FONCTION RECIPROQUE D'UNE FONCTION CONTINUE, D'UNE FONCTION DERIVABLE. EXEMPLES. ON SE LIMITERA
AUX FONCTIONS NUMERIQUES DEFINIES SUR UN INTERVALLE DE R
Notations
Soit I un intervalle de R. Soit f une fonction définie sur I, à valeurs dans R. Notons Cf la courbe représentative de f dans un repère du plan.
1) Condition d'existence d'une fonction réciproque
théorème
Si f est strictement monotone sur I, alors f réalise une bijection de I sur f(I).
démonstration
• f est bien entendu surjective de I sur f(I) ;
• Supposons f strictement croissante sur I.
Soient a,b∈I, avec a≠b.
ou bien a<bet on a f(a)< f(b) (f étant strictement croissante sur I) ou bien a>bet on a f(a)> f(b) (f étant strictement croissante sur I) donc )f(a)≠ f(b .
• Supposons f strictement décroissante Soient a,b∈I, avec a≠b.
ou bien a<bet on a f(a)> f(b) (f étant strictement décroissante sur I) ou bien a>bet on a f(a)< f(b) (f étant strictement décroissante sur I) donc )f(a)≠ f(b .
Dans tous les cas, si a≠b alors f(a)≠ f(b)donc f est injective de I sur f(I).
définition (fonction réciproque)
Soit f une fonction bijective de I sur J, où J est un intervalle de R. On appelle fonction réciproque de f l'application notée f −1 définie sur J par f−1(y)=x, où x est l'unique élément de I tel que
y x f( )= .
On note R1 =(O,e1,e2)un repère du plan.
propriété géométrique
Soit f une fonction bijective de I sur J. Soit f−1 la fonction réciproque de f. Notons Cf et −1
Cf les courbes représentatives des fonctions f et f−1dans R1. Alors Cf−1 =s
( )
Cf , où s est la symétrie par rapport à la droite O+R(
e1+e2)
, parallèlement à O+R(
e1−e2)
.démonstration
Déterminons d'abord l'expression analytique de s :
⎟⎟⎠
⎜⎜ ⎞
⎝
⎛
= −
−
+ 0 1
0 ) 1
,
;
(s e1 e2 e1 e2
mat .
Soit P la matrice de passage de la base e=(e1,e2) à la base e'=(e1+e2,e1−e2).
⎟⎟⎠
⎜⎜ ⎞
⎝
⎛
= −
1 1
1
P 1 .
1
1 0
0 ) 1
;
( ⎟⎟× −
⎠
⎜⎜ ⎞
⎝
⎛
× −
=P P
e s mat
⎟⎟
⎠
⎜⎜ ⎞
⎝
⎛
⎟⎟ −
⎠
⎜⎜ ⎞
⎝
⎛
⎟⎟ −
⎠
⎜⎜ ⎞
⎝
⎛
= −
1 1
1 1 1 0
0 1 1 1
1 1 2 1
⎟⎟
⎠
⎜⎜ ⎞
⎝
=⎛ 0 1
1 0
Les coordonnées des points seront exprimées dans le repère R1. Soit M(x;y)∈Cf . On a y= f(x) donc f−1(y)=x.
Soit M'=s(M). M' a donc pour coordonnées (y;x). f−1(y)=x donc M'∈Cf−1. Par conséquent,
( )
Cf ⊂Cf−1s .
On montre de la même façon que s
( )
Cf−1 ⊂Cf . s étant involutive, on a donc Cf−1 ⊂s( )
Cf . Donc Cf−1 =s( )
Cf .2) Fonctions réciproques et continuité
théorème des valeurs intermédiaires
Si f est continue sur un intervalle I, alors f(I) est un intervalle de R.
démonstration
Soient α,β∈ f(I), avec α<β.Montrons que [α,β]⊂ f(I). Soit t∈[α,β]. Soient x1,x2∈I tels que α= f(x1) et β= f(x2). Soit la fonction définie par φ(x)= f(x)−t. Nous allons montrer qu'il existe x0∈I tel que f(x0)=t, c'est-à-dire φ(x0)=0.
