S ÉMINAIRE N. B OURBAKI
P AUL -A NDRÉ M EYER Lemme maximal et martingales
Séminaire N. Bourbaki, 1968, exp. n
o334, p. 355-366
<
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355
20e
année, 1967/68,
n° 334 Novembre1967
LEMME MAXIMAL ET MARTINGALES
(d’après
D. L.BURKHOLDER)
par Paul-André MEYER
Considérons un
"jeu
dehasard équitable",
c’est-à-dire une suiteG~, G
1 ,...Gn
... de variables aléatoiresintégrables (G n
est legain
dujoueur
à la n-ièmepartie)
telles queGn soit,
pour tout n,orthogonale
àtoute fonction de
GO
,...,Gn-1 .
. Cette condition se traduit en disant que les variables aléatoiresX
=GO , Xn
=G~
+ ... +Gn qui représentent
les for-tunes successives du
joueur
forment unemartingale.
Supposons
maintenant que lejoueur
saute certainesparties.
Ilprend
àl’instant n - 1 la décision de
jouer
ou de ne pasjouer
la n-ièmepartie.
La
règle
de décision estexprimée
par une suite de variables aléatoiresVa ’ V1
...Vn..
à valeurs dans~0,1j (Vn
= 1signifie
que la n-ièmepartie
estjouée).
Pourexprimer
que lejoueur
n’est pasprophète,
onimpose
àVn
d’être une fonction mesurable deG~
,...,Gn-1
seulement. La nouvelle fortune à l’instant n estYn _ VOGD
+V1G1
+ ...VnGn .
Il est facile de voir que les
Yn
forment une nouvellemartingale.
Et mainte- nant on a les résultatssuivants,
dûs tous deux à BURKHOLDER :THÉORÈME.-
1)
On a pour tout c > 0cP{sup |Yn|~ c} ~
K.sup
.2)
On a pour tou t p f ini > 1où K , K
sont des constantes "universelles".P. A, MEYER
THÉORÈME.-
Pour tout p .fi.ni > 1 , les "normes"sont
"équivalentes" ( K..N. ,
oùK..
est uneconstante).
Ces résultats sont en fait des
conséquences
dupremier
"lemme maximal" et du théorèmed’interpolation
deMARCINKIEWICZ.
Le lemme maximal lui-mêmepeut
se démontrer soit par la méthodegénérale
deBURKHOLDER,
soit par une méthode élé-mentaire,
touterécente,
due à GUNDY. Je donnerai ici la méthodegénérale,
queje
trouveplus
intéressante pour desnon-probabilistes.
I. Le lemme maximal.
1. Le théorème
général.
Un processus est une suite X = de variables aléatoires réelles définies sur un même espace
probabilisé.
La loi du processus est la mesure surRN , image
de la loi deprobabilité
P par X . Deux processus X et Y sont ditséquivalents (X-Y)
s’ils ont même loi(de
même deux variables aléatoires réelles ayant même loi sont diteséquivalentes).
Si X = est un proces- sus, nous posons X* =sup ]
; la relation entraîne évidemmentX* ~ Y* .
THÉORÈME
1.- Soit $ un ensemble de processus. On suppose que, pour toute suite d’élémentsde $ ,
il existe des processusYk
définis sur un même espaceprobabilisé
Q et satisfaisant aux conditions suivantes :a)
Les processusYk
sontindépendants.
b)
Pour toutk ,
on a(Yk~~ .
c)
Pour toute suite de nombres réels telsque E
1 , la série de processus E converge p.s. vers un processus Y(cela signifie
que pour tout n E converge p.s. versY )
et on aPtY* c) ~
0 .Il existe alors une constante K telle que l’on
ait,
pour tout processus XE~ et tout c > 0(1~
K . ..2. Lemmes pour la démonstration du théorème 1.
Les
premiers
lemmes concernent les fonctions de Rademacher sur~0,1~
(fonctions
définies par 1 ,rn(t) = (-1 ~k
sur le k-ième intervalle de la n-ième subdivisiondyadique
de(0,1~ ~.
