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CM-C3-Suites-v2302

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Texte intégral

(1)

L

ICENCE

1 - C

ALCUL

& L

OGIQUE

2 C

HAPITRE

3.

S

UITES NUMÉRIQUES

Julie Scholler - Bureau B246

Février-mars 2021

I. Généralités sur les suites réelles

Définition

Une suite réelle u = (un)n∈N est une fonction dont l’ensemble de départ est N (ou Jn0,+∞J avec n0 ∈ N)

u : N −→ R, n 7−→ un un est appelé le terme général de la suite.

Son indice ou rang est n.

Une suite peut être définie de différentes façons :

de façon explicite : pour tout entier positif n, on a un = f(n)

de façon récurrente : pour tout entier positif n, on a un+1 = f (un) ou un+k = f(un+k−1,un+k−2, . . . ,un)

(2)

I. Généralités sur les suites réelles

Questions

Sens de variations

Comportement asymptotique

Expression du terme général

I. Généralités sur les suites réelles

Variations d’une suite réelle

On dit qu’une suite réelle (un)n∈N est

croissante si

∀n ∈ N, un+1 > un

strictement croissante si

∀n ∈ N, un+1 > un

décroissante si

∀n ∈ N, un+1 6 un

strictement décroissante si

∀n ∈ N, un+1 < un

(3)

I. Généralités sur les suites réelles

Variations d’une suite réelle

On dit qu’une suite réelle (un)n∈N est

monotone si elle est soit croissante soit décroissante

strictement monotone si elle est soit strictement croissante soit strictement décroissante.

Une suite constante à partir d’un certain rang est dite stationnaire.

Exemples : étude de (an)n∈N, (bn)n∈N, (cn)n∈N telles que, pour tout n ∈ N : an = −n + 2, bn = e−n, cn = n!

Wooclap Q1, Q2 et Q3

I. Généralités sur les suites réelles

Suites majorées, minorées, bornées

On dit qu’une suite (un)n∈N est majorée si

∃M ∈ R, ∀n ∈ N, un 6 M.

On dit qu’une suite (un)n∈N est minorée si

∃m ∈ R, ∀n ∈ N, un > m.

On dit qu’une suite (un)n∈N est bornée si elle est minorée et majorée :

∃m ∈ R, ∃M ∈ R, ∀n ∈ N, m 6 un 6 M. ou de manière équivalente ∃M ∈ R, ∀n ∈ N, |un| 6 M.

Exemples : étude de (an)n∈N, (bn)n∈N, (cn)n∈N telles que, pour tout n ∈ N : an = −n + 2, bn = e−n, cn = n!

Wooclap Q4 et Q5

(4)

II. Nature d’une suite

Suite convergente

Une suite (un)n∈N est dite convergente s’il existe un nombre ` ∈ R tel que, si on attend suffisamment (c’est-à-dire pour n assez grand), un va se rapprocher d’aussi près que l’on veut de `.

`

` + ε

` ε

n0 +

+ + + + + +

+

+ + + + + +

+

Notations on note lim

n→+∞un = ` ou un −→

n→+∞ `

II. Nature d’une suite

Propriétés

Toute suite convergente est bornée.

Quand une suite est convergente, sa limite est unique.

(5)

II. Nature d’une suite

Suite divergente

Une suite est divergente si elle n’est pas convergente.

Différents types de suites divergentes

celles qui ont tendance à prendre des valeurs de plus en plus grandes : on dit qu’elles ont pour limite +∞;

celles qui ont tendance à prendre des valeurs de plus en plus petites : on dit qu’elles ont pour limite −∞;

celles qui ne convergent pas mais n’ont pas non plus pour limite +∞ ou −∞.

II. Nature d’une suite

On dit qu’une suite (un)n∈N

a pour limite +∞, et on note lim

n→+∞un = +∞ ou un −−−−→

n→+∞ +∞, si et seulement si

∀A ∈ R, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0, un > A.

a pour limite −∞, et on note lim

n→+∞un = −∞ ou un −−−−→

n→+∞ −∞, si et seulement si

∀A ∈ R, ∃n0 ∈ N, ∀n > n0, un < A.

(6)

II. Nature d’une suite

Nature d’une suite

On appelle nature d’une suite son caractère convergent ou divergent.

