Pour nous, ça devait être dans ce quartier et pas ailleurs. Il a une âme particulière. On y sent une bienveillance entre les commerçants, tous des indépendants. » précise Magali.
Bali à Dijon
Parmi leurs nombreux points d’intérêt communs, la décoration figure en bonne place. Elles ont donc imaginé une boutique qui leur ressemble, pleine de charme et de jolies trouvailles. Dans les 40 mètres carrés de magasin, quelques marques triées sur le volet offrent aux clients aussi bien du petit mobilier que du textile pour l’art de la mai- son ou encore des miroirs, de la décoration murale, des bougies… Une ambiance exotique évoquant Bali se dégage de l’assortiment de produits aux charmes multiples et aux qualités environnemen- tales. « Tous nos fournisseurs affichent une cer-
taine sensibilité à l’écologie qui nous correspond.
Ils se montrent respectueux de l’environnement et des hommes. Certains reversent une partie des bénéfices à une association, d’autres financent l’alimentation des enfants en Indonésie… » Les matériaux utilisés suivent cette tendance comme ceux de leur seul fournisseur non français, une en- treprise belge, qui réalise des produits en teck de suar à partir de branches ramassées aux pieds des arbres. Les plaids et coussins sont faits en coton bio ils sont fabriqués et teintés à la main confé- rant à chaque article une personnalité qui lui est propre. Pour le rotin, aucun palmier n’a été abattu tandis que les herbes marines séchées donnent des teintes et des formes nouvelles. « Nous avons rencontré tous les fournisseurs pour connaitre les produits, leur origine mais aussi leur démarche et leur façon de travailler » insiste Nathalie.
Du local en ligne
Les deux quinquagénaires ont également choisi de s’entourer d’une artiste céramiste dijonnaise, tombées sous le charme de ses réalisations.
« Nous cherchons d’autres talents locaux à valori- ser dans la boutique » sourient les deux femmes.
Pour découvrir leur univers au-delà de la bou- tique physique, les amateurs pourront retrouver Bohême en ligne grâce au e-shop prévu en début d’année 2022 avec un catalogue encore plus fourni.
Nadège Hubert
y
Boutique Bohêmey
21 rue Verrerie, Dijony
[email protected]COMMERCE
PUBLI-INFO
Ça Sent Beau, le pouvoir des fleurs à Talant
Les études l’affirment, les fleurs et les plantes ont des effets positifs sur les clients et sur les salariés, améliorant l’accueil des premiers et aug- mentant la productivité des seconds. Les partenaires de Ça Sent Beau à Talant l’ont bien compris puisqu’ils font appel aux talents de fleuriste de Stéphanie Perrot qui œuvre au quotidien avec ses collaboratrices, Laura et Sarah, pour embellir leurs espaces de travail.
La créativité et le contact client contribuent à ce que Stéphanie Perrot s’épanouisse dans sa boutique de fleuriste : Ça Sent Beau à Talant.
Plus que ça, elle aime également répondre et s’adapter à chaque demande. « Je ne conçois pas de faire mon travail à la chaine. Chaque bouquet, chaque composition doit être unique et sur-mesure pour satisfaire les attentes de mes clients. » Le rythme des saisons impose de se renouveler, de proposer d’autres esthétiques mais depuis la crise sanitaire, le marché des fleurs oblige également à repenser les choses et s’adapter. « Certaines productions sont réduites, nous n’avons plus les mêmes dis- ponibilités qu’avant sur certaines plantes ou certaines fleurs. » A titre d’exemple, le prix des fleurs exotiques a augmenté de 30%
tandis que certains feuillages, composants habituels des bouquets, ont flambé comme le salal. Pour faire face, la fleuriste doit réduire ses marges ou innover dans son travail, ne pouvant répercuter de telles augmentations sur ses clients. « Nos bouquets s’en trouvent un peu plus aériens, plus légers mais avec autant de charme. »
Renouer avec les pros
Aujourd’hui 15% du chiffre d’affaires de la boutique repose sur les professionnels quand
ils représentaient près de 40% avant la crise.