Si t=α, alors x0 =x1. Si t=β, alors x0 =x2. On suppose donc désormais que t∉
{ }
α,β . On a φ(x1)=α−t<0 et φ(x2)=β−t>0.Soient )(an et )(bn les suites définies par :
• a0 =x1 etb0 =x2 ;
• Pour tout entier naturel n :
Si 0
2 ⎟≥
⎠
⎜ ⎞
⎝
⎛ +
φ an bn
, on pose an+1 =anet
1 2
n n n
b
b a +
+ = .
Si 0
2 ⎟<
⎠
⎜ ⎞
⎝
⎛ +
φ an bn
, on pose
1 2
n n n
b
a a +
+ = et bn+1=bn.
On a :
, n 1 n 1 an2bn b
a N
n −
=
−
∈
∀ + + .
Par une récurrence immédiate, on a : n n a nb b
a N
n , 02− 0
=
−
∈
∀ .
Montrons par récurrence que : ∀n∈N,an ≤an+1≤bn+1 ≤bn. Soit P(n) la propriété suivante : an ≤an+1≤bn+1≤bn.
• n=0 :
Si 0
2
0
0 ⎟≥
⎠
⎜ ⎞
⎝
⎛ +
φ a b
, alors a1=a0 et
2
0 0 1
b b =a + .
0 1 1 0 0
0 0 1
0 0 0 1
2
2 a a b b
a a b a
b b b b
≤
≤
=
⇒
⎪⎪
⎭
⎪⎪⎬
⎫ + =
≥ + =
≤
.
Si 0
2
0 0 ⎟<
⎠
⎜ ⎞
⎝
⎛ +
φ a b
, alors
2
0 0 1
b
a = a + et b1 =b0.
1 0 1 0 0
0 0 1
1 0 0 0 1
2
2 a a b b
a a a a
b b b
a b
=
≤
≤
⇒
⎪⎪
⎭
⎪⎪⎬
⎫ + =
≥
= + =
≤
.
• Soit n un entier naturel. Supposons P(n) vraie.
On montre que P(n+1) est vraie comme précédemment, en distinguant les cas.
• Donc P(n) est vraie pour tout entier naturel n.
)
(an est donc une suite croissante, (bn)une suite décroissante et an −bn ⎯⎯n⎯⎯→⎯⎯∞→0. Ces deux suites sont donc adjacentes. Soit l leur limite commune.
Par construction, on a : ∀n∈N, x1≤an ≤bn ≤x2 donc l∈[x1,x2].
φétant continue sur I donc en l, on a φ(an)⎯n⎯⎯⎯→⎯⎯∞→φ(l) et φ(bn)⎯n⎯⎯⎯→⎯⎯∞→φ(l).
Par construction, φ(an)φ(bn)≤0pour tout entier n donc φ(l)2 ≤0donc φ(l)=0, avec l∈I . On a donc f(l)=t.
théorème
Si f est continue et strictement monotone sur I, alors f−1 est continue, strictement monotone et de même sens de monotonie que f.
démonstration Monotonie : Soit g= f−1.
Soient )y,y'∈f(I tels que y<y'. ) ' ( ' ) ( ,
'
,x I y f x et y f x
x ∈ = =
∃ . On a donc x=g(y) et x'=g(y'). x≠x'car g est injective.
• si f est strictement croissante sur I, alors x<x'. Donc g(y)<g(y') et g est strictement croissante sur f(I) ;
• si f est strictement décroissante sur I, alors x'<x. Donc g(y')<g(y)et g est strictement décroissante sur f(I).
g est donc strictement monotone sur f(I) de même sens de monotonie que f.
Continuité
Soit )y0∈f(I . )∃x0∈I,y0 = f(x0 . On suppose f strictement croissante sur I.
1er cas :
0
0 I
x ∈ Soit ε>0?
I x
x −ε +ε ⊂ ε
<
ε
>
ε
∃ ' 0, ' ,[ 0 ', 0 '] . )
( ) ' (x0 f I
f −ε ∈ et f(x0+ε')∈f(I).
Soient )η1 =y0− f(x0 −ε' et η2 = f(x0+ε')−y0. Soit η=min(η1,η2)
Soit [y∈ f(I)∩]y0−η,y0+η . On a : η
+
<
<
η
− 0
0 y y
y
donc y0 −η1<y<y0+η2
donc )f(x0 −ε')<y< f(x0+ε' .
f étant strictement croissante sur I, g est strictement croissante sur f(I) donc )gD f(x0 −ε')<g(y)<gD f(x0+ε'
donc 'x0 −ε'<g(y)<x0 +ε donc g(y)−g(y0) <ε'
Donc : ∀ε>0,∃η>0,∀y∈ f(I), y−y0 <η⇒ g(y)−g(y0) <ε. g est donc continue en y0.