Exemples : étude de (an)n∈N, (bn)n∈N, (cn)n∈N telles que, pour tout n ∈ N : an = −n + 2, bn = e−n, cn = n!

Wooclap Q6 et Q7

III. Étude de la nature

Limite d’une suite image par une fonction

Soient (un)n∈N une suite et f une fonction continue. Si on a

lim

n→+∞un = ` ∈ R∪ {−∞,+∞}

lim

x→`f (x) = λ ∈ R ∪ {−∞,+∞}

Alors la suite (f(un))n∈N converge et lim

n→+∞f (un) = λ.

En particulier, si f est une fonction continue au point `, alors

n→+∞lim f(un) = f(`).

(7)

III. Étude de la nature

Limite de la somme de deux suites

Soient (un)n∈N et (vn)n∈N deux suites qui admettent une limite.

Alors la limite de la suite (un +vn)n∈N, si elle existe, est donnée par le tableau suivant.

n→+∞lim un

n→+∞lim vn

−∞ ` ∈ R +∞

−∞ −∞ −∞ F.I.

`0 ∈ R −∞ `+`0 +∞

+∞ F.I. +∞ +∞

Exemples : étude de (an)n∈N, (bn)n∈N, (cn)n∈N telles que, pour tout n ∈ N : an = −n + 2, bn = e−n, cn = n!

III. Étude de la nature

Limite du produit de deux suites

Soient (un)n∈N et (vn)n∈N deux suites admettant une limite.

Alors la limite de la suite (unvn)n∈N, si elle existe, est donnée par le tableau suivant.

n→+∞lim un

n→+∞lim vn

−∞ ` < 0 0 ` > 0 +∞

−∞ +∞ +∞ F.I. −∞ −∞

`0 < 0 +∞ −∞

0 F.I. ``0 F.I.

`0 > 0 −∞ +∞

+∞ −∞ −∞ F.I. +∞ +∞

Exemples : étude de (an)n∈N, (bn)n∈N, (cn)n∈N telles que, pour tout n ∈ N : an = −n + 2, bn = e−n, cn = n!

(8)

III. Étude de la nature

Limite de l’inverse d’une suite

Soit (un)n∈N une suite qui ne s’annule pas et qui admet une limite.

Alors la limite de la suite inverse, si elle existe, est donnée par le tableau suivant.

n→+∞lim un −∞ ` < 0 0 0 0+ ` > 0 +∞

n→+∞lim 1

un 0 1

` −∞ F.I. +∞ 1

` 0+

III. Étude de la nature

Limite du quotient de deux suites

Soient (un)n∈N et (vn)n∈N deux suites admettant une limite, la suite (vn)n∈N ne s’annulant pas. Alors la limite de la suite

un vn

n∈N

, si elle existe, est donnée par le tableau suivant.

lim

n→+∞vn

lim

n→+∞un

−∞ ` < 0 0 ` > 0 +∞

−∞ F.I. 0+ 0 0 F.I.

`0 <0 +∞ `

`0 0 `

`0 −∞

0 F.I. +∞ F.I. −∞ F.I.

0 F.I. F.I. F.I. F.I. F.I.

0+ F.I. −∞ F.I. +∞ F.I.

`0 >0 −∞ `

`0 0 `

`0 +∞

+∞ F.I. 0 0 0+ F.I.

(9)

III. Étude de la nature

Wooclap Q8, Q9 et Q10

III. Étude de la nature

Encadrement

Pour la convergence

Si les suites (un)n∈N et (wn)n∈N admettent la même limite réelle ` et si

∀n ∈ N, un 6 vn 6 wn

alors la suite (vn)n∈N converge et admet pour limite `.