Pour autant, Ça Sent Beau n’a pas enregis- tré de pertes grâce à un intérêt nouveau des particuliers et à la boutique en ligne mise en place. « Nous espérons reconquérir ce mar- ché grâce à la diversité de nos offres » sourit Stéphanie Perrot. La boutique leur propose en effet un abonnement dédié aux bouquets de fleurs coupées grâce auquels, chaque semaine ou quinzaine, l’entreprise ou l’administration se pare de couleurs dans le respect d’un bud- get et d’un thème défini à l’avance, sans enga- gement de durée pour réduire les contraintes des professionnels. Les amateurs de plantes vertes privilégieront l’abonnement mensuel avec des ensembles arrangés, ne nécessi- tant pas d’entretien, remplacés chaque mois.
« Nous récupérons ensuite les plantes pour les retravailler et les relouer. A défaut, si la plante, défleurie, ne peut plus être vendue, nous la cé- dons à bas prix sur l’appli anti-gaspi Phenix ou la confions aux bons soins de la Ressourcerie Végétale à Dijon. »
Nature au travail
D’autres confieront à Ça Sent Beau la décora- tion d’une manifestation ou d’un évènement, comme Noël. Outre le Grand Hôtel La Cloche, partenaire des premières heures de la fleu-
riste, des artisans, des PME font confiance à Ça Sent Beau pour égayer leurs intérieurs mais aussi leurs extérieurs. « On constate une demande croissante pour ramener de la nature en entreprise. » La crise a en effet amené avec elle une envie nouvelle de végétalisation de l’espace de travail pour renforcer le bien-être des salariés. Enfin, pour ceux qui ne veulent s’occuper de rien, la boutique installe des
vrai que nature qui participent d’un environ- nement apaisant.
Nadège Hubert
y
Ça Sent Beauy
42 Rue de la Libération, Talanty
03 80 58 19 23y
[email protected]y
casentbeau.frStéphanie Perrot, Dirigeante de Ça Sent Beau Nathalie Bassi et Magali Clerc, Créatrices de Bohême
N°3 - Nov. / Déc. 2021
À Dijon, Agye RFID au service des éleveurs
Partenaire privilégié du secteur agricole, Agye RFID apporte des solu- tions pour la distribution d’aliments pour animaux mais aussi de moni- toring pour suivre l’état de santé des bêtes. En lançant cette activité, Latifa Ben Ghezala relève un nouveau défi professionnel.
En octobre 2020, Latifa Ben Ghezala a changé de voie pour quitter le domaine du bâtiment où elle était comptable pour profiter d’une opportunité. Conseillée par des proches, elle a créé Agye RFID pour répondre à un besoin bien précis du monde agricole. « La marque Nedap n’avait plus de distributeurs en France et dans les pays francophones alors qu’il y avait de la demande. J’ai saisi ma chance avec leur soutien » insiste Latifa Ben Ghezala. Outre la marque néerlandaise, elle a choisi de faire confiance à la marque allemande Foerster Technik. L’ensemble des produits proposés par Agye RFID chez 200 distributeurs en France s’appuie sur l’identification radio des animaux d’élevage pour la distribution d’aliments. « Les vaches et les veaux ont une boucle d’oreille équi- pée d’une puce électronique qui sera détectée par les machines que nous distribuons. » Avec les solutions d’Agye RFID, les éleveurs program- ment la quantité d’alimentation et le nombre de fois où l’animal peut se nourrir en fonction de son profil individuel. Les veaux quant à eux profitent de la distribution de lait, l’équipement préparant les doses adaptées à chaque animal.
« Le coût de l’alimentation peut être conséquent pour les professionnels, ils ont donc intérêt à opti- miser et individualiser les rations en fonction des
besoins. » Latifa Ben Ghezala précise par ailleurs qu’un veau demande un rationnement appro- prié au début de sa croissance tandis qu’il est peu à peu incité à s’orienter vers une alimenta- tion solide. Agye RFID s’adresse également aux éleveurs de truies dont l’alimentation doit être particulièrement suivie pendant la reproduc- tion.
