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Submitted on 1 Jan 1970
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Détermination théorique des forces de raies de Tm I
P. Camus
To cite this version:
P. Camus. Détermination théorique des forces de raies de Tm I. Journal de Physique, 1970, 31 (11-12),
pp.985-991. �10.1051/jphys:019700031011-12098500�. �jpa-00207012�
DÉTERMINATION THÉORIQUE
DES FORCES DE RAIES DE Tm I
P. CAMUS
Laboratoire
AiméCotton,
C. N. R. S.II, Campus d’Orsay, 91, Orsay (Reçu
le 8juillet 1970,
révisé le 18 août1970)
Résumé. 2014 Les forces de raie entre le
multiplet
fondamental 2F de 4 f13 6 s2 et les niveaux desconfigurations paires 4 f 13 6 s 6 p et 4 f 12 5 d 6 s 2
ont été calculées à l’aide des fonctions propres obtenues encouplage
intermédiaire par la méthodeempirique
de Racah et desintégrales dipolaires électriques
calculées àpartir
des solutions Hartree-Fock. Les valeurs calculées de la force d’oscil- lateur des raies et de la durée de vie des niveaux sontcomparées
aux mesuresexpérimentales.
Abstract. 2014 The absolute line
strengths
between theground multiplet
2F of 4 f13 6 s2 and the levelsbelonging
to the even 4 f13 6 s 6 p and 4 f12 5 d 6 s2configurations
have been calculated with thehelp
ofeigenvectors
obtained in intermediatecoupling
schemeby
Racah’sempirical
method and the
dipole integrals computed
from Hartree-Fock solutions. Thepredicted
values ofthe
absorption
oscillatorstrengths
and the lifetime of the levels arecompared
with theexperimen-
tal determinations.
1. Introduction. - Le nombre des mesures
expé-
rimentales de la force d’oscillateur des raies par la méthode du « hook » et de la durée de vie des atomes excités par effet Hanle est en
progression
constantepour les atomes lourds. Ces
quantités,
force d’oscilla-teur et durée de
vie,
sont attachées à unegrandeur théorique,
la force de raiequi dépend
simultanément desparties
radiale etangulaire
des fonctions d’ondes.Dans la méthode
théorique développée
par G. Racah et R. Treesqui remporte
un vif succès dans la classifi- cation des niveauxd’énergie
desspectres complexes,
les
intégrales
de Slater et les constantes decouplage spin-orbite
sont traitées comme desparamètres ajus-
tables aux résultats
expérimentaux
afin de mieux connaître lespropriétés angulaires
des fonctionsd’ondes. En
contre-partie,
lapartie
radiale des fonc- tions d’ondes reste indéterminée et le calcul des inté-grales dipolaires électriques qui
n’interviennent pas directement dansl’énergie,
estimpossible.
Pour déterminer les fonctions d’ondes radiales il faut recourir à des méthodes de calcul absolues comme
celle de Hartree-Fock.
Le
principe
variationnel de cette méthode est tota- lement différent de la méthodeempirique paramé- trique
basée sur la théorie desperturbations.
Il n’estdonc pas certain que l’on
puisse
utiliser dans l’une de cesméthodes,
lesgrandeurs
déterminées par l’autre méthode. Enrésumé,
la méthodeempirique
nous don-nera les
propriétés angulaires
des fonctions d’ondes et la méthodeHartree-Fock,
lapartie
radiale des fonctions d’ondes nécessaire à l’estimation des inté-grales dipolaires électriques
dont nous aurons besoinpour calculer les forces de raie.
Le thulium
(Z
=69)
est bienplacé
pour une étude de ce genre car la méthodeempirique
a été utiliséeavec succès pour
prévoir
les niveauxd’énergie
desconfigurations électroniques [1]
et des mesuresexpé-
rimentales récentes des forces d’oscillateur
[2]
et desdurées de vie
[3]
ont été faites. Encomparant
la théorieet
l’expérience,
nousapprécierons
si cette méthode decalcul des forces de raie est
justifiée.