Le dernier est unpetit
exer-cice
d’analyse.
Les fonctions de Rademacher forment un
système orthonormé
dansL2(~0,1~~ ;
;si
(g)
est une suite de nombres réels telle que Eg2n ~ , ia
sérieE converge donc dans
L2 (en
faitp.p.)
vers une fonction LEMME 1.- On a pour tout pfini,
et il existe deux constantesJ(p)
et
J’(p~
telles queCe lemme est
classique,
et facile. VoirZYGMUND, Trigonometric Series,
Chap. V,
th.(8.4),
p. 213. Le lemme suivant est dû à MARCINKIEWICZ.LEMME 2.- Il existe un nombre e >
0 ,
une constanteC ,
tels que l’on ait pour tout ensemble mesurableAC:[0,1]
de mesure z 1 - eC S
ADÉMONSTRATION.-
On a(en notant ) ) 1
la mesure deLebesgue
d’unensemble). D’après
le lemme1,
lepremier
membre est doncmajoré
parj" g2(t)dt
+ Eg2n ,
et il suffitde choisir ~ tel que
~1 2J’(4)2
= a 1 , et deprendre
C =1/1 -
a .Le lemme suivant est dû à
STEIN, qui
n’en ajamais publié
la démonstration.LEMME 3.- Soit A
c:[0,1]
un ensemble mesurable de mesure non nulle. Il existeune constante
C(A)
et un entierN(A)
tels que l’on aitDÉMONSTRATION.-
SoitTkn
le k-ième intervalle de la n-ième subdivisiondya- dique ; désignons
parg’ , r’
les fonctions induites par g ,r
surTkn ,
,par A’ l’ensemble A f1
T
Il est facile de voir quer’
est constante pourp s
n , tandis que les fonctions(-1~kr’ n+i
sont, pour i 20 ,
les fonctionsde Rademacher de l’intervalle
Tkn
. Choisissons maintenant l’intervalleTkn
detelle sorte que
où e est le nombre introduit dans le lemme 2
(un
tel: intervalle existed’après
le théorème de dérivation de
Lebesgue :
comme~A~ > 0 ,
A admet unpoint
dedensité). Appliquons
le lemme 2 surT,
: comme g = Eg r ,
on a- n m m
d’où le résultat.
LEMME 4.- Soit M une fonction
positive
surR+ ,
telle que--- ~+
Il existe alors des nombres
ak
> 0 tels que Eak
= 1 , desnombres t.
> 0tels que
lim t
= -~ et que l’on ait201420142014201420142014
k-~ je 20142014201420142014201420142014201420142014
DÉMONSTRATION.-
BURKHOLDER dit seulement "it is easy to see that" ...je recopie-
rais bien ma
démonstration,
mais ce seraitdommage
degâcher
un sijoli petit
problème
de MP.3. Démonstration du théorème 1.
Supposons
que l’énoncé soit faux. Alors la fonctionM(t) =
sup t >t}
XE ~
n’est pas bornée. Comme on a t , cela entraîne lim sup
M(t) =
+ co ,t -~ +co et le lemme 4 entraîne l’existence de nombres
tk
> 0 tendant vers +oo , , denombres
ak
> 0 telsque E ak
= 1 tels queMais
il existe alors des processus Xk~03A6 telsque tk ak P{Xk* ~ â k } approche
M(â )
d’assezprès
pour quek
k
=Introduisons maintenant les processus
Y
del’énoncé ;
cette condition s’écrit aussitk } =
+~ ;d’après
le lemme deBorel-Cantelli,
lesprocessus
Y
étantindépendants,
on a p.s.>
t k
pour une infinité de valeurs de ket par
conséquent,
pour presque tout w E 0(’~ )
lim sup~.a
-’’-Y *((ju)) (
= .+ao .Nous allons voir que ceci est en contradiction avec
c).
Introduisons en effet les fonctions de Rademacher etappliquons
la conditionc)
enprenant
uk
= Cette condition nous donnepour tout t 03A3 akrk (t)
Ykn(03C9) existe p.s. et
pour tout n
E existep.s. et
P{
sup~ }
> 0 .Posons
P.-.4. MEYER
si toutes ces séries convergent, +00 sinon. Soit H l’ensemble des w tels que la mesure de
(t : V(t,w) +00 ~
soit strictementpositive.