Les portes d’un nouvel univers
En parallèle, Agye RFID vend des appareils de monitoring équipés de capteurs destinés aux vaches laitières et allaitantes. « Les éleveurs sont avertis des chaleurs et peuvent ainsi procé- der à l’insémination aux meilleurs moments. Les capteurs apportent aussi de nombreuses infor- mations sur l’état de santé de l’animal ou sur une éventuelle déviation de son comportement. » 20% des exploitations françaises sont équipées de cette installation. Au quotidien, la moitié du chiffre d’affaires de 2 millions d’euros de l’entre- prise repose sur l’installation de nouveaux équi- pements, alimentaire ou de monitoring, dont le coût moyen avoisine 10 000 euros. L’autre moitié porte sur l’entretien et la vente de pièces détachées. Depuis qu’elle a créé l’entreprise, Latifa Ben Ghezala s’épanouit dans son nouveau secteur d’activité, participant aux salons dédiés
à l’élevage et rencontrant celles et ceux qui évo- luent dans cet univers. « J’ai découvert un monde de tradition familiale, de professionnels qui maî- trisent leurs activités avec leur propre langage. » La jeune dirigeante n’a pas hésité à accompa- gner les deux commerciaux de l’entreprise en formation chez les marques étrangères pour maitriser ses produits même si elle se consacre à la gestion comptable, à la relation fournisseur ou encore aux ressources humaines. « Notre ac-
tivité est en plein développement, c’est pourquoi nous recrutons actuellement un troisième com- mercial. »
Nadège Hubert
y
Agye RFIDy
8 impasse Pierre Lanvin,y
Dijony
03 80 45 50 64y
[email protected]PUBLI-INFO
Zooka, un phare dans le monde digital à Chenôve
Avoir un site internet ou une boutique en ligne ne suffit pas à garantir un trafic suffisant pour augmenter son chiffre d’affaires. Zooka s’appuie sur son expertise pour convertir les visites en achat et augmenter la visibilité des entreprises pour qu’elles se fassent un nom en ligne.
Elle est l’un des visages de Zooka. Alexandra Bornot, responsable du pôle acquisition de Zooka a débuté sa carrière comme consul- tante après l’obtention d’un DUT métiers du multimédia et de l’internet complété par une licence professionnelle dédiée à la commer- cialisation des produits en ligne. « Pendant six ans j’ai exercé à mon compte avant de rejoindre l’aventure Zooka qui m’a permis de toucher une cible internationale. » Bien qu’elle soit encore toute jeune, créée en 2018, l’entreprise a déjà convaincu une quarantaine de clients ac- tifs, des grandes entreprises comme Clarins, Axa Banque, 60 Millions de Consommateurs mais aussi des acteurs comme l’Etablisse- ment Français du Sang. Pour autant, Zooka met un point d’honneur à traiter ses clients artisans ou PME avec les mêmes égards et la même expertise afin qu’eux aussi gagnent en renommée et en retombées. Alexandra Bornot entend d’ailleurs partager avec eux sa vision et sa passion du numérique. « C'est un univers dynamique en perpétuel changement ce qui est très stimulant. Entre les évolutions technologiques (plateformes de sites, évolutions des outils...) et les mises à jour d'algorithmes, le métier ne cesse d'évoluer. »
Mieux être vu
30% de visibilité en plus et 20% d’optimi- sation du parcours client… Des chiffres qui encouragent à faire confiance à ce cabinet de conseil spécialiste de l’optimisation de l’expé- rience client. Depuis Dijon et Paris, une équipe de dix personnes s’applique à accompagner les entreprises pour tirer le meilleur profit d’internet. « Notre mission consiste à générer du chiffre d’affaires sur les sites vitrine, les bou- tiques en ligne ou encore les applications en boostant les ventes » sourit Alexandra Bornot.
Pour arriver à ses fins, l’entreprise s’appuie
sur deux axes : l’acquisition et la conversion.
