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Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:
Duliere, C. (1970). La louve romaine: recherches d'iconographie et d'interprétation (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et Lettres, Bruxelles.
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LA LOUVE ROMAINE
RECHERCHES D’ICONOGRAPHIE ET D’INTERPRETATION
X)
y .
2.
c^h !
2. NOTES ET BIBLIOGRAPHIE.
C
O
Chapitre II Chapitre III Chapitre IV Chapitre V figurée. Signification politique.La louve comme décor d'armes. La louve objet d'un culte. Signification funéraire.
Bibliographie générale. Liste des abréviations
Index des auteurs anciens cités.
VIRGILE, En., I, 272-279 et VIII, 630-634 (avec les cemmen- taires de SERVIÜS. ad Aen., I, 275-276 5 VI, 777 | VIIT 630)§ OVIDE. Fasti, II, 381-423 f III» 11-80 5 STRABON, V, j
DIODORE, VIII, 3-5 5 PLUTARQUE. Rom., 3-4 | De fort. Rom., 8
(320 B—E) ; Qnaest» i^om». 21 et 35
i
Pseudo-PLUTARQUE,Parall« min. , C 36 (314 C—D) | ,£LIEN, V.H. , VII, 16 j
HYGIN, Fab..
252 { FLORUS. Epit.. I, 1
| AURELIUS VICTOR,Orig, gentis fiom.. 20-21 s De viris ill.« 1-2.
2 c f. Y. HULS, Les légendes rela^tty^-es aux origines de Rcme
chez les auteurs du siècle d'Auguste^ mémoire de licence présenté à l'Université de Louvain en 1945»
3 C.J, CLASSEN, Zur HeXkunftder Sage vpn Romulus und Remua,
dans Historia. XII~ (1196^), p» 447 à 457 »
Les textes des historiens grecs concernant la fondation de Rome sont rassemblés chez F. JACOBY, F. Gr. H., III,
C. 809-840 (Leyde, 1958).
^ = F. Gr. H., III, 840 F 8 (= Hellanikos, 4 F 84).
5 = F. Gr. H., III, 840 F 40,
6
cf. S. MAZZARINO, Il pensiero storico classico, I, p.203à 207.
7 Sur la légende troyenne de Rome
s
J. PERRET, Les originesde la légende troyenne de Rome. Paris 1942 } F, BOMER, Rom und Troia, Baden Baden 1951, p.H sqq. f A. ALFOLDI, Die trojanischen Urahnen der RSmer. Bâle 1957» P»9 sqq. ; K. SCHAUENBURG, Aeneas und Rom, dans Gvmnasium. 67 (i960), p. 176 sqq.
8 = F. Gr. H.. III, 840 F l4 a,
9 FESTÜS, p.329 (Lindsay) = F. Gr. H.. III, 840 F l4 b.
Sur Kallias de Syracuse s F. Gr. H » » III b, Kommentar, 564.
10 FESTUS, p.326 (LindsavV = F-Gr. H.. III, 840 F 12,
Sur Alkimos le Sicilien : F. Gr. H.. III b, Kommentar, 560.
11 CLASSEN, p.452-453.
13 S. MAZZARINO, Antiche leggende sulle origini d± Ronia,
dans Studi Romani 8 8 (i960), p. 3» 5-392 g et idem., i ' f igli délia schiava e la storia romana areaica, dans II pensiero storlco classico, I, P.I90-I999 et II> p»63^71,
I^ S, MAZZARINO9 I» p^I97 propose d'identifier ce Promathion avec Promathos de Samos, historien de la première moitié du Ve siècle qui fut en relation avec les Phocéens de Marseille.
15
PLUTARQUE, Rom., 3, 1 et 8, 9.16
Dioklès de Péparethos, ptersonnage obscur et discuté îcf. HULTSCH, sv° Dioklès. dans P. . V, 1, col. 797 (n'’47) | MAZZARINO, Itl pensiero storico classico, IIç, p.65-66„
17
Sur Fabius Pictor s voir plus loin p.VS*-18 C. TRIEBER, Die Romulussage, dans Rh. Muséum. N.F. 43(1888).
p.569=582,
19
Aucune de ces pièces n*a malheureusement survécu, mais lesfragments survivants et les résumés d'auteurs tardifs au torisent à se faire une idée sûre de leur contenu.
cf. NAUCK, Fragmenta Tragicorum Graecor».xm. 2 „ Leipzig I889,
p.272 sqq. (Tyro de Sophocle)
I
p.509“510 (Mélanipped * Euripide).
La similitude du déroulement des faits, le rôle joué par les classiques yvwfifpiicpt montrent clairement ce que le récit dramatique des enfances de Romulus et Rémus doit aux modèles de la tragédie grecque 5 cf. sur ce sujet le mémoire de licence que j*ai présenté en 1959 à l'Université de
Bruxelles sur Le dioscurisme dans quelques légendes grecques, p.76 à 97 » le chapitre intitulé i la prédilection des
Tragiques pour les souffrances des mères de jumeaux (surtout p. 92 à 94).
20 cf. J. MESK, Die rômische Grundungssageund Naevius. dans
{yijener Studien^ 36 ( I9l4 ) , p.30 à 35»
La pièce écrite ^r le sujet par NAEVIUS est citée sous trois titres différents : Alimonium Remi et Romuli (chez
DONAT. auC TERENCE, Adelph. IV, 21)
%
Romulus (chez VARRON,Lt L^. VII, 54) i Lupus Tchez CICERON, Cato. 20).
cf. RIBBECK, Trag. Lat. rel.. p.348.
On sait que NAEVIUS avait écrit également une Melanippe
21
22
23
24
25
L'illustration de la légende de Rome figurait sur un des bas-reliefs décorant le temple élevé à CyÜque par Eumène II et Attale II à leur mère Apollonis, ainsi que l'atteste une des épigrammes conservées dans l'Anthologie Palatine ;
éd. WALTZ, I, p.94 à 99» n® 19- Sur ce relief de Cyziquej, voir p.
Inscription récemment retrouvée à Chio, malheureusement très fra^entaire s N- KONTOLEONj, Zu den litterarischen dans Akte des IV Internationalen Kongresses für grieschische und lateinische Epigraphik, Vienne, I962,
p~.'rV2 sqq. = ijull. EpigrV 1953» n® 297 et S E G , 1959»
n® 486aPLUTARQUE, Rom», 4, 4 (trad. AMYOT)^ Même rationalisation du récit chez TITE LIVE, I, 4 et DENYS D'HALICARNASSE, I, 84, 4,
voir le chapitre sur la louve, objet d'un culte,,
Pa
ZC^ ■
LlCIIflüS MACER, chez MACROBE, Sat » I, 10, 1? s "Macer
Historiarum libro primo Faustuli coniugem Accam Larentiam Romuli et Remi nutricem fuisse confirmât"»
cfo Th. MOMMSEN, Die echte und die falsche Acca Larentia, dans Rftmische Forschtmgen, 2 (1879)» p-14-15 ï MAZZARINO,
Pensiero, II, p.308.
26
HERODOTE, I,109.
27
Th. p. 1 MOMMSEN, à 23.Die Remuslegende, dans Hermes,
16 (1881),
28 E.
M
PAIS, Storia critica di Roma, I, 1 p.282 sqq.
29
Th. MOMMSEN, p.22 ; PAIS, p.293 ? " Alla cagna, alla cavalla, alla cerva, era naturale venissero sostituiti il pico
e la lupa, i sacri totem delle gente latine cf. aussi
G. DUMEZIL, Le problème des centaures, Paris 1929» p.2I5-
216 "...l'histoire classique de Romulus et Rémus... est
d'ailleurs pleine de thèmes de folklore banal qui en at testent à eux seuls la fabrication artificielle. Au fond, de tout temps, la solide dans l'histoire de Romulus a dû être la louve (lupa>luperca) et l'hiver..."Sur les survivances "totémiques" relatives au loup en Italie cf. Ch. RENEL, les cultes militaires à Rome, Paris I903,
p.75 à 96.
31
Le texte le plus détaillé concernant la cérémonie des
Lupercales est le passage d'OVIDE, Fast*' , II, 2é7 à 452.
Les nombreuses mentions des Lupercalia ^surtout chez les
auteurs chrétiens.) sont regroupées chez A. KIRSOPP-MICHELS,
p.3é, note 2^et che? 6» BINDER, p.I53>
32
J, BAYET, Histoire politique et psychologique de la reli
gion romaine, Paris 1957» p.79#
33
Sur l'antre du Lupercal dont on aura souvent l'occasion de
parler, voir surtout p.
.
34
E^ GJERSTAD, Legends tuid Pacte of £arly Roman History,
Lùnd
1961
, p.ll et p.40.