H estmesurable,
eton a
P(H)
> 0(théorème
deFubini).
Choisissons wEH,
et M assezgrand
pour que la mesure de l’ensemblesoit strictement
positive. Alors, d’après
le lemme3,
on aet à
plus
forte raisonEn intervertissant les deux sup , on voit que w ne satisfait pas à
(*).
D’où la contradiction
puisque P(H)
> 0 .II.
Application
auxmartingales.
1. Dictionnaire des
martingales.
Notations
générales : (~â, ~ ,P)
est un espaceprobabilisé,
muni d’unefamille croissante
(Fn)
de sous-tribusde F .
Le mot processusdésigne
toutesuite X =
(X )
de variables aléatoiresréelles,
telle queX
soitf -mesura-
ble pour tout n ~ 0 . .On pose alors X* = sup
1
comme auparagraphe
I.Une
martingale
est un processus X =(Xn)
tel que :1) Xn
estintégrable
pour tout n ,2)
pour tout n ~ 1 ,X - X
1 estorthogonale
à toute variable aléatoireLa
martingale
X est dite bornée dansL
sisup Il
XIl
+00 , et ce nombreest alors
noté [[ XII
P . On montre sanspeine
que X est bornée dansL1
si etseulement si X est différence de deux
martingales positives.
Si X est un processus, on notera
QX
le processus défini parQX
est la variationquadratique
de X .Nous dirons
(pour
fixerle langage
danscet exposé ?
laterminologie
n’estheureusement pas
consacrée) qu’un
processus V est unmulti,plic~ ateur
si1)
1 et2) Vn est n- 1-mesurable
pour tout n ~ 1 .Si X est un processus
quelconque,
nous noterons VoX le processus défini parV0X0 + V1(X1 - XD) +
... +Xn) .
*Il n’est pas
question
ici de démontrer tous lesrésultats
de théorie des martin-gales qui
serviront :je
me bornerai à les énoncerexplicitement.
2.
Quelques
résultats auxiliaires.LEMME 5.- Soit X une
martingale
bornée dansL1
; X est alors différence de deuxmartingales positives X1
C’est
classique.
LEMME 6.- Soit X une
martingale
bornée dansL1 .
a) Si
V est unmultiplicateur,
lesvariables aléatoies
conver-gent p.s. vers une limite finie
lorsque
n -~ ce .b)
La variable aléatoireQX
est p.s. finie.DÉMONSTRATION.-
Il suffit de traiter le cas où X estpositive, d’après
le lemme 1.Soit
T(w)
= inf(n : Xn(w) 2 m~ ;
Jlorsque
m estpris
assezgrand,
laprobabi-
lité pour que T = ~ est très voisine de 1 . Posons
Yn(w) =
0 si n ~T(w) ,
, si nT(w) .
Le processus Y =
(Yn)
est alors unesurmartingale positive
bornée par la cons- tante m , et un résultatclassique
permet d’écrire Y = Z -A où
P, A. MEYER
Z est une
martingale
bornée dansL2 (~~ZI~ 2 S 2m)
A est un processus tel que
A = 0 , An s
pourtout n ,
etsup
m .Alors sur l’ensemble où T nous avons
(VoX)n
=(VoY)n
=(VoZ) - (VoA)
pour tout n , et
QX
=QZ
+ Il suffit donc de montrer que les variables aléatoires et(VoA)
convergent p.s., et queQ
etQ
sont p.s.finies. Il
n’y
a aucune difficulté àcela,
car Z est bornée dansL2 ,
et carles différences
An+1 - An
sontpositives.
LEMME 7.- Soit X une
martingale
telle queQX~
EL1
; alors X n converge p.s.vers une limite finie
lorsque
n ~ co .Nous allons montrer
qu’il
existe unmultiplicateur
V et unemartingale
Y bornée dans
L1
telle que X =VoY ,
et cela suffirad’après
le lemme 6. Enfait les variables aléatoires
Vn
seront des constantes(f 1~ .
