I..u p o u r v o u s
I
Le choc anaphylactique
J.-M. MANTZ et coll.
R e v u e de M~decine interne, 1982, 11l (4), 331-338
A partir d'une enqu~te nationale r6alis6e en France pendant 6 ans, 1 047 cas ont 6t6 rapportds.
II s'agit des chocs anaphylactiques admis dans ad hoc de 78 services des h6pitaux publics de France.
Cinq groupes d'allerg~nes sont responsables de 75 % des chocs anaphylactiques.
1) anesth6siques g~n~raux et curares 208 cas
2) anesth6siques locaux 44 cas
3) venins d'hym6noptbres 183 cas
4) antalgiques 154 cas
5) produits de contraste iod6s 136 cas
6) antibiotiques 97 cas
Les 25 % restant sont dus aux produits suivants : 7) aliments (dont la moiti6 poissons et
fruits de mer) 38 cas
8) vitamines (principalement B12) 35 cas
9) prot6ines 26 cas
10) enzymes (alphachymotrypsine-lysozyme) 20 cas
11) hormones 14 cas
12) d6sensibilisants 14 cas
Les fr6quences d'accidents se pr6sentent dans un ordre 16g~rement diff6rent de celui que l'on attend ; on relbve : la lidocaine (anesth6sique local) (37 cas sur 44) ; les piqfires de gu~pe (2/3 des 183 cas) ; la
glaf6nine (93 cas sur 154), la voie orale 6tant incri- min6e dans 81,7 % des cas ; les produits de contraste iod6s par voie intraveineuse (78,5 % des 136 chocs relev6s); dans les antibiotiques, les [~-lactamines
(principalement p6nicillines) sont tr~s largement en t~te (49 cas sur 97) 39 % voie orale, 38 % voie intramusculaire et 17 % voie intraveineuse.
I1 y eut 32 d6c~s, 11 dus aux anesth6siques et curares, 6 dus aux piqfires d'hym6nopt~res (3 gua- pes et 3 abeilles), 2 dus aux antalgiques (Baralgine, Avafortan), 2 dus h une intraveineuse de produits de contraste iod6s, 3 dus ~ une injection I.M. de p6ni- cilline G ; l'albumine humaine est responsable de 2 d6c~s, le Plasmagel, le Plasma, le Prostaveron, la Vit. B12, le Synacth~ne et l'extrait aqueux de pollen de gramin6es ont 6t6 responsables d'un d6c~s.
I1 est ~ noter que les 32 chocs mortels se rappor- tent chaque lois ~t des injections, que dix lois sur 32 les malades avaient pr6sent6 des r6actions mineures
l'allergie ant6rieurement.
La rapidit6 de l'intervention dans 12 cas sur 32 a 6t6 sup6rieure ~t 10 minutes.
Quinze seulement des 32 malades d6c6d6s ont eu de l'adr6naline.
Les tableaux pr6sentent les diverses statistiques obtenues.
Long-term
Gastric polypectomy.
results (survey of 23 centres in Germany)
E. SEIFERT, K. GAIL, J. WE;ISMULLER Endoscopy, 1983, 15, 8-11
6 182 cas de polypectomie gastrique r6alis6s dans 23 centrcs de la R.F.A. sont rapport6s par Seifert et coll., concernant 4 941 polypes 6pith61iaux dont 2 961 polypes hyperplasiog6niques (60 %), 1 537 hyperplasies focalis6es, et 337 ad~nomes (6,7 %), auxquels s'ajoutent 119 polypes ddg6n6r6s <~ au d6-
but >> (early gastric cancer) et 192 dysplasies s6v~res (borderline 16sions).
1 177 patients porteurs de polypes ad6nomateux, hyperplasiques et hyperplasiog6niques sont suivis jusqu'~ des d61ais de 7 ans apr~s la polypectomie initiale.