(10)

III. Étude de la nature

Inégalité simple

Pour montrer l’existence d’une limite infinie

Si lim

n→+∞un = +∞ et si ∀n ∈ N, un 6 vn, alors la suite (vn)n∈N diverge et

n→+∞lim vn = +∞

Si l lim

n→+∞vn = −∞ et si ∀n ∈ N, un 6 vn, alors la suite (un)n∈N diverge vers −∞.et

n→+∞lim un = −∞

Exemple : étude de (cn)n∈N telle que, pour tout n ∈ N : cn = n(cos(n) + 2)

III. Étude de la nature

Propriétés et résultats

Croissances comparées

Soient a et b deux réels tel que a > 0 et b > 1. Alors

n→+∞lim na

bn = 0, lim

n→+∞

na

n! = 0, lim

n→+∞

bn n! = 0

Wooclap Q11 et Q12

(11)

IV. Suites usuelles

Thomas Malthus - 1798

"An Essay on the principle of population"

Croissance de la population : double tous les 25 ans

Augmentation de la production de ressources alimentaires : au mieux arithmétique

Angleterre en 1800

8 millions d’habitants

l’agriculture peut nourrir 10 millions de personnes

les progrès permettraient de nourrir 0.4 million de personnes de plus chaque année

IV. Suites usuelles

Étude de l’augmentation des ressources alimentaires

On note an le nombre de millions d’individus pouvant être nourris l’année 1800 +n selon l’évolution prédite par Malthus.

Questions

Nombre de personnes pouvant être nourries une certaine année

Évolution globale du nombre de personnes pouvant être nourries

Production totale en équivalent « personnes nourries » sur une certaine période

(12)

IV. Suites usuelles

Valeurs des termes généraux de la suite (an)n∈

N

a0 = 10, a1 = 10 + 0.4

an+1 = an + 0.4, pour tout entier naturel n Suite arithmétique de raison r R

une suite (un)n∈N telle que

∀n ∈ N, un+1 = un + r

Terme général d’une suite arithmétique de raison r un = u0 + nr

Expression du terme général de la suite (an)n∈

N

La suite (an)n∈

N est une suite arithmétique de raison 0.4.

an = 10 + 0.4n, ∀n ∈ N

IV. Suites usuelles

Étude de l’augmentation des ressources alimentaires

Questions

Nombre de personnes pouvant être nourries en 1810 ? 1830 ? a10 = 10 + 0.4× 10 = 14

a30 = 10 + 0.4× 30 = 22 an = 10 + 0.4n, ∀n ∈ N

Évolution globale du nombre de personnes pouvant être nourries

∀n ∈ N, an+1an = 0.4 > 0

(13)

IV. Suites usuelles

Évolution d’une suite arithmétique

Soit (un)n∈N une suite arithmétique de raison r. Variations d’une suite arithmétique

Si r > 0, alors la suite (un)n∈N est strictement croissante.

Si r < 0, alors la suite (un)n∈N est strictement décroissante.

Si r = 0, alors la suite est constante égale à son premier terme.

r > 0 r < 0 r = 0

× × × × × × ×

× ×

× ×

×

× × × × × ×

u0u1u2u3u4u5 u5u4u3u2u1u0

u0 u1,u2, . . .

IV. Suites usuelles

Étude du comportement asymptotique

Soit (un)n∈N une suite arithmétique de raison r. Nature d’une suite arithmétique

Toute suite arithmétique (un)n∈N admet une limite, qui dépend du signe de sa raison r.

Si r > 0, alors la limite de la suite (un)n∈N existe et vaut +∞.

Si r < 0, alors la limite de la suite (un)n∈N existe et vaut −∞.

Si r = 0, alors la suite est constante égale à son premier terme.

Évolution globale du nombre de personnes pouvant être nourries

La suite (an)n∈

N est une suite arithmétique de raison 0.4 > 0.

La suite est strictement croissante donc le nombre de personnes pouvant être nourries chaque année augmente strictement.

Ce nombre tend vers +∞.

(14)

IV. Suites usuelles

Somme de termes en progression arithmétique

Soit (un)n∈N une suite arithmétique de raison r ∈ R. Alors pour tout entier naturel n,

n

X

k=0

uk = (n + 1)u0 + un 2

et pour tous entiers naturels p et n tels que n > p, on a

n

X

k=p

uk = (n −p + 1)

| {z }

nombre de termes

premier terme

z}|{up +

dernier terme

z}|{un 2

IV. Suites usuelles

Thomas Malthus - 1798

"An Essay on the principle of population"

Croissance de la population : double tous les 25 ans

Augmentation de la production de ressources alimentaires : au mieux arithmétique

Angleterre en 1800

8 millions d’habitants

l’agriculture peut nourrir 10 millions de personnes

les progrès permettraient de nourrir 0.4 million de personnes de plus chaque année

(15)

IV. Suites usuelles

Étude de l’évolution de la population

On note pn le nombre de millions d’individus à nourrir l’année 1800 + n selon l’évolution prédite par Malthus.

b0 = 8

b25 = 2× 8 = 16 La suite (bn)n∈

N est une suite géométrique de raison 1.028.