Introduisons les fonctions de Rademacher
rk(t)
et soitX
le processus=
r 1 (t)(X - 1 X~~
+ ... +~n-l) -
.C,e processus est bien de la forme
Xt -
et commeVt
neprend
que les valeursf1 ,
on a X =V ox .
D’autre part, commeX
est unemartingale,
croît avec n et on a
d’après Lebesgue
Mais
d’après
le lemme 1 on aCQX~ ,
et lapremière intégrale
est
finie ;
donc sup est finie pour presque tout t - autrementdit,
Xt
est unemartingale
bornée dansL1
pour presque toutt,
et le lemme estprouvé.
LEMME 8.- Soient X et Y deux
martingales ;
supposons que Y soit bornée dansL1 ,
et que l’on ait pour tout nQXn ~ QY ;
alors les variables aléatoiresXn
convergent p.s. vers une limitefinie, lorsque
DÉMONSTRATION.-
Soit T = inf(n :
m ouQY 2 m} :
comme Y est bornée1
n n
Y dans
L1
la variable aléatoire Y~ est p.s.finie ( th. classique)
etQ~
estp.s. finie
d’après
le lemme6, b).
Parconséquent,
laprobabilité
pour que T = co peut être rendue arbitrairement voisine de 1 en choisissant m assezgrand.
Posons
.
Ces processus sont encore des
martingales (th. classique),
et on a encoreQX’n ~ Q
pour tout n . D’autre part,Q
est £ m si nT ,
etn’augmente
plus après T ,
de sorte queQY’~
estmajoré
par m +Y T-1 | ~
2m + ,et on a
YT E L1
du fait que Y est bornée dansL1 (th. classique).
Il résultede tout cela que E
L1 ,
et donc que les variablesX’ n
ont p.s. une limitefinie
lorsque
y d’où le même résultat pour lesXn
sur(T
=oo) ,
etfinalement le même résultat pour les
Xn
p.s.3. Le lemme maximal.
On ne sait pas démontrer le résultat ci-dessous sans le théorème 1. Mais sup- posons que Y soit une
martingale
bornée dansL1 ,
que V soit unmultiplica-
teur, et que l’on pose X =VoY ;
on aQXn ~ Q
pour tout n , et parconséquent d’après
le th. 2 ci-dessous.
On sait démontrer élémentairement cette
inégalité (GUNDY),
et évaluergrossière-
ment la constante k
qui
yfigure (alors qu’on
ne sait rien sur le constante K du th.2).
THEOREME
2.- Soit X unemartingale possédant
lapropriété
suivanteil existe une
martingale
Y telle queIl YII
S 1 et queQY
~ 20142014201420142014201420142014201420142014201420142014201420142014
201420142014201420142014 "
1
-n
n pour tout n .On a alors pour tout c > 0
P.-A MEYER
X
où K est une constante "universelle".
DÉMONSTRATION.-
Nous allonsappliquer
le théorème 1.Considérons
desmartingales
Xk (k
eN) possédant
lapropriété ci-dessous,
etdésignons
parYk ,
pourchaque k ,
unemartingale
de norme £ 1 dansL1
et telle que0
pour tout n . Nous pouvons maintenant construire sur un espaceprobabilisé
"assezgros"
des processusstochastiques Vk possédant
lespropriétés
suivantes- pour
chaque k ,
lecouple
et lecouple (Xk,Yk)
ont même loi(en particulier,
les processusU~
etVk
sont desmartingales
parrapport
àdes familles croissantes de tribus
convenables).