II. Généralités. - La
grandeur
fondamentale à calculer est la force de raieS,,,
entre deux états ato-miques 1 tp J
>et 1 tp’
J’ >. Elle estdonnée,
pour unrayonnement
de naturedipolaire électrique
par la relation suivante :La
première partie
deSjj,
est l’élément de matriceréduit de
l’opérateur C(1)
de rang1, qui dépend
desvariables
purement angulaires
del’atome,
c’est-à-dire des fonctions
propres 1 IFJ
>et l ’P’
J’ >.En
général,
lecouplage
réel des atomes lourds estintermédiaire et les fonctions propres sont
exprimées
sur la base
qui représente
uncouplage
pur LS ou JJ choisi à l’avance.L’expression ’PJ Il C(l) Il
’P’ J’ >que nous
désignons
par lesymbole D’P’P’
est donnéepar :
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019700031011-12098500
986
où aSLJ et
as-L’j’
sont les coefficients des vecteurs propres sur la base LS dedépart.
Ces coefficients sont obtenus pardiagonalisation
des matrices Jqui repré-
sentent l’hamiltonien de l’interaction
électrostatique Q
etspin-orbite
A des électrons sur la base LS dedépart.
La minimisation des écarts entre les valeurs propres calculées et lesénergies
observées des niveauxpermet d’ajuster
lesparamètres FK, GK
et’ni
lqui
décrivent les
interactions Q
et A afind’approcher
ducouplage
réel de laconfiguration
étudiée.La
partie angulaire ySLJ Il C(1) y’ S’
L’ J’ >entre deux états de base est
exprimée
en termes desymboles 3 j, 6 j
et9 j
parcouplage
oudécouplage
successifs des moments
angulaires
suivant lesrègles exposées
par B. R. Judd[4] puis
lesformules
sontcalculées à l’aide du programme AGENAC
[5]
surl’UNIVAC 1108 de la Faculté des Sciences à
Orsay.
La deuxième
partie
deSJJ’ purement radiale,
estdonnée par
l’intégrale
suivante :où
Rnl
etRn’ L’
sont les fonctions d’ondes radiales mono-électroniques
indéterminées dans l’étudeempirique
des niveaux
d’énergie.
Ces
intégrales RnL
sont définies àpartir
des solu-tions
P(’)
dutype champ
centralqui
vérifient leprincipe
variationnel telles que :r
-
et
Nous calculerons les valeurs des
intégrales dipo-
laires
électriques
àpartir
des fonctions d’ondes radiales obtenues à l’aide du programme Hartree-Fock SCF de C. Froese-Fischer[6]
ensoulignant
fortement lespoints
suivantsqui
mesurentl’incompatibilité
par- tielledéjà
annoncée des deux méthodes absolue etempirique.
Les interactionsmagnétiques (spin-orbite
par
exemple)
sontnégligées
pour déterminer les fonc- tions d’ondes radiales bien que lecouplage
réel desconfigurations
étudiées est loin d’être uncouplage
LS pur comme
l’indique
la moyenne desplus grandes composantes
dechaque
vecteur propre desconfigura-
tions du tableau I. Les
électrons
sont non relativistes et les fonctions d’ondes ne sont pasrigoureusement orthogonales
entre elles. Les solutions obtenues à l’aide duprincipe
variationnel sont valables pour unseul état
atomique,
alors que nous utiliserons lesmêmes fonctions
Rnl
pour tous les états d’une mêmeconfiguration.
On peut, par
conséquent,
attendre des incertitudes de 30 à40 %
sur la valeur desintégrales dipolaires électriques.
Pour améliorer le
couplage intermédiaire,
il est nécessaire de traiter les interactions deconfigurations proches
et de connaître lesigne
absolu desintégrales
d’interaction
RK(ll’,
1"l"’)
définies par Condon etShortley
car celui-ci reste indéterminé dans uneméthode
empirique
de moindre carré entre lesénergies
calculées et observées. Nous choisirons pour
signe
des
paramètres RK
celui desintégrales RK
obtenues àl’aide des
fonctions
d’ondes radiales Hartree-Fock.La force de raie pour un niveau
appartenant
àplu- sieurs configurations, s’exprimera
sous la forme d’unesomme de forces de raie
qui dépendent
de la compo- sition du niveau surchaque configuration.