35
L. OEUBNER, Lupercalia, dans Arch. f. Religion Wlss.
XIII (
1910
), p.48I sqq. ; c'est encore la théorie acceptée
par M.P. NILSSON, les lupergues , dans Skrifter utgivna
Svenska Inst, i Athen, II (i
960
), p.339-342.
36
SERVIUS, ad Aen. VIII, 343 > "...Lupercal quod praesidio
ipsius numinis lupi a pecudibus arcerentur ".
37
J. CARCOPINO, Ija louve dt^^^
, p.68-69#
38
Une troisième étymologie a été récemment proposée par
J. GRUBER, Z
utEtymologie von lat. lupercqs, dans Glotta,
39 (i
960
), p
,273
a
276
i * lupo - sequos s~ celul-qul-sult
-le-loup.
39
A. KIRSOPP - MICHELS,The Topography and Interprétation
of the Lupercalia, dans Trans. Profe. of Am. Phil. Ass.,
84 (
1953
)» p
.35
è
59
. On y trouve la bibliographie anté
rieure (p.
35
) à laquelle il faut ajouter K. LATTE, R6m.
Religionsgechlchte. Munich i
960
, p.84-85 ; et G. BINDER,
Die /^uasetzung des KBnigskindes Kyros und Romulus..
Melsenhelm am Glan, 1964, p
.96
à 115.
^
40
PRELLER, Rdmische Mythologie. Berlin 1858, p.344 ; repris
notamment par WISSOWA, Religion und Kultur der Rômer*^ ,
p.
209
.
41
A. KIRSOPP - MICHELS, p. 35 è 44 ; accepté par LATTE,
p«84, note 4.
42
Sur ces Jours des morts évoqués par OVIDE dans les
un mundus< L'idée se trouve déjà chez A« PIGANIOLi Essai sur les origines de Rome, Paris 1917 s Po 125-^126 et 259-260 ; elle est développée par G„ MARCHETTI-LONGHI, Il Lupercale nel suo significato rellgioso e topografico, dans Capltolium j, 1933 * p » 3^9
La louve comme monstre infernal dévorant est illustré sur une étrange stèle daune récemment découverte dans la région du Gargano (datée provisoirement du VII - Vie siècle avant notre ère), Cf, S, FERRI, dans Boll, d’Arte, 48 (1963)4. p,2GI-203» fig« 12 et 15 î un monstre â tète et corps de louve semble s’apprêter à dévorer un tout petit humain
désarmé ^ ^-1)
^
.
44 KIRSOPP MICHELS, p. 51 et note 2?,
45
WISSOWA,^ p,209» note 10,46 G. DUMEZIL, le problème des centaures, p,2l6 ; L, GERNET,
Dolon le lou^ dans Mélanges Comont, 1936, p,I92 à I96
%
H, JEANMAIRE, Couroi et Courètes, Lille 1939» P^559 sqq 5 J, PRZYLÜSKI, les confréries de loups-garous dans les
sociétés indo-européennes, dans Rev, Hist, Rel., 121 (l94o) p,128 à 145, surtout p, Ï32 ; G, BINDER, Die Aussetzung,„,, p,88 à 100, Sur le caractère initiatique des cérémonies des Lupercales s G, PICCALUGA, l’aspetto agonistico dei
Lupercalia« dans Studi e materiali di Storla delle Rellgionl, XXXIII (1962 ) , p,51 à 62, Contre une identification des lu- perques = hommes loups s M,P, NILSSON, op,cit,dans la note 35
47
PLINE, N, H, , VIII, 22 (=34).48 PETRONE, Satiricon, 62,
49
DUMEZIL, op,cit, dans la note 46.50
SERVIUS, ad Aen, XI, 785» qui précise que (h)irpus dansle dialecte osque signifie loup (cf, STRABON, V, 4, 12),
51
Les Hirpini sont des Samnltes installés en pays de Beneventà la suite d’un ver , sacrum, guidés par un loup (FESTUS, P*93 (Lindsay) sv9 irpini),
52
Les Lucaniens dérivent cette fois leur nom du mot grecdésignant le loup s XüKo(, (c'f, E,T, SALMON, Samnlum and the Samnites, Cambridge I967» p,46),
53 Sur le culte de Zeus lykaios s cf, l'ouvrage ancien de
légende qui entoure le culte du mont Lycée est trop évi dente pour qu*on puisse sérieusement mettre cet aspect en doute (cfu J.G. FRAZERj Comm^ on PausaniaSy VII΄
38, 7); cf. aussi J, BAYET„ Les origines de l'Arcadisme
romain, dans Mél. Arch, Hist»^ 38 (1920 ) 5, p« I07*113-54
PAUSANIAS, VIII s, 2, 6„ Le roi Lykaon serait 1'ancêtred'une famille de prêtres-loups 0
55 PLINE, N. H,, 8, 34 ; VARRON chez AUGUSTIN, Civ. Dei,, 18, 17,
56
VIRGILE, En., VIlI, 3^3 J DENYS D'HALICARNASSE, I, 32 et80 ; TITE-LIVE, I, 5o
57 0, KELLER, Die Antike Tierwelto I Saügetiers, p.87 5
C. RENEL, Cultes militaires à Rome, Paris 1905, p>.75 à 96♦ J. AYMARD, Essai sur les chasses romaines, Paris 1951, p,9 à 12.
58
L'idée d*une cérémonie de purification serait le résultatde l'effort de VARRON (L»L> . 6, 13) pour mettre la fête en rapport avec le nom du mois februarius (chez LATTE, p.85)o Suggestive hypothèse de MARCHETTI LONGHI, p.372 sur les circonstances de l'évolution de la signification de la cérémonie : en même temps que la population pasto rale se transformait en agriculteurs sédentaires, que la terre marécageuse et stérile se transformait en sol salu bre et fertile, la divinité qui exprimait le concept de la mort, conjure la mort elle-même et devient protectrice de la vie et du travail fécond.
59 Ces présages sont réunis chez RENEL, Les cultes militai
res à Rome, p. 79 à 82 ; cf. aussi J. BAYET, Présages figuratifs déterminants... dans Mélanges Cumont. 1936, p.47 sqq.
60
CARCOPINO, La louve, p.58.61
C'est la thèse défendue parti.WAGENVOORT. Romulus. Remusen de wolvin, dans Hermeneus^ 18 (1947), p.ll3 sqq.
62
Cf. le point de la question dans le récent ouvrage deL. MALSON, Les enfauits sauvages. Mythe et réalité.
Paris 1964. ♦
G, GLOTZ. L'ordalie dans la Grèce primitive. Paris 1904, passim.
mythologie, L*enfant divin» Paris 1953» repris par
G. BACHELARD, la poétique de la rêverie, Paris i
960
,
p.115-116,
65
G. BINDER, Die Aussetzung des Kënigskindes, Kvros und
Romulus» Meisenbelra am Glan, 1964,
66
La deuxième partie de l'ouvrage de BINDER est une liste
avec bibliographie,de 121 légendes d'enfants exposés et
sauvés. Précédemment de nombreux exemples avaient été
regroupés par FRAZER, Commentarv on the Fastl of Ovld.
Londres 1929» II» P*369 è
38
I ; cf, aussi T.P, CROSS,
Motif Index of Earlv Irlsh Littérature, Bloomlngton 1952,
SV® care of children»
67
E. Me rAPTWRY.
awd T»ftmaTi Tore of animal*nursed
lofant». dans Papers of the Michigan Academy, IV (
1925
)»
p
.15
à 42.
68
Zeus, caché par sa mère pour échapper à la gloutonnerie
de Chronos,dst allaité par la chèvre Am.althée, dans une
grotte du Mont Ida, Cf, BINDER, n® 1 } cf, ARATOS. chez
^TRABON, VIII, 7» 5 (p,387) ; OVIDE, Fastl, III, 443-444;
cf, COOK, Zeus, I, p,529 sqq,
69
Askléplos est exposé, et nourri par une chèvre, selon la
version épidaurlenne dont PAUSANIAS se fait l'écho; II,
26
, 4-5 et VIII,
25
» 11 ; BINDER, n® 10.
70
Télèphe, fils d'Héraklès et d'Augè, est exposé et nourri
par une biche t BINDER, n® 7 ; cf, PAUSANIAS, VIII, 4, 9t
VIII,
47
» 4 I VIII,
54
, 6 ; STRABON I
3
, 1»
69
(p,6l5) ;
DIODORE IV, 33» 7-12 ; APOLLODORE, Bibl. II, 7» 4 et
III, 9» 1 ; ELIEN, H^V, , XII, 42 ; HYGIN, Fab.^ 99.