- les
couples (U,V )
sontindépendants
dans leur ensemble.Posons
Ao
=Aki
=Uki - Uki-1 ,
’ et de mêmeBo
=Bki
=vf -
;Ak
etBk
sont les "différences" deU~
etV~ respectivement. Désignons
maintenant par
Sk
les processus dont les différences sont :pour
S~ :
tAO ’ 0 , A1 ’ 0 , A2 ’ 0 , A3 ’ 0 , A4 ’ 0 , A~ , 0 , A7 ’
0 ..pour
S
t0 , AO ’ 0 , 0 , 0 , A1 ’ 0 , 0 , 0 , A2 ’ 0 0 , 0 , A3
pour
S2 : 0 , 0 , 0 , A20 , 0 , 0 , 0 , 0 , 0 , 0 , 0 , A21 , 0 ,
0etc, et construisons de même
Tk
àpartir
deB
; lesmartingales Tk
sont bornées dansL1 ,
etIl Tk
1 pour toutk ;
d’autrepart,
on a~ pour tout n .
Prenons
maintenant des nombresréels
telsque
E.~uk~ _ 1 .
Comme iln’y
aqu’une
différence non nulle danschaque colonne,
nous pouvons former T = E
T est
unemartingale,
et on a pour tout n E 1 , donc T est bornée dansL1 .
Construisons de même S ; on a(QSn)2 = (ukAki)2 = u2kAk2i (tous
les "termesrectangles"
sont
nuls) = E uk(Qn ) ,
et le même calcul vaut pour(Q ) ,
de sorte queQT
pour tout n . Le lemme 8 entraîne alors que S converge p.s. versn n n
une limite
finie,
donc S* est p.s. finie. Comme les variables aléatoiresX
et ont la même loi
(le
processusSk
s’obtient en "ralentissant" les pro-cessus
Uk )
le théorème 1 entraîne le th. 2.4. Démonstration des autres
inégalités.
THÉORÈME
3.- Soit X unemartingale
bornée dansLP (+o~ >
p >1) ,
soit V unmultiplicateur,
et soit Y =VoX ;
alors,
où K
est une constante.DÉMONSTRATION.-
A toute variable aléatoireX bornée,
associons la martin-gale
X =(X ) = qui
estbornée ;
formons Y = VoX : comme Xest bornée dans
L2 ,
Y est bornée dansL2 ,
donc Y n converge p.s. versune variable
aléatoire Y
eL2 .
On aIl
~II Il
(tous
ces résultats sontclassiques). L’application
T : estlinéaire,
de type faible
(1,1) d’après
le lemmemaximal,
et detype (2,2) d’après
un cal-cul évident. Le théorème
d’interpolation
de MARCINKIEWICZ entraîne alors que T est detype (p,p)
pour 1p ~
2 . Autrement dit1
p ~ 2 .
On note maintenant que si X est une
martingale bornée,
et si l’on poseX co
=lim n X , n
on a bienXn
= pour tout n, ’ et deplus
.Par
conséquent,
on a(I YII
p sK P . II X I)
psi X est
bornée,
’et on étend cela aisément par continuité au cas où X est seulement bornée dans
L~ .
Mais cela ne
règle
que le cas oùp ~
2 .Supposons
que p >2 ,
et dési- gnons par ql’exposant conjugué
de p . Il est facile de vérifier que, si Z366 P.-A. MEYER
est une variable aléatoire
quelconque appartenant
àL ,
on aTX.Z
dP =f X.TZ
dP. Or on aou encore, en faisant varier X dans l’intersection de
L~
et de la boule unité deLq , Il TZ~p ~ Kq~Z~
P , cequi
est le résultat cherché.Je n’établirai pas les
inégalités
du second groupe(second
théorème del’introduction).
Elles se déduisent essentiellement de cellesqui
viennent d’êtreétablies,
à l’aide du lemme 1 sur les fonctions de Rademacher. Le lec- teur pourra consulter BURKHOLDER[2] .
BIBLIOGRAPHIE
[1]
D. L. BURKHOLDER - MaximalInequalitites
asNecessary
conditions for Almosteverywhere Convergence.
Z. Wahrscheinlichkeitstheorie3, 1964,
p.75-88.
[2]
D. L. BURKHOLDER -Martingale
transforms. Annals. M. Stat.37, 1966,
p. 1494- 1504.L’article de R. F. GUNDY "A
decomposition
forL1-bounded martingales" qui
contient une démonstration directe du lemme
maximal,
n’est pas encoreparu.