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9.8 Applications diverses de la d´ eriv´ ee des fonctions trigonom´ etrique inverses

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

9.6 Rappel sur les fonctions trigonom´ etriques inverses

Les fonctions trigonom´etriques inverses sont les fonctions r´eciproques des fonctions tri- gonom´etriques. Pour que ces fonctions soient d´efinies, il faut restreindre leur domaine aux valeurs obtenue en appliquant les fonctions trigonom´etriques correspondantes.

Par exemple, comme −1≤sin(x)≤1, la fonction arcsin(x) ne peut pas ˆetre d´efinie pour des valeurs hors de l’intervalle[−1,1]. De plus, si on connait la valeur d’une fonction trigonom´etrique, il y a deux angle diff´erent qui correspondent `a cette valeur.

Pour que la fonction trigonom´etrique inverse soit une fonction, il faut choisir un seul de ces angles. Dans les d´efinitions qui suivent, le choix de cet angles est toujours fait dans la partie du cercle trigonom´etrique indiqu´ee en «traitill´es».

D´efinition 9.3.

a) arcsin(y)=θ ⇐⇒ sin(θ)=y, avec−π/2≤θ≤π/2,−1≤y≤1

θ y

b) arccos(x)=θ ⇐⇒ cos(θ)=x, avec0≤θ≤πet −1≤x≤1

x θ

c) arctan(p)=θ ⇐⇒ tan(θ)=p, avec−π/2< θ < π/2etp∈R θ

p=tan(θ)

d) arcctg(q)=θ ⇐⇒ cotan(θ)=q, avec0< θ < πetq∈ R θ cotan(θ)

e) arcsec(y)=θ ⇐⇒ sec(θ)=y, avec 0≤θ≤π, θ,π/2 et

y≥1 ouy≤ −1. θ

y=sec(

θ)

(2)

f) arccosec(x)=θ ⇐⇒ csc(θ)=x, avec−π/2≤θ≤π/2,θ,0 θy=csc(θ)

Exemple 9.8. D´eteminerarccos1

2

. Par d´efinition

arccos 1 2

!

=θ ⇐⇒ cos(θ)= 1 2

Commecos(θ)=12, la coordonn´ee en x du pointP(θ) doit ˆetre 12. On se trouve donc dans la situation suivante : il y a deux angles−π≤θ≤πsatisfaisant cette relation, angle correspodant aux pointsA etBde la figure suivante.

A

B

1 2

θ

Comme l’angleθ correspondant au point Bn’est pas la valeur principale conven- tionnelle pourarccos, la solution est l’angle correspondant au point A. Comme le cˆot´e de longueur 12 correspond au cˆot´e d’un des triangles remarquables, ont doit avoirθ= π3.

Proposition 9.6.

sin(arcsin(y))=y cos(arccos(x))=x tan(arctan(p))= p

...

(3)

Remarque 9.2. Ne pas confondre les fonction trigonom´etriques inverses et les inverses de ces fonctions ! Par exemple,

arcsin(x), 1

sin(x)=csc(x).

Cette confusion est fr´equente pour deux raisons :

1. l’expression«fonction inverse»est synonyme de «fonction r´eciproque». En g´en´eral, la fonction r´eciproque de la fonction f(x) n’est pas f1(x).

2. l’utilisation de la notationsin−1(x), notamment sur certaines calculatrices, peut laisser penser que

sin−1(x)= 1

sin(x) (Faux !)

mais ce n’est pas le cas. Cette notation est utilis´ee pour d´enoter«la fonction r´eciproque desin»qui estarcsin et non pas«l’inverse de sin(x) qui est sin(x)1 .

Exemple 9.9. Sachant queθ=arccos(1/2), trouver les autres rapports trigonom´e- trique.

Solution : commecos(θ)doit ˆetre1/2, on peut supposer queθ est un angle dans le triangle suivant (car les valeurs des fonctions trigonom´etriques restent les mˆeme si on change l’´echelle d’un triangle.)

1 2

Comme le triangle est rectangle, on peut trouver la mesure du cˆot´e manquant `a l’aide du th´eor`eme de Pythagore.

1

√ 2 3

A l’aide de ce triangle, on trouve les valeurs des autres fonction trigonom´` etriques :

ˆ sin(θ)=

√ 3 2 = √

3

ˆ tan(θ)=

√ 3 1 = √

3

ˆ sec(θ)= 2 1 =2

ˆ csc(θ)= 2

√ 3

ˆ cot(θ)= 1

√3

(4)

9.7 D´ erivation des fonctions trigonom´ etriques inverses

Proposition 9.7. D´eriv´ee des fonctions trigonom´etriques inverses.

(1)

arcsin(x)0

= 1

1−x2

(2)

arccos(x)0

= −1

1−x2

(3)

arctan(x)0

= x21+1

(4)

arcctg(x)0

= x−12+1

(5)

asec(x)0

= 1

x

x2−1

(6)

arccosec(x)0

= −1

x

x2−1

D´emonstration.