71
Pârls, à la suite d'un
rêre
redoutable fait par sa mère |
Hécube est exposé, et nourri par une ourse t BINDER,
n®
27
; of. APOLLODORE, Bibl. III. 12, 5 I ELIEN, H.V.:
XII, 42 (l'épisode de l'allaitement miraculeux ne se trou
ve pas dans le récit d'HYGIN, Fab. 91.)
72
Atalante, exposée par son père qui voulait un enfant
mâlé, est nourrie également par-une ourse ; BINDER, n®21,
cf. APOLLODORE, Bibl. . III, 9» 2 ; ELIEN, V.H.> . XIII, 1.
73
Hippothoon,fils de Poséidon et d'Alopé, est exposé à deux
reprises et nourri chaque fols par la même Jument i
d'Astyage et allaité par une chienne : BINDER, n*’
59
}
Cf. HERODOTE, I, 109 ; JUSTIN, I, 4.
Jk
bis. 11 y a encore plusieurs autres cas relevés par
Mc CARTNEY et BINDER, mais ils sont plus douteux :
Cybèle, fille du roi de Phrygle, est nourrie par des
panthères, d'après DIODORE, III, 58, 1-2 et III, 30, 8 ;
Attis, fils de Nana, est exposé sur le Sangarlos et nour
ri par une chèvre (d'après PAUSANIAS, VII, 17, 11) |
Antiloque, fils de Nestor, est nourri par une chienne
(HYGIN, Fab. 252 ) ; Euryptolèœe de Chypre est nourri par
une chèvre (POLLUX, Qnoin. II, 95) ; Daphnls et Chloé sont
nourris par une chèvre et une brebis (LONGUS^IV,
36
) ;
Camille, fille de Metabus, roi de la ville volsque de
Prlvemlum, est nourrie par une Jument (HYGIN, Fab. j 252 ).
D'autres légendes montrent un sauvetage opéré par des
insectes (abeilles pour Hleron II de Syracuse et Mellteus)
ou des oiseaux (un aigle pour Achaemenes le Perse et pour
Ptolémée Sôter); des colombes (pour Semlramls et lamus,
fils d'Apollon)...
75
Ëole et Boetos, fils Jumeaux de Poséidon et de Mélanlppe,
sont exposés, et nourris par une vache t BINDER,
n°29i
Cf. EURIPIDE, frgmt >89 (NAUCK) | HYGIN, Fab.^186.
76
Péllas et Nélée, fils Jumeaux de Tyro et de Poséidon,
sont exposés, et nourris, le premier par une Jument, le
second par une biche
t
BINDER, n'*33 { MENANDRE, Epi t reponte s .
V, IO
8
-II
6
parle de 1'exposition^ mais pas de l'interven
tion des animaux ; HELLANIKDS^I, 123 (JACOBY) ; APOLLODORE,
I, 9,
8
.
77
Phylakldes et Phllandros, héros Jumeaux de la ville
cré-tolse d'Elyros, sont nourris par une chèvre t BINDER,
n°32^o
PAUSANIAS, X, I
6
, 5 rapporte que les Elyrlens
avalent dédié à Delphes une statue représentant le groupe.
78
Lykastos et Parrhasios, fils Jumeaux d'Arès et de la nym
phe arcadlenne Phylonomè, sont exposés, et nourris par
des loups : BINDER, n°31> cf. ZOPÏRE de BYZANCE chez le
PSEÜDG-PLUTARQUE, Pareil, min.,
36
.
Toutes ces légendes ne sont pas Intéressantes au même
titre t il y a eu contamination entre elles. On peut les
regrouper autour de deux foyers
t
1.'Arcadie et la Crète.
Cf. C. DULIERE, A propos de monnaies de Cydonia représen
tant
linanimal allaitant un enfant, dans Mélanges Renard,
79
Marie de France, lai du frêne, v.38-42 (éd,J,RYCHNER,
Paris
1966
),
80
S. EITREM, Die G
6
ttlichen Zvillinge bei den Griechen,
Christiana 1902.
81
J, RENDEL HARRIS, The cuit of the hoavenly twins,
Cambridge I
906
,
82
H, KRAPPE, Mythologie
, Paris 19^30, p«53 sqq,
83
Cette tendance est sensible également chez
A. ROSENBERG,sv° Romulus, dans
P,V» ^
II, 1, col.1074-1104. Cf. le
mémoire de licence en histoire ancienne que j'ai consa
cré à ce sujet (déjà cité à la note
78
)»
La faiblesse de l'argumentation consiste principalement
dans le fait qu'on se borne souvent
àcomparer des élé
ments Isolés et noii des ensembles structurés, ce qui
amène à voir des résidas de légende dioscurique un peu
partout (surtout EITREM).
84
J, RENDEL HARRIS, Was Rome a twln-town ? Cambridge 1927;
cf. H. KRAPPE, Notes sur la légende de fondation de Rome,
dans R.E,A., 35 (1933), p.1^6 à
152
.
85
cf. Les observations faites par A, LEONARD, The lower
Niger and his tribes, Londres I
906
, p.459 sqq» : il
y aainsi dans la région du Niger (chez les Ibidos) des
villages formés à l'origine par une ou plusieurs mères
de Jumeaux. Bien que les femmes soient "outlaw", des
hommes peuvent les épouser et renforcer l'installation ;
des criminels, des vagabonds peuvent venir s'y fixer.
D'indispensables relations avec l'extérieur se créent
et un marché naît à la limite de la zone Infectée =
marché per absentia (échanges de biens laissés
àterre).
Telle serait,d'après RENDEL HARRIS l'origine de l'asyJum
et des Tiundlnae ■ le plus ancien marché de la ville dont
on attribuait la fondation à Romulus lui-même.
86
Amphion et Zethos, fils de Zeus et constructeurs des
murailles de Thèbes de Béotle t cf. BINDER, n*^30.
87
Acrisios et Proetos
t
APOLLODORE, Blbl.II. 2, 1 ;
PAUSANIAS, II,
27
, 5 ; HESYCHIUS, sv°Ao^uA(j .
88
Esatt et Jacob s
Genèae
, XXV, 21 à 25 cf. une histoire
du même genre lors de ^la naissance de Phares et Zerakh:
Genèse, XXXVIII, 27 à
30
.
90
Eurysthènes et Proclès t HERODOTE, VI, 52 ; XENOPHON,
Agésilas. VIII, 7 ; APOLLODORE, Bibl., II, 8, 2 |
PAÜSANIAS, III, 1, 5.
91
N. STROSETSKI, Kaîn und Romalus als staat->-grttnder, dans
Forschongen und Fortschrltte, 29 (1955)» p7l84-l88.
92
MOMMSEN, Die Remaslegende, dans Hermes 17 (l88l), p,l à 23,
93
KRETSGHMER, Remas and Remulus dans Glotta, I (I
909
),
p
.288
sqq, ; "w7 SOLTAÜ.
und Remas, dans Philologus.
68 (
1909
)» p,
15^-157
I li)ÈM, Die Entstehung der Romains
legende, dans Archlv fdr Rellg, wlss,, XII (
1909
),p,101 sqq.
94
Les observations de G, DUMEZIL, la religion romaine archa!-
qoe, Paris I
966
, p,252 à 255» sur les analogies que le
récit des enfances de Romains et Rémus présentent avec le
couple védique des Nasatya ou Asvln ne portent, me semble-
t-11, que sur des aspects très superficiels du récit
(délivrance de Numltor, sauvetage du feu,,,) et ne sont,
par conséquent, pas très convaincants,
95
P, DUCATI, Una stela etrusca del museo clvlco di Bologna,
dans Attl e Memorle,.,di Romagna, 25 (
1907
)» p,486 à 496|
déjà dans Mélanges d'arohéol, et d»hlst., 26 (
1906
),p.505.
96
ROSENBERG, dcms P«W^, sv<^_g£^ul^, C
0
I.IO
81
.
97
A c6té des Jumeaux qui apparaissent dans la version de
Promathlon (chez PLUTARQUE), dont 11 a déjà été question,
11 est fait mention d'une autre paire de Jumeaux étrus
ques t Tarchon et Tyrrhénos, parmi les alliés d'Enée sur
le sol Italique ; Ils sont fils de Télèphe et, par là,
petits fils d'Héraclès, (voir
p,
)
Cette caractéristique du fondateur de Tarqulnles n'ap
paraît que dans un passage de LYCOPHRON, Al,, 1242-1246
et dans les scholles de TZETZES à ce passage :1246,1249,
La valeur de ce témoignage unique est diversement appré
ciée : pour 0, WASER, sv<* Tarchon, dems ROSCHER, col,107,
11 remonte à Tlmée de Tauromémlum ; pour J, PERRET, Xe£
origines de la légende troyenne, p,468-469, 11 ne serait
pas antérieur au Ille siècle avant notre ère,
stèle daune
1
S, FERRI, dans Boll,d'Arte, 48 (
1963
)»
p,
201
-
203
, flg.l2 et
15
.