Dans TmI,
par
exemple,
la racine carrée de la force de raie entre le niveau fondamental2F7/2
def13 S2
et un niveaupair J’ appartenant
auxconfigurations mélangées f13
sp etf12 ds2 s’exprimera
de la manière suivante :avec
et
La force de raie
S7/21’
fera intervenir un terme d’interférence dontl’importance
seragrande
si lesdeux forces de raies
S7/2,
’P’(f13 sp) J’ etS./2, W,(fl2 dS2)j-
sont du même ordre de
grandeur.
III. Détermination des coefficients
Dyy
et des inté-grales I(nl, n’ l’).
- Les éléments de matrice réduitsde
l’opérateur C(’)
sur les fonctions de base LSou JJ choisies sont donnés par les formules
1, 2,
3 et 4
(que
l’on trouvera enannexe)
pour les tran- sitions entre lesconfigurations paires : f13
sp,f12 dS2
et
impaires f13 s2, f13 ds, f12 S2 P
étudiées. Nous avonsrepris
l’étudeempirique
desconfigurations
déjà publiées [1]
en yajoutant
les nouveaux niveauxde
f " ds2
observés à l’aide de transitions infra- rouges[7].
Le nombre total de niveaux observés dontnous avons tenu
compte
pouroptimiser
lesparamètres
est de 80 sur un total de 131 états
stationnaires
desconfigurations f13
sp +f12 ds’.
Pourf13
ds +f12 S2
p,TABLEAU 1
TABLEAU Il
Paramètres des
configurations f12 ds2
+f13
sp etf13
ds +f12 S2
p(Les
valeurs desparamètres
sontexprimées
encm-1)
(*)
Facteur d’annulation, voir la référence [6j.64 niveaux observés sont
interprétés
sur un total de108 niveaux.
Les définitions des
paramètres qui
décrivent lesénergies électrostatique Q
etspin-orbite
A sont cellesde Condon et
Shortley [8].
Les valeurs de ces para- mètres sont rassemblées dans le tableau II etcomparées
aux
intégrales correspondantes
calculées àpartir
desfonctions d’ondes radiales obtenues à l’aide du pro- gramme HF SCF pour le centre de
gravité
dechaque configuration.
L’écart
quadratique
moyen AE obtenuaprès plu-
sieurs itérations successives est défini par la relation :
Les valeurs des
intégrales
HF sont très différentesen
grandeur
absolue des valeurs obtenues par laméthode
empirique,
mais certaines similitudes sont observées entre lesrapports
desparamètres
déter-minés dans
chaque
méthode.Par
exemple,
lors du passage de laconfiguration f12 ds’
à laconfiguration f13 ds,
la diminution par un facteur voisin de 2 des valeurs HF etempiriques
desintégrales
de l’interactionQ(fd) peut s’expliquer.
Pource
faire,
nous avonsreprésenté
sur lesfigures
1 et 2les fonctions d’ondes radiales
Rnl
l des électrons des couches non fermées pour lesconfigurations
4f13
6 s nlFIG. 1. - Fonctions d’ondes radiales des électrons 4 f, 6 s et 5 d
dans les configurations f12 ds2 et f13 ds.
988
FIG. 2. - Fonctions d’ondes radiales des électrons 4 f, 6 s et 6 p dans les configurations f 12 s 2 p et f 13 sp.
et
4 f12 6 s2
nl avec successivement 5 d et6 p
pour la valeur de nl. La fonction 5 d est
plus
défor-mée que la fonction 6 p par la
présence
d’un ou dedeux électrons 6 s. L’électron 5 d est attiré
plus
for-tement vers le noyau dans
f12 ds2
que dansf13
dscar il
voit, pendant
un certaintemps,
unecharge
effec-tive presque deux fois
plus grande quand
il se trouveà l’intérieur de deux orbitales 6 s que dans le cas où
seul un électron 6 s lui est extérieur. Cette diminution pour les
paramètres
deQ(fp)
entref12 S2
p etf 13
spest apparemment moins
grande
car les électrons 6 s et 6 p sont aussi extérieurs l’un que l’autre.Le tableau III rassemble les valeurs des
intégrales dipolaires électriques I(nl,
n’l’)
entre lesconfigurations paires
etimpaires
de Tm L Cesintégrales I(nl,
n’l’)
ont été calculées à
partir
des solutions HF à l’aide du programme de C. Froese-Fischer et M. Wilson[6]
sur la CDC 3600
d’Argonne
NationalLaboratory.