Toutes ces preuves se font en utilisant la d´erivation implicite et des identit´es trigono- m´etriques et la proposition 9.6. On suppose que x est dans le domaine des fonctions impliqu´ees.

On utilise aussi les identit´es de Pythagore suivantes :

sin2(x)+cos2(x)=1 sec2(x)=tan2(x)+1 csc2(x)=cotan2(x)+1.

Preuve de

arcsin(x)0

= 1

√ 1−x2 :

sin arcsin(x)=x sin arcsin(x)0

=(x)0 cos arcsin(x)

arcsin(x)0

=1 arcsin(x)0

= 1

cos(arcsin(x)) arcsin(x)0

= 1

q

1−sin2(arcsin(x)) arcsin(x)0

= 1

q

1−(sin(arcsin(x)))2 arcsin(x)0

= 1

√ 1−x2

Preuve de

arctan(x)0

= 1 x2+1 :

(5)

tan arctan(x)=x tan arctan(x)0

=(x)0 sec2 arctan(x)

asec(x)0

=1 arctan(x)0

= 1

sec2(arctan(x)) arctan(x)0

= 1

1+tan2(arctan(x)) arctan(x)0

= 1 1+x2

Preuve de

asec(x)0

= 1

x

√ x2−1

:

sec asec(x)=x sec asec(x)0

=(x)0 sec asec(x)

tan asec(x)

asec(x)0

=1 asec(x)0

= 1

sec(asec(x)) tan(asec(x)) asec(x)0

= 1

xp

sec2(asec(x))−1 asec(x)0

= 1

xp x2−1)

Les autres preuves sont laiss´ees en exercice. On utilise la d´erivation implicite et les identit´es de Pythagore de mani`ere similaire aux trois preuves donn´ees.

Exemple 9.10.

arcsin(2x)0

= 1

p1−(2x)2) 2x0

= 2

√ 1−4x2

(6)

Exemple 9.11.

arccos

x3 0= −1 p1−(x3)2

x30

= −1 p1−(x3)2

3x2

=− 3x2

√ 1−x6

Exemple 9.12.

arctan(sin(x))0

= 1

sin2(x)+1

sin(x)0

= 1

sin2(x)+1cos(x)

= cos(x) sin2(x)+1 Exemple 9.13.

arctan(x)130

=13 arctan(x)12 1

x2+1=13 arctan(x)12 x2+1 Note :arctan(x)13=

arctan(x)13

et non arctan x13.

Exemple 9.14.

arcsec (x/2)0

= 1





 x 2







2 v t





 x 2







2

−1

= 2

x q

x2 2 −1

= 8

x

√ x2−1

Exemple 9.15.

parctan(x)0

= 1

2√

arctan(x)

arctan(x)0

= 1

2√

arctan(x) 1 1+x2

(7)

La d´eriv´ee s’annule quand x=2 ou x=−2. Le num´erateur (x3−12x)2+1 ´etant toujours plus grand que1, il ne s’annule jamais,

Les valeurs critiques sont donc2 et−2.

On peut faire un tableau de signe de la d´eriv´ee

x -2 2

f0(x) + 0 - 0 +

f(x) % MAX & MIN %

On conclue donc que f a un maximum en x=−2 et un minimum en x=2.

Note : on choisit ici de faire un tableau de signe plutˆot que d’utiliser le test de la d´eriv´ee seconde, car la simplification de d´eriv´ee seconde plus complexe que la d´etermination des signes de la d´eriv´ee !

9.8 Applications diverses de la d´ eriv´ ee des fonctions trigonom´ etrique inverses

Exemple 9.17. Analyser la fonction f(x)=arcsin(x).

La d´eriv´ee premi`ere est

f0(x)= 1

√ 1−x2

La d´eriv´ee seconde est

f00(x)= x p(1−x2)3

Valeurs critiques de f0 : f0(x) non d´efini pour x≥1ou x≤ −1. f0(x) n’est jamais nul (car la fonction racine carr´ee, si elle est d´efinie, donne toujours un r´esultat positif.)

Comme il y a division par 0 possible dans la d´eriv´ee en x=±1, on v´erifie si la d´eriv´ee tend vers ±∞pour d´eterminer s’il y a un tangente verticale.

x→−1lim+f0(x)= lim

x→−1+

√ 1

1−x2= 1 0+=∞

x→1limf0(x)= lim

x→1

1

1−x2= 1 0+=∞ Valeurs critiques de f00 :

f00(x)=0si x=0. f00(x) est non-d´efini pour x≥1 ou x≤ −1.

Tableau de variation :

x -1 0 1

f0(x) ∞ + + + ∞

f00(x) @ - 0 + @

(8)

−1 1

π2

π 2

x arcsin(x)

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