UNIVERSIT´E JOSEPH FOURIER 2016-2017 Unit´e d’Enseignement MAT 301
Examen du mercredi 28 juin 2017 - Session 2
Dur´ee : 2h. Documents, calculatrices, t´el´ephones portables interdits.
Toute r´eponse doit ˆetre justifi´ee.
Questions de cours On rappelle que toutes les r´eponses doivent ˆetre justifi´ees.
1. Rappeler la d´efinition du p.g.c.d. de deux ´el´ements d’un anneau principal. En d´eduire (´enonc´e et preuve) le th´eor`eme de Bezout.
2. Les affirmations suivantes sont-elles vraies ou fausses ?
a. Deux polynˆomes de C[X] n’ayant aucune racine complexe commune sont premiers entre eux.
b.Deux polynˆomes deR[X] n’ayant aucune racine r´eelle commune sont premiers entre eux.
3. Soit E unC-espace vectoriel de dimension finie,u un endomorphisme deE etPu(X) le polynˆome caract´eristique de u. Les affirmations suivantes sont-elles vraies ou fausses ?
a. SiPu n’a que des racines simples, alorsu est diagonalisable.
b. Si u est diagonalisable, alorsPu n’a que des racines simples.
Exercice 1
Soit n≥2 un entier, t un r´eel. On consid`ere la matrice A∈Mn(R) suivante :
A=
1 +t t t . . . t t 1 +t t . . . t ... t . .. . .. ... t . . . t 1 +t t
t . . . t 1 +t
1. Montrer que detA = 1 +nt.
2. Montrer que 1 est valeur propre deA de multiplicit´e g´eom´etrique sup´erieure ou ´egale
`
an−1.
3. Montrer que A est diagonalisable et d´eterminer une matrice inversible P ∈ GLn(R) telle queP−1AP est diagonale.
4. D´eterminer le polynˆome minimal de A.
5. En d´eduire que :
3
4 −14 −14 −14
−14 34 −14 −14
−14 −14 34 −14
−14 −14 −14 34
2017
=
3
4 −14 −14 −14
−14 34 −14 −14
−14 −14 34 −14
−14 −14 −14 34
Exercice 2
Plusieurs questions de cet exercice peuvent ˆetre trait´ees en admettant les r´esultats des questions pr´ec´edentes.
Soit n≥1 un entier et a1, . . . , andes nombres complexes deux `a deux distincts. On pose E = {P(X) ∈C[X]| degP ≤ n−1}. On note B1 = (1, X, . . . , Xn−1) la base canonique de E et B2 la base canonique deCn. On consid`ere l’application :
u : E →Cn
P(X)7→(P(a1), . . . , P(an)
1. Montrer que u est injective. En d´eduire que c’est un isomorphisme lin´eaire.
2. D´eterminer la matrice M = matBB1
2u deu dans les bases B1 etB2. Pour 1 ≤i≤n, on consid`ere le polynˆome :
Li(X) =
n
Y
k=1k6=i
X−ak ai−ak
.
Par exemple pour n= 3 on a :
L1(X) = (X−a2)(X−a3)
(a1−a2)(a1−a3), L2(X) = (X−a1)(X−a3)
(a2−a1)(a2−a3), L3(X) = (X−a1)(X−a2) (a3−a1)(a3−a2). 3. Pour 1≤i, j ≤n, calculer Li(aj).
4. En d´eduire que (L1, . . . , Ln) est une base de E.
5. Pour (b1, . . . , bn)∈Cn, exprimer u−1(b1, . . . , bn) en fonction de L1, . . . , Ln.
6. Effectuer la division euclidienne deP(X) = X5+X3+X2−3X−2 parQ(X) = X3−1.
7. Donner la d´ecomposition deQ(X) en produit d’irr´eductibles dansR[X] et dans C[X].
8. On pose α = e2iπ/3 = −1 2 +i
√3
2 . Donner, sans calcul suppl´ementaire, un polynˆome R(X)∈R[X] de degr´e 2 tel que R(1) = P(1), R(α) = P(α) et R(α) = P(α).