Zooka commence par travailler sur le réfé- rencement indispensable du site internet de ses clients pour qu’il gagne en trafic. « Il y a plusieurs canaux d’acquisition tels que le trafic sponsorisé, le trafic organique ou naturel, le tra- fic par l’intermédiaire d’autres sites ou encore les réseaux sociaux… » En fonction des besoins de ses clients, de leur cible, de leur échéance, Zooka va activer l’un ou l’autre des leviers.
Pour améliorer le référencement, trois piliers essentiels sont pris en compte : technique avec un site répondant aux bonnes pratiques, sémantique en s’appuyant sur les mots clés, les intentions de recherche et enfin la popu- larité qui va se traduire en indice de confiance pour Google, le moteur de recherche qui gé- nère 95% du trafic français et international.
Savoir conclure
Une fois la visibilité acquise, Zooka poursuit sa mission pour que cette notoriété se tra- duise en chiffre d’affaires. Pour convertir le visiteur en client, les équipes vont réaliser un audit ergonomique du site afin de s’assu- rer de son utilisabilité. « Il doit faciliter le par- cours d’achat et donc se montrer performant. » Alexandra Bornot et ses collègues planchent également sur les données extraites du site pour suivre le parcours de l’utilisateur et dé- finir son tunnel d’achat, le moment où il passe à l’acte ou celui où il y renonce. « De là, nous établissons des recommandations dans une feuille de route qui priorise les actions en tenant compte du retour sur investissement mais aussi de la faisabilité. » Une démarche qui conduit 90% des clients à renouveler leur confiance à l’équipe de Zooka.
Nadège Hubert
y
Zookay
60D Av. du 14 Juillet,y
Chenôvey
03 80 49 11 92y
[email protected]y
zooka.frLatifa Ben Ghezala, Créatrice d'Agye Alexandra Bornot, Responsable du Pôle Acquisition chez Zooka
SERVICE AUX ENTREPRISES
COUP DE CŒUR
À Djion, ID Zen Réflexologie, le réflexe bien-être
Après 30 ans passés dans le commerce, Irène Durand a pris un virage à 360 degrés pour s’orienter dans une nouvelle voie professionnelle, celle de la réflexologie. Sensibilisée à cette discipline de médecine douce, elle y a trouvé une façon d’assouvir son envie de prendre soin des autres et d’apporter des réponses aux maux du quotidien, chez soi ou en entre- prise.
Gérer une entreprise, Irène Durand sait le stress que cela implique. Pendant trois décennies, elle a accueilli les client(e)s dans sa bijouterie-joaillerie jusqu’au jour où une trop forte envie de change- ment a pris le dessus. « Je savais ce que je ne vou- lais pas faire » s’amuse-t-elle aujourd’hui. Trois
bilans de compétences ont confirmé sa décision et fait émerger sa nouvelle orientation, l’envie d’accompagner et d’exercer dans le bien-être s’imposant à chaque fois. « Je voulais obtenir un titre reconnu et j’ai donc le RNCP en réflexologie. » Des centaines d’heures de formation à Annecy
associant tout autant la théorie que la pratique entre août 2019 et mars 2020 transformeront son souhait en réalité. Elle s’approprie la réflexologie palmaire et plantaire mais décide de compléter sa formation avec de la réflexologie dorsale ou en- core crânio-faciale. « J’ai également choisi de me former pour accompagner les femmes enceintes et les nourrissons ainsi que les personnes suivies en oncologie. »
Sur les nerfs
Attirée par la douceur et « le côté zen » de la ré- flexologie, Irène Durand avait elle-même pu béné- ficier de ses bienfaits sur le sommeil et le stress.
« Elle influence aussi positivement notre phy- sique, notre psychique et ce qui relève de l’émo- tionnel. » De nombreux troubles et pathologies peuvent s’atténuer ou disparaitre grâce à cette médecine douce connue et reconnue depuis des siècles en Orient. « Basée sur la régulation du système nerveux, la réflexologie atteint tous les organes déficients pour rétablir l’équilibre du corps. » La plante des pieds compte à elle seule 7 200 terminaisons nerveuses contre 3 000 dans la main et quelques 300 au niveau de la tête et du crâne. Prise en charge partiellement ou tota- lement par certaines mutuelles, la séance peut rapidement devenir un investissement sur un avenir radieux, chassant les maux et douleurs du quotidien.