IV. Suites usuelles

Suites géométriques

Soit q ∈ R.

Suite géométrique de raison q une suite (un)n∈N telle que

∀n ∈ N, un+1 = q un

Terme général d’une suite arithmétique de raison r un = qnu0

Remarque

L’étude des variations et du comportement asymptotique d’une suite géométrique est plus délicate que celle d’une suite arithmétique.

(16)

IV. Suites usuelles

Évolution de la population en Angleterre

La suite (bn)n∈

N est géométrique de raison 1.028.

Pour tout entier naturel n, on a bn = 8×(1.028)n.

La suite est strictement croissante donc le nombre de personnes vivant en Angleterre augmente strictement chaque année.

Comme lim

n→+∞(1.028)n = +∞, ce nombre tend vers +∞.

Question

Qu’en est-il des inquiétudes de Thomas Malthus ?

Existe-t-il un entier n tel que an < bn?

IV. Suites usuelles

Propriétés et résultats

Croissances comparées

Soient a et b deux réels tel que a > 0 et b > 1. Alors

n→+∞lim na

bn = 0, lim

n→+∞

na

n! = 0, lim

n→+∞

bn n! = 0

Donc si q > 1, on a lim

n→+∞

n

qn = 0.

(17)

IV. Suites usuelles

25 50 75 100 125

1800 1825 1850 1875 1900

Temps

Individus

Type

population production

selon les prédictions de Thomas Malthus en 1797

Évolution de la population et des ressources alimentaires

IV. Suites usuelles

Exemple avec des probabilités

Soit n un entier naturel.

On lance n + 1 fois un dé.

Les lancers sont supposés indépendants.

Le dé est supposé équilibré.

(18)

IV. Suites usuelles

Exemple avec des probabilités

On pose

Sn : « on obtient un 6 pour la première fois lors du n+ 1e lancer »

pn = P(Sn) : la probabilité d’obtenir un 6 pour la première fois au (n + 1)e lancer

On a

p0 = 1 6

p1 = 5 6 × 1

6

p2 = 5 6 × 5

6 × 1 6

IV. Suites usuelles

Exemple avec des probabilités

Quelle est la probabilité d’obtenir 6 pour la première fois au (n+ 1)e lancer ?

pn = 5

6 n 1

6 La suite (pn)n∈

N est une suite géométrique de raison 5

6 est de premier terme 1

6.

(19)

IV. Suites usuelles

Somme de termes en progression géométrique

Soit (un)n∈N une suite en progression géométrique de raison q 6= 1.

Pour tous entiers naturels p 6 n,

u0+· · ·+un =

n

X

k=0

uk = u01− qn+1

1− q = u0

|{z}

premier terme

1 −q

nombre de termes

z }| { n + 1 1− q et pour tous entiers naturels p et n tels que n > p, on a

up + · · ·+ un =

n

X

k=p

uk = up

|{z}

premier terme

1− q

nombre de termes

z }| { np + 1 1− q

IV. Suites usuelles

Exemple avec des probabilités

Quelle est la probabilité d’obtenir 6 au moins une fois en 10 lancers ?

9

X

k=0

pk = 1− 5

6 10

' 0.84

Que pouvez-vous dire de la probabilité d’obtenir 6 un jour ?

N

X

k=0

pk = 1− 5

6 N

−−−−−→

N→+∞ 1

(20)

IV. Suites usuelles

Modèle de Cobweb

Demande : Qtd = αβPt (α, β > 0) Offre : Qts = −γ + δPt−1 (γ, δ > 0) Équilibre : Qtd = Qts

Cas particulier : α = β = γ = 1 et P0 > 2 1 + δ Pn+1 = −δPn + 2

On pose

un = PnP avec P = 2 1 + δ On a un+1 = −δun, ainsi un = (−δ)n u0

IV. Suites usuelles

Modèle de Cobweb

La suite (un)n∈

N des écarts au prix d’équilibre est une suite

géométrique de raison −δ, strictement négative

de premier terme u0 = P0P > 0

de terme général un = (−δ)nu0

Sous-suites extraites d’indices pairs et impairs

u2n = (−δ)2n u0 = δ2nu0

u2n+1 = (−δ)2n+1 u0 = −(δ)2n+1u0 Variations des écarts au prix d’équilibre On a, pour tout entier naturel n

u2n > 0 et u2n+1 < 0 La suite (un)n∈

N n’est pas monotone.

