Question de cours.
Citer la proposition sur la d´eriv´ee d’une fonction r´eciproque.
Exercice.
Un joueur dispose de N d´es ´equilibr´es `a 6 faces. Il lance une premi`ere fois ceux-ci et on note X1 le nombre de 6 obtenus. Il met de cˆot´e les d´es correspondants et relance les autres d´es (s’il en reste). On note X2 le nombre de 6 obtenus et on r´ep`ete l’exp´erience d´efinissant ainsi une suite de variables al´eatoiresX1;X2;· · ·. S’il ne reste plus de d´es au m-`eme lancer, on a alors, pour toutk>m, Xk = 0. Pour tout entier naturel non nuln, on d´efinit la variable Sn=X1+X2+· · ·+Xn qui correspond alors au nombre de 6 obtenus apr`esnlancers.
1. ´Ecrire une fonction PythonX(N)qui prend en argument le nombre de d´esN et renvoie la valeur deX1. 2. En d´eduire une fonction PythonS(N,n)qui prend en arguments les nombre de d´esN etnle nombre de lancers
effectu´es et renvoie la valeur deSn.
3. On se propose de montrer par r´ecurrence sur n que Sn suit une loi binomiale de param`etres N et pn et on cherchera `a d´eterminerpn.
(a) Question pr´eliminaire: Soient N,M et k∈NavecM 6k6N. Montrer que : N
M
N−M k−M
= N
k k
M
(b) Montrer que la proposition est v´erifi´ee pourn= 1 et d´eterminerp1.
(c) Soit n∈N?, on suppose queSn suit une loi binomiale de param`etreN etpn.
i. Soient M et k deux entiers naturels tels que M 6 k 6 N. D´eterminer la quantit´e P(Sn=M)(Xn+1 = k−M).
ii. En d´eduire queSn+1 suit une loi binomiale de param`etresN et pn+1 o`upn+1= 1 + 5pn
6 .
(d) D´eterminer une expression explicite depn.
4. On admet qu’il est presque-sˆur qu’on obtienne tous les 6 au bout d’un nombre fini de lancers, c’est-`a-dire qu’il existe presque sˆurement un rangn∈N?pour lequelSn=N. On noteT le nombre de lancers n´ecessaires pour n’avoir que des 6 (et on pose par conventionT = +∞si on n’obtient jamais tous les 6, ce qui a une probabilit´e nulle d’arriver), c’est-`a-dire :
T = min({n>1 tel queSn=N} ∪ {+∞ }).
D´eterminer la fonction de r´epartition deT.
5. V´erifier que la variableT admet une esp´erance et donner une formule exprimant celle-ci. On admettra le r´esultat suivant :T admet une esp´erance si la s´erieX
P(T > n) est convergente et dans ce cas E(T) =
+∞
X
n=0
P(T > n).
Question de cours :
Quand dit-on qu’une fonction est une densit´e de probabilit´e d’une variable al´eatoire r´eelle ?Exercice :
ketnd´esigneront des entiers naturels dans ce sujet. Un agent biologique pathog`ene se d´eplace et multiplie dans l’air par division de chaque cellule en deux cellules identiques. Les cellules sont initialement immortelles, puis neutralis´ees par un agent d´esinfectant pulv´eris´e pour combattre l’infection. On discr´etise le temps en instants successifs s´epar´es d’une dur´eeδt, et on note pour tout entier natureln:• Un le nombre de cellules pathog`enes actives en suspension `a l’instantnδt. On admet l’existence deE(Un).
• Xn et Yn le nombre de cellules actives respectivement divis´ees / neutralis´ees entrenδtet (n+ 1)δt.
1. Dans un premier temps, les cellules pathog`enes ´evoluent sans d´esinfectant. On noteαla probabilit´e pour une cellule de se diviser `a un intervalle de temps quelconqueδtet on suppose que les cellules n’interagissent pas.
(a) D´eterminer la loi conditionnelle de la variableXn sachant l’´ev´enement [Un=k].(On reconnaˆıtra le sch´ema d’une loi usuelle). En d´eduire en fonction dekla valeur de la somme :
+∞
X
i=0
iP[Un=k]([Xn =i]).