Bien dans son job
La réflexologue intervient tout aussi bien à son cabinet qu’à domicile et s’ouvre aujourd’hui vers les entreprises soucieuses d’apporter un certain bien-être à leurs collaborateurs. « Le mieux-être en entreprise se trouve désormais pris en compte.
La réflexologie est un outil à leur disposition pour aider les salariés, les cadres ou même les chefs d’entreprise à s’épanouir, à évacuer le stress et ainsi, participer à la rentabilité. » Du bout des doigts et avec un programme à la carte, ID Zen Réflexologie transforme l’idée d’être bien dans sa boîte en réalité. Il suffit d’essayer pour s’en convaincre.
Nadège Hubert
y
ID Zen Réflexologiey
3 place de la France Librey
Dijony
03 80 39 07 74y
irene@idzen-y
reflexologie.comy
idzen-reflexologie.com Irène Durand, Fondatrice d'IDZen RéflexologiePUBLI-INFO
Metiway, un autre regard sur le monde professionnel à Saint-Appolinaire
Révolutionner l’orientation professionnelle, l’ambition de Barbara Chevret prend vie avec la plateforme gratuite en ligne Metiway. En quelques clics, des entreprises mais surtout leur spécificité et leur façon de faire leur métier s’exposent pour guider ceux qui cherchent leur voie professionnelle.
« Faire le service dans un fast food ou dans un restaurant gastronomique luxueux, ça a beau être le même métier, il ne se fait pas de la même façon. » Barbara Chevret veut revaloriser et mieux faire connaitre certaines professions, notamment celles rencontrant des pro- blèmes de recrutement. L’hôtellerie et la res- tauration, le bâtiment et les travaux publics ou encore l’industrie peinent à trouver les bons profils et de nouveaux talents. Avec la plateforme Metiway, la trentenaire sou- haite amener les entreprises à raconter leurs activités, leur savoir-faire mais aussi leurs métiers ainsi que leur façon de travailler. En montrant les coulisses d’une profession, ses avantages mais aussi ses difficultés, les qua- lités nécessaires et attendues par une entre- prise précise, elle espère que les candidats se reconnaitront dans les profils recherchés.
« En appréhendant mieux un métier et en dé- couvrant une entreprise où l’exercer, les talents s’identifieront mieux et ne lâcheront plus un emploi par méconnaissance. » Metiway mise sur une rencontre gagnant – gagnant : l’en- treprise donne à voir son environnement en toute transparence et recrute ainsi des can- didats motivés qui seront épanouis et contri- bueront ainsi à plus de productivité. « Pour bien recruter, il faut mettre en valeur son métier et son entreprise pour trouver les talents et les candidats qui auront des valeurs convergentes et garantir la pérennité des équipes. »
Du côté des candidats
Sur Metiway, les particuliers peuvent éga- lement s’inscrire gratuitement s’ils ne sou- haitent pas identifier leur entreprise en présentant leur emploi. Ils peuvent aussi y candidater si les entreprises inscrites re- crutent ou déposer leur profil s’ils cherchent à changer de carrière. La plateforme compte déjà environ 1 000 inscrits dont plus d’un tiers d’entreprises qui ont déposé des textes ou des vidéos de présentation. Pour aller plus loin dans sa démarche, Barbara Chevret prévoit de nouer des partenariats avec des agences de travail temporaire. « Nous pourrons par- tager leurs offres d’emploi tandis que leurs clients pourront faire connaitre gratuitement leur entreprise et leurs métiers. » En parallèle, Metiway présente également de nombreuses formations pour que les âmes égarées dans leur voie professionnelle trouvent toutes les informations pour une orientation ou une reconversion réussie. « Il faut sortir de l’idée qu’un métier se résume à un diplôme ou à une forme d’intelligence scolaire. Chaque métier et chaque structure dans lequel il s’exerce néces- site sa propre intelligence. »
Nadège Hubert
y
Barbara Chevrety
Metiwayy
Cr de Gray, Saint Apollinairey
06 33 18 46 88y
barbara.chevrety
@metiway.frN°3 - Déc. / Jan. 2022
SPORT
JDA Dijon, du sport et des femmes
Plus qu’un club multisports, la JDA s’est développée pour devenir un groupe fort de plusieurs filiales. Pour autant, toute la création de valeur(s) qui en découle se destine aux clubs de basket masculin et de hand féminin. Directrice commerciale et marketing du groupe, Lucile Bongiovanni se charge de promouvoir la marque et les sportifs.
