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Exercice 1. 1. Soient M , N , et P des vari´ et´ es diff´ erentiables. Montrer que si f : M → N et g : N → P sont diff´ erentiables, alors g ◦ f : M → P l’est aussi.

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

MM022 G´ eom´ etrie diff´ erentielle 2014–2015

Feuille 3

Exercice 1. 1. Soient M , N , et P des vari´ et´ es diff´ erentiables. Montrer que si f : M → N et g : N → P sont diff´ erentiables, alors g ◦ f : M → P l’est aussi.

2. Soit f : R

n

→ R

p

une application diff´ erentiable et M une sous-vari´ et´ e de R

n

, munie de la structure diff´ erentiable induite. Montrer que f

|M

: M → R

p

est diff´ erentiable.

3. Soit f : U ⊂ R

n

→ R

p

une application diff´ erentiable et M une sous-vari´ et´ e de R

p

telle que f (U ) ⊂ M . Montrer que l’application induite ¯ f : x ∈ U 7→ f(x) ∈ M est diff´ erentiable.

Exercice 2. 1. Montrer que pour tout espace vectoriel V de dimension finie et tout point p ∈ V on a un isomorphisme canonique

T

p

V ∼ = V.

En particulier l’on a un isomorphisme canonique T

p

R

n

∼ = R

n

.

2. Soit M

k

⊆ R

n

une sous-vari´ et´ e. Montrer que l’inclusion i : M → R

n

est une application lisse et que sa diff´ erentielle

di(p) : T

p

M → T

p

R

n

est l’inclusion T

p

M , → R

n

.

3. Soit V un espace vectoriel et A ⊆ V un sous-espace affine de direction W ⊆ V . Montrer que A est une sous-vari´ et´ e lisse de dimension ´ egale ` a dim W . Montrer que l’on a un isomorphisme canonique T

p

A ∼ = W pour tout p ∈ A.

4. Soit U ⊆ V un ouvert dans un espace vectoriel de dimension finie. Montrer que l’on a un isomorphisme canonique

T

p

U ∼ = V.

5. Soit f : U ⊆ R

n

→ R

m

une application lisse d´ efinie sur un ouvert U dans R

n

. V´ erifier que la diff´ erentielle classique df (p) : R

n

→ R

m

, p ∈ U co¨ıncide avec la diff´ erentielle df (p) : T

p

U → T

f(p)

R

m

d´ efinie dans le cours.

Exercice 3. Le ruban de M¨ obius. On consid` ere l’action de Z sur R

2

d´ efinie par

∀n ∈ Z , ∀(x, y) ∈ R

2

, n · (x, y) = (x + n, (−1)

n

y)

et on appelle Ruban de M¨ obius, not´ e R, le quotient de R

2

par cette action, muni de la topologie quotient.

1. Munir R d’une structure de vari´ et´ e diff´ erentielle, puis d’une structure de fibr´ e vectoriel de rang 1 sur le cercle T

1

= R/Z.

2. Montrer que ce fibr´ e n’est pas trivial, c’est-` a-dire que R n’est pas diff´ eomorphe ` a T

1

× R.

On pourra montrer que R priv´ e de la section nulle est connexe par arcs.

3. Montrer que l’application

ϕ : R

2

→ T

1

× R

2

, (x, y) 7→ (x mod 1, y cos(πx), y sin(πx))

passe au quotient en un plongement de R dans T

1

× R

2

.

(2)

4. Construire un plongement de R dans R

3

.

5. On peut repr´ esenter une droite du plan par son ´ equation d’Euler : x cos θ + y sin θ − p = 0 (pour une droite ne passant pas par l’origine, p et θ sont les coordonn´ ees polaires de la projection orthogonale de (0, 0) sur la droite). Donner une condition n´ ecessaire et suffisante pour que deux couples (θ, p) et (θ

0

, p

0

) repr´ esentent la mˆ eme droite. En d´ eduire une bijection naturelle entre l’ensemble des droites affines du plan et R.

6. Montrer que R P

2

priv´ e d’un point (ou d’un petit voisinage d’un point hom´ eomorphe ` a un

disque ferm´ e) est diff´ eomorphe ` a la vari´ et´ e R.

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