99
déjà A, SCHVEGLER, Rflmiache Geschlchte im Zeitalter der
Kônige, Tfibingen 1953» p.412-13 J J. HILD, sv° Romulus'.
dans D, S_. ^ p,891 sqq. | L. PARETï » Storla dl Roma, I,
p.291
t P* DUCATI,Corne ~ nacqüs Roma.Rome
1939» P.72
sqq.;
J. CARGOPINO. la lonve, p.54 à 62 ; R. FLACELIERE, dans
R^E G.,
61
(
1945
)» p.85-87.
Contre 1'hypothèse qu'il y ait un substrat autochtone à
l'histoire de Romulus et Rémus nourris par une louve :
H. ROSE» dans son c.r. du commentaire de
FRAZERaux
Fasti d'OVIDE, dans
J.RvS..XIX
(1929)» p.237.
CHAPITRE I.
La statue en bronze du Capitole,
1
voir
loin, note
9
*
2
CARCOPINO, la lonve du Capitole. p.l9.
3
" slsnum quod etsi horridum et incultum tamen magis
** conunovit animum meam qaam pulcherrima quae circumstant
" simulaora " MOMMSEN, dans Annali dell*Istituto. 1845,
p.301 (sGesammelte Schriften, V, p.15)»
4
F. CASTAGNOLI, sv® lapa Capitolina, dans Enc» Arte Antica,
IV (
1961
), p.
731
-
732
^ne fait guère que résumer la question
en reprenant principalement les positions de LOEWY,
5
P.J. RIIS, dans Origines de la république romaine. Fonda»
tion Hardt, I
967
, p790-91 ; R. BlANCHI BANDINELLI, Rome,
Centre du pouvoir, Paris I
969
* P<«6 $ E, SIMON, dans
HELBIG^ , II, p
.277
à 281, n®l459 (Die Kapitolinische
Wôlfin).
\
6
voir p.
55
-
y
7
£. STEVENSON, Scoperte di antichi edifizi al Laterano.
dans Annali dell Istituto. 1877. p.375 à 79 J A, MICHAELIS,
Storia délia collezione capitolina di a-ntichità fine al
: -tlnaugurazlone del Museo (1734). dans R.N-. VI (
1891
),
p.3 sqq.j J, CARCOPINO, Ta louve, p.4 à I
3
.
1
8
Sur les faux bruits en cours au XVIe siècle sur le
; lieu de la découverte de la statue, voir p, ^
4^.
9
I Chronique du moine Benoît du Seracte (Mon, Germ. Hist.
^ Script., III, 712^8 " (Ludovicus Pius) abebat autem in
"jp'alatio Lateranensis ^udices preordinati per singulos diès
10
1‘exécution de 1438 à la •' lopa di métallo est décrite
par STEPHANO INFESSURA (Stephani Infessurae civisf^omani Diaria Rerum Romanorum suorum temporum éd„ 0. TOMMASINIç Rome 18905 p.38 sqqT) | l'événement est repris en détail par CARCOPINO, p.lO et 11. Le dessin est reproduit chez TOMMASINI, p.39-40 ; VON DUHN, dans St.Et.JI.pi. 1. 2 ; CARCOPINO, pl.II.Le Magister GREGORIUS voit vers 1200 la statue de la louve au Latran " in porticu,..fractis pedibus a loco suo divulsa est " (éd. RUSHFORTH, dans J.R-S-. XIX (1919), p„58). Cela semble indiquer que la statue n'a été hissée sur la tour que dans le courant du Xllle siècle.
11 MICHAELIS, op. cit.. p.7»
12
voir textes de la note 3.13
VON DUHN,dans Gnomon II (l926), p.136 sqq. et surtoutDante e la lupa capitolinaj, dans St. Et',!! (l928)>,p.9 à l4. Il souligne finement que la louve représente pour le poète un obstacle plus sérieux que la lonza et le lion qui lui apparaissent précédemment, ce qui s'expliquerait; par la vive impression ressentie par Dante devant la statue qu'il aurait vue à Rome. La signification symbolique prêtée aux trois animaux n'en reste pas moins probable ; beaucoup d'encre a coulé à ce sujet' (cf. H. LONGNON, la Divine Comédie, (Garnier), comm. p.53l). La haine vouee par Dante aux papes "totalitaires" a pu s'exprimer plus fort, à partir de cette statue qui incarnait leur justice
ditive ; l'image d'une louve pouvant exprimer symbolique ment aussi bien la dépravation de la cour pontificale que son avarice. Cette suggestion de VON DUHN n'est pas rele vée dans l'étude de P. RENUCCI, Dante, disciple et juge du
monde gréco-romain, Paris 1954, pT 53 à 5è, où il étudie cependant les effets du séjour de Dante à Rome. Celui-ci se serait
rendu dans’la ville éternelle en I3OI, comme ambassadeur auprès de Boniface VIII.
14 sur le lion de Brunswick; cf. H. BUSCH, L'art roman du
Saint Empire, I963» pl. 8l ; elle est figurée dans l'Enc. It, sv® anlmali nell'arte, pl. XC,
sur Henri le Lion, voir Enc. It.,sv° Brunswick» et
¥. BALZANI, Italie, Papato e impero nel sec. XII*, Messi ne 1930.
«
16
On a parfois voulu exploiter le rapprochement en sens
Inverse, pour en inférer que la statue du Capitole avait
été fabriquée au moyen âge. RA.YET (p.3 ^
5) >
PETERSEN
(Klio>1908, p.442 ; Klio,1909. p.30) ; LOEWY (p.96 à lOO)
ont fait Justice de cette théorie soutenue par des savants
allemands à la fin du XIXe siècle, et diffusée par les
différentes éditions du Gicerone de BURCKHARDT (3 éd.,l894,
revue par W. BODE, p.l63FT
’
Les comparaisons invoquées à l'appui de cette thèse (outre
le lion de Brunswid^ s les lions des porches romans
d'Italie du Nord (Parme, Vérone qui présentent d*incon
testables ressemblances dans la stylisation des mèches
des crinières, sont des oeuvres bien postérieures au
Xe siècle, époque où l'existence de la statue de la louve
est sûrement attestée au Latran. 11 faudrait donc qu'elle
ait été fabriqué^', avant cette date, à l'époque carolingien
ne. Une réalisation technique de cette importance est
Impensable à une si haute époque.
17
sur la légende de la louve à Sienne, voir mon article à
paraître dans Bulletin de l'Institut historique belge de
Rome.
18
W. HEGKSCHER, Sixtus IIII aeneas insignes statuas tomano
populo restltuendas censuit. Utrecht 1955» p
.8
sqq.
5
cf. G, BAZIN, Le temps des musées. Liège
1967
, p.47î‘49.
19
ALBERTINI, Opusculum de Mirabillbus Urbis Romae (.
1510
)
3
” ... et praeterea in aedibus Conservatorum.., lupa aenea
cum Romo e Romolo..." ; les visiteurs suivants sont plus
précis quant à la localisation : Andrea FULVIO, Antiqua-
ria Urbis (l513) éd, MUENTZ, dans R,A.. 1882, p,28 :
" Emlnet ante fores, primoque in limine
" aenea foxnna lupae, flexa cervice gemellis
” sedula martigenis Infantibus ubera praebens.
(repris en 1527 dans ses Antiquitates Urbis. II, fol.2l);
FICHARD, Italia (1536) éd, J. FICHARD.dans Frankfurtisches
Arçhiy fttraitere
und Geschlchte, III (I
815
)
p
.27
t ” Praeterea in frontispiclo Ipsarum (Conservatorum)
aedlum aeneum lupae slmulacrum videtur, quod conditores,
urbis lupa
enâiir±t±
sont ".
20
MARLIANI, Urbis Romae topographia B , Rome 1543* p.27»
" In porticu Interlori prope aulam, aeneum Lupae est slmu-
" lacrum, ex cuius uberibus pendent Romulus et Remus,
” Urbis conditores..."
Dans la première édition de son livre (Rome 1534, P.
31
)
on lit t " In frontispiclo autem praedlctarum aedlum
Il semble bien que MARLIANI ait vu la statue successive ment à deux endroits dircérents ; dans les deux, de toute évidence, elle était accompagnée des figures des Jumeaux.