Onpeut
noter sur cetableau,
que les valeurs de1(6
s, 6p),
en
italique,
varient très peu d’uneconfiguration
à
l’autre,
comme celles d’ailleursplus
faibles de1(4 f,
5d)
par contrel’intégrale 1(5 d,
6p) (électrons interne-externe)
est très sensible à la nature de lapartie électronique
commune desconfigurations.
En raison des
approximations
que nous avonsfaites,
il est raisonnable de donner uneappréciation qualitative
desgrandeurs D,,w,
etI(nl,
n’l’)
par compa- raison avecl’expérience.
Pour lesquantités Dww,,
le test est celui de la bonne
qualité
ducouplage
inter-médiaire. Le tableau IV rassemble les valeurs calculées
TABLEAU III
Valeurs Hartree-Fock des
intégrales dipolaires
en u. a.Note : Les facteurs d’annulation entre parenthèses sont définis dans [6].
TABLEAU IV
Note : Ces valeurs théoriques sont différentes de celles
publiées
dans [9] et correspondent au jeu de paramètres du tableau II déterminé à partir des 80 niveaux observés au lieu des 68 de l’article de 1966 [1].des facteurs de Landé g des niveaux à
partir
des fonc-tions propres obtenues par la méthode
empirique
etles mesures très
précises
faites par A. Steudel et Coll.[9]
dans des
expériences
de double résonance. La diffé-rence entre la théorie et
l’expérience
est inférieure à 1%,
cequi
laisseprésumer,
tout au moins pour cesniveaux,
que les fonctions propres sont bien déter- minées.Aux
intégrales 1(6
s, 6p)
et1(4 f,
5d)
entref13 S2,
f13
sp etf12 ds2
du tableau III nous voudrions apposer les valeursempiriques
du tableau V déterminées par moindre carré entre les durées de vie calculées et mesurées dequatre
niveauxpairs
de Tm I par A. Steu-del et Coll.
[10].
TABLEAU V
Ces résultats nous laissent
espérer
une incertitude de 20 à 30%
sur les valeurs calculées par Hartree- Fock.IV. Calcul des forces de raies.
Comparaison
avecl’expérience
des forces d’oscillateur et des durées de vie calculées. - Les forces de raiesSjj,
calculées entreles niveaux du terme fondamental
2 F
de4 f13 6 S2
et
quelques
niveauxpairs
de J =5/2, 7/2, 9/2
def13
sp +f12 ds2
sont rassemblées dans le tableau VI pour montrerl’importance
dumélange
des deuxconfigurations.
Les valeurs desintégrales I(nl,
n’l’)
utilisées dans le calcul sont celles du tableau III.
La force d’oscillateur
fjj,
enabsorption
des raiesest donnée par la relation :
Le coefficient d’émission
spontanée Aj,j
est donnépar la relation :
avec
Sj,,
la force de raie en unitéatomique,
Q
l’énergie
de la transition encm-1,
et gj - le
poids statique
du niveau dedépart.
La durée de vie s du niveau J’ est donnée par :
où la sommation est faite sur tous les niveaux de J
égal
àJ’,
J’ ± 1 etd’énergie Ej Ej,.
Les forces d’oscillateur en
absorption
des raiesdéterminées par ce calcul sont
comparées
dans letableau VII aux forces d’oscillateur relatives déter- minées à l’aide de la méthode du « hook » par V. A. Komarovskii et N. P. Penkin
[2].
Lesquantités fJJ’
ont étémultipliées
par un facteur constant mini- misant l’écart entre théorie etexpérience
pour les forces d’oscillateur relatives lesplus grandes.