Initialement peu attachée à l’univers du sport, Lucile Bongiovanni, un master en management en poche, a débuté sa carrière chez Eiffage avant de poursuivre au CHU de Dijon ou encore à la Caisse d’Epargne. « J’ai eu l’opportunité de rencontrer les dirigeants de la JDA à la recherche d’un nouveau visage pour le club d’affaires. » C’était en 2017. Pendant un an, la dynamique jeune femme combine les activités bancaires et sportives. En 2018, le club de hand féminin du CDB, en difficultés financières malgré ses bons résultats, intègre la JDA, transformant le club de basket en une marque omnisports.
« Les dirigeants, Thierry Degorce et Nathalie Voisin, avaient l’ambition de faire rayonner ce club mixte au-delà des frontières. Ils m’ont pro- posé le poste de responsable commerciale et mar- keting autour de cette nouvelle entité. » Chargée de promouvoir, vendre et produire le spectacle sportif sur et en dehors du terrain auprès du public et des partenaires, elle remplit sa mis- sion jusqu’en 2021. Elle devient alors directrice commerciale et marketing d’un groupe qui réu- nit cinq nouvelles filiales en plus du sport : une branche consacrée à l’hôtellerie-restauration, une deuxième pour l’accueil de séminaires, un domaine viticole, différents services, et enfin une filiale immobilière pour loger les joueurs et les joueuses étrangers.
La place des femmes
« Toutes ces activités vont créer de la valeur qui sera injectée aux deux clubs de sport pour qu’ils acquièrent en notoriété et gagnent des titres à l’échelle européenne tout en attirant de nouveaux talents. » La JDA s’appuie sur 10 joueurs de bas- ket et 12 joueuses de hand professionnels mais
peut aussi compter sur les renforts du centre de formation. « Il ne faut pas oublier les 22 personnes, dont 5 femmes, de l’encadrement et l’administratif, indispensables au développement du club. La holding quant à elle, compte au total 70 salariés. » Lucile Bongiovanni sourit cepen- dant en pensant que l’équipe féminine, comme l’équipe masculine, sont encadrées uniquement par des hommes. « Il y a encore des progrès à faire pour arriver à une certaine équité même si le sport féminin progresse. » La responsable évoque le fossé persistant quant aux salaires, à
la médiatisation, au public et aux partenaires.
« Pourtant, elles sont passionnantes et s’inves- tissent dans le sport, dans le groupe et leur terri- toire. Elles prennent les choses à cœur, au-delà de la dimension professionnelle. » Directrice com- merciale et marketing à seulement 32 ans, elle insiste cependant sur le facteur « confiance » qui lui a été accordé par les dirigeants ou encore la nomination d’une femme au poste de coach de l’équipe de basket espoirs. « Nous sommes encore trop peu nombreuses... Je suis heureuse de pouvoir montrer qu’on peut être femme, avoir du
caractère, assumer ses décisions tout en restant humaine et accessible. »
Nadège Hubert
y
JDA Dijony
Sports – 17 Rue Léon Mauris,y
Dijony
lucile.bongiovanniy
@jdadijon.comy
jdadijon.comLucile Bongiovanni, Directrice Commerciale et Marketing de JDA
CONSEILS ET STRATÉGIES CRÉATIONS GRAPHIQUES MEDIA PLANNING SITES INTERNET
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CACTUS EST DANS LA PLACE !
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ZOOM SUR…
Web : Agence Cactus • Mise en page : Agence Cactus Impression : CIB Impression • Distribution de ce numéro : S.A.S. Le Périscope.
