mathsbdp.fr ______________Tspé. Le raisonnement par récurrence On peut utiliser un raisonnement par récurrence chaque fois qu’une propriété à démontrer dépend d’un entier naturel 𝑛, surtout lorsqu’il semble y avoir un lien simple entre ce qui se passe au rang 𝑛 et ce qui passe au rang 𝑛 + 1.
Ex. Démontrer que, pour tout entier 𝑛 ≥ 4, on a 2𝑛 ≥ 4𝑛.
Un raisonnement par récurrence se rédige en quatre étapes :
● On commence par énoncer la propriété 𝑃𝑛 à démontrer, en précisant pour quels entiers naturels cette propriété est définie.
Ex. ① Soit 𝑃𝑛 la propriété : pour tout entier 𝑛 ≥ 4, on a : 2𝑛 ≥ 4𝑛.
● Initialisation : on vérifie que la propriété est vraie au rang initial 𝑛0(qui est souvent 0 ou 1).
② Pour cet exemple 𝑛0 = 4
24 = 16 et 4 × 4 = 16 donc pour 𝑛0 = 4, on a bien 2𝑛0 ≥ 4𝑛0 donc 𝑃4 est vraie.
● Hérédité : on prouve le caractère héréditaire de la propriété. On suppose que la propriété est vraie pour un entier naturel 𝑛 ≥ 𝑛0 ( il s’agit de notre hypothèse de récurrence ) et on démontre que la propriété est encore vraie au rang 𝑛 + 1.
On suppose que 𝑷𝒏 est vraie au rang 𝒏 avec 𝒏 ≥ 𝒏𝟎 et on prouve que 𝑷𝒏+𝟏 est encore vraie.
Ex. ③ On suppose la propriété vraie au rang 𝑛 ≥ 4 ;
prouvons qu’elle reste vraie au rang 𝑛 + 1, c’est-à-dire que 2𝑛+1 ≥ 4(𝑛 + 1)
𝑃𝑛 vraie donc 2𝑛 ≥ 4𝑛 ; en multipliant les deux membres par 2, on obtient : 2𝑛+1 ≥ 8𝑛 Prouvons que 8𝑛 ≥ 4(𝑛 + 1) soit 8𝑛 ≥ 4𝑛 + 4
On a 𝑛 ≥ 4 donc 4𝑛 ≥ 16 ; en additionnant 4𝑛 dans chaque membre, on obtient 8𝑛 ≥ 4𝑛 + 16 ≥ 4𝑛 + 4 donc on a bien 8𝑛 ≥ 4(𝑛 + 1) donc 𝑃𝑛+1 est vraie.
● On conclut en invoquant le principe de récurrence, c’est-à-dire que la propriété 𝑃𝑛 est vraie au rang 𝑛0 et est héréditaire, donc pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑛0, on a 𝑃𝑛 vraie.
④ Conclusion : la propriété est vraie pour 𝑛 = 4 et est héréditaire à partir du rang 4 donc pour tout entier 𝑛 ≥ 4, 2𝑛 ≥ 4𝑛.
Ex1. On définit la suite (𝑢𝑛) par 𝑢0 = 0 et pour tout entier 𝑛 ≥ 0 par 𝑢𝑛+1 = √4 + 𝑢𝑛2 Conjecturer une expression de 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛 puis démontrer cette conjecture.
Ex2. Soit (𝑢𝑛) et (𝑣𝑛) les suites définies par : 𝑢0 = 3 et, pour tout entier 𝑛 ≥ 0, 𝑢𝑛+1 = 2𝑢𝑛− 1.
𝑣0 = 1 et, pour tout entier 𝑛 ≥ 0, 𝑣𝑛+1 = 2𝑣𝑛+ 3.
1. Montrer par récurrence que, pour tout 𝑛 ≥ 0, a) 𝑢𝑛 = 2𝑛+1 + 1 b) 2𝑢𝑛− 𝑣𝑛 = 5 2. En déduire l’expression de 𝑣𝑛 en fonction de 𝑛.
Ex3. On considère la suite (𝑢𝑛) définie sur ℕ par 𝑢0 = 1 et, pour tout 𝑛 ≥ 0, 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 2𝑛 + 3.
Démontrer que pour tout 𝑛 de ℕ, 𝑢𝑛 > 𝑛2.
mathsbdp.fr suites term spécialité Ex 1.
On injecte 𝑢0 = 4 𝑐𝑚3 d’un médicament dans le sang d’un patient. La quantité de ce médicament présente dans le sang du patient 𝑛 heures après l’injection est 𝑢𝑛. La quantité de médicament présente dans le sang baisse de 20 % chaque heure.
a) Calcule la quantité 𝑢1 de médicament dans le
sang au bout de 1 heure et 𝑢2 la quantité de médicament au bout de 2 heures.
b) Déterminer la formule de 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛.
c) Déterminer, à l’aide de la calculatrice, au bout de combien d’heures la quantité de médicament sera inférieure à 0,01 𝑐𝑚3.
d) Recopie et complète l’algorithme suivant pour qu’il permette de répondre à la question précédente.
e) Déterminer en justifiant les variations de la suite (𝑢𝑛).
d) Conjecturer la limite de la suite. ( CONJECTURER = émettre une hypothèse, supposer )
Ex2. Soit (𝑢𝑛) la suite définie pour tout entier naturel 𝑛 par : 𝑢𝑛 = 2𝑛3− 30𝑛2+ 54𝑛 a) Établir le tableau de variations de la fonction 𝑓 définie sur [ 0 ; +∞ [ par :
𝑓(𝑥) = 2𝑥3− 30𝑥2+ 54𝑥 en détaillant la démarche.
b) Déduisez-en que la suite (𝑢𝑛) est strictement CROISSANTE à partir d’un certain rang à préciser.
On pourra étudier les variations de la fonction 𝑓 et en déduire les variations de la suite (𝑢𝑛) définie par 𝑢𝑛 = 𝑓(𝑛) .
Ex3. Soit (𝑣𝑛) la suite définie par 𝑣𝑛 = 𝑛
2𝑛 pour tout 𝑛 de ℕ.
a) Déterminer les variations de la suite (𝑣𝑛) en justifiant.
b) À l’aide de la calculatrice et sans justifier déterminer le plus petit indice 𝑝 tel que pour tout entier naturel 𝑛 tel que 𝑛 ≥ 𝑝, on a 𝑣𝑛 < 10−5.
c) Faire une conjecture sur la limite de la suite (𝑣𝑛).
Ex4. Soit la suite (𝑢𝑛) définie par 𝑢𝑛 = 1 000 + 𝑛
𝑛+2. Démontrer que la suite (𝑢𝑛) est bornée.
Rappels :
La suite (𝒖𝒏) est majorée par un réel M ⟺ pour tout entier naturel 𝒏, 𝒖𝒏 ≤ 𝑴 La suite (𝒖𝒏) est minorée par un réel m ⟺ pour tout entier naturel 𝒏, 𝒖𝒏 ≥ 𝒎 Une suite bornée est à la fois majorée et minorée.
n ←0 u ← ...
Tant que ...
n ← ...
u ← ...
FinTantQue Afficher ...
Rappels : pour étudier les variations d’une fonction, on calcule sa dérivée et on étudie son signe.
Lorsque la dérivée est positive, la fonction est croissante ;
lorsque la dérivée est négative, la fonction est décroissante.