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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00242278

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242278

Submitted on 1 Jan 1908

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Revue des livres

E. Bauer

To cite this version:

E. Bauer. Revue des livres. Radium (Paris), 1908, 5 (2), pp.64-64. �10.1051/radium:019080050206401�.

�jpa-00242278�

(2)

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us ion dans la cavité du charbon positif fortement chauffé.

Ce premier procédé est pour l’étude clc la régioti

ultraBi"lette qui ne contient pas de handes du bore.

2° Une partie d’un mélange de silicate de suvdn et d’amiante llUhérisée, clans laquelle on incorpore deux parties du sel dont on veut faire l’analyse spectrale. Ce procédé, contrairement au premier, a l’avantage quand il s’agit d’obtenir un spectre dans la région visible du spectre.

De nombreux essais ont permis aux auteurs de s’assurer d’une façon certaine que la nature des spectres de flamme

ainsi obtenus est bien indépendante du mode de désagréga-

tion des substances à étudier, et que l’emploi du charbon

comme support de ces substances n’introduit aucun élé- ment nuisible dans ces spectres. L.MATOUT.

Un gaz produit par les électrodes d’aluminium.

-R. v. Hirsch et F. Soddy (Phil. Mag., 14-779-785-

i907).

-

M. Ilirsch, dans un travail récent, avait trouvé que pour un tube à rayons cathodiques contenant un gaz pur et actionne par une machine électrostatique, le produit.

p2 V du carré de la pression du gaz par la différence de

potentiel est constant pour un même gaz. Quand la décharge

avait passé pendant quelques heures, la pression étant

main’cnuc constante il l’aide de la pompe, ce produit dimi-

nU1i et tendait vers une valeur égale au quart de celle correspondant a l’hndrogène, quel que soit le gaz initial,

valeur qui aurait correspondu non à un mélange de gaz

(qui ne donne pas un produit constant) mais à un gaz pur de poids moléculaire égal à 4.

Le spectre est celui des tubes à vide, deuxième spectre

de l’hydrogène avec de faibles handes de l’acide carbonique.

La quantité de gaz est trop faible pour qu’une analyse dl i- mique puisse donner des résultats.

Les auteur.; ont ’cherché à l’identifier avec des gaz

connus. L’hélium donne une valeur de p2 V beaucoup plus grande que l’hydrogène; les memhres de la famille de

l’argon donnent des résultats variables pour des traces

d’impuretés. Des composés tels que la vapeur d’eau, C0’, C114, C7l 112, CN, CNH se décomposent sous l’influence de la décharge.

La seule indication positive a été donnée par le fait que des tubes construits en Angleterre ne donnent aucun gaz, alors que les tubes construits en Allemagne et fonctionnant dans les mêmes conditions émettent ce gaz inconnu. Ce gaz ne peut d’ailleurs s’obtenir avec des électrodes de fer

ou de cuivre et les électrodes des tuhes allemands placées

dans un tube anglais en émettent tout autant.

Attribuant cette différence à une impureté de l’alumi- niurn, telle que le sodium, les auteurs ont recouvert d’unc mince couche de sodium la surface d’une des électrodes

anglaises. L’alliage ainsi formé émet le nouveau gaz.

Le sodium joue probahlement ici un rôle indirect. La présence d’une trace de sodium dans l’aluminium le rend

capable de décomposer l’eau, de sorte que, au contact de

l’air, l’alulninium se charge d’hydrogène. Le gaz inconnu

pourrait être une modification de l’hydrogène, ce que l’ozone est al l’oxygène Les auteurs se proposent de vérifier cette hypothèse.

La qualité de l’aluinipium employé pour faire des élec- trodes est ilnportante. Aujourd’hui, un cherche à augmenter

la pureté de l’aluminium, pour éviter qu’il ne se pique a

rhumidité et il semble que l’alulninium pur ne convienne

as pour 1m électrodes. La grande pureté de l’aluminium

anglais peut expliquer quelques-unes des difficultés que les

constructeurs anglais t’prouvent a construire des tubes à

rayons X. M. MOULIN.

REVUE DES LIVRES

Principe de la conservation de l’assise, pur

Georges Matisse (Paris, Hermann, 1908).

Dans cette hroclure, 11. Matisse étudie d’une manière

systématique les analogies bien connues entre les expres-

sions qui rcprésenteut des quantités infiniment petites des

différentes formes d’énergie. On peut écrire, pour l’énergie électrique, d W = pdg, p étant le potentiel, dq une quand-

tité d’électricité infinimcnt petite; pour l’énergie ther- miquc dans les phénomènes réversibles dW=0 de, 0 étant la température ,tljsoltie, e l’entropie; pour l’énergie méca- nique d W=T dl, T étant la force 1 la longueur; pour

l’énergie chimique dW=udm, u étant le potentiel chi- mique, 1n la masse.

Ces analogies ont déjà été relnarquées par Gibbs, Le Chatelier, Lippmann, etc. Toutes ces quantités é’ éUlell-

taires d’énergie sont exprimées par le produit de deux fac- teurs, l’un de tension (température, potentiel, force, etc.),

l’autre représente la variation infiniment petite d’une quantité que )I. Maiissc appelle assise.

Toutes les quantités appelées assises se conservent dans les phénomènes physiques.

L’auteur insiste beaucoup sur le principe de la conserva-

tion de l’espace considéré comme assise mécanique; le principe est exact, mais il est énoncé sous une forme quia

l’air d’un truismc (pages 8 et H) 1. lI. Matisse remarque d’ailleurs lui-même qu’il est tellement évident qu’on ne

songe pas d’ordinaire à le formuler. Il me semble, de plus,

que les applications qu’il eu fait ne nous apprennent rien

de nouveau.

Les applications des principes généraux sont exposées

trés clairement. Malheureusement lc choix hizarre des variables indépendantes dans quelques cas conduit l’au- teur à des conclusions qui n’ont guère d’intérèt pratique.

Dans une note sur le choix des dimensions des unités

électriques, M. Matisse, pour rendre complète l’analogie

entre les expressions des énergies électriques et méca- niques, dispose arhitrairement des dimensions de la per- méabilité magnétique, dans le système électromagnétique,

de manière à donner à la quantité d’électricité les dimen- sions d’une longeur, et au potentiel celles d’une force.

E. Bauer.

ERRATUM

Pal’ suile d’une Cfl eur de mise en pages, les derniers alinéas des an alyses des mémoires de M. :Norl11an Campbell, 5, page 20, et de M. Jakob Kunz, page 25, ont été inter-

chaugés. Au lieu de (1 Le professeur 1. J. Thomson, elc., » lire « L’éncrgie calcu!éc, etc., » et inversement.

1. « tlant donnée une CCI’LaLlll’ portion d Cbpacc limitée par

une enveloppe indéiurniahie et éraluée par son volume, les phénomènes qui ont lieu il l’intérieur laissent invariable son

volume. » Il me semblc que cet énoncé défiriit simplement ce

que c’est clu’unc enveloppe indéformable. On pourrait trouver

un énonce dc forme plus philosophique.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:019080050206401

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