2ème cas :
o
I I x0∈ −
Même démonstration que précédemment en considérant [x0;x0 +ε']ou ][x0−ε';x0
Remarque : On n'utilise pas la continuité de f dans cette démonstration. La stricte monotonie de f et le fait que f est définie sur un intervalle suffisent pour obtenir la stricte monotonie et la continuité de g.
théorème
Les assertions suivantes sont équivalentes : (i) f est continue et injective sur I ;
(ii) f est continue et strictement monotone sur I ;
(iii) f est strictement monotone sur i et f(I) est un intervalle.
démonstration ) ( ) (i ⇒ ii
On suppose que f est continue et injective sur I. Montrons que f est strictement monotone sur I.
b a I b
a, ∈ , ≠ . f étant injective, on a f(a)≠ f(b). Supposons f(a)< f(b) (si f(a)> f(b), on s'intéresse à la fonction –f). Montrons qu'alors f est strictement croissante sur I.
Soit x∈I.
• cas où a<x<b : montrons que f(a)< f(x)< f(b).
Supposons )f(x)< f(a . Alors f(x)< f(a)< f(b). f étant continue sur [x,b], f
(
[x;b])
est unintervalle contenant f(x)et )f(b donc [f(x),f(b)]⊂ f
(
[x,b])
donc f(a)∈ f(
[x,b])
. Donc )f(a)< f(x . De même, on montre que f(x)< f(b)• cas où x<a<b : on montre comme précédemment que f(x)< f(a)< f(b)
• cas où a<b<x : on montre comme précédemment que f(a)< f(b)< f(x) Soient maintenant x,x'∈I tels que x<x'. Il suffit d'étudier tous les cas :
' ' '
' ' '
x x b a
x b x a
b x x a
x b a x
b x a x
b a x x
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
<
et d'utiliser ce qui précède pour montrer que l'on a toujours f(x)< f(x') )
( ) (ii ⇒ iii
C'est le théorème des valeurs intermédiaires qui donne le résultat.
) ( ) (iii ⇒ i
f étant strictement monotone, elle est injective.
Supposons que J = f(I) est un intervalle de R. Quitte à travailler avec –f, on peut supposer f strictement croissante sur I. D'après le théorème de la limite monotone, on sait que pour tout
o
I t∈ , f admet une limite finie à gauche en t notée f(t−) et une limite finie à droite en t, notée f(t+). Soit t∈I .
• si t≠infI, )f(t−)≤ f(t
• si t≠supI, )f(t)≤ f(t+ .
Supposons que f ne soit pas continue sur I.
Il existe t∈I tel que
(
t≠infI et f(t−)< f(t))
ou(
t≠supI et f(t)< f(t+))
. Plaçons-nous dans le cas où(
t≠inf I et f(t−)< f(t))
.I
t≠inf donc il existe t'∈Itel que t'<t. )
(I
f est un intervalle de R contenant f(t') et f(t) donc [f(t'),f(t)]⊂ f(I). Donc )[f(t−),f(t)]⊂ f(I car )f(t')≤ f(t−)< f(t .
Soit )[y∈]f(t−),f(t . Alors y∈]f(t'),f(t)[. )f(I étant un intervalle, il existe x∈I tel que )
(x f
y= .
Si x≥t, alors f(x)≥ f(t)(f étant croissante) : contredit le fait que y∈]f(t'),f(t)[. Si x<t, alors f(x)< f(t−)(f étant croissante) : contredit le fait que y∈]f(t−),f(t)[. Dans les deux cas, il y a une contradiction.
f est donc continue sur I.
3) Fonctions réciproques et dérivabilité
théorème
Soient I et J des intervalles de R et f :I →J un homéomorphisme (c'est-à-dire f est bijective de I sur J, f et f−1 sont continues). Soit x0∈I tel que f soit dérivable en x0. Alors f−1est dérivable en
) (x0
f si et seulement si f'(x0)≠0. Dans ce cas, on a :
( ) ( )
) ( ' ) 1 (
0 0
1 '
x x f
f
f− = .
démonstration
Supposons f'(x0)≠0 Soient )g= f−1, y0 = f(x0 .