Les
grandeurs théoriques
pour les niveaux 26 6469/2
et 26 8899/2
sont très différentes des valeursexpé-
rimentales et les
pourcentages
des vecteurs propres de ces niveaux sur leterme 1 7/2 111
> sont très sen-TABLEAU VI
Forces de raies et
forces
d’oscillateurs calculées des transitions dequelques
niveauxpairs, compris
entre 22 900 et 27 000cm-l,
avec leniveau fondamental ’F7/2
Note : Les forces de raies et forces d’oscillateurs calculées entre les niveaux pairs de f12 5 d 6 S2 + f13 6 s 6 p et les niveaux impairs de f13 6 S2 + f13 5 d 6 s + f12 6 s2 6 p sont à la disposition des lecteurs qui en feront la demande au Laboratoire Aimé Cotton.
990
TABLEAU VII
Forces relatives d’oscillateur mesurées et calculées des raies de Tm I
sibles
aujeu
deparamètres
choisi bien que leur sommereste constante.
Dans la théorie de
1966,
sur 68 niveauxexpérimen- taux,
cespourcentages
étaientrespectivement
de14 et 38
% (total
52%)
cequi
donnerait les forcesd’oscillateur
relatives 716 et 1 485plus proches
desvaleurs
expérimentales,
alorsqu’avec
80 niveaux ils sont devenus 20 et 30%.
L’accordthéorie-expé-
rience se
dégrade
au fur et à mesure que les niveauxd’énergie
sontplus
élevés en raison de lanégligence
des interactions avec les
configurations proches
etpar
conséquent
de la moins bonnequalité
du cou-plage
intermédiaire.Si on élimine les
petites
valeurs des forces d’oscil- lateur relatives très sensibles auxpetites
fluctuations des fonctions propres et les valeurs discordantes des niveauxélevés,
l’accordthéorie-expérience
est enmoyenne de 30
%.
Pour confirmer ces
prévisions théoriques,
les duréesde vie calculées des niveaux dont les
grandeurs
sontcomprises
entre0,1
et 10 x10-7
s sontcomparées
dans le tableau VIII aux valeurs mesurées par effet Hanle dans les
expériences
de croisement de niveaux réalisées par Handrich et Coll.[3].
TABLEAU VIII
Durée de vie des niveaux de Tm 1
Les valeurs calculées sont relativement bonnes
exception
faite du niveau 16 9577/2
pourlequel
l’in-certitude sur la durée de vie calculée est très
grande
car la force de raie avec le niveau fondamental
2 F7 12
résulte d’une interférence presque totalement des- tructive entre les forces de raie des
composantes
enf13
sp et enf12 ds2
du niveau. Onpeut
aussi remarquer que les résultatsexpérimentaux
de force d’oscilla- teur et durée de vie pour le niveau 26 8899/2
sontcontradictoires avec le
calcul ;
en effet pourexpli-
quer la force relative d’oscillateur 1 860 mesurée par
Komarovskii
etPenkin,
il faudrait que la force de raie calculéeS,,,
soit deux foisplus grande,
résultatqui
diminuerait d’autant la durée de vie calculéedéjà trop
faible devant la valeur mesurée d’un fac- teur presqueégal
à 2.V. Conclusion. - La
comparaison
entre les valeursexpérimentales
et calculées des forces d’oscillateur et des durées de vie dans le thuliumjustifie
et encouragel’emploi
d’une telle méthode de calcul pourprévoir
ces
grandeurs
avec des incertitudes allant de 20 à 40%
dans lesspectres complexes,
à la conditionqu’une
sérieuse étude ducouplage
intermédiaire soit faite.Assurément,
une méthode de calcul absolu des fonctions d’ondesradiales,
comme celle dupotentiel paramétrique développée
par M.Klapisch [10]
cohérente avec
l’approximation
duchamp
central etla théorie des
perturbations, permettrait
de chiffrerquantitativement
les effets sur la force de raie desdifférents ordres de
perturbation
comme l’ont fait Feneuille et Coll. dans le Ne I[11].
Encorefaudrait-il,
que les dimensions du
problème
traité ici ne soient pas, l’obstaclemajeur
àl’emploi
de cette méthode.VI. Remerciements. - Je tiens à remercier M. Fred
d’Argonne
NationalLaboratory
pour m’avoir initiéau programme de calcul HF SCF et facilité l’accès à la CDC 3600
d’Argonne,
M. Wilson du ChelseaCollège,
S. Feneuille et M.Klapisch
du Laboratoire Aimé Cotton pour les conseils et discussions relatifs à cet article.Annexe
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