Edité par S.A.S Le Périscope 8 rue des Cailles 68270 RUELISHEIM 0988059520 - www.le-periscope.info
Directeur de la publication et rédacteur en chef : Pierre-Alain • Rédaction et photos (sauf mention contraire) : Nadège Hubert • Publicité : Stéphanie TROPET-BILLET
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7 000
exemplaires à chaqueparution Chaque symbole indique une zone d’activité desservie.
parutions par an
Zone de distribution Côte - d’Or
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lès-Dijon P.A. Capnord
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À Djion, la Ressourcerie
Végétale recycle les plantes au profit des entreprises
Amoureuse des plantes, Chantale Thierry a imaginé, en février 2021, un concept unique en France : la Ressourcerie Végétale. Alors que chacun a pris conscience de l’importance de repenser ses modes de consomma- tion, elle souhaite que le commerce de produits végétaux puisse lui aus- si s’inscrire dans une démarche durable. En ce sens, elle travaille aussi bien avec les entreprises qui vendent ces produits pour leur assurer une seconde vie qu'avec celles qui en font l'acquisition pour leurs locaux, allant même jusqu'à associer les salariés dans la démarche de végéta- lisation.
De nombreuses plantes et fleurs périssent sur des rayonnages dans des magasins inadaptés à leur commerce tandis que certains particuliers peinent à conserver des végétaux devenus proéminents.
Pour que toute cette nature ne finisse pas à la poubelle, Chantale Thierry a donné naissance à la Ressourcerie Végétale. Unique en France, le prin- cipe consiste à collecter des végétaux auprès des professionnels et des particuliers pour les valori- ser et les revendre, sur le principe du réemploi.
« Il s’agit de récupérer des produits qui se des- tinent aux déchets verts car ils ne sont plus com- mercialisables. Des fleuristes, des paysagistes et des magasins tels que des enseignes de la déco- ration ou du bricolage par exemple nous ont déjà sollicités. » Chantale Thierry a ainsi signé plu- sieurs contrats de récupération avec des profes- sionnels, grands noms de la grande distribution
ou boutiques et artisans indépendants. Elle a ainsi récemment sauvé de la poubelle une quarantaine de bégonias fatigués et entre 100 et 200 plantes depuis la création de la structure en février 2021.
Rempotés, taillés, enrichis en engrais… Les végé- taux trouvent une nouvelle jeunesse.
Un lieu vert pour les pros et les particuliers
Une fois la forme retrouvée, les plantes sont ven- dues à l’occasion de ventes éphémères en atten- dant qu’un lieu dédié voie le jour dans le quartier de la République. « Ce sera un endroit atypique avec non seulement un dépôt-vente de plantes pour les particuliers et les professionnels mais aussi des conseils pour faire soi-même, des ate- liers, une tisanerie, un espace de troc… » Le lieu
sera également ouvert aux professionnels dési- reux d’organiser un rendez-vous d’affaire, une réunion ou une formation dans un cadre naturel et un esprit jungle. En parallèle, la Ressourcerie Végétale offre un service de location de végétaux aux entreprises pour embellir leur intérieur mais pas seulement.
Les bienfaits de la nature en entreprise
La Ressourcerie Végétale entend aussi transfor- mer l’univers des entreprises en impliquant les salariés. « Nous proposons des prestations de team building pour végétaliser les espaces pro- fessionnels, en coopération avec les équipes. Elles s’approprient ainsi les lieux, développent un sen- timent d’appartenance, mais aussi une fierté et
un intérêt pour les plantes installées. » Chantale Thierry rappelle également que la présence de verdure dans un lieu de travail contribue, comme le précise différentes études, à réduire le stress et l’absentéisme, et à augmenter le bien-être des salariés tout en participant à la dépollution.
« Les entreprises agissent pour leur RSE vis-à-vis des collaborateurs autant que vis-à-vis de l’envi- ronnement. »
Nadège Hubert
y
La Ressourcerie Végétaley
06 63 13 18 46y
chantale.thierryy
@laressourcerievegetale.fry
laressourcerievegetale.frChantale Thierry, Fondatrice de la Ressourcerie Végétale