Soit φ:I →R la fonction définie par :
⎪⎩
⎪⎨
⎧
=
− ≠
−
= φ
0 0
0 0
0
) ( '
) ( ) ( ) (
x x si x f
x x x si
x x f x f x
φest continue en x0 (donc sur I) car f est dérivable en x0. Dg
φ est définie sur f(I)et on a
⎪⎩
⎪⎨
⎧
=
− ≠
−
= φ
0 0
0 0
0
)) ( ( '
) ( ) ) (
(
y y si y g f
y y y si g y g
y y y
Dg .
g est continue en y0 et g(y0)=x0. φ étant continue en x0, il en résulte que φDg est continue en y0. De plus, φD gne s'annule pas sur f(I)car g est bijective et f'(x0)≠0. Par conséquent,
D g φ
1
est définie sur f(I) et on a :
⎪⎪
⎩
⎪⎪⎨
⎧
=
− ≠
− φ =
0 0
0 0
0
)) ( ( '
1
) ( ) ( ) ( 1
y y y si g f
y y y si
y y g y g y
D g .
D g φ
1 étant continue en y0, on a
)) ( ( ' ) 1 ( ) lim (
0 0
0
0
0 y y f g y
y g y g
y y
y
y =
−
−
≠→ , c'est-à-dire f−1est dérivable en y0 et
( )
) ( ' ) 1 (
0 0
1 '
x y f
f− = .
Supposons que f−1 est dérivable en f(x0) Si 0f'(x0)= , alors ( ) ( ) 0
lim
0 0
0 0
− =
−
≠→ x x
x f x f
x x
x
x .
Soit )y0 = f(x0 .
Alors =−∞
−
−
≠→
0 0) ( ) lim (
0
0 y y
y g y g
y y
y
y ou =+∞
−
−
→≠
0 0) ( ) lim (
0
0 y y
y g y g
y y
y
y , ce qui contredit la dérivabilité de f−1 en )
(x0 f .
Donc 0f'(x0)≠ .
théorème
Soit f une application continue et strictement monotone sur I et J = f(I). Alors f est un difféomorphisme de classe Cn de I sur J si et seulement si f est de classe Cn et 'f ne s'annule pas sur I.
démonstration
• Si f est un difféomorphisme de classe Cn de I sur J, alors f est de classe Cn et 'f ne s'annule pas sur I (théorème précédent).
• Si f est de classe Cn et 'f ne s'annule pas sur I, on a :
( )
1 1' ' − = 1 −
f f f
D . Soit φ:R*→R la fonction définie par
x 1x ) ( =
φ .
Alors
( )
f−1 ' =φD f'Df −1. f'Df−1ne s'annule pas donc prend ses valeurs dans R+* ou R*−. φétant de classe C∞ sur chacun de ces intervalles et 'f étant de classe Cn−1, on en déduit :( )
f−1 ' est continue (composée de fonctions continues) donc f−1est de classe C1, donc φD f'Df−1 est de classe C1 donc( )
f−1 ' est de classe C1 et donc f−1est de classe C2.De proche en proche (récurrence immédiate), on montre que f−1est de classe Cn.
2) Applications
1) Fonctions réciproques des fonctions usuelles
Soit f :R+* →R la fonction définie par )
ln(
)
(x x
f = .
f est continue sur R+*, strictement croissante sur
*
R+. f est donc bijective et f−1 est continue sur )
ln( +*
= R
R , strictement croissante sur R. On note
1 =exp
f− .
( )
1 ' 1 1'
1 −
−
− = = f
f f f
D donc
exp exp'=
O
y = x
y = ln(x) y = exp(x)
Soit f ⎥⎦⎤→R
⎢⎣⎡−π π , 2
: 2 la fonction définie par )
sin(
)
(x x
f = . f est bijective de ⎥⎦⎤
⎢⎣⎡−π π , 2
2 sur
] 1 ,
[−1 et strictement croissante. On note arcsin
1 =
f− . f−1 est strictement croissante sur ]
1 ,
[−1 , dérivable sur ]−1,1[et 1 2
) 1 ( arcsin'
x
x = −
Soit f :[0,π]→R la fonction définie par )
cos(
)
(x x
f = . f est bijective de [0,π] sur [−1,1] et strictement décroissante.