(b) En d´eduire queE(Xn) =αE(Un).
(c) ExprimerE(Un+1) en fonction deE(Un), puis montrer queE(Un) = (1 +α)nN, o`uN est le nombre initial de cellules.
(d) Lors d’une exp´erience, on observe l’´evolution du nombre de bact´eries dans dix boites de P´etri. Chacune d’elle contient au d´epart 10 cellules pathog`enes.
Les r´esultats de cette exp´erience sont repr´esent´es sur le graphique suivant :
Evaluer `´ a l’aide de ces courbes la valeur du coefficientα.
2. On introduit l’agent d´esinfectant de sorte que, `a chaque instant, chaque cellule pathog`ene peut-ˆetre neutralis´ee avec la probabilit´eβ, et sinon elle peut se diviser avec la probabilit´eαpr´ec´edente.
(a) ExprimerE(Un+1) en fonction deE(Un), puisE(Un) en fonction den.
(b) D´eterminer une condition sur αet β pour que l’infection soit enray´ee.
3. Simuler informatiquement l’´evolution d’une population de cellules pathog`enes comptant initialementN cellules lorsqu’on pulv´erise l’agent infectant.
On choisira des valeurs deαetβ permettant de d´ecrire les diff´erents cas de figure possibles.
Question de cours :
D´efinition d’une base orthonorm´ee dansRn avecn>1.Exercice :
Un scientifique ´etudie une population de souris femelles uniquement. Il note les propri´et´es suivantes :• Chacune des souris donne naissance en moyenne `a une femelle pendant sa premi`ere ann´ee de vie et `a 8 femelles pendant sa deuxi`eme ann´ee.
• La probabilit´e pour qu’une souris femelle survive une deuxi`eme ann´ee est de 0,25 et il n’y a aucune chance qu’elle survive au-del`a de la deuxi`eme ann´ee.
On distingue donc deux cat´egories de souris femelles : les jeunes, ˆag´ees de moins d’un an, et les adultes dont l’ˆage est compris entre un et deux ans. Notons pour tout entier naturel n, apr`esn ann´ees, jn le nombre de jeunes souris femelles etan le nombre de souris adultes femelles.nd´esignera dans tout ce probl`eme un entier naturel.
1. (a) Montrer que les hypoth`eses ci-dessus peuvent se traduire par le syst`eme suivant :
( jn+1 =jn+ 8an
an+1 = 0,25jn
(b) On repr´esente la population des souris femelles `a l’aide du vecteur Sn = jn
an
. Expliciter alors une matriceLtelle que, pour tout entier natureln, on ait :Sn+1=LSn.
2. En d´eduire une expression deSn en fonction deL, S0et n.
3. (a) Montrer queLest diagonalisable.
(b) D´eterminer (U1;U2) une base deM2,1(R) constitu´ee de vecteurs propres deL.
(c) Soientλetµles coordonn´ees deS0dans la base (U1;U2). Exprimer Sn en fonction deλ,µet n.
4. On consid`ere que la population initiale est compos´ee de 20 jeunes souris femelles et d’aucune souris adulte femelle.
(a) ´Ecrire un programme informatique qui permet de retourner les listes [j0;j1;· · ·;j10] et [a0;a1;· · ·;a10].
(b) Exprimerjn etan en fonction den.
(c) On d´esigne partn le nombre total de souris femelles apr`esnann´ees. Justifier que, pour tout entier naturel n, on a :tn= 15×2n+ 5×(−1)n.
(d) D´eterminer la limite de tn+1
tn
n∈N
et interpr´eter ce r´esultat.
(e) Vers quelle r´epartition jeunes/adultes semble tendre la population ? Proposer un programme pour le v´erifier.
Question de cours.
D´ efinition de l’esp´ erance d’une variable al´ eatoire ` a densit´ e.
Exercice.
On d´ efinit la fonction num´ erique f sur R
?+par la relation : ∀x ∈ R
?+, f (x) = Z
10
cos(t) x + t dt.
1.(a) Proposer une fonction Python prenant en argument un r´ eel x strictement positif et retour- nant une approximation de f (x).
(b) Proposer une approximation du graphe de la fonction f ` a l’aide de l’outil informatique.