A c t a Endoscopica V o l u m e 13 - N ~ 2 - 1983 X X V
Cet article des Editions Lavoisier est disponible en acces libre et gratuit sur archives-acen.revuesonline.com
Le pourcentage de r6cidive sur le mode b6nin sur le m6me site est de 6 , 1 % (72 cas) avec type histo- logique identique h celui du polype initial dans 62 cas (86 %). Un n6o-polype est retrouv6 dans un site diff6rent dans 382 cas (32,5 %) avec histologie identique dans 352 cas (96 %). Au total au cours du follow-up, un second polype est donc d6pist6 dans 38,6 % des cas.
L'6volution vers le cancer concerne 15 cas. 13 surviennent alors que le polype de d6part est hyper- plasiog6nique (11 cancers au d6but soit 1,2 % des cas, et 2 cancers invasifs soit 0,2 %, total 1,4 %).
2 cas concernent un polype initial de type ad6noma- teux (1 cancer au d6but et 1 cancer invasif, total 3,4 %).
Sur 59 polypes d6g6n6r6s suivis, on note 8 r6ci- dives (13,6 %) sans 6volution vers le cancer invasif.
Dans 93 cas de d6syplasie s6v~re suivis, on note 9 r6cidives (9,7 %) sur le mode dysplasique, et 8 6volutions vers le cancer dont 2 sur le mode invasif (total 8,6 %), source d'un d6c~s.
Sur une s6rie de 142 polyposes gastriques (plus de 50 polypes), 68 b6n6ficient du follow-up (47 %) ; un cancer est d6pist6 (1,5 %). Ce cas concerne une polypose constitu6e de polypes hyperplasiog6niques.
11 est h noter 12 cas de cancer associ6 ~ la polypose au moment de la polypectomie initiale (8,5 %).
Les auteurs concluent ~t la n6cessit6 d'une surveil- lance r6guli6re apr6s polypectomie gastrique du fait :
9 De la r6cidive sur le mode b~nin (6,l %).
9 Du risque de survenue de polype en une autre localisation que celle du polype initial (32,5 %).
9 Du risque de d6veloppement d'un ad6nocarcino- me (1,3 %).
En cas de polypose diffuse ils notent la fr6quente association au moment du diagnostic avec le cancer gastrique, mais insistent sur le fait que selon eux il ne s'agit pas d'un 6tat pr6canc6reux particulier (taux de d6g~n6rescence comoarable ~ celui observ6 en cas de polype unique).
Ils proposent une surveillance endoscopique an- nuelle en cas de polype unique ou multiple, ou en cas de polypose. En cas de carcinome intramuqueux ou de dysplasie s6v~re, la surveillance dolt 6tre bi- annuelle.
COMMENTA IRES
Cette s6rie de polypectomies gastriques est remar- quable par la quantit6 du mat6riel rapport6 et la longueur du follow-up. I1 faut rioter que le risque de r6cidive concerne aussi bien les polypes hyper- plasiog6niques (6,6 % ) q u e les ad6nomes ( 5 , 1 % ) . Le potentiel de d6g6n6rescence des ad6nomes est sup6rieur ~ celui des polypes hyperplasiog6niques (3,4 % contre 1,4 %).
Le risque de cancer sur polypose diffuse, simul- tan6 (8,5 %) ou retard6 (1,5 %) est relativement faible et s'explique par le type histologique des poly- pes concern6s (hyperplasiog6niques une fois sur trois, glandulo-kystiques deux fois sur trois).
Tout ceci met l'accent sur la n6cessit6 d'une part de pratiquer syst6matiquement l'6radication par po- lypectomie des polypes gastriques, et d'autre part d'instaurer une surveillance endoscopique r6guli~re au m6me titre que pour les polypes du c61on ; bien que le potentiel de d6g6n6rescence soit nettement moindre (1,3 % contre 7 ~ 15 % selon les auteurs, le caract~re unique ou multiple, le caract6re ad6no- mateux ou villeux, et la taille).
C. T R E I L L E
XXV[ V o l u m e 13 - N ~ 2 - 1 9 8 3 A c t a E n d o s c o p i c a
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