On note f−1 =arccos. f−1est strictement décroissante sur [−1,1], dérivable sur ]−1,1[ et
1 2
) 1 ( arccos'
x x =− − .
Soit f →R
⎢⎣⎡
⎥⎦⎤−π π , 2
: 2 la fonction définie par )
tan(
)
(x x
f = . f est bijective de
⎢⎣⎡
⎥⎦⎤−π π , 2
2 sur
[ ,
]−∞ +∞ et strictement croissante.
On note f −1 =arctan. f−1 est strictement croissante sur R, dérivable sur R et
1 2
) 1 ( arctan'
x x
= + .
O
y = x
y = sin(x) y = arcsin(x)
O
y = x
y = cos(x) y = arccos(x)
O
y = x
y = tan(x) y = arctan(x)
Soit f :[0,+∞[→R la fonction définie par )
( ) (x ch x
f = . f est bijective de [0,+∞[sur [
, 1
[ +∞ et strictement croissante.
On note f−1 =argch. f −1 est strictement croissante sur [1,+∞[, dérivable sur ]1,+∞[et
1 ) 1
( '
arg = 2 −
x x
ch .
Pour x>1,argch(x)=ln(x+ x2−1)
Soit f :R→R la fonction définie par )
( ) (x sh x
f = . f est bijective de R dans R et strictement croissante sur R.
On note f−1 =argsh. f −1 est strictement croissante sur R, dérivable sur R et
1 2
) 1 ( ' arg
x x
sh = + .
Pour x∈R, argsh(x)=ln(x+ 1+x2)
Soit f :R→R la fonction définie par )
( ) (x th x
f = . f est bijective de R dans ]−1,1[ et strictement croissante sur R.
On note f−1 =argth. f−1 est strictement croissante sur ]−1,1[, dérivable sur cet intervalle
et 2
1 ) 1 ( '
argth x x
= − .
Pour ⎟
⎠
⎜ ⎞
⎝
⎛
−
= +
−
∈ x
x x th
x 1
ln 1 2 ) 1 ( arg [, 1 , 1
] .
y = x y = f(x)
y = argch(x)
O
O
y = x
y = sh(x) y = argsh(x)
O
y = x
y = th(x)
y = argth(x)
Soit f :[0,+∞[→R la fonction définie par xn
x
f( )= (n∈N*). f est bijective de [
, 0
[ +∞ dans [[0,+∞ et strictement croissante.
−1
f est la fonction définie sur [0,+∞[ par xn
x f
1
)
( = . f−1est strictement croissante sur [
, 0
[ +∞ , dérivable sur ]0,+∞[ et
1 1
) 1 (
' = ×xn− x n
f
2) Un calcul de fonction réciproque Soit f la fonction définie sur [−1,1] par
x x x
f = +
) 1
( . f est continue en 0.
⎪⎪
⎩
⎪⎪⎨
⎧ + ∈
−
− ∈
=
] 1 , 0 1 [
] 0 , 1 1 [
) (
x x si x
x x si x x
f .
f est dérivable sur [−1,0[ et 2 ) 1 ( ) 1 ( ' [, 0 , 1
[ f x x
x∈ − = −
∀ .
f est dérivable sur ]0,1]et 2 ) 1 ( ) 1 ( ' ], 1 , 0
] f x x
x∈ = +
∀ .
0 1 ) 0 ( ) (
⎯0
⎯
⎯ →
− ⎯
−
⎯→
⎯<
x x
f x
f et 1
0 ) 0 ( ) (
⎯0
⎯
⎯ →
− ⎯
−
⎯→
⎯>
x x
f x
f .
Donc f est dérivable en 0 et f'(0)=1, ce qui montre que f est de classe C1sur [−1,1]. f'ne s'annulant pas sur [−1,1], f est donc un difféomorphisme de classe C1.
Calcul de f−1 :
Soit ]x∈[−1,0 et y= f(x). x
y x
= −
1 donc y−yx=x et donc
y x y
= +
1 . Soit ]x∈[0,1 et y= f(x).
x y x
= +
1 donc y+yx=x donc
y x y
= −
1 .
<0
y si et seulement si x<0. On a donc l'expression de f−1 : y
y y f− = −
) 1
1(
.
O
y = x
y = x^(1/n) y = x^n