21 une objection avancée contre la date de 1510, c'est que
les enfants ne figurent pas cut^dessous de la louve sur le dessin de MARTIN VAN HEEMSKERKE, de 1536, représentant la place du Capitole à cette époque (reproduit chez MICHAELIS, op.cit., p.ll, fig.l). Devant l'unanimité des autres té- moignages, il faut à mon avis suivre l'avis de CARCOPINO
(p.8) : Ce détail d'un détail ne devrait pas intéresser le peintre hollandais qui " croquait " un paysage d'en semble .
22 Mandat de la C&ambre Apostolique, l471“l473, f° 51, verso
(éd. E. MUENTZ, Monuments antiques de Rome au XVe siècle, dans R,A., 32 (1876 ) , p.l6i ï " Magistris Cam. aime urbis •bonservatoribus florenos auri de caméra centrum exponendos
" per ipsos in fabrica loci in quo statuenda est apud eorum " palatium luppa enea que hactenus erat apud S.Johannem " lateranensem et in certis aliis ornamentis pr.edict eorum " palatii Juxta ordinationem per s.d.n. papam factam "„
23 A. VENTURI, Romolo e Remo di A. Pollaiitolo nella lupa
Capitolina, dans L’Arte^ 22 ( 1919 ) » p« 153 sqq. repris récemment par V. MARIANI, Su i gemelli délia lupa Capito- lina, dans Atti dell'Academia Pontaniana. Nuova sérié JO,
1960-1961, p.257 a 260, ïï faut citer aussi l'hypothèse
de STEVENSON, op.cit., p.380 sqq., sur la base des docu ments d'un procès de 1526, qui attribue les statues des enfants à Guglielmo DELLA PORTA et au bronzier LANDINI( critiqué«-par MICHAELIS, p.l4, note 5 et CARCOPINO, p.6 à 8.) Pour ma part, je crois qu'il faut chercher du côté d'un artiste siennois.
24 La louve en porphyre est décrite en 1536 par FICHARD
(op.cit. p.68) ; " Domus Cardinalis de la Valle. Hic " verus est omnis Romanae vetustatis thésaurus.
" ...Ibidem etiam lupa cum conditoribus urbis a porphyre.."
et par U. ALDROVANDI, Pelle statue antiche... (1556)
s
" In casa Mons. il vescovo di Rusticci, edificata del
" Cardinal de la Valle suo zio, ne la contrada de la Vallès " ... e una bellissima lupa di Porfido con Romolo e Remo " a petto."
25
voir plus loin p. .26
R. DELBRUECK, Antike Porphyrwerke. pp, 58-59.grossiers raccoi^dages, STUART-JONES, p.56. CARCOPINO, p.l5 à I9o E« LGEWY, p,95.
Fr. MATZ, op. cit., p«760 sqq. cf. la même tendance à
"rajeunir" en fonction d'éléments les plus récents 5 P.J„
RIIS, Art in Etruria and Latium during the first half of the V.th century, p.67 à 91.
Obole d'Argos (vers 420-400) ; G. RICHTER, Animais in Qreek sculpture, pl.XVIII, fig.43.
G. MORETTI, Il museo delle navi romane di Nemi, Rome 19^0,
p. 15-16, figgl 40-41 o
voir les ouvrages cités à la note 5.
H, KAEHLER, Rom u.seine Welt, Munich I96O, p„47-48, situe aussi la réalisation de la statue du Capitole au Ve siècle et non à la fin du Vie siècle,
le lion est la figure animale dominante de l'art archaï que. Disparu très tôt de Grèce, il doit évidemment beau coup aux modèles orientaux néo-hittites et assyriens et à la fantaisie des artistes qui s'est donné libre cours dans le développement ornemental de la crinière^ surtout, Je vais me référer principalement au récent ouvrage de H, GABELMANN, gtudien zum frflh-griechischen LOwenbild, Berlin I965» à~la tentative de classement de Fr. MATZ ^ dans l'article des Studies Robinson déjà cité, et aux intéressantes considérations deG^MANSUELLI, sur les lions funéraires d'Emilie, dans Rôm, Mitt., 63 (1956), p.69 à 71« Très précieuse est la récente et minutieuse mise au point de ¥. L. BROWN, The Etruscan Lion, Oxford i960 ; cette étude n'a pu évidemment etre menee sans
37
les représentations de loups sont rarebien que cet
animal ait été bien connu (pour ne pas dire familier) de
la Grèce »t de l'Italie ancienne (KELLER, Die antlke
Tlerwelt , Leipzig 1909 , I> p.
88
). Le loup n'apparaît pas
dans le répertoire tératologique de l'art orlentallsant,
mais
11
faut dire qu'il est assez difficile à distinguer
des figures de chiens auxquelles en réalité
11
ressemble
fort.
a)
0
n connaît l'existence d'une ancienne statue de loup en
bronze à Delphes, o
> qui se dressait à
proximité du grand autel d'Apollon (G. DAUX, Pausanlas à
Delphes « s.d. p.I57)> C'est la 38e offrande décrite par
PAUSANIAS (X, l4, 7) qui relate comment les Delphlens la
dédlèrex|t pour commémorer la miraculeuse Intervention
d'un loup <^ul avait permis de récupérer l'or volé au tré
sor du temple. Récit et dédicace témoignent bien du lien
qui unit le loup au culte d'Apollon. Cette statue en
bronze était célèbre car, ainsi que le rapporte {’LUTARQUE
(Périclès,
21
), elle portait sur le front (
le décret de promantle accordé par les Delphlens^aux
Spartiates, etj gravé sur le côté droit ( ÇfL
H’&k’^Xle môme privilège réclamé ensuite par Périclès
pour les Athéniens. La localisation de l'Inscription sur
le front de l'animal Implique une statue de grande dimen
sion, à moins qu'il ne faille comprendre, comme le suggère
Judicieusement R. FLACELIE.RE, p.39 (note) que les Indica
tions se réfèrent au piédestal de la statue et non à la
statue elle-môme. La statue devait donc dater au plus
tard de la première moitié du Ve siècle.
CARCOPINO (p.85-87)j soulignant à Juste titre l'Importance
et la célébrité de cette statue méconnue^suggère qu'elle
a pu exercer une Influence en Italie en raison du rayon
nement du sanctuaire delphlque. Il faut dire qu'on n'a
aucune Idée de la manière dont se présentait cet ex-voto
des Delphlens
\
Je crois en tous les cas qu'il est exclu
d'y voir, comme le propose CARCOPINO, une louve et non un
loup, en fonction du passage d' ELIEN, H,Vi., X, 26 où 11
lie le loup de bronze de Delphes à la métamorphose de
Làtoné en Ibuve au moment de son accouchement. La désigna
tion de la statue est sans é^lvoque chez les différents
auteurs qui la signalent :
Xûi)
(PLUTARQUE,
Périclès.21) ;
XuitOi
)(oiAicov5 (PAUSANIAS X, l4,
7
) et même
ELIEN :
yotAKevvr(X, 26) Il s'agit bien d'une figure
de loup, lié génériquement à Apollon.
Paxini les représentations les plus anciennes (depuis 500
où débute le monnayage d'Argos, Jusqu'en 421, moment où
une alliance avec Elis fait apparaître un nouveau type t '
Héra/dauphlns), on observe tonte une série de variantes
dans la représentation de l'emimal t figure entière, incur
vée sur les pattes antérieures (POOLS, British Muséum, Ca
talogue of greek coins, Peloponesns, Londres 1887» pl.XXVII,
i avant-corps à la crinière hirsute (POOLE, pl.XXVII,2-3)j
tête seule, plus ou moins réaliste (POOLS, pl.XXVII,4-5).
Ce rapprochement avéo les monnaies d'Argos n'a rien de
contraignant.
c) J'ajouterai^ comme représentation de loup, la figure inci
sée sur le ehfiton d'un anneau d'or provenant de la nécro
pole de San Angelo Muzaro (près d'Agrlgente) et conservée
au Musée de Syracuse (inv. 463I’^<> Publié par P. ORSI
^a necropqli di S.AhgOlo Muxaro e cosa si dice di nuovo
nella questlone slcula, dans Atti délia R.Accademia di
Scienze, Lettere e Belle Artl di Palermo, XVII, fasc.III
1932
, p.
12
-
13
• fig.8) qui y voit une oeuvre sub-mycénlenne|
G. BECATTI, Oreficerie antiche, pl. LXXVI, n®303» p.82 )
F. COARELLI, L'Orefiçeria nell'arte classica. Elite I
966
,
fig.22 (en eouleur's). L'objet provient d'une tombe impor
tante, en coupole. Un autre anneau de forme semblable,
retrouvé dans les environs, lui faisait sans doute pendant:
il représente une vache allaitant son veau, dans la tradi
tion des représentations crétolses et mycéniennes (ORSI.
p.7, fig.3 ; BECATTI, pl.LXXVI, n°302).