(21)

IV. Suites usuelles

Évolution d’une suite géométrique

Soit (un)n∈N une suite géométrique de raison q.

Variations d’une suite géométrique 1. Si q > 1,

si u0 > 0, alors la suite (un)n∈N est strictement croissante.

si u0 < 0, alors la suite (un)n∈N est strictement décroissante.

2. Si q = 1, alors la suite (un)n∈N est constante égale à son premier terme.

3. Si 0 < q < 1,

si u0 > 0, alors la suite (un)n∈N est strictement décroissante.

si u0 < 0, alors la suite (un)n∈N est strictement croissante.

4. Si q = 0, alors la suite (un)n∈N nulle et donc constante à partir du rang 1 (ou 0 si u0 = 0).

5. Si q < 0, alors la suite (un)n∈N n’est pas monotone.

q > 1 et u0 > 0 q > 1 et u0 < 0 q = 1

× × × × ×

× × × ×

× ×

×

× × × × × ×

0 < q < 1 et u0 > 0 0 < q < 1 et u0 < 0 q = 0

×

× × × × × ×

× × × × ×

×

× × × × ×

−1 < q < 0 q = −1 q < −1

× ×

×

× × ×

× × ×

× × ×

× × ×

× ×

×

(22)

IV. Suites usuelles

Modèle de Cobweb et nature de la suite

Sous-suites extraites d’indices pairs et impairs

u2n = (−δ)2n u0 = δ2nu0

u2n+1 = (−δ)2n+1 u0 = −(δ)2n+1u0

Limites des sous-suites extraites d’indices pairs et impairs

Si 0 < δ < 1, lim

n→+∞u2n = 0 et lim

n→+∞u2n+1 = 0

Si δ = 1, lim

n→+∞u2n = u0 et lim

n→+∞u2n+1 = −u0

Si δ > 1, lim

n→+∞u2n = +∞ et lim

n→+∞u2n+1 = −∞

IV. Suites usuelles

Suites extraites

Soit (un)n∈N une suite.

On appelle suite extraite des termes d’indices pairs la suite (u2n)n∈N.

On appelle suite extraite des termes d’indices impairs la suite (u2n+1)n∈N.

Théorème des suites extraites

Soit (un)n∈N une suite. Soit ` un réel ou +∞ ou −∞.

La suite (un)n∈N admet pour limite ` si et seulement si les suites (u2n)n∈N et (u2n+1)n∈N admettent pour limite `.

(23)

IV. Suites usuelles

Modèle de Cobweb et nature de la suite

Limites des sous-suites extraites d’indices pairs et impairs

Si 0 < δ < 1, lim

n→+∞u2n = 0 et lim

n→+∞u2n+1 = 0

Si δ = 1, lim

n→+∞u2n = u0 et lim

n→+∞u2n+1 = −u0

Si δ > 1, lim

n→+∞u2n = +∞ et lim

n→+∞u2n+1 = −∞

Limite de la suite (un)n∈

N

Si 0 < δ < 1, lim

n→+∞un = 0

Si δ = 1,

si u0 = 0, lim

n→+∞un = 0

si u0 6= 0, la suite n’admet pas de limite.

Si δ > 1, la suite n’admet pas de limite.

IV. Suites usuelles

Étude du comportement asymptotique

Soit (un)n∈N une suite géométrique de premier terme non nul et de raison q.

Nature d’une suite géométrique

Si |q| < 1, alors la suite (un)n∈N admet une limite, égale à 0.

Si q = 1, alors la suite (un)n∈N est constante égale à son premier terme.

Si q > 1, alors la suite (un)n∈N admet une limite, égale à +∞

ou −∞, selon le signe de u0.

Si q 6 −1, alors la suite (un)n∈N n’admet pas de limite.

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