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sions, pour un même potentiel de charge, tant que celui-ci

ne rlép1SSC pas 200 volts, mais sa capacité est double. Au delà de 200 volts l’instrument nouveau est bien supérieur.

Pour détei miner les causes perturhatrices dans l’électromètre a quadrants, M. Dolezalek fait l’expérience suivante : Au fond d’une cuve en ébonite, on fixe deslames de laiton re-

présentant l’aiguille et les quadrants, on verse dans la cuve

de l’essence de térébenthine tenant en suspension des cris-

taux de sulfate de quinine. Quand on charge les lames

de laiton, les cristaux s’orientcnt dans le champ le long des lignes de force. On voit ainsi que les lignes qui partent des bords de l’aiguille se dispersent en éventail avant d’arriver

aux quadrants. Quand le potentiel de l’aiguille augmente, l’influence des régions les lignes de forces ne sont pas

perpendiculaires aux plateaux augmente également, et quand l’aiguille dévie, leur position devient dissymétrique

par rapport aux quadrants.

Au contraire dans le cas de l’électromètre â binants,

comrne les deux moitiés de l’aiguille sont chargées à des potentiels égaux et opposés, les lignes de force qui partent

des bords prennent une forte courbure, et viennent se perdre dans les parties voisines de l’autre moitié de l’ai-

guille. Les régions troublées sont donc bien moins étendues et moins importantes. De plus, à l’étatd’équilibrc, la fente de l’aiguille et la fente qui sépare les binants sont à 90° l’une

de l’autre, tandis que dans l’électromètre ordinaire l’angle

des bord de l’aiguille avec les bords des quadrants est de

45° seulement. E. BAUEn.

REVUE DES LIVRES

Müller-Pouillets. Lehrbllch der Physik, t. Il.

-

Lnergic rayonnante (oplique). par Otto Lummer, 1er fascicule, 880 pages (Vieweg. Bratinscheig, 1907).

Dans la dixième édition allemande du traité de physique

de Pouillet qui est actuellement en cours de publication et

où, selon la méthode allemande, chaque partie de la phy- sique est confiée à un spécialiste, l’optique, la science de l’énergie rayonnante, est traitée d’une façon extrêmement

remarquahlc par 0. Lummer. D’un bout à l’autre du pre- mier fascicule qui seul a paru jusqu’ici (optique gé0zllé- trique, dispersion, interférences, diffraction, polarisation,

double réfraction), l’exposition est ii la fois très élémen- taire et très approfondie au point de vue des faits expéri-

mentaux et de la représentation physique des phénomènes.

L’appareil mathématique est très restreint et les calculs sont assez simples pour être compris par un élève de nos

lycées.

Deux sujets en particulier sont traités par M. Lummer d’une façon absolument magistrale : d’abord l’optique géo- métrique ou plutôt la théorie de la tonna/ion des images (Abbildungslehre), puis l’analyse spectrale (étude cxhéri-

mentale du rayonnement).

L’exposition de la théorie de la formation des images

est faite suivant les idées de Abbé, mais ditl’ère beaucoup

de celle qu’cn ont donné Diude et C7apslÜ. M. Lummer

s’attache constamment à exprimer les faits de l’optique géométrique dans le langage de la théorie des ondes et ù examiner au point de vue du principe d’Huvghens, la vali-

dité des hypothèses faites ii propos de l’existence des rayons lumineux et de leur marche a travers les difl’érents milieux. cr Nous voulons toujours avoir présente a l’esprit

l’idée que les lois tirées de l’optique géoinétrique ne peuvent être appliquécs aux phénomènes qui se puassent

dans la nature que lorsqu’elles sont confirmées par la

ihéorie physique de la lumière » (page 7). On voit que, des le premier chapitre (naturc et propagation de la lu- mière, pholométricj, M. Lummer se place à un point de

vue nettement physique.

Dans cc chapitre, on peut encore noter l’exposé clair des

méthodes de détermination de la vitesse de la lumière dans les différents milieux et des méthodcs de photométrie (pholomèti-e de Lummer Brodhun

-

tableau comparatif du

rendement des différentes sources lumîneuses).

Les deux chapitres suivants : réflexion et réfraction par les surfaces planes et les surfaces sphériques (systèmes centrés), ressemblent davantage aux chapitres correspon- dants des traités classiqucs.

Le chapitre i; traite de la dispersion : l’exposition, tout

en restant élémentaire, est très moderne. Les appareils dé-

crits sont ceux qoi sont fabriqués actuellement par les lnai-

sons allemandes (spectromètres de von Lang, d’Abbe, etc.;

réfractomètres de Pulfrich, Abbe, etc.). Les données numé-

riques sont nombreuses et précises. La fin du chapitre est

consacrée à la dispersion anomale (expériences de Le

Roux, Kundt, Wood) .

Le chapitre v, un des plus beaux de l’ouvrage, traite de

la formation des images au point de vue de la théorie

des ondes : éléments de la théorie des ondes, principe d’Huyghens, théorème de Ferlnat, surface d’onde, phéno-

mènes de diffraction, validité de l’optique géolnétrique,

formation des images des objets lumineux par eux-mêmes et des objets éclairés (nichtselbsleuchtend).

Le reste de l’optique géométrique (aberration, limitation

des faisceaux, instruments d’optique) est exposé avec une grande netteté suivant les idées d’Ahbe, Il faut noter, en

particulier, les pages consacrées à la théorie physique de

la formation des images dans le microscope (chap. ix) et à

sa vérification expérimentale.

Dans le chapitre xi relatif à l’analyse spectrale et aux

lois du rayonnement, l’auteur se place résolument au point

de vue expérimental. Il lui suffit d’indiquer l’existence des démonstrations a priori des lois de Kirchoff, Stefan, Planck, etc. Tout son effort consiste à montrer comment

se font les expériences sur le rayonnement et quels sont les

résultats qu’elles ont donnés; on sait que nul plus que lui n’était capable de le faire. Les données expérimentales sur

les bolomètres, les corps noirs, sur la répartition de l’éner- gie dans les spectres sont d’nne précision extrême. Le texte est accompagné de figures nombreuses et claires, qui repro- duisent en particulier toute une série de photographies d’appa-

reils et d’installations entières. M. Lummer s’occupe égale-

ment des conséquences pratiques des lois théoriques et

montre dans quel sens doit s’orienter l’industrie de l’éclai- rage. La fin du chapitre est consacrée aux spectres des gaz et des vapeurs : raies spectrale,,, distribution de raies dans le spectre, renversement des raies, spectrc solaire, théories du soleil (Kirchhoff, .Julius), etc. Un chapitre spécial

traite de la fluorescence, de la phosphorescence et de la photochimie (photographie).

Pour ce qui est de l’optique physique, je me contenterai de dire que l’exposé de M. Lummer est tout à fait au cou-

rant des travaux récents. Les recherches de Michelson.

Pérot et Fahry, Lummer et Gehrcke tiennent la place qui

leur est due. A propos de la double réfraction, les expé-

riences de réfraction conique sont interprétées d’une façon nouvelle, d’âpres les travaux de W. Voigt. E. Bauer.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:0190800507022401

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