On y voit une petite figure de loup passant, de profil à
gauche, la gueule ouverte avec la langue pendante. La
silhouette générale maigre, la position de la queue,
l'indication des côtes saillantes, la crinière bien loca
lisée ne sont pas sans faire songer à la statue de la
louve du Capitole. Les détails sont d-une naiVeté un peu
enfantine (griffes, langue,... )^ mais le résultat est plein
de vie et de saveur. La facture un peu grossière fait
parler d'art "slcule". La forme en oeil du châton et le
contexte céramique de la tombe d,'où provient l'objet, in
diquent une date vers la fin du Vie, début du Ve siècle.
38
GABELMANN, Studlen zum frflhgrieçhischen Lôwenbild. n®29»
pl.5, 1-2 ; RICHTËR, Animais, pl.I, 3^
39
GABELMANN, n®58, pl.8, 1-2 } RICHTER, Animais, pl.I, 4.
40
GABELMANN, n»95, pl.l9, 1.
• • i
42
Sur le dinos d'Amandola, au musée d'Ancône, et sur les
différents lieux de fabrication proposés (Etrurie, Grèce,
Grande^Grèoe), cf. BROWN, Etr. lion. p.l44, pl. LII a.
La figure de lionne ne peut être séparée d'une petite fi
gure conseirvée à Boston (BROWN, Etr. liop, pl. LIX b.^ qui
provient de la même région. On trouve mê'me^ sur la lionne
du dinos d'Amandola, la petite boucle terminale en saillie
des mèches de la " collerette " de la statue du Capitole.
43
lacunaires de Tarqulnia : usage discuté ; l'ensemble du
matériel est regroupé chez BROWN, Etr. lion, p.I0I-I02,
pl.XLI, a-d.
44
Gargouilles d'Himère
j MATZ, pl.94 a. | MARCONI, sv® Imera,
dans E, A, A,., IV, p.l20, fig. l49 } E. LANGLOTZ - M, HIRMER,
Die Kunst der Westgrlechen, Munich
1963
, pli. 77 à 79»
45
BROWN, Etr. lion, p.101-103, note 2.
46
KAEHLER, Rom u. Welt, p.48.
47
MANSüELLI, dans Rôm.
Mitt.,
63
(l956), p.66.
48
Collection de Luynes n®502, reproduit par E. von MERCKLIN,
dans Scritti Nogara, pl.XXXI, 2-5.
49
R. BLOCH, L'art étrusque, Paris 1959» pl.7G ; Mostra dell'
arte e délia civilta etrusca, n® 129-130, pl.26 j BROWN,
Etr. lion, p.IO
5
-IO
6
.
50
FRANKE et HIRMER, La monnaie grecque, Paris
1966
, pl,5 à
7
.
51
FRANKE et HIRMER, pl.7 en bas, et pl.8 à gauche.
52
La louve du Capitole considérée comme une oeuvre grecque
importée t PETERSEN, dans Kilo, IX (
1909
), p.29 sqq. ;
CARCOPINO, La louve, p.l5 sqq. ; CÜRTIUS, dans Rëm. Mitt.
48 (
1933
)» p.
210
-
213
. (CURTIUS annonce une ^tude plus dé
taillée de la statue du Capitole; à ma connaissance^elle
n'a Jamais paru).
53
Première publication des statues de
Yeiea
: E.Q. GIGLIOLI,
dans N.Ç. Sc,, 1919, p.l3 à 37.
54
La louve du Capitole considérée comme üné oauvre étrusquet
E.Q. GIGLIOLI, N. d. Sc., 1919» p.33 note 5 ; plus expli
cite dans Arte etrusca, Rome 1935» p.34-36 } P. DÜCATI,
L'arte classica, Turin*. 1927, p.233-234 j STUART-JONES,
Çat. of Sculptures of the Palazzo dei-Conservatori,
dans HELBIG*t ,11, p.2?9 ; et P. J, RUS,—p.90-91.
56
Déjà E. LOEWY, dans son article des St. Et., VIII (1934),
P*93 sq.q.,^oontestalt le rapprochement fait entre les sta
tues dé Vé^l»8 et la louve du Capitole
%
pour lui, celle-ci
est une réalisation proprement romaine, ce qui explique
son caractère hybride (suivi par Ch. PICARD, dans R EX ,
13 (1935), pp.146-147.
57
M. NAPOLI, Ciylltà délia Magna Gyecia,Rome I
969
, p,400-401.
(c.r, de S, "
mOSCÀTI, dans le Messaggero, 30 - XI,
1969
),
Echo chez BIANCHI BANDINELLI, Rome. Centre du pouvoir,
p.6f K. SCHEFOLD, dans Festchrift Laur-Belart,1
968
, p,436.
58
biche de véies : GI&LIOLI, *firte etrusca, pl. I
96
, 1 ;
Bon. d'Arte, 1952, p.l50, fig.5.
59
détail de l'Héraclès
t
Boll, d’Arte, 1952, p.l54, fig.l6.
60
A. DELLASETA, /\ntiea arte etruéca, dans Pédalo, I (
1921
),
P*559-574: exaltation de la puissante "orlglnalità” du
génie italien, qui triomphe sur "l'inorganique fond de
l'influence grecque", comme plus tard le génie de Nicolo
Pisano "sulle ottuse forme del arte romanica", cf. C.ANTI,
1 *Apollo che cammina, dans Boll, d'Arte^XIV (l930),p.73 sq.
Le problème de l'originalité étrusque des terre e^ite de
\é±ÔB
est repris par M, SANTANGELO, Vélo, santuario
"di Apollo". Scavl fra il 1944 e il 1Q49, dans Boll.d*Arte
1952
, p,
i47 sqq.$ surtout p.l60-l69. Avec une extrême pru
dence, tout en ne niant pas une "saveur périphérique",
elle met l'accent sur l'importance du facteur grec : selon
elle^les statues en terre cuite de Véles^hissées "more
etrusco” sur le columen d'un temple, furent fabriquées
sur des prototypes grecs en bronze. Importés.
M, PALLOTTINO, La scuola dl Vulca, Rome 1945, p,25-26
considère comme superficiels les rapprochements faits
entre les terre culte de vélès et la louve du Capitole.
61
M. KAEHLER, Rom u, seine Velt (Munich I960); cette cor-
porélté est traduite suggestlvement par la "kublsche
Undurchdrlngllchkelt" de la louve (p.48).
" ablle a lavorare anche il bronzo ",
E, SIMON) dans HELBIG*^ , II, p.279 s ” Ihren Pox*men fehlt
” die metalllsche Klarhelt Jener Blldwerke, sle hat etwas
<* Dumpfes und Schveres, man spûrt die Struktur des Ton»
» modells **,
Résumé dans £. GJERSTAD, Legends and Facts of Early Roman
Histpry (Gleerup
1962
).
cf, l'article déjà cité de M. PALLOTTINO, Fatti e legende
(moderne) sulla piu antica storia di Roma, dans St. Et.,
XJÜCÏ (
1963
) P
*19
S94* La date traditionnelle de 509 pour
la dédicace du temple de Jupiter Capitolin constitue un
point fixe et ne peut être remise en question,mais il peut
avoir été dédié, contrairement à la tradition, alors que
les Etrusques occupaient encore Rome, R. BL0CH,Le départ
des Etrusques de Rome et la dédicace du temple de Jupiter
Capitolin (dans C.R.A;!,, 1961, p,62 sqq.)^ a finement sug
géré que c'est l'importance psychologique de cet év nement
qui a amené ultérieurement les hlstorlagraphes à remonter
dans le temps le départ des Etrusques et à le fixer précisé
ment juste avant cette dédicace,
Placer^en contrepoint des mentions de l'activité à Rome
d'artistes étrusques comme Vulca, celle qui parle d'artis
tes grecs venus travailler à Rome au temple de Céràs,
Liber et Libéra,dédié en 493 (Gorgasos et Damophllos chez
PLINE, N.H., XXXV, 154) est assez vain s l'une n'exclut
pas l'autre,
P,J, RIIS, op, cit,, p,
90
-
91
.
Hydrle du Louvre E 701 s MORIN-JEAN, Le dessin des animaux.
p.
109
, fig,122 ; ARIAS-HIRMER, Tausend Jahre Griech, Vasen-
kunst, p,78, pl,XXVII } C.V,A,, Louvre, IX, pl.9.