Conjecturer un r´ esultat sur la monotonie de la fonction f et sur les limites au bord de son domaine de d´ efinition.
2. Soient x et x
0deux r´ eels strictement positifs tels que x < x
0. D´ eterminer le signe de f (x)−f(x
0).
En d´ eduire que f est monotone sur R
?+.
3. Justifier que f admet une limite finie en +∞. On ne demande pas de d´ eterminer la valeur de cette limite ` a ce stade de l’exercice.
4. Dans cette question, on cherche ` a justifier que f est continue sur R
?+. Soit x
0un r´ eel strictement positif quelconque.
(a) Montrer que : ∀x ∈ h x
02 ; +∞ h
, |f (x) − f (x
0)| 6 2|x − x
0| x
20.
(b) En d´ eduire que f est continue en x
0.
5. Montrer qu’il existe un r´ eel A tel que, pour tout r´ eel x strictement positif, on ait : A
x + 1 6 f (x) 6 A x .
Ce r´ esultat est-il coh´ erent avec le graphe de f ? En d´ eduire un ´ equivalent simple de f en +∞.
6. Le but de cette question est de d´ eterminer un ´ equivalent simple de f en 0.
(a) Soit g la fonction num´ erique d´ efinie sur R
?+par la relation :∀x ∈ R
?+; g(x) = Z
10
cos(t) − 1 x + t dt.
En admettant l’in´ egalit´ e suivante : ∀t ∈ [0; 1], |cos(t) − 1| 6 t
22 , ´ etablir que g est une fonction born´ ee.
(b) En d´ eduire un ´ equivalent simple de f en 0.
Question de cours.
Condition(s) pour qu’une application lin´ eaire de R
nsoit diagonalisable.
Exercice.
On rappelle que si X
1et X
2sont deux variables ` a densit´ e ind´ ependantes de densit´ es respectivesf
X1et f
X2alors la variable X
1+ X
2est une variable ` a densit´ e et l’une de ses densit´ es est :
f : x 7→
Z
+∞−∞
f
X1(t)f
X2(x − t)dt.
1. Soient x et y deux r´ eels. On consid` ere la matrice A d´ efinie par : A =
0 −1 y 2x
.
Montrer que la matrice A est R -diagonalisable si, et seulement si, x
2− y > 0.
Indication : on pourra commencer par ´ etudier le nombre de valeurs propres de la matrice A dans le cas o` u elle est diagonalisable.
2. Soient X et Y deux variables al´ eatoires d´ efinies sur le mˆ eme espace probabilis´ e (Ω, T , P ), ind´ ependantes et suivant la loi uniforme sur [0, 1]. On note F
Xet F
Yles fonctions de r´ epartition respectives des variables al´ eatoires X et Y .
(a) ´ Ecrire une fonction informatique qui calcule une valeur approch´ ee de P (X
2− Y > 0).
On rappelle qu’en Python la fonction random() de la biblioth` eque random renvoie un nombre pseudo-al´ eatoire que l’on peut supposer uniform´ ement distribu´ e entre 0 et 1.
(b) Montrer que les variables al´ eatoires X
2et −Y admettent une densit´ e. D´ eterminer une densit´ e de chacune de ces variables.
(c) En d´ eduire que la variable al´ eatoire Z d´ efinie par Z = X
2−Y admet pour densit´ e la fonction h d´ efinie par :
h : z 7→
√ z + 1 si −1 6 z 6 0 1 − √
z si 0 6 z 6 1
0 sinon
(d) ´ Evaluer P
|Z| 6 1 2
.
3. Quelle est la probabilit´ e que la matrice al´ eatoire M d´ efinie par M =
0 −1 Y 2X
soit R -
diagonalisable ?
Question de cours.
Donner le d´ eveloppement limit´ e en 0 ` a l’ordre 4 de x 7→ 1
1 + x et en 0 ` a l’ordre 5 de x 7→ ln(1 + x).
Exercice.
Soit x ∈ [−1; 1]. Pour tout entier naturel n, on note : I
n(x) =
Z
x 0t
2ndt; J
n(x) = Z
x0
1 − (−1)
n+1t
2n+21 + t
2dt; J (x) = Z
x0
1 1 + t
2dt.