Hydrle du Louvre E
698
: BROWN, Eti, Lion, pl,XXVI c.|
71
La trentaine de vases et fragments composant une série homogène ont tous été retrouvés à Caere-Cervetri, à l'ex ception de deux qui proviennent de Vulci, Ils auraient été fabriqués sur place selon COOK, Greek painted pottery,Londres i960, p.l60-l6l, et BROWN, Etr. Lion, p„7^ sqq. ’
Un essai de classification et de différentiation des mains (sans prendre position sur le lieu de fabrication i
V. CALLIPOLITIS, Des Hydries de Caere, dans Ant. Class., 24 (1955). p.384 sqq.
72
Amphore de Vulci, Louvre F 204 s ARIAS - HIRMER, p.88,pl. XXIX.
73 voir plus loin p.
74
voir plus loin p.75 cf. les exemples rassemblés chez J. AYMARD, Essai sur les
chasses romaines, Paris 1951» P»435 sqQ^ (chapitre consacré à la capture des petits).
76
sur les mosaïques d'Antioche s Yakto (Megalopsychia) :Antioch-on-the-Orontes, III, p.117» pl»51 5 WORCESTER» II, pl.72-73.
77 CARCOPINO,
Le.
louve, p.17.78
PETERSEN, dans Klio, IX (1909), p.39.79 ROSENBERG, dans P^ W, , sv® Romulus, col. 1081.
80
PARETI, op. cit., I, p.251.81 LOEWY, op. cit., p.89”90. Cette opinion avait déjà été
exprimée succintement par MOMMSEN et DE SANCTIS.
82 Plaques émaillées de Cnossos s Chr. ZERVOS, L'art de la
Crète néolithique et minoenne, Paris 1956, p.286-287, figg. 410-411.
83
STRONG, dans Scritti Nogara, p.483 ; von DUHN, dans St.Et..II, p.l4 ç E. SIMON, p.280-281.
84 M. PALLOTTINO, La peinture étrusque, Skira 1952, p.43.
85 N. ALFIERI et P. ARIAS, Spina, Munich 1958, pl. I;
RA, 1961, p.33, fig.6.
86
cf. la thèse développée par G. MARCHETTI-LONGHIÇapitolium, XI (1933), P.371 sqq" 5 et E. GIOVANnI^I,
orlglni romane» dans Atti del IV Congresso naz. dl Studl
Romani11» jF- 326 à 333*
ARIAS “ HIRMER
» Tausend Jahre griech. Vaaenkunst» pl.17,
Lion du Musée de l'Ermitage» inv. B 575 (ancienne collec
tion Campana)» publié par E. von MERCKLIN» Etruskischer
Bronzeléwe in de^Ermitage» dans Scritti Nogara» p.275 -
2«7, Pl. XXX-XXXI. Le caractère étrusque et la date du
Ve siècle sont reprises par BROWN» EtZ•lion, pl. XLIX.
Chimère d'Arezzo : A. DELLA SETA» dans Pédalo. I (l92l)»
p
.571
; E.Q. G^LIOLI» Arte etrusca, p.42, pl <. 228 ;
E. LOEWY, dans St. Et.» VIII (1934)» p.
96
, note 4.
Belle photographie de la tête chez G. BECATTI» Eta clas-
slca, p. 194-195» La- date la plus convaincante proposée
pour cette oeuvre très discutée est la seconde moitié du
TVe siècle avant notre ère s H. KAEHLER» Rom und seine
Welt^ p.48j pl.21.
E* STRONG, dans Scritti Nogara» p,48l.
Le didrachme romemo-campanien et le monument des Ogulnii»
J. ECKHEL» Doctrina numorum veterum. Vol„V, f|«imi consula-
res et familiarum (
1795
)»
'
Th, MOMMSEN, Geschichte der rdmlschen Mûnzwezen, Berlin
1860
, p.
211
sqq,
H, MATTINGLY, dans Numismatic Chronicle, 1924»
Il développe sa théorie dans toute une série d'études
ultérieures parmi lesquelles s The first âge of roman
coinage, dans J» R»S,» 19 (1929)» p.19-37 et dans J R S
35 (
19
^
5
),
p»65-77»
sur le monnayage autonome de Capoue, voir p, ^ A
R. THOMSEN, Early roman coinage, 3 volumes, Copenhague
1957
-
61
. Pour la question des didrachmes surtout le vol.I
(description du matériel)» et vol.III (discussion)» p.119
sqq.
amen-" de, et avec l'argent qui revint à l'Etat, ils firent
" placer des seuils de bronze au Capitole, et des vases
” d'argent capables de remplir trois tables dans la cella
" du temple de Jupiter, et une statue du dieu sur le
” faîte avec un quadrige et,auprès du figuier Ruminai,
" l'effigie des enfants fondateurs de la ville sous les
" mamelles de la louve ”.
97
même L. BREGLIA, championne de la datation haute : ja
prima fase delja cqnlazione romana dell'argento, Rome
1942
, p,57 et 1bO sqq.
98
Ceci avait
été
déjà bien vu par L. CÜRTIUS, dans R6m.
Mitt., 48 (
1933
)» p.204-205, avant les recherches nu-
mismatiques de MATTINGLY.
99
Fr. ALTHEIM, The first roman silver coinage, dans
Transactions of International numismatlc congress in
London 1
936
, Londres 1938, p.137~150.
100
E, MÜENZER, sv® Fabius, dans P.Wc,
VI,2, col. 1740.
101
Cf.TITE-LIVE, Per. XV (pour
268/7)
s " Picentibus
” victis pax data est, colonise deductae Ariminium
" in Piceno, Beneventum (in Samnio)
3
tunc primum po-
" pulus R(omanus) argento uti coepit V
SYNGELLE, p.523 (Oindprf)
f
^NARAS^ VIII,^7 :
ToVà
W<»T^
ife<î/LÊX^ ,
Le Çhronicon Pasch^l? ( 6d. Bopn^p.32'^) sitjie le premier
monnayage en
273
k^YoPovV VoUifftot
Une discussion exhaustive du problème de ces divergen
ces de date, résolue en faveur de la date de
269
donnée
par PLINE ; 0. LEUZE, Pas Datum ^er ersten SilberprA-
gung in Rom, dans Z.f.N., 1920, p,15 sqq,
102
L. BREGLIA, op, cit., p,56 sqq,
103
voir l'argumentation de THOMSEN, III, p.1l6-119, fig«26.
104
c'est la "mint A" de MATTINGLY, J. R,S., 35 ( 1945), p
.65
sqq. La localisation des autres ateliers qu'il propose
est beaucoup moins convaincante, cf. THOMSEN, III,
p
.151
sqq.
105
MATTINGLY, dans J. R.S, . 35 (1945). p.
67
.
THOMSEN, III, p.124 sqq.
107
1 08
109
1 10
J. SVORONOS,
TA
NoHliHATATDV
KfAToViTtlN rrTOACriAt.aN/'IV Band (en allemand), Athènes I9O8, p.l42-l48. Didrachme Diane/Victoire : THOMSEN, I, p.50, n°5, fig.8.
Double litra : THOMSEN, I, p.52, n°6, fig.lO.
Comparaisons avec les monnaies à l'aigle de Ptolémée II.
Cf.
SVORONOS, III, pl.XVII, 1-4.DENYS D'HALICARNASSE, XX, l4 : " Eçipj Cp//*>io5 “Ti ^’ktcü^ Kxî“
K
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'Tl *<f£T»j£ k.,t' Kcxi^ffy^ fK.J'tfVPlJ * ' ■
cf.VALERE-MAXIME, IV, 3«9 î "Atque huic animi eius
" ludicio Q.Fabius Gurges, Num. Fabius Pictor, Q.Ogulnius " subscripserunt ; qui legati ad Ptolomaeum regem missi, " rnunera, quae ab eo privatim acceperant, in aerarium, et " quidem prius, quam ad senatum legationem referrent, de- " tulerunt ; de publico scilicet ministerio nihil cuiquam, " praeter laudem béni administrati officii, accedere debe- " re judicantes. lam illud humanitatis senatus, et atten- " tae maiorum disciplinae ^Udicium est. .Data sunt enim le- " gatis, quae in aerarium reposuerant, non solum patrum " conscriptorum decreto, sed etiam populi permissu t*'Ucvv, " atquem legata ^<u.aestores prompta unicuique distribueront. " Ita in isdem Ptolomaei libéralités, legatorum abstinentia, " senatus ac populi Romani aequitas, debitam probabilis facti " portionem obtinuit ".
L'abréviateur de TITE-LÏVE (Per. XIV) parle de la conclu sion d'une alliance ; " Cum Ptolemaeo Aegypti rege, socie- " tas duncta est ". (il y aurait même peut-être eu une
Lex donis regis Ptolemaei. Cf. ROTONDI, Leges publicae popu li Romani, Milan 1912, p.243).
EUTROPE, II, 15» qui parle d'une ambassade d'Alexandrie
111 Par exemple J. MILNE, The problem of the early roman coinage , dans J. R<.S » , 36 ( 19^6 ), p. 98, n®4 j
L.
BREGLXA, Prima fase,
Le principal argument
contre cette théorie est le manque d'unité pondérale
entra ces émissions en principe parallèles t le déca-
drachme alexandrin équivaut à 5 l/3 dldrachmes romain
Dlane/Vlctolre, et non à 5> comme il serait normal.
THOMSEN, III» p.l67t fournit à cette objection une ré
ponse positive : la première émission frappée à Rome
à la suite de la convention avec l'Egypte a le poids
standard du dldrachme alexandrin» plus ou moins sept
grammes t c'est le didraohme Hercule/Louve. Mais très
rapidement» pour les émissions suivantes (le dldrachme
Dlane/Victolre^ Rome se rattache au système pondéral de
Tarente, le plus répandu dans le Sud de l'Italie.
112 voir note 110. Les intérêts communs qu'avaient au
Ille siècle le royaume d'Egypte et Rome ont été bien analysés et mis en évidence par L, NEATBY» Romano- Egyptian relations during the III century B.C., dans Transactions and Proceedings of the American Phllolo- gical Association^ LXXXI (1950)» p.89-98, avec la bi- bllographle antérieure. Seule l'Egypte pouvait, après la rupture entre Rome et Carthage» fournir le métal précieux nécessaire aux émissions de la République,
113
H. MATTINGLY, The Diana-Vietory didrachms and thedecadrachms of Arsinoé, dans Numismatic Chronlçle,
6 (1946)» p.63-67. MATTINGLY dépasse la théorie de
et va jusqu'à suggérer que les décadrachmes d'Arsinoé ont été émis en même temps que les dldrachmes Diane/Victoire, à Tarente. Un point sur lequel ni lui * ' ni Svoronos ne peuvent être suivis» c'est sur la lon
gueur qu'ils attribuent à ces émissions parallèles. Considérant que la seule mesure de temps commune aux deux pays Intéressés est l'année, ils concluent que
ce monnayage a duré
Zh
ans{A.-SX.)
+ 24 ans (A A -ILIL)-t- 1 an ( AB - AB), soit en tout 49 ans, de 270 à 231, 'moment où Ptolémée III infléchit autrement la politique
du royaume lagide. L'examen du monnayage Diane/Victoire ne permet pas de conclure à une émission sur une si
longue période (utilisation des coins), et il apparaît beaucoup plus probable que les lettres grecques indi quent des émissions différentes^ mais pas nécessairement annuelles (cf. la discussion détaillée chez THOMSEN,III, p.132-136). C'est l'opinion à laquelle se rallie A.
ALFOLDI, Timaios Bericht flber die Anfênge der Geldprflgung in Rom » dans Rdm. Mitt.^^ ( 1961 ) , pp. 68-69.
Chronicon Paschale (éd, B.G. NIEBUHR, Bonn 1832), p,327. (la référence de l'année - 273 - est donnée par rapport aux consuls en charge» à l'olympiade eri cours» mais
aussi par rapport à l'année du règne de Ptolémée II.
115
Je me réfère à l'étude fondamentale de Fr. MUENZER,Rttmische Adelspartelen und Adelsfamilien, Stuttgart
1920, pp,«U-89 » et à l'article du meme auteur dans
P. W,, XVII, 2 (1937)» SV° Ogulnius n°5, coll.2064^65.116
voir note 110,117
cf,
le récit de VALERE-MAXIME, I, 8,2 relatant lespéripéties de l'expédition qui se termine triomphale ment par l'installation du serpent d'Asclépios sur
l'île Tlberlne.
Cf,
aussi De Viris ill. , 22, 1 etTITE-LIVE, X, 47 qui relate les événements^ mais ne mentionne pas le nom de Q.Ogulnlus.
118 Le nom " Ogulnlus " est considéré comme étrusque par
W, SCHULTZE, Zur Geschichte lateinischer Eigennamen. p.150. MUENZER commence son article dans le P,Wjpar
" Name elnes Geschlechtes von etrusklscher Herrkunft".
Les Ogulnli sont présentés sans hésitation comme d'ori
glne étrusque par PIGANIOL, op, cit,. p
.67
et HEURGON,
La vie quotidienne chez les Etrusques (Paris
1961
),
p.
312
. Il faut cependant noter qu'aucun élément dé
terminant n'est
àla base de cette affirmation
s
elle
se fonde sur un faisceau convergent d'observations
probantes. D'abord, le nom fait songer à celui des
Macolnli ou Magulnll de Préneste ; aux Cllnll qui
régnent
àArrêtium
(tITE LIVE, X,3*2 ; 5»13) ou
encore au yolnius "qui, écrivit des tragédies en
étrusque" (VARRON, L.L , V, 55). Il faut ajouter
aussi la famille étrusque des Urgulanil qui s'affirme
de façon bien vivante au début du 1er siècle (HEURGON
dans C,^R^A,I,, 1953» p.56 sqq.). Enfin, on sait qu'en
210jtïr^. un ügulnlus alla chercher du ravitaillement
en Etrurie pour Tarente assiégée t " M. Ogulnlus et
" P. Aquilius in Etrurlam,legati ad frumentum coemen-
" dum quod Tarentum portaretur, profecti " (TITE-LIVE,
XXVII, 3* 9). Cet épisode témoigne peut-être de la
suz*vlvance de rapports familiaux entre cet Ogulnlus
et le pays étrusque (MUENZER, op, cit., p.89» note
1
).
119
T. BROÜGHTON, The magistrates of the roman republic,I, p.176.
120 MUENZER, dans
P,
W,, VI, sv® Fabius. col.1742,122
123
124
125
126
127
128
129
130
VALERE MAXIME, VIII, l4, 6 : " Ilia vero etiam a " Claris virls Interdum ex humlllimis rebus petita ” est ; nam quld slbi voluit C. Fabius noblllsslmus " clvls ? qul,cum In aede Salutls, quam C. lunlus ** Bubulcus dedlcaverat, parlâtes plnxlsset, nomen " hls suum Inscrlpslt ; Id enlm demum ornamentl fa» " mlllae consultatlbus et sacerdotlls, et trlumphis " celeberrlmae deerat. Caterum sordido studio
" dedltum Ingenlum ; qualemcunque ilium laborem suum " sllentlo obliterari noluit, videlicet Phidiae sequ- ” tus exemplum, qui clipeo Minervae effigiem suam " Inclusit, qua convulsa, tota operis colligatio ” solveretur ".
On notera au passage que la déesse Salus fut iden tifiée à Hygie , la parèdvt.d'Esculape-Asklepios , dont le culte fut introduit à Rome quelques années plus tard, par la mission dirigée par Q. Ogulnius.
S, MAZZARINO, Il pensiero storico classico. II, p.244 sqq.("1 *epoca degli Ôgulnii”).
C'est une hypothèse de K.J, BELOCH, Rflmische Geschi- chte, Berlin 1936, p.94-95 ; reprise par PIGANIOL, Histoire de Rome, Paris 19^2, p.43.
Th, MOMMSEN, Die Remuslegende, dans Hermfes, XVI(1881), p.l-23. Repris par PAIS, Storia critica di Roma, I,
I, p.282 sqq., et récemment par J. POUCET, Recherches sur la légende sabine des origines de Rome, Kinshasa
1967, P.432.
J. CARCOPINO, La louve, p.74 à 76.
A. PIGANIOL, Essai sur les Origines de Rome, Paris
1917, P.37 sqq., p.252.
La théorie du "noyau" sabin primitif est remise en question par J, POUCET, op. cit. La "sabinisation" du Quirinal s'est faite tardivement (p.5 à 2l) ; la légende sabine s'est incorporée après coup, dans une geste romuléenne déjà fermée (p.429). Cf, aussi G. DUMEZIL, La religion romaine archaïque, p.72 sqq. MüENZER, dans P.W,, VI, sv° Fabius, n°126, col.1836 à cf, aussi ALFOELDI, Early Rome and the Latins, p.123-
175. Les textes concernant la carrière de Fabius
Pictor sont rassemblas par JACOBY, F, G.H., III C., p.845-848.voir précédemment p. 3.
131
ROSENBERG, dans P.W. , sv® Romulus. col.1080.BACHOPEN9dans Annal!. I867t p.l84, avait suggéré que TITE-LIVE reprenait dans cette formule alambiquée le
texte d'un etnnaliste plus ancien.
132
RAYET dans Monuments de l'Art antique, I,Paris 1884,p.3 sqq.
133
CARCOPINO, op,cit. . p.20.134
DE SANCTIS, p.90 ; STRONG, dans Scritti Nogara,p. 479.