1. D´ eterminer J(x).
2. Soit k un entier naturel. Calculer I
k(x).
3. Montrer que, pour tout entier naturel n, J
n(x) est bien d´ efinie puis que : J n(x) =
n
X
k=0
(−1)
kx
2k+12k + 1 .
4. ´ Ecrire une fonction en Python nomm´ ee Jn qui prend en argument un r´ eel x de [−1; 1] et un entier naturel n et retourne la valeur de J
n(x).
5. Montrer que :
∀n ∈ N ; ∀x ∈ [−1; 1]; |J(x) − J
n(x)| 6 1 2n + 3 . 6. En d´ eduire lim
n→+∞
(J
n(x)).
7. A l’aide de Python, proposer une fonction nomm´ ee J qui prend comme argument un r´ eel x ∈ [−1; 1] et retourne la valeur de J(x) ` a 10
−4pr` es, sans utiliser de fonction atan pr´ ed´ efinie dans une biblioth` eque.
8. Le r´ esultat reste-t-il vrai lorsque x 6∈ [−1; 1] ?
Question de cours.
D´ efinition et convergence des sommes de Riemann.
Exercice.
Soit E un R -espace vectoriel, rapport´ e ` a une base B = (e
1; e
2; e
3). Pour tout r´ eel a, on consid` ere l’endomorphisme f
ade E associ´ e, d´ efini par :
f
a(e
2) = 0 et f
a(e
1) = f
a(e
3) = ae
1+ e
2− ae
31. ´ Ecrire en Python une fonction f a(x, y, z, a) qui renvoie les coordonn´ ees dans la base B de f
a(u), le vecteur u ´ etant de coordonn´ ees (x; y; z) dans la base B .
2.(a) D´ eterminer une base de Im (f
a).
(b) Montrer que (e
2; e
1− e
3) est une base de Ker(f
a).
3. ´ Ecrire la matrice A de f
arelativement ` a la base B et calculer A
2. En d´ eduire f
a◦ f
a. 4. On pose e
01= f
a(e
1) ; e
02= e
1− e
3et e
03= e
3.
(a) Montrer que (e
01; e
02; e
03) est une base de E.
(b) D´ eterminer la matrice A
0de f
adans cette base.
(c) En d´ eduire que 0 est la seule valeur propre de A. La matrice A est-elle inversible ? diagona- lisable ?
5. Pour tout r´ eel x non nul, on pose B(x) = A − xI
3, o` u I
3d´ esigne la matrice identit´ e de M
3( R ).
(a) Justifier que la matrice B (x) est inversible pour tout x non nul.
(b) Exprimer (A − xI
3)(A + xI
3) puis (B (x))
−1en fonction de x ; I
3et A.
(c) Pour tout entier naturel n, exprimer (B(x))
nen fonction de x ; n ; I
3et A.
Question de cours.
Tracer le graphe de la fonction arctan et pr´ eciser les ´ equations des droites asymptotes ` a sa courbe repr´ esentative.
Exercice.
Soit n ∈ N
∗. On note R
n[X] l’ensemble des polynˆ omes ` a coefficients r´ eels de degr´ e inf´ erieur ou
´ egal ` a n.
1. On d´ efinit l’application : ϕ :
R
n[X] → R [X]
P 7→ (X − X
2) P
00+ (1 − 2X) P
0(a) Justifier rapidement que ϕ est un endomorphisme de R
n[X].
D´ eterminer la matrice de M de ϕ dans la base canonique B = (1, X, · · · , X
n) de R
n[X].
(b) Pr´ eciser les valeurs propres de ϕ. L’application ϕ est-elle diagonalisable ? (c) ϕ est-elle bijective ?
2. Pour tout entier p ∈ J 0, n K , on consid` ere les polynˆ omes : T
p= X
p(1 − X)
pet L
p= 1
p! (T
p)
(p)o` u (T
p)
(p)d´ esigne la d´ eriv´ ee d’ordre p de T
p. Fixons un entier p ∈ N . (a) D´ eterminer le degr´ e et le coefficient dominant de L
p.
(b) Notons L
psous la forme L
p=
p
X
k=0